Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique

l’approche de la COP21, le gouvernement français intensifie sa croisade en faveur de la voiture électrique, probablement parce qu’il s’agit de la seule action pouvant faire croire que le pays hôte se préoccupe du climat …

Or, contrairement à ce que croient la plupart des gens, soumis à une propagande continuelle des politiques et des industriels, la voiture électrique n’est pas plus vertueuse pour le climat que la voiture thermique, essence ou diesel.
[blockquote align=”right”]100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique.[/blockquote]
(…)
La donnée la plus cruciale est que la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50 000 à 100 000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique. Soit 15 à 30 km par jour, 365 jours par an, pendant 10 ans !

La suite sur https://mobile.lemonde.fr/economie/article/2015/10/23/emissions-de-co2-l-impasse-de-la-voiture-electrique_4795636_3234.html?xtref=http%3A%2F%2Fm.facebook.com%2F

Article Le Monde : Un risque de pénurie d’électricité à l’horizon 2015-2016

Chers amis,

Le président de RTE (Réseau de Transport de l’Électricité) dit enfin ce que le président de nos fédérations nationale et européenne, Jean-Louis Butré, et le président de notre fédération régionale, Hervé Texier, répètent depuis une dizaine d’années.

Association Laizon Environnement

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Entretien avec Dominique Maillard, président du directoire du Réseau de transport d’électricité (RTE).

La France est-elle menacée par une pénurie d’électricité, voire un black-out ?

Je préfère parler de pénurie plutôt que de black-out, lequel serait la conséquence d’un accident sur le réseau. L’hiver 2013-2014 se présente de façon satisfaisante, avec une consommation probablement stable et un surcroît d’offre de 1 300 mégawatts (MW) par rapport à l’hiver dernier.

Mais, à l’horizon 2015-2016, oui, la France est confrontée à un risque de pénurie : ses marges de sécurité sont réduites à zéro en période de pointe – contre normalement 5 à 6 gigawatts de capacités de production disponibles en plus de la consommation.

Lire notre dossier Electricité : la peur de la grande panne

La situation risque d’être tendue en cas de reprise économique ; elle aurait une incidence mécanique sur la consommation d’électricité. En outre, d’ici à 2016, des centrales au charbon et au fioul ne répondant plus aux normes environnementales vont fermer en Europe. A cela s’ajoute un phénomène économique : le prix du charbon a baissé et certaines centrales au gaz, qui ne sont plus rentables, ont fermé.

L’investissement des grandes compagnies européennes dans les réseaux est-il suffisant ?

L’effort de Réseau de transport d’électricité (RTE) a été significatif : il est passé de 700 millions d’euros en 2007 à 1,4 milliard en 2013. Nous avons achevé de grands projets, comme la ligne reliant l’EPR de Flamanville (Manche) à Laval (Mayenne). L’interconnexion France-Espagne, dont on parlait depuis vingt-cinq ans, sera ouverte en 2014.

Le véritable facteur limitant le développement du réseau, ce sont les délais de concertation et d’approbation. Il a fallu 8,5 ans pour les 2 000 MW de transit apportés par la ligne de Flamanville. La longueur des procédures administratives n’est pas le gage de la qualité du dialogue.

C’est vrai dans de nombreux pays, et RTE, avec quatorze autres grands réseaux dans le monde, a alerté les gouvernements : nous risquons de ne pas être au rendez-vous pour raccorder les nouvelles sources de production. L’Allemagne, par exemple, raccorde chaque année 7 000 MW de solaire photovoltaïque.

Jusqu’à quel pourcentage d’énergies renouvelables (ENR) peut-on gérer le réseau ?

Il n’existe pas de limite physique, et l’on peut imaginer une gestion avec 100 % d’énergies renouvelables. Mais il faudrait alors adapter le réseau pour compenser leur intermittence : stockage de l’énergie, productions complémentaires d’appoint au charbon ou au gaz, maîtrise de la demande grâce aux réseaux intelligents (smart grids), développement des lignes à haute tension et des interconnexions.

Grâce aux interconnexions avec ses voisins, le Danemark pourrait être exclusivement alimenté par des ENR. La question de la part de ces énergies renouvelables n’est pas d’ordre technique, mais économique et financier, pour couvrir les coûts des moyens à mettre en oeuvre.

Verra-t-on, avec le développement des ENR de proximité, la fin du système actuel, fait de puissantes centrales et grands réseaux de transport ? Bref, à une forme de relocalisation ?

Je ne le crois pas. Le seul moyen de se passer du réseau de lignes à haute tension, ce serait de stocker l’électricité. Or il n’est pas actuellement envisageable d’avoir des stockages divisés au plus près des lieux de production et de consommation.

L’utilité d’un réseau demeure d’autant plus qu’il assure une mutualisation. C’est un outil de solidarité entre les territoires qui assure la sécurité de leur consommation : l’Ile-de-France produit moins de 10 % de sa consommation ; à l’inverse, la région Rhône-Alpes produit plus de deux fois ce dont elle a besoin. Cette mission de solidarité va durer.

Aujourd’hui, il est vrai que le moteur du développement des réseaux n’est plus l’évolution de la demande à laquelle la production s’adapte, mais le changement de la géographie de l’offre d’énergie. En complément du renforcement du réseau de transport d’électricité, les smart grids donnent des conditions favorables au développement des ENR.

Fait-on assez, en France, pour promouvoir l’« effacement », qui prévoit qu’un client peut réduire sa consommation en période de pointe ?

