Appel solennel de l’Adermob à la commission de régulation de l’énergie à propos de la CSP

Dans le cadre de la perception de la nouvelle taxe CSP, la Commission de Régulation de l’Énergie souligne elle-même l’explosion préoccupante des charges de cette nouvelle parafiscalité, en rapport au service rendu.

Ces errements sont notables en ce qui concerne le plus faible de tous : le secteur éolien. Nous sollicitons la Commission de Régulation de l’Énergie en vue d’exercer le contrôle comptable détaillé, auquel elle est habilitée, des sociétés de production d’électricité éolienne ainsi que des mouvements financiers liés transitant par leurs maisons mères, de rappeler aux commissaires aux comptes de ces sociétés leurs obligations légales, et d’en tirer les conséquences.

De nombreux pays font le même constat. Un seul exemple : le Royaume Uni, qui dispose de l’expérience la plus longue et la plus vaste, vient de constater dans deux rapports publics accablants l’échec depuis 2009 de toutes les promesses de l’industrie éolienne inshore et offshore, et s’apprête à stopper ces investissements, tout en divisant jusqu’à 10 les tarifs de rachat de cette énergie, sous l’autorité directe du Premier Ministre en personne depuis le 17 octobre dernier. La hausse des tarifs a atteint 20% sur les 9 premiers mois de l’année pour tous les fournisseurs sans exception, à l’entrée de l’hiver, prévoyant de mettre de nombreux ménages en grave difficulté sanitaire et financière.

Tout aussi grave, EDF subit de ce fait d’une part l’obligation de soutenir sans compensation de CSP le financement provisoire de trésorerie d’un déficit chronique du budget de l’État assimilé à une créance d’exploitation assorti des frais financiers intercalaires. D’autre part, différents surcoûts de surcharge injustifiée de réseaux éloignés et d’imprévisibilité technique s’avèrent de niveau insupportable, y compris en sécurité du réseau et des consommateurs. Seul un taux décevant de disponibilité de 20 % est au mieux assuré par ces procédés, bien inférieur aux promesses pourtant récentes, selon les statistiques des producteurs éoliens eux-mêmes, confondant souvent moyenne et médiane . Certains actionnaires d’EDF seraient en droit de s’interroger sur la légitimité de ce procédé qui dégrade le résultat d’exploitation. Il s’agit même d’un artifice temporaire de minoration du budget de l’État que ne manqueront pas de découvrir tôt ou tard les AGENCES DE NOTATION, surtout pour un montant dont les prévisions à court terme atteignent 12 milliards €, et une augmentation de 300% en deux ans, sans contrepartie.

Les puissances installées annoncées par les producteurs éoliens doivent en fait être divisées par 5 et sont de plus aléatoires, entrainant la nécessité de centrales conventionnelles pour assurer la sécurité des consommateurs. Envisage-t-on que le démarreur de notre voiture ne marche qu’une fois sur cinq ou six, sans savoir laquelle ? ce qui appelle d’avoir plusieurs voitures de secours ? Ces arguments ont été énoncés au sommet mondial de Montréal cette année par les Présidents respectifs de l’un des plus grands groupes européens de l’Énergie et du Conseil Mondial de l’Énergie, en présence de nombreux responsables gouvernementaux dont c’est la compétence, qui ne les ont pas démentis. Ces produits coûtent trois fois leur prix non pas à leurs investisseurs mais à la collectivité. Leur vrai bilan carbone est donc douteux, ainsi que leurs certificats dont les ventes restent mystérieuses. ([icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/12/eoliennes-CSP-President-CRE.pdf” target=”_blank”]Lire la suite sur le PDF complet[/icon_link])

Elus de la république réveillez vous !


Depuis 2009 nous avons tenté en vain de vous alerter sur le manque de cohérence et de visibilité de notre politique énergétique en dénonçant les erreurs d’appréciation sur les enjeux et impacts de l’éolien industriel dans notre département et notre région. D’ailleurs nombre de nos éditos étaient titrés : €olien industriel : quel avenir pour nos territoires ruraux ?

A défaut de réponses pertinentes et engagées de la part de nos chers représentants, le schéma régional éolien dont la seule et unique réunion s’est tenue dernièrement à Clermont a semble t-il tranché. En effaçant de la carte pour la circonstance l’identité paysagère que représentent nos bocages (remplacés par un vaste plateau) 95% des communes de notre département deviennent des zones favorables à l’éolien. Dans une des régions les moins ventées de France, cela pourrait prêter à sourire si les conséquences pour l’économie de nos territoires n’étaient pas si désastreuses.

