Début 2013 : La prochaine bulle financière sera éolienne et il n’en restera que du vent

Les récents documents de la Cour des Comptes insistent sur des dépassements importants de dépenses et sur l’irrégularité de la CSPE qui est un impôt placé hors contrôle du Parlement(page 8 du Rapport).
Les dérapages du financement de l’éolien pour des résultats catastrophiques et des sociétés en mauvaise santé financière montrent à quel point cette filière devient absurde. La situation financière des États condamne ce système aux USA, au Royaume Uni, en Inde, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, et en France, en attendant les autres.

Les démarches alarmistes de la filière éolienne française scient sa propre branche pour trois raisons. Elles montrent son profond désarroi et le fait qu’elle n’est pas viable sans financement par le contribuable, alors qu’on nous promettait l’inverse depuis cinq ans. La filière française s’appuie exclusivement sur la technologie dépassée et inadaptée des grandes éoliennes tripales. c’est comme si l’informatique reposait aujourd’hui sur le minitel, ou l’audiovisuel sur des télés noir et blanc.

Les “puissances” annoncées sont fausses. Une éolienne ne produit réellement sur un an qu’à peine 20% de sa puissance installée et le plus souvent sans rapport avec les périodes de pointe. (statistiques officielles ERDF) c’est tromper l’opinion que de faire croire à un pourcentage d’énergies renouvelables en réalité cinq fois inférieur. Les éoliennes en France vivent plus de la défiscalisation et des certificats carbone que de la production de courant.

Le secteur est en très mauvaise santé financière. il suffit de regarder la valorisation des sociétés pour voir qu’elles ont toutes chuté depuis 18 mois de 40 à 85% de leur valeur (Vestas, Nordex, Suzlon, EDP, Enercon, etc…). les leaders mondiaux en sont à plusieurs plans de licenciements drastiques par autant de milliers d’emplois qu’on annonçait soi disant de création d’emplois il y a à peine quelques mois. Les réseaux de lignes électriques ne tiennent pas avec des pertes de transport énormes jusqu’à 25% puisqu’elles sont souvent installées dans des zones reculées, très éloignées de la consommation.

La prochaine bulle sera éolienne et il n’en restera que du vent. La suppression désormais inéluctable des PTC(subventions publiques et fiscales) aux USA va sans doute provoquer la rupture après les élections, car ce système représentait à lui seul près de la moitié des débouchés mondiaux. Les entreprises chinoises rachètent des filières éoliennes principalement pour bénéficier du trafic de certificats carbone qui leur permet de maintenir et même de construire d’énormes centrales charbon !!!

[blockquote align=”center”]véritables veaux sous la mère fiscale[/blockquote]

Le Royaume Uni a programmé le désengagement éolien à compter de 2014 qui lui fera gagner 35 milliards £. Il faut donc s’attendre à une dégradation très importante de ce secteur au premier trimestre 2013 et à l’arrivée de nouveaux acteurs beaucoup plus performants que les opérateurs actuels, “véritables veaux sous la mère fiscale”. Déjà de nouvelles opérations éoliennes modernes voient le jour de façon rentable, sans corruption, sans fiscalité, et avec des performances techniques bien meilleures, sans dégrader les paysages, et en produisant réellement de l’électricité. L’espoir des énergies renouvelables est là.

[icon_link style=”user” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/” target=”_blank”]Ludovic Grangeon[/icon_link]

Sources : [icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/rapport+_contribution_service-public_electricite.pdf” target=”_blank”]La contribution au service public de l’électricité (CSPE) : Suites données aux observations de la Cour dans le rapport public 2011[/icon_link]
[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/Synthese_grenelle_environnement.pdf” target=”_blank”]Synthèse du référé n° 2011-474-3 du 3 novembre 2011 sur L’impact budgétaire et fiscal du Grenelle de l’environnement[/icon_link]

NKM interpellée à l’Assemblée Nationale par Bernard Carayon sur la niche fiscale éolienne

Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, est interpellée à l’Assemblée Nationale par le parlementaire Bernard Carayon sur la niche fiscale éolienne et les avantages tarifaires de l’éolien.

Qui veut gagner des millions ? Comment changer le vent en or

Qui veut gagner des millions ? Comment changer le vent en or….et rejoindre très vite la Grèce.

