Eoliennes : lettre ouverte à François Hollande d’un militant socialiste de Vichy

À

François Hollande
Président de la République
55 Rue du Faubourg Saint Honoré
75 008 PARIS

Châtel-Montagne le 18 juin 2013

Président,

Je te prie de m’excuser pour ce tutoiement, mais malgré ta haute fonction, tu restes contre vents et marées, un camarade membre de notre Parti Socialiste, le plus vieux de France.
Donc, il n’est pas dans mes propos tutoyeurs qui vont suivre, un quelconque verbiage irrévérencieux et méprisant de ma part à ton égard.

Je ne suis qu’un petit militant de base gravitant dans le bas de la pyramide, celui qui, avec ses camarades, se réunit un vendredi soir en fin de mois au local tout juste chauffé de la section, afin d’essayer de remodeler la société vers plus de justice, plus de social, plus d’égalité et surtout plus de fraternité comme cela est écrit sur le fronton de la mairie de mon village qui hélas, tend à s’effacer.

Si je prends le clavier pour t’écrire à toi et non au Père Noël, c’est que j’estime être en droit de te critiquer ouvertement pour te dire ce que je pense de ta politique sur la transition énergie mise en partition réglée par tes ministres et néanmoins majoritaire ; camarades de notre Parti. Comme je doute fort que cette lettre ne parvienne jusqu’à toi, je prends l’initiative de la divulguer aux médias pour sa publication si le sujet les intéresse.

Comme toi, je suis président, à un échelon beaucoup plus modeste je n’en disconviens pas, mais tout comme un million d’autres présidents d’associations diverses et disparates.
Celles dont je m’occupe, stipulées dans l’entête de ce courrier et, c’est là le sujet de cette lettre, ont pour but d’œuvrer pour les économies, les productions écologiques d’énergies et la défense de l’environnement dans toutes ses composantes.

Ce qui revient à dire, que si nous sommes en phase sur certains points de ta politique en cette matière, il va de soi, que nous sommes en complète contradictions avec ses mises en œuvre. Notamment avec le photovoltaïque, et principalement avec l’éolien terrestre et marin dont se gargarisent des soi-disant bienfaits, notamment les ceusses d’Europe [blockquote align=”right” cite=”Claude Reboul”]si nous sommes en phase sur certains points de ta politique en cette matière, il va de soi, que nous sommes en complète contradictions avec ses mises en œuvre.[/blockquote] Écologie-Les Verts forts de leur 2,5 % au premier tour de l’élection présidentielle.

Si au départ les moulins ou la marine à voile utilisèrent la force mécanique du vent, nous ne sommes pas en reste avec les éoliennes productrices d’une énergie électrique notoirement dérisoire, aléatoire et ruineuse.
Et c’est là précisément le sujet de cette missive et j’espère, attirera ton attention.
« Discours de clôture de Nicolas Sarkozy au Grenelle de l’Environnement” – Octobre 2007 S’agissant de l’éolien industriel et s’adressant à José Manuel BARROSO :
“…et franchement quand je survole certains pays européens… cela ne donne pas envie… ” » Ce qui n’a pas pour autant cesser le mitage de nos campagnes durant son quinquennat.

De prime abord, ces éoliennes à 3 pales qui envahissent une part de plus en plus importante le territoire de notre pays, sont conçues avec la plus mauvaise des techniques en matière de production. Pour preuve, malgré un déploiement sans cesse du nombre de ces machines qui se doivent d’être gigantesques pour pouvoir produire… un tout petit peu, cette production continue d’être marginale quand elle n’est pas nulle lorsque Monsieur le Vent est absent ou encore trop abondante et c’est relatif, quand le pays n’en a pas besoin.

Il existe d’autres techniques éoliennes pour capter l’énergie du vent avec des machines beaucoup plus discrètes et surtout absentes des nuisances incriminées à celles qu’on nous impose par la force de nouvelles lois voter entre « copains » pour des « copains », en dépit de tous débats démocratiques avec le peuple qui se devrait d’être souverain.
Ces éoliennes à axe vertical ou horizontal dont on tait l’existence aux citoyens lambda, pourraient être installées aux abords des lieux de consommation comme les parkings des centres commerciaux ou les zones industrielles et artisanales. Il ne serait plus de mise de déployer au coût exorbitant ces milliers de km de lignes à haute et très haute tension pour l’alimentation électrique des villes suite à la débauche d’éoliennes actuelles dans nos campagnes et montagnes, zébrant nos paysages remarquables d’une aérienne toile d’araignée anti tourisme.

