Lettre ouverte à la Compagnie Nationale du Rhône : pourquoi une visite de promotion est malvenue en Auvergne.

Compagnie Nationale du Rhône

Bonjour Madame,

De nombreuses associations ont appris que vous sembliez organiser une visite de « promotion » de l’éolien le 19 septembre dans notre région.

Nous sommes nombreux à réagir défavorablement à cette visite pour plusieurs raisons, et si ce rendez vous était maintenu, il sera difficile d’empêcher un certain nombre de personnes d’avoir envie de le faire connaitre à vos visiteurs.

Nous préférons vous exprimer notre indignation et vous avouer que cette visite n’est pas franchement la bienvenue.

Le fait de n’avoir pourvu aucun emploi local et de n’obtenir que quelques maigres milliers d’euros de fiscalité locale « grâce » à cette opération nous donne le sentiment d’être parfois considérés comme des sous- êtres, abandonnés à leur sort et tristement colonisés par les mystérieuses puissances de l’argent. Vous pourrez par ailleurs trouver dans les archives de la presse locale l’expression d’amertume du maire d’une autre commune accueillant également cette opération, Saint Clément,  qui pourtant en vantait les mérites à son départ. Vous aurez accès à cette opération en passant par la commune de Lavoine qui en subit de plein fouet toutes les nuisances sans aucune retombée.[blockquote align=”right”]Vous pourrez par ailleurs trouver dans les archives de la presse locale l’expression d’amertume du maire d’une autre commune accueillant également cette opération, Saint Clément, qui pourtant en vantait les mérites à son départ. [/blockquote]

Si vous persistiez à venir, vous pourrez remarquer le long de la route les nombreuses maisons à vendre lorsque la vue donne sur cette installation à plusieurs kilomètres, notamment pour les familles qui doivent subir un double endettement lorsqu’elles ont dû déménager. Vous trouverez dans la population locale de nombreux ménages qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, et qui subissent de plein fouet le quadruplement de la CSPE, alors que les ménages ruraux consomment plus d’électricité par nécessité que les ménages urbains. Cet effort supplémentaire signifie pour chaque famille un jouet en moins pour les enfants, la privation d’un loisir ou d’un équipement, sans réelle contrepartie.[blockquote align=”right”]Si vous persistiez à venir, vous pourrez remarquer le long de la route les nombreuses maisons à vendre lorsque la vue donne sur cette installation à plusieurs kilomètres.[/blockquote]

L’étude d’une telle opération risque de toutes façons de n’avoir qu’une très faible utilité puisque les dispositions européennes nouvelles pour 2014-2020 ont pris effet au 1er juillet dernier et qu’elles prévoient l’abandon du régime expérimental exorbitant dont bénéficiait l’éolien, au plus tard d’ici trois ans. (JO CE 28 juin). Les arrêtés du Gouvernement ne sont donc qu’un pis-aller très précaire et temporaire. La publication de cette Directive au 1er juillet montre par ailleurs que la France ne s’y est pas opposée.

Tout d’abord, les techniciens avertis de la Compagnie Nationale du Rhône n’y trouveront pas le professionnalisme de leurs propres installations. Ils seront surpris de découvrir un des bilans techniques  éoliens les plus bas parmi les plus médiocres de France, y compris selon les statistiques du Syndicat des Energies renouvelables, même si des Sénateurs ont jugé ses méthodes « contestables »en séance publique. La société du Chemin de la Ligue a enfin publié ses comptes, conformément à ses obligations légales.

Son chiffre d’affaires récurrent pour les exercices connus est de 1.6 million€ environ. Au prix non indexé de 82€/MW, hypothèse la plus favorable, sa production est inférieure à 20 000 MW/an, pour une « puissance » installée de 16 MW. Le rendement en est donc à peine de 13.9%, soit à peine l’équivalent d’un jour sur sept, pour un investissement de 22 millions dont le produit est entièrement garanti par la CSPE à un prix du double du marché, à condition que la notion de prix ait une signification pour une électricité aléatoire en délai et en puissance, ce qui est en principe une valeur sensiblement inférieure au marché. Je ne doute pas qu’une comparaison avec les équipements professionnels de la Compagnie nationale du Rhône puisse laisser pantois un certain nombre de vos techniciens.[blockquote align=”right”]Le rendement en est donc à peine de 13.9%, soit à peine l’équivalent d’un jour sur sept, pour un investissement de 22 millions dont le produit est entièrement garanti par la CSPE à un prix du double du marché.[/blockquote]

