Réponses aux fausses réalités de La Montagne et La Semaine de l’Allier du 9 février sur le SRCAE Auvergne

Dans leur éditions respectives du 9 février 2012, les journaux La Montagne et La Semaine de l’Allier, organes de la presse régionale en Auvergne nous ont donné de très bonnes récitations des discours officiels du SRCAE Auvergne présidé par Lionel Roucan, vice président du conseil régional.

A defaut d’avoir la parole, voici nos réponses.

Extrait n°1

Extrait de l’article “un département riche en vent“, La Montagne, le jeudi 9 février 2012, par Mathilde Duchatelle :

[note align=”left”]
“L’Auvergne, et l’Allier en particulier, ont du vent en quantité note Jean Luc Marx, préfet de l’Allier : “Nous avons des gisements de vent, notamment dans la Montagne bourbonnaise, déjà labellisée”. Le schéma étaie cette affirmation en citant une étude d’Aria technologies mettant en évidence un potentiel éolien supérieur à 4,1 m/s à 60 mètres de hauteur sur l’ensemble du territoire régional, ce seuil étant considéré comme un minimum pour l’implantation d’éoliennes. Ce critère n’est pas discriminant en Auvergne”.
[/note]

Réponse 1 :

L’étude d’aria technologies est la seule est unique source utilisée par le SRCAE et l’Ademe Auvergne pour promouvoir les éoliennes. Pourtant ce travail est contestable et contesté, sur le fond et sur la méthode.

Ainsi, dès 2009, monsieur Francis Lesage Catel, polytechnicien et ancien président du directoire des Pompes Guinard, a refait les calculs à partir des données de Météo France et les a confronté à celles d’Aria technologies.

Voici en guise de réponse un extrait de cette [icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/etude-le-vent-dans-lallier/” target=”_blank”][highlight type=”light”]contre-étude sur les vents dans l’Allier[/highlight][/icon_link] :

[note align=”left”]
“(…) En juin 2003, un petit bureau d’études, Aria Technologies, a publié un document intitulé « Gisement éolien et environnement en région Auvergne ». Ce travail s’inscrivait dans le cadre d’une convention avec la Délégation Régionale de l’ADEME, pour le projet « Cartographie du potentiel éolien de la région Auvergne ».
Aria Technologies a pour cela utilisé un logiciel de modélisation mathématique des écoulements de l’air, ARIA WIND. Il s’agit d’un logiciel maison dont Aria Technologies n’indique pas le degré de précision (le connaissent ils seulement ?). Tout juste sait-on qu’il applique un modèle météorologique développé par EDF et intitulé MINERVE et qu’il aurait été validé sur 3 sites, ce qui statistiquement ne signifie rien.
(…)
Le logiciel MINERVE avait été développé à l’époque par EDF pour prévoir les trajectoires d’éventuels nuages radioactifs s’échappant des centrales nucléaires en cas d’accident.
(…)
La rusticité du modèle Minerve est d’ailleurs mentionnée ingénument par Aria Technologies à l’annexe 3, page 75, de son rapport : « La caractéristique essentielle du code MINERVE est sa rapidité. A notre connaissance, c’est le seul type de code météorologique 3D applicable en temps réel sur un ordinateur de performances modestes ». La région Auvergne méritait peut-être mieux qu’un simple PC pour engager des décisions aussi importantes pour son avenir.(…)”

[/note]

Suite à la publication de cette contre étude sourcée des vents dans l’Allier, monsieur Francis Lesage Catel trouve des chiffres de rentabilité de seulement 5% par éolienne. Malgré un important coup de phare médiatique, les acteurs concernés n’ont jamais tenté de contre étude, ou même de contester les données avancées par l’auteur.

Ce déni d’étude est coupable. Ainsi après avoir demandé un [icon_link style=”globe” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/11/Report_Analysis-UK-Wind_SYoung.pdf” target=”_blank”][highlight type=”light”]audit de ses parcs éoliens[/highlight][/icon_link], l’Angleterre elle même, pourtant 1er gisement éolien d’Europe selon les propres chiffres de l’ADEME, vient de s’apercevoir que la production annuelle de la totalité de ses parcs ne dépassait par les 10% de leur puissance totale pour une activité de seulement 1/3 de l’année.

