Nucléaire versus éolien : à qui profite la hausse des tarifs ?

Vous l’aurez entendu, l’électricité connaît sa plus forte hausse depuis 10 ans. Pourtant les arguments sont invariablement : “c’est la faute de l’entretien du parc nucléaire” ou “c’est la faute des éoliennes”. Et si la vérité était ailleurs ? Si nous étions face à un problème (le nucléaire) et à de mauvaises solutions (l’éolien) ? Et si on pouvait faire baisser le nucléaire sans implanter des milliers de mats, certes beaux,  ni des kilomètres carrés de dalles solaires importées de Chine ?

Le mauvais exemple anglais

[icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/le-prix-de-l-electricite-va-augmenter-a-qui-la-faute_232615.html” target=”_blank”]L’augmentation des tarifs[/icon_link]  était pourtant inéluctable, et de nombreux acteurs ont levé la main pour tenter d’établir une corrélation entre la situation de [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/11/angleterre-coup-de-theatre-le-nouveau-ministre-de-lenergie-annonce-larret-immediat-de-tout-programme-eolien/” target=”_blank”]la Grande Bretagne qui à du abandonner son programme d’indépendance énergétique[/icon_link] devant l’extrème précarité que cette politique à provoqué par l’augmentation brutale des tarifs pour les ménages.

La vérité est que sortir du nucléaire coûte cher, très très cher. Car plus de 60 ans d’investissements massifs dans ce secteur en a fait l’énergie la moins cher qu’on puisse jamais produire en France.
Grâce à des puissances de production considérables, une filière intégralement contrôlée et régulée par l’état, ce modèle est un des meilleurs en termes tarifaires (et uniquement tarifaire).

Donc proposer en face un modèle éolien / solaire composé de filières privées, non-intégrées, utilisant des technologies aussi variées qu’immatures et ce dans un chaos juridique coupable confine à de l’utopie pure et simple. Car, à supposer que les centrales éoliennes et solaires puissent atteindre le taux de rendement et la régularité du nucléaire, le coût que représente la mise à jour du réseau électrique avec la multiplication des lignes HT pour supporter cet éparpillement de la production, ainsi les pertes de réseau liées à l’allongement du chemin entre la production et la consommation, font que la facture sera … insurmontable.

Sans parler que l’éolien et le solaire produisent quand il y’a du vent et du soleil, ce qui ne correspond malheureusement pas aux périodes de demande et que, de surcroît, le couple charbon / gaz doit être ajouté à ce mix énergétique pour combler cette intermittence de production quand le vent tombe ou que le soleil se voile.

Que faire alors ? se résigner au nucléaire ?!

Comme dirait un ingénieur dont on a perdu le nom : ” Le nucléaire ce n’est pas top mais on à pas trouvé mieux “. Ceci est particulièrement vrai en France, pays de naissance de cette technologie. Et il faut donc l’admettre : changer une solution qui fonctionne, qui s’exporte exceptionnellement bien, même si elle ne convient pas pour des raisons idéologiques, cela est compliqué !

En effet les “Verts” et autres EELV des salons parisiens ont érigé le nucléaire comme dogme à abattre, et ce malgré le fait que tout le monde s’accorde sur le fait qu’il serait sans doute mieux de se passer de ce nucléaire. Mais leur obstination idéologique dont la motivation est autant morale que financière  les font glisser dans d’autres travers dont nous commençons à ressentir les funestes conséquences.

L’éolien et le solaire sont ainsi subventionnés à perte et sans retour sur investissement autre que des lendemains qui chantent sans nucléaire. Promesse alléchante certes, mais très peu pragmatique quand on doit payer 5% de plus par an … et que de plus en plus de gens se disent qu’en fait, le nucléaire c’est le moindre mal.

Cette attitude est d’autant plus coupable qu’elle masque volontairement les solutions qui marchent.

Première solution : économiser !

Or personne ne veut économiser. Ca ne rapporte pas assez. Du moins pas aux bonnes personnes …
Eh oui, car le crime de la sortie du nucléaire profite aux formations politiques qui le prônent ainsi qu’à leurs soutiens économiques. Mais la maitrise énergétique, elle, ne profite qu’au consommateur. Horreur donc pour les EELV et autres partis dont le soutien reste malheureusement le grand capital (même peint en vert).

Nous serions donc dans un impasse idéologique majeure si nous restions sur cette opposition nucléaire Versus éolien honteusement entretenue par les forces qui en tirent un intérêt purement économique ou idéologique.

Heureusement, en plus d’économiser, nous pouvons placer encore plus de cartes dans nos mains afin de sortir de ce cercle infernal de l’inflation du fioul, du gaz ou de l’électricité.

Cette dernière solution sera traitée dans un prochain article à venir !

En France les secteurs de l’éolien industriel et des centrales solaires chutent au premier trimestre

Alors que Bruxelles veut [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.bfmtv.com/economie/taxe-solaire-chinois-bruxelles-fait-une-grave-erreur-selon-berlin-530550.html” target=”_blank”]augmenter les taxes affectant les importations de panneaux solaires[/icon_link]  en provenance du territoire chinois, et ce pour lutter contre un dumping économique affectant surtout les pays scandinaves ayant massivement investi dans ces filières en pariant sur des imports low-cost, les secteurs économiques de l’éolienne et du solaire chutent gravement.