J’en reviens aux éoliennes à 3 pales. A moins que ne te sois répercuté jusqu’à ton bureau présidentiel ce qui se passe dans la France rurale, c’est dans ces régions à l’habitat dispersé, aux abords des moindres villages qu’elles sont implantées. Mais dès qu’un projet vient subrepticement aux oreilles des autochtones, une association anti-éolienne se crée. Ne va pas croire qu’il s’agit de nostalgiques du Larzac ou plus actuellement ceux qui défendent l’espace rural de Notre Dame des Landes. Ce ne sont que des citoyens “normaux”, ruraux du cru ou urbains retraités venus s’installer dans des lieux reculés pour jouir du calme et de la simplicité d’une nouvelle ou fin de vie au grand air. Ces associations sont 1500 environs réunis aux seins de collectifs et de deux fédérations : FED et Vent de Colère.
Pour étayer mes propos, je te joints quelques planches photos des assemblées de “citoyens normaux” anti éoliens, glanées dans les quotidiens régionaux de la France “normale”.

Quant aux élus, démarchés par des “représentants de commerce” qui leurs “vendent” un vent soi-disant gratuit mais rémunérateur, les dit élus ont les yeux de l’onc’ Picsou pour quelques dizaines de milliers d’euros futurs tombant dans l’escarcelle du budget communal. Faisant fi des considérations négatives de leurs concitoyens, balayant les [blockquote align=”right”] les dit élus ont les yeux de l’onc’ Picsou pour quelques dizaines de milliers d’euros futurs tombant dans l’escarcelle du budget communal.[/blockquote] nuisances d’un revers de coupes de mousseux lors de réunions informatives mais non consultatives, mitonnées par le promoteur des éoliennes, ils se drapent des plumeaux du chevalier blanc, défenseur de la planète et de son climat, de la lutte contre la pollution atmosphérique des énergies fossiles, du nucléaire … je t’en passe et pas des meilleures.
Ces oligarques élus oublient très vite la pollution faite par certains de leurs concitoyens et parfois par eux-mêmes, en matière de cultures intensives et d’élevages industriels.

Ces éoliennes dont on nous promet d’en installer des dizaines de milliers sur tout le territoire, les populations riveraines subissent actuellement et auront à subir dans le futur les nuisances avérées de ces machines.
Nuisances de ces machines au paysage qui s’en trouve bouleversé. Avec leurs 130 à 150 m de hauteur et bientôt plus, elles accaparent la vue jusqu’à 50 km minimum de jour mais aussi la nuit avec leurs balises lumineuses flashant toutes les 5 secondes.
Le chamboulement de paysages remarquables exempt de toutes implantations industrielles, défigure la France première destination touristique mondiale avec en 2012, 80 millions de touristes. Ces visiteurs, ne sont pas là uniquement pour escalader la Tour Eiffel, faire copains-copains avec Mickey à Disneyland ou trempette sur la Côte d’Azur.
Ils visitent ou séjournent dans des lieux magnifiques reculés de l’arrière-pays de notre France profonde, appréciant l’accueil de nos gîtes ruraux, nos chambres et tables d’hôtes mais aussi notre gastronomie tout en profitant d’un cadre campagnard et montagnard typique. Enfin, ils viennent trouver dans notre pays, ce qu’ils n’ont pas ou perdu dans le leur.

Avec l’implantation d’un parc éolien dans cet environnement précis, c’est toute l’économie touristique qui est perdue et il sera trop tard pour se lamenter sur un paysage détruit pour des dizaines d’années.

Les éoliennes dans un paysage, c’est une balafre sur le visage de la Joconde.