Or les cartes de cette même ADEME, accuse un vent de seulement 4,1 m/s en Auvergne quand elle en prédit plus de 7 m/s en Angleterre !
Mais ces simples faits, bruts et sans aucune transformation ne font “qu’ironiser” ces messieurs …

Extrait n°2

Extrait de l’article “un département riche en vent“, La Montagne, le jeudi 9 février 2012, par Mathilde Duchatelle :

[note align=”left”]
“Une étude contestée par plusieurs associations. Passablement agacé par la question, Lionel Roucan, vice-président (Europe Ecologie-Les-Verts) du Conseil régional, ironise : “Oui, il y’a du vent, sinon il n’y aurait pas d’opérateur ! Ca me paraît insensé de dire que les installations ne rapportent rien. En dehors de cette étude, les opérateurs posent des mâts de mesure. A eux de calculer ensuite si c’est rentable
[/note]

Réponse n°2

Un éolienne installée sur une ZDE est une “délégation de service public”. C’est pour cela que le courant produit est racheté par EDF à des prix parfois doubles de ceux du marché. Ce rachat est effectué grâce à la taxe CSPE directement prélevée sur les factures de consommateurs.

A ce titre, c’est bien à monsieur Lionel Roucan et consorts de contrôler la bonne rentabilité d’installations que ses administrés paient le prix fort ! Surtout si … elles ne produisent pas !

Enfin, pourquoi des promoteurs installeraient ils leurs machines si elles ne produisent rien ?

Et bien encore une fois, c’est une étude qui agacera monsieur Lionel Roucan qui vient nous l’expliquer.

Monsieur Ludovic Grangeon, Enseignant chercheur en économie à l’ESDES LYON, nous en fournit les données dans son [icon_link style=”chain” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/” target=”_blank”][highlight type=”light”]étude sur la fiscalité des éoliennes[/highlight][/icon_link]. Etude réalisée à partir du cas du parc éolien du Chemin de la Ligue, en Montagne bourbonnaise :

[note align=”left”]
“Le financement des opérations d’éoliennes donne droit à des conditions particulières dont l’analyse
globale est rarement maîtrisée. Leur synthèse fait apparaître des conséquences fiscales très graves
pour l’État et les Collectivités, ainsi que pour les particuliers eux-mêmes ayant un patrimoine à
proximité de ces opérations.
(…)
Par ailleurs, ce produit de défiscalisation, permet à un certain nombre de contribuables fortunés de se soustraire à l’impôt de façon extrêmement importante, puisqu’un contribuable peut facilement soustraire à l’impôt plus de 100 000 euros par an en investissant dans les éoliennes.
(…)
La clientèle visée est principalement celle des contribuables aisés, passibles de l’ISF. Ceux-ci bénéficient d’un avantage cumulé sur trois plans :

  • Les promoteurs leur offrent l’accès à la détention de parts d’une société (SAS) de production d’énergie électrique, dans le cadre des lois DUTREIL et TEPA. Cette société exploite un parc éolien.
  • Une réduction immédiate sur ISF de 75% du montant investi dans la limite de réduction de 50.000 € : Plafond fiscal d’investissement. (…)
  • Une exonération à vie de l’ I.S.F du montant de l’ actionnariat (montant illimité).
  • Le bénéfice de la loi Dutreil permet également de réaliser une réduction d’impôt sur le revenu de 25% .(…)
  • Les revenus sont constitués sous forme de dividendes. C’est pourquoi une « optimisation
    supplémentaire » est parfois faite en vendant avec plus value des parts de sociétés à une
    autre, pour bénéficier d’une imposition encore moindre, y compris en visant l’exonération
    totale sous forme d’entreprise individuelle, mais ce sont des cas limites et risqués au niveau
    fiscal.

(…)
Malheureusement, à force d’incitations fiscales, le gouvernement est ainsi parvenu à faire des éoliennes, non plus un produit environnemental, mais un pur produit fiscal dans lequel ces promoteurs ont malheureusement peu de choses à faire avec l’environnement et le développement durable.
[/note]

A noter que les comptes financiers du parc du Chemin de la ligue ne sont toujours pas publiés, en infraction totale avec la loi, et ce malgré un [icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/10/courrier-19-septembre-2011.pdf” target=”_blank”][highlight type=”light”]référé au procureur de la république[/highlight][/icon_link] intenté par le maire de Laprugne, village riverain.