Il fallait bien que quelqu’un fasse l’erreur. Un promoteur éolien souhaitant vendre son opération a publié sur internet le bilan de son opération pour mieux allécher les investisseurs. Il a d’ailleurs réussi : à peine son annonce était parue sur un site spécialisé, et déjà la mention « vendu » apparaissait. On comprend mieux pourquoi des producteurs éoliens font tout pour ne pas publier leurs comptes …

Cette étourderie permet enfin d’avoir la confirmation de ce qu’on supposait depuis longtemps : Les bénéfices des promoteurs éoliens qui se plaignent tout le temps sont …ENORMES. On comprend mieux pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet est entrée par une porte dérobée et n’est restée qu’une demi-heure à leur dernier congrès de Dijon. Gagner autant d’argent devient gênant en temps de crise, surtout quand c’est le contribuable qui paie… Les tarifs étant presque les mêmes en Allemagne et en France, la comparaison est facile.

Dès la première année, pour une opération de 5 éoliennes, le promoteur a touché net un bénéfice de plus de trois millions d’euros. Pour 8 éoliennes, cela représente environ 5 millions d’euros, cash en un an ! Certaines opérations se revendent plusieurs fois (source rapport député Franck Reynier assemblée nationale 31 mars 2010). Nous connaissons une opération revendue trois fois en quatre ans !!!/p>

Dès la deuxième année, il empochera en supplément net par an au minimum deux millions et demi d’euros sur un chiffre d’affaires d’environ trois millions. La maintenance et les loyers ne lui couteront pas plus cher que 500 000 euros par an tout compris, y compris garantie constructeur.

Ce chiffre d’affaires lui est garanti par la taxe CSP obligatoire perçue sur toutes les factures d’électricité. Cette taxe va TRIPLER l’année prochaine (source officielle commission régulation de l’énergie juin 2011). Il manque déjà 3 milliards de CSP pour financer ce pont d’or en 2011, auxquels s’ajoutent 2.8 milliards de retard qui sont dus à EDF par l’État pour subventionner les éoliennes. Voilà pourquoi la CSP va au moins tripler l’année prochaine (après les Présidentielles, ou avant ?)

La route de la Grèce n’est pas loin … L’Angleterre, l’Ecosse, l’Espagne, l’Estonie arrêtent d’urgence le dispositif . Le Premier Ministre britannique en personne, David Cameron, a
convoqué une réunion de crise sur ce sujet le 17 octobre dernier pour tout stopper dès 2012, et diviser les tarifs éoliens par DIX.
Les augmentations d’électricité atteignent 20 % sur les 9 premiers mois de l’année en Grande Bretagne et placent de nombreux ménages en grande difficulté alors que l’hiver n’est pas commencé.

Le producteur éolien ne produira pourtant de l’électricité qu’un jour sur cinq et cette électricité lui sera payée trois fois son prix du marché parce qu’elle est subventionnée alors qu’elle est de très mauvaise qualité. Il n’aura généralement pas créé un seul emploi sur place. Les champs d’éoliennes sont des déserts gérés par ligne téléphonique tellement il est infernal d’y vivre. Il fera l’aumône d’une taxe locale de quelques dizaines de milliers d’euros aux maires qui l’auront accueilli et qui auront présenté ce projet de « développement durable »comme « celui du siècle » à leurs administrés. Comme il achète généralement ses éoliennes à l’étranger, on se demande si tout l’argent est bien là où il devrait être, puisque les comptes sont loin d’être transparents. Le lobby éolien a réussi à réduire à presque rien les travaux de démantèlement qui auraient du être provisionnés chaque année et qui iront dans sa poche. Les milliers de tonnes de béton invisibles resteront en terre des siècles pour acidifier les sols et les stériliser.

Ce n’est pas fini ! Il va aussi toucher toutes les déductions d’impôts, et qui lui rembourseront une grande partie de son investissement, soit au minimum et en étant très prudent 10 millions d’euros, mais souvent bien plus. Tous les sites internet de défiscalisation le disent très clairement, notamment avec la loi Dutreil.

Voici un investisseur qui va gagner net 20 millions d’euros sur deux ans, en ayant dépensé entre 300 et 500 000 euros. Le rendement est de 4000% ! 640 fois le SMIC par mois, en étant fonctionnaire …

On comprend mieux cette frénésie d’installer des éoliennes partout, même là où il n’y a pas de vent, avec toutes les tentations de la terre.