Nuisances avérées de ces éoliennes niées avec force médias par les industriels concernés, les élus, et tes ministres telle, Delphine Batho pour ne citer qu’elle.
Le bruit des pales où, suivant la géographie des lieux, le degré hygrométrique de l’air, la direction du vent, ce bruit caractéristique de la pale passant devant le mât peut s’entendre sur plusieurs km s’il est placé en haut d’une crête, envahissant les habitations de la vallée comme c’est le cas dans nos paysages de montagne.
Les riverains qui subissent jour et nuit ce bruit, même lorsqu’il est dans les “normes légales”, devient obsédant tout comme le supplice de la goutte d’eau. Il crée un stress permanent ouvrant la porte à des pathologies plus lourdes de conséquences sur la santé.
Que veut dire les normes légales et qui a décrété ces normes légales ?
Sur quels critères sont-elles devenues des normes légales ?
Certainement une fois de plus, pondues dans la nébulosité des “milieux autorisés” chers à Coluche ?

Mais il y a plus grave encore en matière de santé. Les pales en passant devant le mât, crées aussi des infrasons inaudibles par l’oreille humaine.

Situés dans des fréquences extrêmement basses, entre 5 et 20 hertz, ils ont la particularité de se propager à plus de 10 voire 15 km selon les études effectuées par des chercheurs imminents et reconnus dans le cas des éoliennes.
Les infrasons, ont d’autres particularités, celles de se jouer des obstacles – murs, rideaux d’arbres, collines … ˗˗ mais aussi, de se propager par le sous-sol suivant sa nature géologique notamment dans les régions de montagnes où le granit favorise sa propagation.
Une autre particularité des infrasons et non des moindres, lorsqu’une habitation en est frappée, ses murs entrent en vibrations ainsi que le mobilier générant d’autres infrasons sur des fréquences différentes, s’additionnant à ceux des éoliennes.

LES CONSÉQUENCES DES INFRASONS PRODUITS PAR LES ÉOLIENNES SUR LA SANTÉ

Toutes les études sont unanimes sauf celles financées par les industriels concernés, décrivent les mêmes symptômes : les troubles du sommeil, les maux de tête, les vertiges et étourdissements, la vue qui se brouille, les pertes d’équilibres, les acouphènes, l’irritabilité, l’accélération du rythme cardiaque, le manque de concentration avec diminution de la mémoire, les angoisses, le stress… et ce, sur n’importe quel continent.
Ce stress est reconnu pour être la porte ouverte à d’autres pathologies beaucoup plus lourdes : ulcères stomacaux, cardio-vasculaire, cancers divers… et plus pernicieux encore, les accidents de la route dont les promoteurs et les autorités auront beau jeu de ne pas les imputer aux éoliennes.

On ne s’habitue jamais au bruit. Le fait de ne plus le percevoir, n’a rien à voir avec l’habitude. C’est l’oreille interne qui ne les capte plus. Quand à ce que nous qualifions d’agressions sonores, elles n’ont rien à voir avec la quantité de décibels.
Si les ORL baissent les bras, ce n’est pas la psychologie de la ministre Delphine Batho de concert avec les industriels et Europe Ecologie-Les Verts qui vous soigneront.
Les dégâts causés à l’oreille interne sont irréversibles.
Comme le disait le bon docteur Knock : « – Les gens bien portant sont des malades qui s’ignorent. ».
Lors d’une réunion dans un village voisin, le directeur d’une société annonçait que ses éoliennes ne faisaient pas plus de bruit à 5oo m des habitations qu’un chuchotement.
Président, tu supporterais qu’on te chuchote dans l’oreille 24 heures sur 24 sans discontinuer même lorsque tu es au lit, à table, devant la télévision, dans ton bureau, dans le jardin de l’Elysée, en vacances, en conseil des ministres… et ce tout au long de l’année ?

Le calvaire des personnes rendues malades par la pollution acoustique des éoliennes a été totalement ignoré par les gouvernements précédents et à écouter ta ministre de l’écologie, le tient n’est pas en reste pour occulter délibérément ce calvaire.
Les méthodes de mesure du bruit et les standards utilisés actuellement sont inadaptés aux éoliennes et donc inacceptables.

Avec le bruit et les infrasons produit par les éoliennes, une pollution nouvelle s’ajoute à celles déjà reconnues : les antennes de téléphonies, l’alchimie de l’alimentation et la chimie de l’agriculture – engrais, pesticides, herbicides, insecticides …˗˗ l’élevage et les cultures intensives, les OGM, les déchets radioactifs du nucléaire, les ondes électromagnétiques du téléphone mobile ou de la wifi, les fines particules des diésels, les gaz d’échappements… je m’en arrête là, mais cet inventaire à la Prévert n’est pas bouclé pour autant. Nous avons en mémoire et toi aussi, les scandales du sang contaminé, de la thalidomide, du vaccin H1N1, des farines animales et viande bovine avec dernièrement, les prothèses mammaires, le Médiator, la viande de cheval à la place de la bovine …

Je te rappelle le cas de l’amiante où dès les années 1890 sa forte dangerosité est connue avec les premiers cas mortels d’ouvriers travaillant ce matériau. Il a fallu attendre un siècle pour l’interdire… en 1997.

