Réponse de Martine Aubry à Claude Reboul à propos des éoliennes … accrochez vous !

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Claude REBOUL
Président de l’association
Le Chibrot
03250 Châtel-Montagne
Tel : 04.70.59.36.09.
Courriel : clauderebou(a)claudereboul.com

A

Martine AUBRY
Hôtel de Ville
Place Augustin Laurent
BP 667 59033 – LILLE CEDEX

Le 22 septembre 2011 Madame Aubry,

La problématique des éoliennes en matière de santé des populations riveraines des parcs

Président de l’association “Le vent qui souffle à travers la montagne”, je viens de déposer une plainte au pénal “contre X, pour des faits de mise en danger délibérée de la vie d’autrui, prévus et réprimés par les articles 223-1, 223-2, 223-18, 223-20 du Code Pénal, ou tout autre délit que l’enquête permettrait de révéler.” [icon style=”link” color=”green”](voir article dédié à la plainte)[/icon]
Je suis assisté par Maître Gilles-Jean PORTEJOIE, Bâtonnier de l’Ordre et ancien Secrétaire d’Etat au Tourisme.

Le motif qui nous unit est : la problématique des éoliennes en matière de santé sur les populations riveraines de ces parcs.

Notre plainte vise en premier lieu le nouveau parc de la montagne Bourbonnaise située entre Vichy et Roanne. A l’heure actuelle, plus d’une quarantaine de riverains de ce parc éolien se sont associés à cette plainte. De ce fait, plusieurs associations veulent faire de même dans l’ensemble de notre pays.

Nous avons pris pour base, l’étude publiée en juin 2011 par la biologiste suisse Nicole LACHAT Docteur ès Sciences (1). L’étude de Nicole LACHAT porte essentiellement sur les nombreuses publications de chercheurs renommés indépendants qui se sont penchés sur les dégâts physiologiques et physiques que causent et vont causer dans le futur, l’exposition des personnes aux sons audibles et aux infrasons – par définition inaudibles pour l’oreille humaine. Ces questions sanitaires se posent également au sujet de leurs conséquences sur les bovins, porcins, ovins, volailles, canidés etc. En cause encore et toujours, les infrasons émis par les éoliennes qui représentent une pollution nouvelle venant s’ajouter à toutes celles déjà connues et répertoriées.

(1) Il existe cependant beaucoup d’autres études rapportant les mêmes résultats sur les nuisances des éoliennes en matière de santé. Je citerai entre autre celle de l’américaine Nina PIERPONT, de la française Marjolaine VILLEY-MIGREYNE et tout dernièrement celle parue en juillet 2011 et réalisée par la fondation australienne WAUBRA.

Les personnes subissant 24/24 heures les infrasons des éoliennes massivement implantées ces dernières années, risquent de subir des préjudices sanitaires irréversibles, notamment dans la région de l’oreille interne. Selon les études menées, ces lésions provoquent surdité, acouphènes, désorientation et perte d’équilibre, céphalées, troubles visuels, troubles de l’attention, angoisse et stress. D’autres résultats tendent à prouver qu’une corrélation semble pouvoir se constituer entre pathologies de type cancers et défaillances cardio-vasculaires et l’exposition intensive aux infrasons.

Le gouvernement ainsi que bons nombres d’élus de toutes sensibilités, sont décidés à sacrifier sur l’autel du profit en matière d’énergie électrique, la santé voire la vie de centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

En l’état, et si le programme d’implantation d’éoliennes se maintient, nous risquons d’ici 2020, de dépasser le million de citoyens impactés par les nuisances inhérentes à l’éolien. Une telle situation serait évidemment intolérable.

L’énergie éolienne, en apparence bénéfique à tout point de vue, est en fait issue d’une technologie par trop aléatoire. D’un rendement extrêmement bas, qui plus est intermittent, le développement de l’éolien ne saurait se passer d’un débat de fond, loin des certitudes et de la démagogie des solutions faussement faciles propres aux nouveaux convertis de l’écologisme politique. Ce débat est d’autant plus nécessaire que les circuits de financement de l’éolien sont devenus une niche nouvelle de spéculation et d’enrichissement tant l’interpénétration des subventions, des crédits d’impôts et autres produits financiers défiscalisés, en fait un investissement extrêmement rentable sans que le premier électron soit produit.

Pourquoi ne pas injecter autant de volontarisme dans les économies d’énergie ? En effet, des solutions alternatives existent. Créatrices de centaines de milliers d’emplois dans les décennies à venir. Sur le plan environnemental, nous avons bien plus à gagner à réduire nos dépenses énergétiques qu’à investir des milliards d’Euros dans une nouvelle source d’énergie qui ne vient qu’ajouter au tonneau des Danaïdes de la surconsommation effrénée d’une énergie qui se fait de plus rare et couteuse.