Pour conclure cette deuxième réponse, nous pouvons dire que la totalité des chiffres avancés par le SRCAE et l’Ademe Auvergne, ainsi que les présomptions d’innocence que monsieur Lionel Roucan porte aux promoteurs éoliens, sont fausses et coupables. Et si ces présomptions et chiffres ne sont pas faux, aucun chiffre actuel ne permet de le défendre. Nous sommes donc bien face à un dogme et non face à des études.

Information sur le déroulé du SRCAE Auvergne

Notre collectif ainsi que celui du Auvergne Stop Eole ont été invités au sein des réunions du SRCAE qui est actuellement “exposé” à la “concertation”. Mais de concertation, nos associations se sont vu rétorquer une fin de non recevoir aux arguments pourtant sérieux et fondés qu’elles avancaient.

En effet, comme le souligne Mathilde Duchatelle dans son article, le SRCAE n’est là que pour entériner le fait qu’il faille tant d’éoliennes en Auvergne, tant de pourcentage …
Ce point de départ n’était pas négociable et a mené tout les “débats”, qui dès lors n’ont porté que sur l’unique question : “comment implanter des éoliennes” … et non sur le “pourquoi implanter des éoliennes ?” ou le “dois on le faire ?“, ou encore “est ce la meilleurs solution pour l’Auvergne ?”.

Il n’est donc pas surprenant que nous soyons très remontés face à ces méthodes anti-démocratiques, ces farces qui consistent à faire croire que le citoyen à un quelconque mot à dire face aux politiques décidées par ses “élus”.

Mais en terme de pouvoir, nous nous sommes rendu comptes que ces messieurs nos préfets et vice-président n’en ont aucun, ils ne peuvent qu’appliquer une directive du Grenelle.

Nous aimerions que les journalistes en témoignent. Mais ils ne font que suivre la tendance, au lieu de la précéder.

Eolien off shore : Les professionnels de l’hôtellerie se mobilisent

L’Union des Métiers et des industries de l’Hôtellerie (UMIH), par la voix de son Président National des Saisonniers, Thierry Grégoire, nouvellement nommé comme représentant de l’industrie touristique au Conseil National du Littoral et des Mers apporte son soutien aux actions menées conjointement par la Fédération Environnement Durable (FED) et le collectif “Pour Un Littoral Sans Éoliennes” (PULSE).

L’UMIH dénonce la non concertation et la mise en péril de toute la filière touristique notamment de son million d’emplois que provoquerait le lancement du 1er projet de 5 parcs éoliens offshore.

Ce projet est une véritable “folie collective” mené par un puissant lobby de l’éolien, pour polluer en bétonnant nos littoraux et détruire nos emplois, nos entreprises touristiques.
L’UMIH va sensibiliser l’ensemble des acteurs touristiques pour les mobiliser en dressant un rempart humain contre l’installation de 1.200 éoliennes sur nos mers et mettre fin à cette supercherie environnementale, car d’autres solutions énergétiques alternatives existent.

Pulse rappelle qu’un seul parc représente la surface de Paris et qu’il est composé de plus d’une centaine d’éoliennes géantes de 150 mètres de haut installées le long des côtes dans des sites emblématiques comme la Baie de Somme, en face des falaises d’Etretat, des plages du débarquement, de la Baie de Saint Brieuc ou face à La Baule la plus grande plage d’Europe.

La FED confirme que l’ensemble du programme en mer dépassera 20 milliards d’euros d’investissements pris sur la facture d’électricité des ménages à ajouter aux 40 milliards en cours pour les 15.000 éoliennes terrestres. Le total du programme éolien du Grenelle s’il était maintenu entrainerait mécaniquement une augmentation de 40% du tarif de l’électricité des ménages alors que 3 millions sont déjà en situation énergétique précaire.

[icon_link style=”download” color=”red” href=”http://environnementdurable.org/images/doc_redac/doc_43/cp-umih-pulde-fed.pdf” target=”_blank”]Téléchargez le Communiqué de Presse (PDF)[/icon_link]

[icon_link style=”chain” color=”red” href=”http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/salon-concours-syndicat-association/2012-01/L-Umih-s-associe-au-collectif-Pour-un-littoral-sans-eolienne.htm” target=”_blank”]Lire l’article sur www.lhotellerie-restauration.fr[/icon_link]

Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie : Le Collectif travaille sur l’atelier énergies renouvelables.

Le site de la région qui gère l’organisation du Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) en Auvergne a publié les premiers documents préparatoires. Les animateurs du Collectif Allier Citoyen ont reçu l’autorisation de les consulter.