Combien de temps devra-t-on attendre pour reconnaître le bien fondé des nombreuses alertes des citoyens impactés par les parcs éoliens, ainsi que les centaines d’études publiées par des scientifiques, des chercheurs du monde entier complètement indépendants des lobbys financiers et industriels du secteur. Quand vas-tu ouvrir tes yeux et tes oreilles pour te renseigner par toi-même sur ce sujet au lieu de laisser les augures des ministères, “conseillés” par ces mêmes lobbys, le faire à ta place. Ça te laisse totalement indifférent de voir la démocratie piétinée est bafouée par tes ministres avec l’ensemble des affidés de la majorité parlementaire ?

Des lois sont aménagées et votées pour empêcher les citoyens de se défendre avec des recours devant les différentes juridictions de notre pays. Et ces lois demandées à cor et à cri par les industriels sont ; comble de l’anticonstitutionnel, rédigées par eux-mêmes avec la complicité de certains députés de la majorité.
Ces péquins de l’industrie et des finances ont subordonnés pour leurs profits, les agences internationales et gouvernementales comme l’OMS, l’ADEME, l’ANSM, l’AFSSET… véritables chevaux de Troie au sein de l’Etat et de l’Europe.

Le GIEC qui nous “catastrophyse” avec le réchauffement climatique dû au CO² sans qu’il incrimine les autres polluants. Sauf que, son Président Mr Rajendra Pachauri annonçait tout dernièrement que depuis 17 ans, la terre ne s’est pas réchauffée d’un centième de degré.

Tu vas encore pendant longtemps tolérer leurs mensonges et laisser tes ministres les cautionner au nom des promesses jamais tenues de l’emploi et de la réduction du chômage ? Où est passé notre Parti Socialiste où dans sa profession de foi, prônait du temps de Jaurès et de Blum la priorité au peuple, face aux marchands et aux financiers.[blockquote align=”right”]Où est passé notre Parti Socialiste où dans sa profession de foi, prônait du temps de Jaurès et de Blum la priorité au peuple, face aux marchands et aux financiers.[/blockquote]

Tu crois toi Président aux promesses des industriels de créer 60 milles emplois dans le secteur d’ici 2020 ? On a parfaitement le droit de croire au retour des cloches à Pâques, mais chaque mois, c’est un minimum de 30 milles femmes et hommes qui sont éjectés sur la touche de l’emploi.

Le programme éolien tel qu’il est programmé coûtera aux citoyens-consommateurs-imposables 150 milliards. 50 milliards pour le terrestre, 50 pour le marin dit off-shore et 50 milliards pour financer les centrales à flammes qui remplaceront au pied levé les éoliennes dues aux pannes de vent. Sans oublier d’après RTE, les 4000 km de nouvelles lignes à haute et très haute tension avec les transformateurs qui vont avec, tout ça pour l’éolien.

Tu crois Président qu’il n’y aurait pas mieux à faire avec ces 150 milliards en cette période de vaches maigres budgétaire ?
Et si tous ces beaux euros servaient à financer une véritable politique d’économie d’énergie en commençant par l’isolation extérieure de tous ces immeubles d’habitations énergivores des cités des banlieues érigés depuis les années 1960.[blockquote align=”right”]Et si tous ces beaux euros servaient à financer une véritable politique d’économie d’énergie[/blockquote]

« Avec une dépense de 1 milliard d’euros par an, c’est-à-dire le surcoût de la production électrique de 17 GW à l’échéance 2015, on pourrait assurer une rénovation thermique modeste de l’ordre de 100 milles logements de 100 m² par an, réduisant de 100 kWh/an la consommation d’énergie en chauffage correspondant à une économie annuelle d’énergie de l’ordre du TWh et réduisant davantage les émissions CO² »

Gilbert RUELLE – PDG de la filiale ALSTOM INTERMAGNETICS, membre fondateur de l’Académie des technologies.

