4 nouvelles certitudes sur les éoliennes par Ludovic Grangeon

Bonjour à tous,

Commençons l’année 2012 par des actes plutôt que par des vœux …
[blockquote align=”center” cite=”Blaise Pascal”]« Ainsi, nous ne vivons jamais, nous espérons de vivre; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais. » [/blockquote]

4 nouvelles certitudes sur les éoliennes à diffuser largement

  • 1) Le chiffre de « production moyenne » de 22 % annoncé par le syndicat professionnel Syndicat des Energies Renouvelables (SER) est erroné et trompeur, alors qu’il semble déjà très faible. (une centrale électrique assure 98%).
  • 2) A partir des rapports de KPMG et du John Muir Trust fournis au Premier Ministre Britannique, qui ont motivé « l’appel des 5000 » en décembre, et à présent avec l’analyse 1/4h par 1/4h depuis plusieurs années sur l’ensemble du parc allemand d’éoliennes qui fait cinq fois le parc français, on sait désormais avec certitude que la totalité du parc éolien français ne peut pas dépasser au mieux 10% de sa puissance pendant la moitié de l’année.
  • 3) En termes statistiques pour les forts en maths, ceci veut simplement dire que la médiane du parc éolien est de 10% alors que sa moyenne annoncée est de 22%. Ceci signifie donc également que la production est faible et fortement déséquilibrée. Dans les régions intérieures, ce chiffre est sans doute encore plus bas … On parle souvent de 7 %.
  • 4) Ceci veut dire que chaque fois qu’on annonce une puissance installée ou un nombre de foyers desservis en électricité, seulement 10% maximum de ce chiffre seront atteints 6 mois sur 12 … et donc le maximum le restant de l’année ne sera jamais supérieur à 30% de la puissance ou des foyers théoriquement desservis …

CONCLUSION

Pour ceux qui ont du mal avec les mesures, rappelons qu’1 MW= 1000 kW et que le branchement maximum du compteur d’un logement est entre 6 et 12 kW la plupart du temps (voir sur votre disjoncteur et facture).

Lorsqu’on annonce une opération de 8 éoliennes de 2 MW, cette opération ne fournira au mieux que 1.6 MW la moitié de l’année et à peine 5 MW le restant de l’année, tout cela pour un tarif facturé au double, ce qui est monstrueux et totalement anti économique.

En termes de foyers desservis, ceci veut dire qu’une éolienne de 2 MW et 140 m de haut est incapable de desservir à peine plus de 20 à 30 maisons pendant la moitié de l’année, pour un coût unitaire facturé de 2 millions € !

Sur les 6 mois restants de l’année, à peine 80 à 100 logements seront desservis, (pas tous les jours), et parmi ces 100 logements, seuls 15 seront à peu près assurés d’avoir du courant 80 % du temps … et peut-être au moment où ils ne seront pas à leur domicile.

On dépense et défiscalise 2 millions € pour fournir à double tarif de l’électricité à 60 personnes et sans certitude pour les centaines d’autres … en demandant au contribuable et à EDF de payer tout le reste, en gagnant un rendement de 10% minimum sans risque, et sans dédommager la collectivité de tous les dégâts causés (milliers de tonnes de béton dans le sol, paysage, bruit, perturbations réseau etc …).

Qu’il soit rendu hommage au travail de Jean-Paul Rabelliau, vice-président de l’Adermob, qui a procédé à l’analyse de l’ensemble des auditions pour trouver ce passage, ce qui représente un travail considérable.

Le Sénat a procédé à l’audition à propos des voies de recherche sur les énergies renouvelables le 6 décembre 2011 dernier. Il convient de souligner que désormais le Commissariat Energie Atomique (CEA) a changé de nom et investit plus sur les énergies renouvelables que sur le nucléaire, ce qui fera taire les contradicteurs de mauvaise foi ou certains écologistes qui souvent méconnaissent leurs dossiers, comme par exemple le Vice-Président de la région Auvergne, qui sait à peine ce qu’est une éolienne.

Vous pourrez trouver ci-dessous le passage en question de l’intervention au Sénat et de la source ici

Ce passage confirme ce que nous avons déjà pressenti de façon moins précise à partir de l’analyse détaillée de l’expérience allemande depuis plusieurs années. Il confirme aussi qu’il existe des voies bien plus prometteuses d’énergies renouvelables en train d’être développées (piles à combustibles, stockage, extraction biomasse), alors que les ressources de plus en plus rares vont bêtement spéculer sur la défiscalisation des éoliennes.