Pour rappel, le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) est une promesse des loi Grenelle 2 n°2010-788 du 12 juillet 2010. Cette promesse était de mener pour l’horizon 2050, un schéma élaboré conjointement par le préfet de région et le président du conseil régional. En Auvergne, le début du projet à été lancé le 8 février 2011 par monsieur Patrick STEFANINI, préfet de région Auvergne, et monsieur Lionel ROUCAN, vice-président du conseil régional chargé du Développement Durable.

Ce schéma doit suivre les engagements pris devant la commission européenne en matière d’économie, de maitrise de l’énergie, des émissions de polluants, mais surtout en matière de développement des énergies renouvelables. Cela veut dire que ce schéma doit organiser la manière dont seront appliqués des objectifs pré-définis par l’Union Européenne.

Cette reflexion menée avec les acteurs locaux ( associations, citoyens, entreprises, élus, … ) se déroule en ateliers :

  • Atelier n°1 : qualité de l’air / aménagement / déplacements / urbanisme,
  • Atelier n°2 : bâtiment,
  • Atelier n°3 : industrie / agriculture / forêt,
  • Atelier n°4 : énergies renouvelables,
  • Atelier n°5 : adaptation au changement climatique.

Le Collectif Allier Citoyen à été choisi pour travailler sur l’atelier énergies renouvelables.

Dans sa forme, ce schéma n’a aucune valeur réglementaire mais propose des objectifs précis pour la région en matière d’énergies renouvelables. Il s’appuiera sur des bilans énergétiques de la région Auvergne, une étude des potentiels des énergies renouvelables dans la région, des économies d’énergies possibles, etc …
Sa valeur politique sera tout de même très importante pour la région Auvergne et pourrait confirmer une tendance de fond du développement durable et de la prise de conscience des citoyens.

>> Télécharger le PDF d’introduction du SRCAE Auvergne. <<

Transfert de compétences ZDE du sous-préfet de l’Allier au préfet de la région Auvergne.

La loi du 12 juillet 2010 a ouvert la voie à un meilleur contrôle des projets éoliens :

Cette loi prévoit la mise en place de schémas régionaux éolien sous le contrôle des préfets de régions. Ces derniers sont donc maintenant compétents en matières de validation de Zones de Développement Éolien (ZDE). C’est donc par l’arrêté N°2010 du 28 octobre 2010, que le sous-préfet du département de l’Allier (03), du Cantal, de Haute-Loire et du Puy de Dôme ont transmis cette compétence au préfet de région Auvergne, Patrick STEFANINI.

Si cet arrêté suit la loi de juillet 2010, il est à noté que l’objectif est bel et bien de d’engager “une démarche de planification et de concertation pour le développement des énergies éoliennes dans la région”.

C’est donc une double mesure, à double tranchant donc : les décisions de développement éolien vont être centralisées au niveau régional, ce qui induit un nombre d’acteurs moindre. Il s’en suivra une concertation plus aisée et des mobilisations plus ciblées et concentrées. Cette mesure fut votée pour donner du champ à la réflexion sur les éoliennes et pour concentrer les décisions entre les mains de personnes un peu plus compétentes dans ces domaines pointus.

Inconvénient de cette mesure : devant le peu de zèle de certains sous-préfets à dessiner des Zones de Développement Eolien sur leur département, l’État à décidé d’accélérer le mouvement et de ne pas renoncer à l’implantation des éoliennes dans les régions suivant les quotas décidés arbitrairement par le Grenelle de l’environnement.

C’est donc un signal ambigu qui est envoyé, à la fois l’État veut donner plus de champ à la réflexion sur les énergies durables et mieux concerter, ce qui est louable, mais dans le même temps il insiste sur l’obligation d’implanter des éoliennes ce dont nous ne voulons absolument pas au regard des études réalisées par le Collectif.
Cette volonté est appuyée par une expérience certaine acquise par notre Collectif sur les génératrices éoliennes et leurs impacts désastreux pour l’environnement et ruineux pour l’état.

Le collectif Allier Citoyen renouvelle donc son appel et sa volonté d’une invitation de ses représentants et de ses experts à participer à l’élaboration de ce schéma régional des énergies renouvelables par monsieur le préfet de région.

Merci à Claude Reboul pour ces informations

[lightbox title=”L’arrêt de la préfecture de région” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/02/arrete-2010-prefet-auvergne-eoliennes1.pdf”][/lightbox]