C’est également une contradiction de plus, quand on sait que les énergies renouvelables étaient présentées comme des unités de productions déconcentrées, situées au plus proche des lieux de consommation.
Mais l’Allier est certainement vouée à un développement démographique sans précédent, avec aujourd’hui ses 400 Mw thermiques, et demain ses centrales d’éoliennes industrielles à perte de vue.

 Certes, il faut assurer la transition énergétique, mais ne nous trompons pas de modèle ou d’énergie renouvelables et concentrons tous nos efforts dans ce domaine, sur les économies d’énergies, seule piste durable, économiquement viable et véritable gisement d’emplois locaux. Nous rappellerons ici les arguments contenus dans un rapport du centre d’analyse stratégique de novembre 2009 intitulé  « Le pari éolien » :
« L’écart entre le coût calculé et le tarif d’achat conduit à un surcoût pour la collectivité qui, ramené aux émissions évitées, représenterait entre 230 et 280 euros par tonne de CO2 pour les éoliennes terrestres, et pourrait atteindre jusqu’à 490 euros pour celles implantées en mer. À titre de comparaison, le coût budgétaire de l’intervention publique est évalué à 2 euros par tonne de CO2 réduite pour l’isolation thermique des parois opaques, à 31 euros pour la mise en place de chaudières à condensation et à 97 euros pour la mise en place de pompes à chaleur géothermales, soit beaucoup moins que le coût d’abattement des éoliennes. »

En ces temps de disette organisée des fonds publics , d’emprunts toxiques (contractés par 5500 collectivités territoriales) et de crise économique incontrôlable nous devrions au contraire nous orienter vers une reforme structurelle de nos investissements.
Nul n’a la capacité financière en ce moment de se lancer dans les investissements hasardeux, voire spéculatifs, et qui de surcroit ouvrent des niches fiscales considérables.
La défiscalisation pour une seule éolienne représente l’équivalent de l’impôt sur le revenu de 6000 ménages.
A l’heure où tous les scénarii à 2050, donnent une faible part de progression des énergies renouvelables, la France fait le choix aveugle de l’éolien, et de l’écologie libérale, sans tenir compte du réel potentiel des ses territoires.

Notre extraordinaire richesse patrimoniale, nos paysages remarquables seront sacrifiés et tous les efforts consentis pour développer le tourisme seront anéantis au profit d’une idéologie dominante.

Et que penser des surcouts et du renchérissement du prix de l’énergie que devront supporter consommateurs et contribuables au nom de la sacro sainte libéralisation des services.

Nous ne reconnaissons plus le département, la région dans lesquels nous avons choisi de vivre, nous ne nous reconnaissons plus dans nos élus censés défendre les intérêts de leurs administrés.

La densité et la démographie des zones rurales doivent -elles être les seuls critères retenus pour l’aménagement du territoire ? Nous ne le pensons pas.

Ne laissez pas bafouer l’intérêt général pour satisfaire quelques intérêts particuliers.

Certains élus français ont assigné la banque Dexia en justice pour « escroquerie en bande organisée », n’attendez pas 15 ans pour tirer les mêmes conclusions de l’éolien industriel.

Madame, Messieurs les élus, indignez vous !

Pascal Bonnefoy

Monsieur Sarkozy, Monsieur Hollande …

Monsieur Sarkozy, Monsieur Hollande,

Face à la crise et aux effets d’annonce, ne cherchez plus ! On a trouvé 6 milliards d’économie tout de suite sans les prendre dans la poche des contribuables et sans léser personne, simplement en réparant une injustice. Arrêtez le massacre. Stoppez tout de suite la niche fiscale la plus injuste de toutes. Même les « Sages » de la Haute Autorité de l’Énergie le disent.

Achetez simplement l’électricité au prix normal, celui que les consommateurs paient sur leur facture et qui est déjà très confortable. Vous prouverez que l’énergie renouvelable peut être compétitive au lieu d ‘être subventionnée comme il y a 20 ans. Les mystérieux promoteurs éoliens fabriquent beaucoup plus de finance que d’électricité. Leurs sociétés ne publient pas leurs comptes, tellement elles gagnent d’argent. Alors qu’ils fanfaronnaient à Paris l’année dernière, ils vont cacher leur congrès à Dijon en faisant entrer la Ministre en cachette par la porte de service, face à quelques dizaines de personnes très calmes qui avaient donc des arguments bien forts pour ne pas oser les rencontrer, surtout avec les affaires de dissimulation et de corruption de plus en plus nombreuses.