Certains responsables politiques sont de très ardents défenseurs des éoliennes et utilisent exactement les mêmes mots que les promoteurs éoliens à la virgule près. On aimerait bien être rassurés …

Ludovic Grangeon
Chercheur économiste
[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/11/Qui-veut-gagner-des-millions-Ludovic-Grangeon.pdf” target=”_blank”]Téléchargez l’article en PDF[/icon_link]

Eolien : 7 milliard de racket fiscal

Communiqué de presse de la FED
[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/CP_10_nov_2011_def.pdf” target=”_blank”]Retrouvez le communiqué sur le site de la Fed[/icon_link]

Au moment où le Gouvernement s’engage à réduire de 7 milliards d’euros les niches fiscales, la Fédération Environnement Durable rappelle que les bénéficiaires de la filière éolienne « rackettent » à eux seuls l’Etat de plus de 7 milliards par an en profitant du dispositif tentaculaire de détournement de fonds publics qu’ils ont mis en place (1).

Le retour sur investissement d’une éolienne étant estimé à 7 ans, et sa durée de vie à 15 ans, ce sont des bénéfices de l’ordre de deux à trois fois l’investissement initial qui sont ainsi distribués aux promoteurs grâce aux avantages fiscaux et tarifaires qui leur sont consentis par la loi dans le cadre de privilèges exorbitants du droit commun.

Alors que le Gouvernement affiche sa volonté de promouvoir des réductions équitables des niches fiscales, ces véritables paradis nationaux sont d’autant plus inacceptables qu’ils ont souvent comme prolongements des paradis fiscaux exotiques. Ils sont consentis à un petit nombre de privilégiés ayant réussi une emprise efficace sur l’appareil d’Etat par des moyens de lobbying mensonger et sont cautionnés par le Ministère de l’Environnement au détriment des contribuables et des consommateurs dans un processus d’injustice économique et sociale.

Cette pratique (2) porte gravement atteinte à la crédibilité du plan de rigueur du Gouvernement et impose la suppression de ces avantages comme préalable à toute autre mesure de rigueur budgétaire.

Contacts presse :
JL Butré
06 80 99 38 08
Arnaud Casalis
06 11 73 93 43

[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.environnementdurable.net/documents/pdf/CP_10_nov_2011_def.pdf” target=”_blank”]Retrouvez le communiqué sur le site de la Fed[/icon_link]

(1) Le plan du Syndicat des Energies Renouvelables devenu plan de l’Etat prévoit dans un premier temps l’installation de 12.000 à 15 000 éoliennes (dont 3 700 sont installées à ce jour). A raison d’un investissement moyen de 3 million d’euros par mât sur terre, d’un retour d’investissement sur 7 ans au maximum, et d’une durée de vie de 15 ans, l’Etat met à la charge du contribuable et du consommateur une charge financière totale de l’ordre de 90 à 130 milliards d’euros en 15 ans pour produire une quantité supplémentaire d’électricité de mauvaise qualité (rendement faible, aléa du vent, nécessité de production relais par des centrales à charbon ou au fuel contribuant à élever la quantité de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique). Les installations étant de plus amorties en quinze ans, les Français auront donc investi dans des installations obsolètes qu’il faudra démanteler une fois l’effort financier achevé et avant même la réalisation d’une hypothétique transition énergétique de sortie du nucléaire.

(2) Aux dispositions fiscales taillées sur mesure pour exonérer les rentes allouées aux propriétaires fonciers bailleurs des terrains (doublement des abattements sur les revenus agricoles jusqu’à 100 000 €, exonération de taxe foncière), s’ajoute la possibilité bien plus importante pour les exploitants financiers d’échapper totalement à l’impôt sur le revenu par des dispositions fiscales détournées de leur objet (cessions rapides de sociétés exonérant les plus-values sur cession de titres de sociétés – loi Dutreil-, déduction accélérée des amortissement par des financements en crédit-bail notamment, financement aidé, etc..). Les profits résultant de chiffres d’affaires artificiellement gonflés par des tarifs réglementés (sans rapport avec le coût réel de production) et de subventions perçues de l’Etat et de collectivités locales échappent ainsi une première fois aux cascades d’impôts que devrait payer tout citoyen. Les versements de dividendes font ensuite l’objet de défiscalisation par des techniques de bénéfices consolidés, et souvent de transferts vers des sociétés situées dans des paradis fiscaux à l’étranger, ou simplement de ponctions diverses sous forme de commissions ou frais de gestion distribués de façon obscure à des personnes physiques ou morales non identifiées qui minorent la rentabilité apparente.