Ce serait entre 40 à 50 % de gagner sur la consommation électrique de chaque ménage, beaucoup plus que la production des 20 000 éoliennes promise par la ministre de l’écologie pour 2020.
Combien de centaines de milliers d’emplois directs et indirects faudrait-t-il créer en très peu de temps pour mettre en œuvre cette politique ?
Je ne rêve pas Président. Quel est ton poids dans la balance de la finance face aux lobbys de toutes sortes suçant comme des tiques l’argent de l’État, des contribuables et des consommateurs ?

N’oublies pas Président qu’EDF, GDF-Suez, Powéo, Enercoop, Total, Bouygues, Aréva… et les autres du même acabit par centaines, vendent une marchandise. Les économies d’énergies ne sont pas de leur ressort et même, je dirais que ce n’est pas dans leurs intérêts. Il nous faut consommer pour les enrichir.[blockquote align=”right”]Les économies d’énergies ne sont pas de leur ressort et même, je dirais que ce n’est pas dans leurs intérêts. Il nous faut consommer pour les enrichir.[/blockquote]
Les centaines de milliers de “citoyens-ploucs” ne vont pas gâcher le dessert du banquet avec leur santé, leur petite maison fruit d’une vie de labeur, leur petite fin de vie tranquille au milieu des fleurs et des oiseaux. Et si leur santé se dégrade, ce ne sera qu’un bonus supplémentaire pour l’industrie pharmaceutique et… les pompes funèbres.

Des solutions diverses créatrices d’emplois pour la production d’énergies existent bel et bien et sont connues de tous :
– Les panneaux solaires où contrairement au photovoltaïque produisent durablement dans le temps une chaude énergie.
– La géothermie, la méthanisation.
– Le petit hydraulique avec ses dizaines de milliers de moulins installés sur les rivières et les fleuves …
Ceci n’est qu’un petit aperçu, mais d’autres techniques de production d’énergies existent.

Président, en te propulsant au sommet de notre pays, tu représentais pour tes concitoyens un immense espoir d’égalité, de fraternité pour les 5 millions de sans emploi et les 10 millions de pauvres. Au lieu de cela, les usines ferment et se délocalisent vers des cieux plus cléments en matière de profits et d’exploitation des travailleurs.
Quant à combler le déficit du budget tu augmentes les taxes obligatoires – TVA, CSG…- que supporteront catastrophiquement les plus démunis alors que les denrées augmentent chaque jour qui passent : électricité, gaz, carburant, alimentation, vêtements… Contrairement aux industriels et aux banquiers qui croulent sous les bénéfices.

Pour combler le trou, plutôt l’abime du budget, tu veux diminuer nos retraites, fruit d’une vie de labeur, comme si les retraités dont je suis, étaient des privilégiés.
Je suis un chanceux avec mes 950 euros mensuels d’être parmi les nantis. Pour 10 ou 20 euros de moins, je basculais dans la catégorie des pauvres.
Et, cerise sur le gâteau, tu préconises pour les enfants de France, donc mes petits-enfants, de les stimuler dès la sixième à l’école de la République, pour leur inculquer “l’esprit d’entreprise”. Comme si l’avenir se trouvait être la vocation à ces millions d’écoliers futurs, d’être patron.
Il s’agit là, d’une atteinte flagrante et délibérée à la laïcité.
Modeler le cerveau des enfants de la patrie à la religion de l’entreprise pour qu’ils soient à la botte du patronat. Ce qui prouve bien que ton gouvernement, dont je te rappelle tu es le PDG en titre, œuvre pour le dieu de la finance au même titre que tous ceux qui viennent de te précéder.

Mon cher Président et camarade de notre Parti Socialiste, j’en ai terminé avec cette diatribe et je t’adresse mes profondes et sincères salutations socialistes.