Une opération éolienne sur deux a été l’objet de poursuites judiciaires, et il y a encore près de 40 % en recours. De nouveaux éléments et témoignages sortent chaque jour, sans compter les escroqueries à la taxe carbone grâce aux éoliennes sur lesquelles plusieurs enquêtes sont en cours. Existe-t-il un risque de voir un jour la Cour de Justice de la République s’intéresser aux conditions de signature de l’arrêté du 17 novembre 2008 devant tant de cachotteries ?

Ne laissez pas des millions de contribuables modestes payer, par la CSP sur leur facture d’électricité, un chèque qui va directement dans la poche de gens très riches qui doublent encore leur fortune grâce à eux. La CSP est une TVA supplémentaire déguisée qui frappe les plus pauvres pour respecter des promesses que personne n’a pu mesurer ni tenir. Dès l’année prochaine, la CSP va coûter autant que le trou de la Sécurité Sociale. Nous n’en avons plus les moyens avec la dette. Tout le monde le sait désormais.
Sur l’éolien, les mirages de l’utopie de Grenelle ont surtout été une machination politicienne destinée à endormir les milieux écologistes, et qui n’a rien réglé , bien au contraire. Les promesses imaginées dans une nuit de négociation se révèlent irréalistes en plein jour. Le gâchis est encore plus important car il va falloir en plus financer et construire des centrales à gaz pour fournir l’électricité pendant que les éoliennes ne tournent pas … et elles ne tournent que 22% de l’année !… Bien entendu, ce prix n’est pas compris dans la CSP qui achète déjà l’électricité trois fois le prix normal. Les promoteurs éoliens ont parfaitement les moyens de financer ces centrales à trois fois moins cher. On imagine mieux l’argent qu’ils gagnent en catimini ! Déjà plusieurs centrales de ce type sont sorties de terre. Au fait ? qui parle de bilan carbone du secteur éolien ?

Non seulement vous gagnerez chaque année 6 milliards, mais vous regagnerez plusieurs milliers d’hectares de terre agricole qui ne seront pas stérilisés, et aussi les itinéraires de migration des animaux et des oiseaux qui commencent à être fortement perturbés sur tout le territoire français, les équipements touristiques, les hôtels les restaurants qui n’attirent pas le touriste avec des vues sur des machines bruyantes, et même en mer, vous éviterez la mort d’un certain nombre de baleines, comme on vient de le voir, mais aussi de dauphins, la perte de bancs de poissons exploités depuis des siècles, sans parler de l’échouage de plusieurs bateaux dans la zone de trafic maritime la plus dense du monde. Commandant Cousteau ? Où est tu ? Vous favoriserez enfin en France la véritable création des emplois d’une filière industrielle compétitive qui a été détournée par les magouilles fiscales d’obscurs promoteurs éoliens dont beaucoup sont des officines n’ayant que peu de rapport avec cette industrie. Le secteur éolien est aujourd’hui aux mains des traders. Même des grands groupes comme Total, GDF ou Suez le disent par leurs PDG et abandonnent les filières éoliennes actuelles pour éviter des voisins gênants.

Les promoteurs éoliens sont simplement intéressés à planter des éoliennes. N’importe où, y compris là où il n’y a pas de vent. Dès qu’ils ont planté une seule éolienne, ils ont déjà gagné plusieurs millions d’euros, même si elle ne tourne pas. Certains ont probablement empoché des rétro commissions à l’étranger comme dans les contrats d’armement les plus sordides, car on ne voit curieusement jamais les factures d’éoliennes, achetées à 95% à l’étranger au pays d’Airbus et du TGV. Ils ont aussi reçu un gros chèque de l’Etat en remboursement d’impôt financé par le contribuable souvent le plus modeste, celui qui paie moins de 1000 euros par an. Et enfin ils sont assurés de recevoir une rente annuelle de plus de dix ans, qu’il y ait du vent ou non, payée par tous les Français sur leur facture d’électricité. La CSP va tripler l’année prochaine, puisque le déficit de cette facture est déjà de plus de 3 milliards cette année et qu’il va encore doubler pour dix ans. La facture va être reportée au lendemain des présidentielles mais cette fois-ci les citoyens ne resteront pas endormis ou fatalistes et le réveil risque d’être brutal.

[icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/” target=”_blank”]Ludovic Grangeon[/icon_link]

Eoliennes et énergies renouvelables : la quadruple faute

[icon style=”chain” color=”green”]Article du site lecercle.lesechos.fr[/icon]

Eoliennes et énergies renouvelables : la quadruple faute
Une politique énergétique vertueuse devrait assurer efficacités économique, sociale, environnementale et morale. En s’engageant massivement dans la filière éolienne, le Gouvernement commet une quadruple faute. Cette faute aura pour conséquence que la France aura raté l’opportunité d’une transition énergétique réussie tout en payant ses erreurs au prix fort.

