Ségolène Royal mine l’axe franco allemand avec « bravitude »

Alors que nous entamons notre septième année de crise, et donc d’une autre ère, alors que l’axe franco-allemand est absolument nécessaire pour éviter l’effondrement de l’Europe d’ici 2017, la France n’en finit plus de multiplier les couacs.

Dernier exemple : l’incompréhension française du virage énergétique fait par de nombreux pays européens comme l’Espagne ou l’Allemagne. Ces deux pays étaient justement cités par la France comme l’exemple à suivre dans les énergies renouvelables. Avec sa « bravitude » habituelle, Ségolène Royal signait sous influence l’été dernier un arrêté tarifaire maintenant des subventions inouïes au profit d’un secteur d’initiés très influents. Elle leur construisait un pont d’or aux dépens du contribuable dont la facture d’électricité augmente de 30 % avec ce dispositif (CSPE). Même au niveau national, elle ignorait bizarrement la désapprobation de la Commission de Régulation de l’Energie, de la Cour des Comptes, de France Stratégie, et surtout les inquiétudes de Manuel Valls à propos de l’augmentation faramineuse de la CSPE sur 8 millions de ménages parmi les plus modestes, qui dépasse les allégements de l’impôt sur le revenu.

Le couac de Ségolène Royal était une difficulté de plus pour le Vice Chancelier allemand, Sigmar Gabriel qui négociait au même moment l’arrêt total des subventions pour des technologies inefficaces , appuyé par son pragmatique secrétaire d’Etat « vert » Rainer Baake. Il aurait fallu injecter 30 milliards d’euros pendant quarante ans pour obtenir 80 % du résultat attendu, et avec les incertitudes de la météo chaque jour ! La loi a été votée le 27 juin et elle est entrée en vigueur le 1er août. Il était temps … la facture du consommateur venait de doubler en cinq ans … sans résultat, avec la construction de 40 centrales charbon en urgence pour éviter la panne générale, et un gouffre budgétaire sans fin. Dernier aspect cruel du couac de Ségolène Royal, elle signait le 5 juin dernier son arrêté tarifaire en sens opposé de la nouvelle directive européenne sur l’énergie parue le 28 juin avec effet immédiat. Soit elle l’ignorait avec un curieux amateurisme, soit elle voulait l’ignorer avec un aveuglement qui intrigue.

La suite sur http://www.economiematin.fr/news-royal-energie-france-allemagne-crise-echec-renouvelable-grangeon

Lettre au premier ministre : De l’Ademe au Syndicat des Énergies Renouvelables, l’étrange transition de monsieur Jean-Louis Bal.

La Chabanne le dimanche 31 août 2014

Monsieur Manuel Valls Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,

Le 5 novembre 2011, j’ai adressé, au nom de plusieurs associations et contribuables, une demande d’information circonstanciée à la Commission de déontologie de la Fonction Publique, à propos du passage direct de Monsieur Bal de l’Ademe au Syndicat des Énergies Renouvelables (SER). Cette demande avait notamment été motivée par la qualification de « contestables » des méthodes de ce syndicat attribuée par Monsieur le Rapporteur Général des Finances du Sénat en séance publique de loi de Finances.

Malgré plusieurs relances, la commission n’a pas daigné répondre à cette demande qui, pourtant, l’honorait. J’ai par ailleurs noté que l’engagement solennel qui avait été pris devant la commission ad hoc de l’Assemblée Nationale (rapport 2398) de doter le SER d’une charte de déontologie avant la fin 2010, n’a jamais été suivi d’effet.

Cette absence de réponse pose désormais problème, alors que les ressources de ce syndicat sont entièrement constituées par la CSPE, taxe publique, et que le SCPC, du Ministère de la Justice, exprime les plus grandes craintes vis-à-vis de ce secteur.[blockquote align=”right”]Cette absence de réponse pose désormais problème, alors que les ressources de ce syndicat sont entièrement constituées par la CSPE, taxe publique, et que le SCPC, du Ministère de la Justice, exprime les plus grandes craintes vis-à-vis de ce secteur.[/blockquote]

L’accueil très privilégié réservé par Madame Royal à un groupement entaché de telles supputations pose quelques interrogations face à l’effort des ménages sur la CSPE, équivalent pour 2014 à la totalité des économies du Gouvernement, y compris pour ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, pour avoir permis la constitution de plusieurs fortunes privées de plusieurs centaines de millions d’euros au sein du SER.

Avant de recourir à des solutions plus drastiques, il semble logique de s’en remettre à votre autorité. Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma profonde considération

Copie : Monsieur le Rapporteur Général des Finances du Sénat (MM François Marc et Philippe Marini)

 

Article complémentaire : La CSPE : une taxe absurde, devenue insupportable pour les ménages