Puis je vous rappeler que l’opération du Chemin de la Ligue, déjà revendue deux fois,  a bénéficié de surprenantes dérogations, à commencer par deux CODOA distincts pour une seule et même installation théoriquement au plafond de 10MW avec une distance légale imposée. Par ailleurs le défrichement d’une zone boisée jusque là intacte a entrainé par la suite une fragilisation excessive d’un patrimoine végétal considérable. Nous avons entretenu une correspondance avec la Directrice Générale de l’Unesco qui nous a confirmé le classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité des Chemins de Saint Jacques de Compostelle. Le … Chemin de la Ligue … en est l’un des fleurons dans le département et en constituait l’un des parcours les plus pittoresques. Il a été placé sous la protection de la Fédération Nationale de randonnée Pédestre, gardienne légale d’utilité publique, depuis 1947. Curieusement , ce fait a été « oublié » dans les formalités et la FNRP a solennellement protesté en découvrant l’occupation de ce site au moment du chantier. Nous en détenons les preuves. Le Cardinal Barbarin a organisé voici peu en personne un pèlerinage sur ce site, d’où partit la pacification de la Guerre de Cent ans par Saint Vincent Ferrier.[blockquote align=”right”]Par ailleurs le défrichement d’une zone boisée jusque là intacte a entrainé par la suite une fragilisation excessive d’un patrimoine végétal considérable. [/blockquote]

Enfin, référence technique, puis je vous signaler après à peine 3 ans de fonctionnement régulier qu’une panne importante de longue durée a frappé un des engins avec nécessité de moyens de levage exceptionnel sur place. Il avait pourtant été annoncé que ces engins, neufs, figuraient parmi les « Rolls Royce » de la profession. Nous avons aussi noté dans la presse une annonce discrète recherchant un technicien local à temps partiel pour venir réarmer manuellement les disjoncteurs après les orages… Bien que cet établissement soit classé en ICPE, nous n’avons pas noté d’information du public ni de plan de consignes à la population en cas d’urgence.

Je me tiens à votre disposition pour vous apporter toute information complémentaire et vous prie de croire à ma profonde estime pour un établissement tel que le vôtre

Ludovic Grangeon

Eoliennes du Mont Saint Michel : La France ment à l’Unesco

L’Etat français en annonçant que le Mont Saint Michel est protégé des éoliennes industrielles trompe volontairement l’Unesco qui doit prendre prochainement une décision sur son déclassement éventuel du patrimoine mondial de l’Humanité.

Le périmètre de protection de 20 km et non 40 km dans l’axe sud du Mont est une manœuvre de l’Etat français destinée à autoriser implicitement de nombreux projets situés dans cette zone, – au moins 46 éoliennes sur la communauté de communes d’Antrain, des dizaines sur la communauté de Bretagne romantique-, notamment ceux de Tremblay (déjà accordé), de Saint Ouën la Rouerie et de Bazouges la Pérouse.

La mise en lumière et la médiatisation de l’annulation des éoliennes emblématiques d’Argouges, hautes de seulement 100 mètres, est un leurre destiné à cacher à l’Unesco les dizaines d’éoliennes bretonnes de 150 mètres de hauteur, qui seraient situées entre 22-23 kms à des altitudes de 100 mètres, et parfaitement visibles du Mont saint Michel.

Le schéma éolien breton du SRCAE confirme ces faits en déclarant toutes ces communes “éligibles” au développement éolien, au mépris des recommandations de l’Unesco lors de sa 35ème session été 2011.

A ce mensonge d’Etat s’ajoute le scandale que tous ces projets bordent la route « sacrée » qui relie le Mont Saint Michel à Saint jacques de Compostelle connue sous le nom de « la voie des Capitales ».

La Fédération Environnement Durable a alerté officiellement l’Unesco.

ADERMOB : courrier de réponse de l’Unesco pour le parc éolien du chemin de la ligue.