Ou quelques mots de vérité à Madame la Ministre dite de l’Environnement avant son tour de France en faveur des intérêts des promoteurs d’éoliennes.

S’il est assurément indispensable de concevoir une politique énergétique qui anticipe les besoins de l’avenir, il n’est pas moins indispensable de concilier certains impératifs pour que cette politique soit vertueuse. Et par politique vertueuse, entendons que la vertu soit celle que caractérisent des critères d’efficacités économique, sociale, environnementale et morale.

  • 1) La vertu économique serait celle qui créerait les conditions d’un enrichissement collectif et d’une élévation du niveau de vie pour s’adapter à l’évolution des besoins énergétiques, financiers et commerciaux du pays tout en y créant des emplois. On connaît les besoins énergétiques de la France.
    Dans un pays en crise et bientôt probablement en récession, la priorité n’est pas d’accroître coûte que coûte une production d’électricité, mais d’apprendre à gérer des ressources rares et à en optimiser la consommation. De la réduction des gâchis, si évidents dans notre société, il pourrait résulter une réduction des dépenses publiques, donc de l’endettement national, une réduction des importations d’énergie fossile et donc du déficit de la balance commerciale, et l’apparition de métiers nouveaux répartis sur tout le territoire, dès lors qu’existerait une volonté d’aider nos entreprises à répondre aux besoins du consommateur. Las !

En choisissant d’affecter l’essentiel des ressources financières à la seule filière éolienne, à hauteur de 40 à 80 milliards d’euros en 10 ans, le Gouvernement fait exactement le choix inverse : celui de d’augmenter la production énergétique inutile, celui d’importer massivement du matériel étranger, celui d’asphyxier les finances publiques par le creusement d’un déficit déjà abyssal et celui de renoncer aux emplois utiles par le subventionnement d’emplois dans d’autres pays.

  • 2) L’efficacité sociale devrait consister à créer des emplois, à améliorer ou à sauvegarder le pouvoir d’achat des citoyens, et à améliorer le cadre et la qualité de vie. Las ! Alors que le jeu normal de la concurrence entre filières énergétiques devrait conduire à trouver des solutions à moindre coût pour le consommateur, à commencer par la bénéfique mise en œuvre des techniques d’économies individuelles d’énergie (isolation des bâtiments existants, pompes à chaleur) ou l’optimisation des dépenses des collectivités locales, les énergies renouvelables sont utilisées comme prétexte à une intense politique de majoration des prix.

Ce n’est pas en triplant le coût de l’électricité produite (éoliennes terrestres) ou en le quintuplant (éoliennes en mer) que l’on améliorera le pouvoir d’achat. Aux tarifs réglementés outrageusement gonflés pour bénéficier aux promoteurs s’ajoutent dorénavant les taxes dissimulées comme la volontairement mal nommée « contribution au service public d’électricité ».
Le choix du tout éolien n’est rien d’autre que la prédation organisée du consommateur déjà pratiquée par ceux des acteurs de l’économie qu’enrichissent de simples prélèvements automatiques sur les comptes bancaires des particuliers. Si les fins de mois n’en seront que plus difficiles, ce ne sera paradoxalement que pour infliger à certains une détérioration sans précédent de leur qualité de vie en leur imposant les nuisances de milliers d’aérogénérateurs.

  • 3) Pour le moins s’attendrait on à ce que le bénéfice écologique soit incontestable : progrès dans la préservation du cadre naturel, réduction des gaz à effets de serre, limitation du halo lumineux, aide à la sauvegarde de la faune et de la flore. Las ! On a déjà assez dit à quel point les éoliennes ne sont que le massacre organisé de ce que l’environnement a de plus précieux : la destruction inconsidérée des plus beaux sites et des paysages, des fouilles sans précédent du sous-sol et la destruction des nappes phréatiques ou du milieu marin. Quant à l’accroissement des pollutions chimiques, il est indirect par le recours systématique à une électricité produite par ce qui reste d’énergie fossile polluante comme en Allemagne (premier émetteur de gaz à effet de serre d’Europe !) pour combler le déficit de rendement des aérogénérateurs, ou l’utilisation d’anti-fooling et d’huiles mécaniques en mer pour l’entretien des machines.

