Le coin d’Henri : L’énergie électrique en France

Deux Auvergnats bien oubliés, Alfred FREDET et Amable MATUSSIERE, furent des pionniers français de l’hydraulique qui, bientôt rejointe par le charbon, assura la production nationale de l’électricité. Deux énergies pour maintenir les qualités du courant : disponibilité, tension, phase…

Dans la seconde moitié du siècle dernier la demande doublait tous les dix ans, nos mines de charbon s’épuisaient, l’équipement des sites hydrauliques s’achevait, le recours au nucléaire s’imposait. Ainsi une électricité pas chère et abondante accompagna les « Trente Glorieuses « .

Mais l’arrêt de l’expérience du surgénérateur «  SuperPhenix « , pour des raisons politiques, nous priva d’une avancée technologique mondiale et d’une possibilité de réduire les déchets radioactifs.
Le couplage du nucléaire – aux variations lentes – et de l’hydraulique permet d’ajuster la production par ses réponses rapides (elle l’a démontré en 2005 et 2006 lors d’ écroulements de la production éolienne allemande en fournissant 5.000 MW en 5 minutes sur le seul secteur Durance – Verdon).

En ce début de millénaire nous somme même le 1° exportateur mondial d’électricité devant le Canada. Notre courant, le moins cher et le plus propre d’Europe, est produit par des centrales dont la puissance totale – 125.000 MW – couvre aisément la demande moyenne : 60.000 MW. Seules les «  pointes hivernales de 19 heures « nous obligent à importer, pour les équilibrer”.
L’ électricité ne se stocke pas.

La production doir, a chaque instant, égaler la demande.

La demande étant une variable qui échappe au contrôle, il faut, pour maintenir l’équilibre en permanence, que la production soit une variable parfaitement maîtrisée .

Il est aberrant d’introduire dans la production une VARIABLE ALEATOIRE : VENT, SOLEIL.
Cette variable aléatoire augmente considérablement les coûts – de 3 à 10 fois – sans apporter de solution au seul problème qui se pose à nous pour cette décennie : les pointes hivernales.
La réponse à un besoin précis – 19 heures en hiver – ne peut être aléatoire – vent – ou décalée – soleil.

  • Pour pallier à l’intermittence de 10 MW éoliens installés il faut 1 MW thermique – avec CO2.
  • L’ importation des éoliennes pèse en DIZAINE DE MILLIARDS sur nos échanges.
  • Cette précipitation à s’équiper inutilement de matériels inadaptés à vie courte est tragique
  • Les dépenses entraînées, subventions et éxonérations le sont à fonds perdus pour notre économie.
  • La recherche de véritables solutions d’avenir ( l’hydrogène . ? ) manque de crédits…
  • L’ EAU et le FEU CENTRAL apportent les réponses actuelles. L’ AUVERGNE est bien placée !

[icon style=”user” color=”green”]Henri MATHONAT
ingénieur INPG[/icon]