Sympathies à tous,

Ludovic GRANGEON
Président Adermob

Qui veut gagner des millions ? Comment changer le vent en or

Qui veut gagner des millions ? Comment changer le vent en or….et rejoindre très vite la Grèce.

Il fallait bien que quelqu’un fasse l’erreur. Un promoteur éolien souhaitant vendre son opération a publié sur internet le bilan de son opération pour mieux allécher les investisseurs. Il a d’ailleurs réussi : à peine son annonce était parue sur un site spécialisé, et déjà la mention « vendu » apparaissait. On comprend mieux pourquoi des producteurs éoliens font tout pour ne pas publier leurs comptes …

Cette étourderie permet enfin d’avoir la confirmation de ce qu’on supposait depuis longtemps : Les bénéfices des promoteurs éoliens qui se plaignent tout le temps sont …ENORMES. On comprend mieux pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet est entrée par une porte dérobée et n’est restée qu’une demi-heure à leur dernier congrès de Dijon. Gagner autant d’argent devient gênant en temps de crise, surtout quand c’est le contribuable qui paie… Les tarifs étant presque les mêmes en Allemagne et en France, la comparaison est facile.

Dès la première année, pour une opération de 5 éoliennes, le promoteur a touché net un bénéfice de plus de trois millions d’euros. Pour 8 éoliennes, cela représente environ 5 millions d’euros, cash en un an ! Certaines opérations se revendent plusieurs fois (source rapport député Franck Reynier assemblée nationale 31 mars 2010). Nous connaissons une opération revendue trois fois en quatre ans !!!/p>

Dès la deuxième année, il empochera en supplément net par an au minimum deux millions et demi d’euros sur un chiffre d’affaires d’environ trois millions. La maintenance et les loyers ne lui couteront pas plus cher que 500 000 euros par an tout compris, y compris garantie constructeur.

Ce chiffre d’affaires lui est garanti par la taxe CSP obligatoire perçue sur toutes les factures d’électricité. Cette taxe va TRIPLER l’année prochaine (source officielle commission régulation de l’énergie juin 2011). Il manque déjà 3 milliards de CSP pour financer ce pont d’or en 2011, auxquels s’ajoutent 2.8 milliards de retard qui sont dus à EDF par l’État pour subventionner les éoliennes. Voilà pourquoi la CSP va au moins tripler l’année prochaine (après les Présidentielles, ou avant ?)

La route de la Grèce n’est pas loin … L’Angleterre, l’Ecosse, l’Espagne, l’Estonie arrêtent d’urgence le dispositif . Le Premier Ministre britannique en personne, David Cameron, a
convoqué une réunion de crise sur ce sujet le 17 octobre dernier pour tout stopper dès 2012, et diviser les tarifs éoliens par DIX.
Les augmentations d’électricité atteignent 20 % sur les 9 premiers mois de l’année en Grande Bretagne et placent de nombreux ménages en grande difficulté alors que l’hiver n’est pas commencé.

Le producteur éolien ne produira pourtant de l’électricité qu’un jour sur cinq et cette électricité lui sera payée trois fois son prix du marché parce qu’elle est subventionnée alors qu’elle est de très mauvaise qualité. Il n’aura généralement pas créé un seul emploi sur place. Les champs d’éoliennes sont des déserts gérés par ligne téléphonique tellement il est infernal d’y vivre. Il fera l’aumône d’une taxe locale de quelques dizaines de milliers d’euros aux maires qui l’auront accueilli et qui auront présenté ce projet de « développement durable »comme « celui du siècle » à leurs administrés. Comme il achète généralement ses éoliennes à l’étranger, on se demande si tout l’argent est bien là où il devrait être, puisque les comptes sont loin d’être transparents. Le lobby éolien a réussi à réduire à presque rien les travaux de démantèlement qui auraient du être provisionnés chaque année et qui iront dans sa poche. Les milliers de tonnes de béton invisibles resteront en terre des siècles pour acidifier les sols et les stériliser.

Ce n’est pas fini ! Il va aussi toucher toutes les déductions d’impôts, et qui lui rembourseront une grande partie de son investissement, soit au minimum et en étant très prudent 10 millions d’euros, mais souvent bien plus. Tous les sites internet de défiscalisation le disent très clairement, notamment avec la loi Dutreil.

Voici un investisseur qui va gagner net 20 millions d’euros sur deux ans, en ayant dépensé entre 300 et 500 000 euros. Le rendement est de 4000% ! 640 fois le SMIC par mois, en étant fonctionnaire …

On comprend mieux cette frénésie d’installer des éoliennes partout, même là où il n’y a pas de vent, avec toutes les tentations de la terre.