Pétrolier en perdition, photomontage (fonds de Reuters, Stefan Wermuth, et Amococadiz) Ceci pour produire de l’électricité brûlée à illuminer la terre de jour comme de nuit d’un constant halo lumineux conduisant à la perdition finale de la diversité aviaire, le broyage par les pales d’éoliennes d’espèces pourtant protégées achevant ce cycle mortifère. A l’évidence, on peut mieux faire en matière d’écologie ! A ce désastre, on doit ajouter la très probable perdition d’un ou de pétrolier(s) dans les zones d’exploitation d’éoliennes prévues en Manche. S’agissant du rail de trafic maritime le plus dense et le plus dangereux au monde, le naufrage de nouveaux Torrey Canyon ou Amococadiz souillant irrémédiablement les cotes de la Mer du Nord à l’Atlantique est une quasi certitude et sera d’autant plus catastrophique que seront impossibles les interventions de sauvetage dans un site miné de piliers monumentaux.

  • 4) Au moins, peut-on penser, la morale est sauve qui veut que les éoliennes évitent au monde la pénurie d’énergie. On aurait pu concevoir un grand débat national sur la diversité possible des solutions et consulter le peuple dans la plus grande transparence sur ses aspirations et la recherche des meilleures solutions. Las ! Par de multiples procédés, et sous la pression d’un unique lobby, les décisions ministérielles successives ont systématiquement fermé les voies d’une exploration rationnelle des solutions qui conduiraient à une production énergétique pérenne et respectueuse de l’environnement.

  • Exit les économies d’énergie, la biomasse, le réaménagement vertueux du territoire ! Si le démarchage commercial systématique des communes a précédé l’enrichissement de bien des élus après des implantations d’éoliennes, c’est parce que les pratiques les plus condamnables ont été utilisées. Ce n’est pas le fait du hasard, mais plutôt celui de l’ombre, si les tarifs réglementaires les plus élevés ont été attribués par l’Etat aux promoteurs pour subventionner massivement une filière structurellement déficitaire après avoir obtenu des avantages fiscaux taillés sur mesure. Et ce n’est pas par hasard si les ministres successifs de l’environnement font donner la voix de leurs services et ont mis sous coupe réglée les 24 préfets de région pour assurer les promoteurs de l’assistance sans faille d’un Etat pourtant au service de tous. Enfin, c’est aussi à l’issue d’un lobbying intense à la Commission Européenne qu’a été élaborée une directive sur les énergies renouvelables pour être ensuite dévoyée en France par un ancien ministre de l’environnement réputé « proche des milieux d’affaires ».

    Cette approche condamne les énergies renouvelables vertueuses au profit exclusif de celles qui ne le sont pas. Alors que les rares emplois induits par les éoliennes sont la plupart précaires ou délocalisés, et que déjà ont disparu plusieurs entreprises françaises citées un temps comme des modèles de création, l’annonce d’un million d’emplois par l’actuelle ministre ne peut-être que relever de l’incompétence ou de la fausseté. Rarement le débat dans la République aura été pareillement tronqué et la démocratie bafouée par la corruption des moyens.

    Alors oui, en optant pour un modèle économique du tout nucléaire qui ne dit pas son nom et en tentant de le dissimuler au prix fort, le Gouvernement et ceux qui le soutiennent (y compris en se prétendant dans son opposition) commettent une faute majeure. Car cette faute est quadruple : économique, sociale, environnementale et morale. Elle condamne la France à la ruine et à rater le train des opportunités d’une économie inventive de solutions et d’emplois futurs.

    Madame le Ministre de l’Environnement, la dénomination de votre ministère ne précise pas son objectif. Au moment où vous entreprenez un tour de France de soutien exclusif aux intérêts des promoteurs industriels et financiers de l’énergie éolienne, confirmez nous s’il vous plaît que votre ministère est bien celui de la défense de l’environnement et non celui de son anéantissement ! Merci.

    Arnaud Casalis

Pétition Ile Maurice : Sauvons le parc national et la région de Bras d’Eau

Extrait du lien transmis par la Fédération EPAW (European Platform Against Windfarm) :

“Nous sommes sous la grande menace d’une implantation de 2 parcs éoliens en bordure, d’un côté par un parc national nouvellement décrété officiellement par le gouvernement mauricien avec sa faune et flore endémiques exceptionnelles et de l’autre côté par un petit village côtier de pêcheurs et de petits planteurs à Roches Noires. Ce projet gigantesque est mis en place par une firme française et un partenaire mauricien dans le nord est de notre petite île qui fait à peine 1865 km2 (…)”

[icon style=”globe” color=”green”]Signez la pétition ![/icon]