On leurre les citoyens avec les économies d’énergies distillées au compte-goutte. Une réelle politique en cette matière, serait de réaliser un véritable programme d’isolation par l’extérieur, des grands ensembles de banlieue érigés depuis les années 1960 avec une isolation non énergivore telle la laine de bois ou de chanvre issue d’une agriculture respectueuse de la biodiversité.

De contraindre tous ces bâtiments construits dans les grandes zones industrielles et commerciales à revoir leur isolation quasi absente, mais également leur éclairage, leur climatisation ou leur chauffage en utilisant le petit éolien, le voltaïque ou le solaire. Ce sont des km2 de toitures plates qui occupent l’espace à ne rien produire pour leurs propres consommations d’énergies.
Non sans compter sur le solaire et la géothermie qu’on délaisse de côté.

Quant à la production d’électricité, là aussi, il existe des solutions génératrices d’emplois. Nous disposons aux fils de nos rivières, de dizaines de milliers de moulins qui ne demanderaient qu’à être opérationnels avec une génératrice moderne sans que l’on change la configuration d’origine de ces cours d’eaux.

Nous produisons chaque année, des millions de tonnes de déchets, d’excréments et cette biomasse serait valorisée par la méthanisation. Ce méthane qui s’échappe librement dans l’atmosphère à l’heure actuelle, et 30 fois plus polluant que l’oxyde de carbone. Il pourrait être producteur d’électricité, mais également de chauffage.

Nous allons voter dans quelques temps pour celle ou celui qui nous représentera à l’élection présidentielle de 2012. Je pose à chacune et chacun de nos candidat cette question : allez-vous totalement stopper cette course effrénée à la consommation par l’implantation anarchique des éoliennes qui en plus d’être non performantes, vont altérer définitivement la santé de centaines de milliers de citoyens qui vivent à proximité ?

Je me tiens à votre entière disposition pour vous éclairer plus profondément sur le sujet. Cette lettre ainsi que votre réponse, sera sujet à publication dans les médias. Veuillez recevoir Madame Aubry mes salutations des plus sincères.

Claude Reboul Président de l’association
L’association “Le vent qui souffle à travers la montagne”

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Réponse de Martine Aubry

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Martine Aubry

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M. Claude Reboul
Président de l’association
“Le vent qui souffle à travers la Montagne”

Rèf. (791/ALB)

Paris le 10 octobre 2011

M. le président,
Chers membres de l’association;

J’ai bien pris connaissance de votre courrier m’interpellant au sujet des nuisances que les éoliennes peuvent occasionner et plus largement sur la politique en matière d’énergie. Je vous en remercie.

L’urgence de la mise à jour de notre modèle énergétique est aussi celle de la lutte contre le changement climatique et de la raréfaction inéluctable des énergies fossiles, dont nous restons trop dépendants.

Après une décennie perdue par les revirements du gouvernement, je souhaite proposer aux français une politique énergétique nouvelle, sérieuse et ambitieuse. Sérieuse, parce qu’elle garantira à chacun l’accès à une énergie sûre et soutenable sans compromettre l’avenir des générations futures ; ambitieuse, parce qu’avec le génie de nos chercheurs, de nos ingénieurs et de nos ouvriers, elle participera à la relance de notre économie en développant de nouvelles filières prometteuses en emplois et en création de richesses. En alliant sobriété, énergies renouvelables et recherche, nous réussirons.

Vous avez raison de la souligner qu’entre le gaspillage, souvent contraint et coûteux pour les plus fragiles, et le rationnement, il existe une voie : celle de l’efficacité énergétique.
Distiller les économies d’énergie au compte·goutte n’a pas de sens. La réhabilitation du patrimoine bâti existant est un chantier colossal et devrait assurer aux professionnels du bâtiment une relance importante de leur activité. De surcroit, j’affecterai un quart des emplois d’avenir pour les jeunes -emplois que je veux créer- , à la préservation de l’environnement par exemple dans le domaine des diagnostics thermiques des logements.

Enfin, notre politique énergétique devra s’appuyer sur une ambition industrielle forte. Mise en oeuvre par la banque publique d’investissements et un redéploiement des investissements en faveur des énergies “décarbonées”, afin d’assurer notre indépendance énergétique à long terme. J’ai confiance dans le progrès scientifique et technologique. La recherche et le développement progressent à grand pas. Toutes ces énergies alternatives doivent être étudiées sans dogmatisme : le solaire, l’éolien, la géothermie, la biomasse et surtout l’énergie des courants marins. Nous devons particulièrement concentrer la recherche sur le stockage de l’électricité qui est probablement le bond technologique le plus attendu.

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