Certains responsables politiques sont de très ardents défenseurs des éoliennes et utilisent exactement les mêmes mots que les promoteurs éoliens à la virgule près. On aimerait bien être rassurés …

Ludovic Grangeon
Chercheur économiste
[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/11/Qui-veut-gagner-des-millions-Ludovic-Grangeon.pdf” target=”_blank”]Téléchargez l’article en PDF[/icon_link]

Eolien : 7 milliard de racket fiscal

Communiqué de presse de la FED
[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/CP_10_nov_2011_def.pdf” target=”_blank”]Retrouvez le communiqué sur le site de la Fed[/icon_link]

Au moment où le Gouvernement s’engage à réduire de 7 milliards d’euros les niches fiscales, la Fédération Environnement Durable rappelle que les bénéficiaires de la filière éolienne « rackettent » à eux seuls l’Etat de plus de 7 milliards par an en profitant du dispositif tentaculaire de détournement de fonds publics qu’ils ont mis en place (1).

Le retour sur investissement d’une éolienne étant estimé à 7 ans, et sa durée de vie à 15 ans, ce sont des bénéfices de l’ordre de deux à trois fois l’investissement initial qui sont ainsi distribués aux promoteurs grâce aux avantages fiscaux et tarifaires qui leur sont consentis par la loi dans le cadre de privilèges exorbitants du droit commun.

Alors que le Gouvernement affiche sa volonté de promouvoir des réductions équitables des niches fiscales, ces véritables paradis nationaux sont d’autant plus inacceptables qu’ils ont souvent comme prolongements des paradis fiscaux exotiques. Ils sont consentis à un petit nombre de privilégiés ayant réussi une emprise efficace sur l’appareil d’Etat par des moyens de lobbying mensonger et sont cautionnés par le Ministère de l’Environnement au détriment des contribuables et des consommateurs dans un processus d’injustice économique et sociale.

Cette pratique (2) porte gravement atteinte à la crédibilité du plan de rigueur du Gouvernement et impose la suppression de ces avantages comme préalable à toute autre mesure de rigueur budgétaire.

Contacts presse :
JL Butré
06 80 99 38 08
Arnaud Casalis
06 11 73 93 43

[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/CP_10_nov_2011_def.pdf” target=”_blank”]Retrouvez le communiqué sur le site de la Fed[/icon_link]

(1) Le plan du Syndicat des Energies Renouvelables devenu plan de l’Etat prévoit dans un premier temps l’installation de 12.000 à 15 000 éoliennes (dont 3 700 sont installées à ce jour). A raison d’un investissement moyen de 3 million d’euros par mât sur terre, d’un retour d’investissement sur 7 ans au maximum, et d’une durée de vie de 15 ans, l’Etat met à la charge du contribuable et du consommateur une charge financière totale de l’ordre de 90 à 130 milliards d’euros en 15 ans pour produire une quantité supplémentaire d’électricité de mauvaise qualité (rendement faible, aléa du vent, nécessité de production relais par des centrales à charbon ou au fuel contribuant à élever la quantité de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique). Les installations étant de plus amorties en quinze ans, les Français auront donc investi dans des installations obsolètes qu’il faudra démanteler une fois l’effort financier achevé et avant même la réalisation d’une hypothétique transition énergétique de sortie du nucléaire.

(2) Aux dispositions fiscales taillées sur mesure pour exonérer les rentes allouées aux propriétaires fonciers bailleurs des terrains (doublement des abattements sur les revenus agricoles jusqu’à 100 000 €, exonération de taxe foncière), s’ajoute la possibilité bien plus importante pour les exploitants financiers d’échapper totalement à l’impôt sur le revenu par des dispositions fiscales détournées de leur objet (cessions rapides de sociétés exonérant les plus-values sur cession de titres de sociétés – loi Dutreil-, déduction accélérée des amortissement par des financements en crédit-bail notamment, financement aidé, etc..). Les profits résultant de chiffres d’affaires artificiellement gonflés par des tarifs réglementés (sans rapport avec le coût réel de production) et de subventions perçues de l’Etat et de collectivités locales échappent ainsi une première fois aux cascades d’impôts que devrait payer tout citoyen. Les versements de dividendes font ensuite l’objet de défiscalisation par des techniques de bénéfices consolidés, et souvent de transferts vers des sociétés situées dans des paradis fiscaux à l’étranger, ou simplement de ponctions diverses sous forme de commissions ou frais de gestion distribués de façon obscure à des personnes physiques ou morales non identifiées qui minorent la rentabilité apparente.