Claude Reboul

PS : En accompagnement à cette missive, je t’adresse quelques planches photos sur des citoyens “normaux” en réunion contre les éoliennes, photos glanées dans les quotidiens et hebdomadaires régionaux.
Voici cher président quelques titres d’études qu’il te sera facile de te procurer auprès de la camarade Delphine Batho dont tu as les coordonnées.
– Marjolaine VILLEY-MIGREYNE Docteur en sciences de l’industrie et de la communication – Université Paris II-Panthéon-Assas, spécialiste de l’information scientifique et technique décembre 2004
– LACHAT Nicole Diplômée en biologie et Dr ès sciences de l’Université de Neuchâtel – Eoliennes et santé humaine juin 2011 (Suisse)
– CONCOURS MEDICAL “Risque des éoliennes” In: Concours médical, hebdomadaire des praticiens n° 22, du 09-06-2004, page 1247.
– GAVREAU “Le son silencieux qui tue” / Gavreau.- In: Acoustiqua, vol.17, 1966 et Science et Mécanique, 1968.
– LEPICHON, A.- Contribution d’un modèle 3D de tracé de rayons dans un milieu complexe pour la localisation de sources infrasonores. Thèse de doctorat en géophysique en cours. CEA. /Alexis le Pichon
– ACADEMIE NATIONALE FRANÇAISE DE MEDECINE. 2005. Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l’homme. Rapport, annexes, recommandations. 14 mars 2006.
– RENARD C. 2005. Les infrasons, nuisances rédhibitoires des éoliennes.
– PIERPONT Nina Dr. 2009. Wind Turbine Syndrome : A report on a Natural Experiment. 294 pp. K-Selected Books. Santa Fe, New Mexico, USA.
– BAKKER H. et al. 2009. Seismic Effect on Residents from 3 MW Wind Turbines. Third International Meeting on Wind Turbine Noise, Aalborg, Denmark, 17-19 June 2009.
– BERGLUND B. et al. 1996. Sources and effects of low frequency noise. JASA J. Acoust. Soc. Am. 99(5) : 2985-3002
– BRÜEL V. et al. 1973. Mesures infrasonores. Technical Review Brüel & Kjaer 3 :14-26.
– COLBY et al. 2010. Wind Turbine Sound and Health Effects ; An Expert Panel Review. American and Canadian Wind Energy Associations.
– FREY B.J. et al. 2007. Noise radiation from wind turbines installed near homes : effects on health.
– HUBBARD H.H. et al. 1991. Aeroacoustics of large wind turbines. J. Acoust. Soc. Am.
– KAMPERMAN G.W. et al. 2008 a. Simple guidelines for siting wind turbines to prevent health risks. Noise-Con 2008. Dearborn, Michigan, USA.
– LAURIE, Dr Sarah Medical Director, Waubra Foundation, Submission to the Australian Federal Senate Inquiry into Rural wind Farms, February 2011,
– WAUBRA FOUNDATION Submission to the NSW Department of Planning, March 2012,
– GRIJOL Karine. Doctorat de Géographie-Aménagement, Université PARIS IV- SORBONNE « La faiblesse du vent » Ed. François BOURIN 2012

Florilège de citoyens ordinaires contre les éoliennes

Florilège de citoyens ordinaires contre les éoliennes

Florilège de citoyens ordinaires contre les éoliennes

Florilège de citoyens ordinaires contre les éoliennes

 

Contre l’anarchie et la corruption éoliennes

Jeudi, l’Assemblée Nationale réexaminera l’essentiel des dispositions de la proposition de loi Batho/Brottes, largement dictée par les syndicats de promoteurs éoliens (SER et FEE).

Proposée initialement en catimini dans le cadre de cavaliers législatifs, cette loi propose ni plus ni moins que la suppression des ZDE (zone de développement éolien) et la diminution du nombre des 5 éoliennes nécessaires pour un permis de construire. Cette proposition de loi, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation avec le peuple, avait provoqué l’ire des sénateurs et le rejet de la loi par le Sénat.

Au-delà de cette porte ouverte au mitage de notre territoire qui provoquera baisse du tourisme, dévalorisation des biens immobiliers impactés par la vue des éoliennes, et défiguration irréversible de nos paysages et des perspectives de nos monuments historiques, sans parler de la subvention déguisée et éhontée que représente le tarif énergie, il est essentiel de mettre en relief trois aspects sciemment occultés par les tenants d’une telle réforme : la corruption endémique autour de ces projets, la collusion du trio administration/élu/promoteur et l’absence systématique de concertation tant au niveau national qu’au niveau local.