Bonjour à tous,

Notre association ([icon style=”globe” color=”green”]ADERMOB[/icon]) vient de recevoir la réponse officielle de l’[icon style=”globe” color=”green”]Unesco[/icon]. Ce document confirme plusieurs points importants :

  • L’Unesco a accepté notre courrier et reconnaît un fondement à notre demande. Une fin de non recevoir aurait pu nous être opposée, ce n’est pas le cas.
  • Il est bien reconnu l’inscription depuis 1998 des Chemins de Saint Jacques de Compostelle en France au Patrimoine Mondial de l’Humanité, et non quelques sites particuliers comme certains milieux voulaient l’insinuer.
  • L’enquête publique menée sur le parc éolien du Chemin de la ligue a complètement « oublié » ce point fondamental (Pourquoi et conséquences juridiques ??).
  • L’Unesco a transmis notre requête auprès du Gouvernement français, chargé de la protection des biens inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité situés sur son territoire.
  • Le conseil International des Monuments et Sites a également été saisi par l’Unesco.

Cette affaire va donc connaître une suite.
L’enquête publique à mener sur [icon style=”globe” color=”green”]Saint Nicolas des Biefs[/icon] pour une autre opération d’éoliennes est concernée et ne pourra l’éviter, alors qu’aucun élément ne concerne ce point aujourd’hui.
L’opération du Chemin de la ligue n’a pas été sommée par le Gouvernement de respecter un bien inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité.
Une conférence de presse sera organisée prochainement , en s’assurant de la bonne disponibilité des médias. Elle pourra se tenir à Paris pour des raisons d’efficacité, avec hébergement dans un lieu célèbre.

Ludovic Grangeon
Président de l’association de riverains [icon style=”globe” color=”green”]ADERMOB[/icon]

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Lettre de réponse de l'UNESCO au sujet du parc éolien du chemin de la ligue en auvergne

Lettre de réponse de l'UNESCO au sujet du parc éolien du chemin de la ligue en auvergne

Eoliennes au Mont Saint Michel et autre prise de conscience …

L’UNESCO à (enfin) statué sur l’atteinte au patrimoine des éoliennes implantées en baie du Mont Saint Michel [icon style=”link”](Voir article du journal Ouest France du 25 juin 2011).[/icon]
C’est une excellente nouvelle qui réjouit le Collectif Allier Citoyen et ses 40 associations membres, même si la décision aurait pu être prise plus tôt.
Il semblerait que comme pour la plainte au pénal déposée par l’association “Le vent qui souffle à Travers la Montagne”, membre du Collectif Allier Citoyen, il faut attendre que les éoliennes soient sur pied pour se rendre compte des nuisances multiples qu’elles génèrent (santé, patrimoine, …).

Les énergies renouvelables ne disposent pas d’un business model rentable

Dans le domaine de prises de consciences, celles des financiers et autres personnes responsables du saccage de nos contrées par les éoliennes : ces messieurs se rendent comptent qu’après 30 ans d’essais d’implantation, le modèle économique des éoliennes n’est pas viable faute de rentabilité propre.
En d’autres termes, ce sont bien les subventions des contribuables qui maintiennent ces tourniquets. Pour en savoir plus, lisez l’article de [icon style=”link”]www.strategy-business.com sur les “Business models éoliens” (en anglais).[/icon]. Merci à Ludovic Grangeon président de l’association ADERMOB pour le lien.

Éoliennes : Vendre du vent peut rapporter gros

Un excellent article du site www.juracretes.ch qui démontre encore une fois que les promoteurs éoliens s’en mettent plein les poches avec l’argent du contribuable.

Pour rappel, Jean-louis Nass est le gérant de société qui détient les éoliennes du Chemin de la ligue dans la Montagne Bourbonnaise où 6 éoliennes de 150 mètres de haut sont implantées sur un massif auvergnat classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Extrait :

” Le marché de l’éolien qui devrait démarrer en France se révèle aussi un placement financier intéressant grâce à une batterie de dispositions fiscales. Des investisseurs privés normands sont sur les rangs.

En France et notamment en Normandie, tout reste à faire dans le domaine de l’éolien. Les quelques rares projets en cours se heurtent le plus souvent à des réticences d’associations de riverains, voire au rejet de grands établissements publics. « L’erreur commise par des promoteurs trop pressés a été de multiplier à tout va les propositions d’implantation, en cherchant même à s’installer inutilement dans des zones environnementales sensibles. Cela a créé une image négative », regrette Pierre-Emmanuel Martin, développeur de sites de production d’énergies renouvelables.

Disposant d’un vaste territoire, la France ne manque pourtant pas de place pour accueillir des machines et rattraper son retard par rapport à ses partenaires européens, d’autant qu’elle bénéficie (…)”

Lire la suite sur le site de juracretes.ch