Si certains s’en alarment comme [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.arnaudgossement.com/archive/2013/06/05/l-eolien-et-le-solaire-s-effondrent-en-france-au-premier-tri.html” target=”_blank”] Arnaud Gossement, avocat spécialisé dans les énergies renouvelables (sic) à la solde du puissant Syndicat des Energies Renouvelables[/icon_link] , d’autres comme le Collectif Allier Citoyen s’en félicitent. Car ces secteurs, portés par des niches fiscales et subventions indignes avaient livré la France aux mains des pires spéculateurs à l’affut de la moindre parcelle de terre à exploiter comme nous le connaissons malheureusement en Auvergne.

C’est donc des deux mains que nous applaudissons une fin inéluctable de ces secteurs reposant uniquement sur les contribuables comme en témoignent [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/05/pourquoi-la-hausse-du-prix-de-l-electricite-ciblerait-les-particuliers_3424686_3234.html” target=”_blank”]les fortes hausses des tarifs de l’électricité en France[/icon_link] . Il ne pourra ainsi plus être dit qu’accuser le solaire et l’éolien d’être des bulles spéculatives est un argument de pro-nucléaire, non, c’est bien la fin d’un mirage idéologique et politico-financier à laquelle nous assistons.

 

 

Les pertes réseaux dues à l’éolien largement sous-estimées, les hausses de tarifs également

Ludovic Grangeon, enseignant chercheur en économie à l’ESDES Lyon, président de l’Adermob :

Une ligne haute tension de raccordement d’un parc éolien peut facilement atteindre 20% de pertes de réseau en raison de son éloignement.

Le chiffre annoncé est toujours de 2.5% “moyenne nationale” de pertes de réseau français, mais on oublie de dire que ce chiffre est net après rachat de ses propres consommations de réseaux par Électricité Réseau Distribution France (ERDF) et Réseau de transport d’électricité (RTE), le vrai chiffre national étant entre 7 et 8 % de pertes physiques. (ci-joint un [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/01/rapport-perte-energiesRTE-jmars-2010.pdf” target=”_blank”]rapport peu connu de la Commission de Régulation de l’Energie sur les pertes réseaux électrique[/icon_link]).

De ce fait: les promoteurs éoliens recherchent des sites isolés à faible population, facilement investis par la faiblesse de leur population et de leurs élus locaux. Ces sites sont éloignés, et donc accroissent les pertes.
Comme en général une ligne unique est tirée, elle fonctionne donc à plein régime, ce qui multiplie d’autant la perte, souvent proche de 15 à 20% dans ce cas.

Conclusion: soit un parc éolien de 20 MW: sa production n’atteint au mieux que l’équivalent de 4 MW/h par an (20%), qui de plus n’arrivent pas au moment où on en a besoin, et cerise sur le gâteau, ce ne sont même pas ces 4 MW/h qui arrivent au consommateur mais au mieux 3.5 MW/h au pire 3 MW/h. Tout cela à 8.5 cts/kw sans compter la CSPE, TURPe et autres parataxes !

Les tarifs EDF revus à la hausse à cause de l’éolien

Je rappelle qu’un tarif blanc EDF déjà considéré comme surtaxé dans les options “Tempo” qui tiennent compte de l’effacement des jours de pointe, et donc de l’incapacité de l’éolien à fournir ces jours là, est de 12cts/kwh. Tarif qu’il faut AJOUTER au tarif éolien, puisqu’il correspond aux moyens de production mis en place pour produire de l’électricité 80 % du temps où l’éolien ne marche pas (centrales thermiques à gaz, charbon) soit donc de l’ordre de 20 cts/kwh.

Le tarif rouge d’effacement est 22 jours par an de 50 cts /kwh, ce qui en fait ces jours là un montant EFFRAYANT cumulé à un peu moins de 1 € le KW/h !
Puisque le coût de l’investissement doit être ajouté au coût de la consommation, cet investissement n’existant qu’en raison des éoliennes qui ne produisent pas tout le temps.
REGARDEZ VOTRE FACTURE D’ELECTRICITE ET VOUS ALLEZ VRAIMENT COMPRENDRE.

Les chiffres annoncés par Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes, lors de son audition sur les suites de Grenelle par l’Assemblée Nationale le 18 janvier sont donc faux et largement sous estimés. Je vais prendre soin de lui écrire pour le lui signaler, démonstration à l’appui, avec tout le respect que je lui dois ainsi qu’au rapporteur général Carrez.

C’est ce que Gérard Mestrallet appelle payer trois fois la même électricité, sauf que le prix final peut aller jusqu’à DIX.
D’ailleurs, c’est exactement le raisonnement que le Gouvernement britannique est en train d’adopter avec
une division jusqu’à dix des tarifs de rachat de l’éolien dans le scenario en cours d’étude, sous la pression de plus de soixante députés furieux qui appartiennent pourtant au même clan politique. ([icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.yorkshirepost.co.uk/news/at-a-glance/main-section/tory_mps_urge_cameron_to_cut_subsidies_for_windfarms_1_4179099″ target=”_blank”]www.yorkshirepost.co.uk[/icon_link])