La corruption endémique

Les procureurs comme la direction des affaires criminelles du ministère de la Justice le savent désormais : de très nombreux projets éoliens font l’objet de plaintes pour prises illégales d’intérêt caractérisées. Un nombre croissant de plaintes et d’enquêtes préliminaires ont été ouvertes dans la France entière. Dans de nombreux départements (Mayenne, Haute Loire, Calvados, Orne, Deux-Sèvres, Manche, Languedoc, etc), les résistants anti-éoliens ont pu constater que des élus importants (maires, adjoints chargés de l’urbanisme, etc) avaient un intérêt direct ou indirect (par les collatéraux) : ils avaient tout simplement favorisé l’installation d’éoliennes ou de ZDE sur leur terres tout en participant activement au processus d’installation (négociation avec les promoteurs pour les baux) et aux délibérations, ce qui est condamné par le code pénal à 5 ans de prison et 750.000 euros d’amende. L’intéressement est ainsi caractérisé et factuel : un mât éolien rapporte entre 4.000 et 10.000 € par an … sans parler des abattement fiscaux dont disposent les agriculteurs.


Plus grave : le délit de prises illégales d’intérêt est “couvert” par la signature des permis de construire par les préfectures qui disposent pourtant des délibérations et cadastres dans le cadre du contrôle de légalité. Faute de regarder en profondeur ce sujet ou de prendre au sérieux les plaintes reçues, l’Etat se rend de facto complice d’une prise illégale d’intérêt alors même que l’article 40 al. 2 du code de procédure pénale oblige toute autorité administrative à signaler à la justice un quelconque fait délictueux.

La situation française n’est en rien isolée : le Procureur italien qui a saisi 7 parcs éoliens appartenant à la Mafia avait averti en 2011 que ce phénomène se propagerait à l’Europe entière.[blockquote align=”center”]La situation française n’est en rien isolée : le Procureur italien qui a saisi 7 parcs éoliens appartenant à la Mafia avait averti en 2011 que ce phénomène se propagerait à l’Europe entière.[/blockquote]

Des exemples de dirigeants de sociétés éoliennes arrêtées pour fraude fiscale, notamment en Allemagne, existent également.
Des membres de notre réseau [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.latribune.fr/getFile.php?ID=6265407″ target=”_blank”]ont averti le Président de la République du caractère presque national de ces infractions[/icon_link] . Ce dernier a précisé dans un courrier qu’il demandait à la Ministre de l’Ecologie Mme Batho de procéder à un examen diligent des questions soulevées. [blockquote align=”center”]Or à ce jour, madame Batho s’est curieusement abstenue de faire réaliser un audit national des prises illégales d’intérêt dans toutes les préfectures de France[/blockquote] Or à ce jour, la Ministre s’est curieusement abstenue de faire réaliser un audit national des prises illégales d’intérêt dans toutes les préfectures de France afin d’avertir les Procureurs de la république comme l’exige l’article 40-2 du code de procédure pénale. Ce grave constat soulève la question de la collusion du trio administration/élu/promoteur.

La collusion élus/administration/promoteurs

Récemment, le “Figaro” révélait que le SIRASCO avait rendu un rapport au Premier ministre s’alertant de l’implication de la mafia dans les projets éoliens. Selon le rapport, les mafias italiennes s’intéressent désormais aux “énergies vertes”, détournant d’importantes subventions européennes. Leur technique: “l’infiltration au sein d’administrations décentralisées” pour “influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation de parcs d’éoliennes”, révèle le Sirasco. Des soupçons de corruption pèsent sur des fonctionnaires…”

Cette observation officielle d’un organisme de l’état est pleinement partagée par l’ensemble des associations résistantes anti-éoliens sur le terrain. Ils dénoncent inlassablement une collusion malsaine entre les divers acteurs de l’éolien : rétention d’informations stratégiques par les mairies et communautés de communes, retards volontaires dans l’acheminement de la documentation, reprise par les élus et l’Etat (DREAL, préfecture) des arguments des promoteurs éoliens, découragement des recours, pression sur les récalcitrants, menaces physiques et de contrôle fiscal, etc.

De nombreux exemples viennent étayer ce constat affligeant d’un Etat partial et d’élus complices. Cette vaste coalition au service d’entreprises souvent étrangères dont les structures juridiques et les flux financiers sont opaques à dessein, est parfaitement scandaleuse. Le peuple est-il encore souverain en France ? Où est la morale républicaine de nos élus et l’impartialité de l’Etat ?

La concertation inexistante

Conséquence logique : la concertation est totalement absente des projets éoliens.