Le gisement disponible est loin d’être exploité à plein. Il y a trois moyens de le faire. On peut envoyer des « signaux prix » en modulant les tarifs entre heures creuses et heures de pointe. On peut mobiliser les usagers pour leur demander de réduire leur consommation – RTE le fait en Bretagne, où l’on a ainsi gagné 40 MW grâce à l’adhésion de 40 000 foyers volontaires. On peut enfin rémunérer ceux qui participent à l’équilibre offre-demande. Nous privilégions l’effacement quand il est techniquement et économiquement aussi intéressant, ou plus, qu’une production supplémentaire.

Source : LE MONDE | 17.11.2013 | Propos recueillis par Jean-Michel Bezat

Berlin vient d’annoncer sa volonté d’arrêter le développement de l’éolien en Allemagne.

Cette semaine, Berlin vient d’annoncer sa volonté d’arrêter le développement de l’éolien en Allemagne.
Depuis 2001 l’Allemagne sert de modèle aux dirigeants de notre pays pour justifier la politique de développement de l’éolien en France avec comme argument fondamental : “La France est en retard sur l’Allemagne”.
Cette décision met en lumière l’absurdité du programme français actuel dont l’historique est le suivant:

En 2001 les ministres de l’écologie Dominique Voynet, Yves Cochet et le conseiller politique Denis Baupin ont justifié le lancement du programme éolien français en se référant à l’Allemagne et en mettant en place un système de ponction économique des consommateurs à travers un système de tarifs de l’électricité.

De 2007 à 2012, le développement éolien a été accéléré par les Ministres de l’environnement Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosiusco Morizet, organisateurs du “Grenelle de l’environnement”. Pour atteindre les objectifs de 19.000 Mégawatts, soit environ 12.000 éoliennes terrestres, Jean-Louis Borloo a imposé aux préfets, sous peine de sanctions, des quotas annuels d’éoliennes à implanter par département.

Depuis 2012, le programme de la “Transition Énergétique” de François Hollande a amplifié le développement éolien sans en faire le bilan. Le nombre d’éoliennes terrestres pourrait atteindre 25.000, impacter 36.000 communes déclarées arbitrairement propices à leur implantation et dégrader plus de la moitié des paysages de la France.

Ce programme est actuellement porté par le député socialiste François Brottes qui tente de faire voter, au mépris des fondements mêmes de la démocratie, des nouvelles lois ayant pour objectif de supprimer les dernières barrières juridiques qui protègent encore la population. Il a pour appui des élus socialistes Roland Courteau, Philippe Plisson, et les dirigeants du parti Europe Écologie les Verts, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé et la ministre Cécile Duflot.

Depuis 2001 l’Agence de Maitrise de l’Energie (ADEME) organisme public dépendant du ministère de l’écologie, a été pilotée par un de ses anciens directeurs, Jean Louis Bal nommé depuis 2011 Président du syndicat des promoteurs éoliens.
Contrairement à son devoir normal d’impartialité, cette agence a fait le nécessaire pour inonder la France de documentation « pro éolienne », directement inspirée par les syndicats des promoteurs. Elle a vanté sans réserve les merveilles du modèle allemand au profit des seuls promoteurs et au détriment des citoyens.

Aujourd’hui, partout en France, la lutte civique anti éolienne prend une ampleur importante, non seulement avec l’appui de la Fédération Environnement Durable forte de ses 900 associations mais aussi grâce aux associations du patrimoine qui dénoncent avec fermeté le saccage inutile de notre pays et le désastre économique qui l’accompagne.
Compte tenu des faits récents il n’est pas possible que la France poursuive cette politique éolienne obsolète, ruineuse et destructrice, alors que l’Allemagne qui est “en avance” est en train de l’arrêter.

Nouvelle campagne de communication pro-éolien de GDF-SUEZ : le double langage ?

GDF- SUEZ à lancé une campagne de communication pour améliorer son image de marque sur les secteurs des énergies renouvelables en mettant – de façon honteusement facile – LE poncif éolien. Autant ce ne serait pas grave si son PDG Gérard Mestrallet ne faisait régulièrement des sorties contre l’éolien sur-subventionné du type :

[blockquote align=”center” cite=”Gérard Mestrallet, PDG de GDF-SUEZ, juin 2011, Montréal, Forum économique international des Amériques”]Ce sont des énergies intermittentes qui vont nécessiter de grandes capacités de réserve, qui vont reposer sur le gaz naturel en raison de la facilité d’utilisation des turbines à gaz.[/blockquote]

Et pour justifier cette campagne, madame Valérie Bernis, Directrice Générale Adjointe en charge des Communications, Marketing et Développement Durable, déclare :

[blockquote align=”center” cite=”Valérie Bernis, Directrice Générale Adjointe en charge des Communications de GDF SUEZ”]Avec cette nouvelle campagne de communication, le Groupe participe ainsi au débat énergétique à travers l’échange et rappelle ses valeurs et ses ambitions. La démarche innovante du dialogue crée une relation plus directe et personnalisée avec les consommateurs.[/blockquote]

Ou est la cohérence ? Comment vanter un produit que l’on sait inutile, couteux et inefficace ?

Serait ce parceque GDF est un des plus gros fournisseur de Gaz en France et qu’il a intérêt à pousser à l’éolien pour pousser à la consommation de gaz naturel – entre autres – ?

Donnez nous la réponse !

Nouvelle campagne de communication de GDF SUEZ sur les énergies renouvelables

Nouvelle campagne de communication de GDF SUEZ sur les énergies renouvelables