1) Aucun photomontage n’existe dès le stade de la ZDE alors que cela devrait être une obligation : la population, saturée d’arguments des promoteurs éoliens, n’a aucune possibilité de voir ex ante l’impact de ces projets sur leur cadre de vie.

2) Les réunions publiques en présence des opérateurs sont souvent l’occasion d’intimider les récalcitrants ou de les stigmatiser en dénonçant les “perturbateurs”, les “égoïstes de l’intérêt privé contre l’intérêt général”, méthode d’intimidation qui, en milieu rural, fonctionne parfaitement bien.

3) Aucune information contradictoire n’est fournie par l’Etat ni par les élus dans des domaines essentiels où le principe de précaution, si utilisé pourtant ailleurs pour justifier l’inaction, n’est là curieusement jamais avancé : la santé, la dévalorisation immobilière et touristique des zones éoliennes, l’impact précis sur la biodiversité, les animaux, les paysages, les perspectives des sites et des monuments historiques, etc. L’information contradictoire fournie est biaisée, tronquée ou quand elle existe, caricaturée. La mise en place de la politique éolienne doit faire l’objet d’une large concertation quand on sait que la Ministre Delphine Batho a rappelé en octobre que la mise en place d’éoliennes allait rendre nécessaire la création de plusieurs milliers kilomètres de lignes à haute tension (sic) dont la construction est évaluée à 50 milliards d’euros. Quel est le bilan carbone d’un tel réseau ?

Ces points, particulièrement présents dans l’éolien comme les avocats spécialisés le reconnaissent, éclairent de toute évidence la marche à suivre pour le législateur :

C’est pourquoi nous demandons avec détermination :

[list style=”list2″ color=”green”]

  • Le report de la discussion sur la loi Brottes à l’issu du grand débat sur la transition énergétique, ce qui, du reste, est conforme à la convention d’Aarhus et à la charte environnementale ;
  • La mise en place d’une commission d’enquête ou d’une mission d’information sur la corruption et les éoliennes; les cas italien, allemand, espagnol et français doivent être mieux connus, les acteurs comme leurs circuits, mieux décryptés ;
  • L’enquête par les brigades financières et la cellule Tracfin des circuits financiers mis en place par les promoteurs qui abritent leur holding dans des paradis fiscaux ;
  • Le maintien des critères du Grenelle II, notamment le nombre de mâts éoliens ;
  • L’obligation pour les promoteurs éoliens de procéder à des photomontages dès le début du projet afin de renforcer l’information du public sur l’impact des éoliennes ;
  • L’information contradictoire du public sur l’éolien (santé, marché immobilier, tourisme, etc) ;
  • [/list]

Corruption, collusion, concertation : sur ces trois points, il est largement temps que le peuple français s’approprie le débat de manière souveraine. L’objectif est clair : 100 % de recours contre l’éolien en France et la fin de cette politique scandaleuse comme l’ont décidé avec bon sens les gouvernements espagnol et anglais.

Source: latribune.fr | 16/01/2013 | latribune.fr

Réponse de Martine Aubry à Claude Reboul à propos des éoliennes … accrochez vous !

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Claude REBOUL
Président de l’association
Le Chibrot
03250 Châtel-Montagne
Tel : 04.70.59.36.09.
Courriel : clauderebou(a)claudereboul.com

A

Martine AUBRY
Hôtel de Ville
Place Augustin Laurent
BP 667 59033 – LILLE CEDEX

Le 22 septembre 2011 Madame Aubry,

La problématique des éoliennes en matière de santé des populations riveraines des parcs

Président de l’association “Le vent qui souffle à travers la montagne”, je viens de déposer une plainte au pénal “contre X, pour des faits de mise en danger délibérée de la vie d’autrui, prévus et réprimés par les articles 223-1, 223-2, 223-18, 223-20 du Code Pénal, ou tout autre délit que l’enquête permettrait de révéler.” [icon style=”link” color=”green”](voir article dédié à la plainte)[/icon]
Je suis assisté par Maître Gilles-Jean PORTEJOIE, Bâtonnier de l’Ordre et ancien Secrétaire d’Etat au Tourisme.

Le motif qui nous unit est : la problématique des éoliennes en matière de santé sur les populations riveraines de ces parcs.

Notre plainte vise en premier lieu le nouveau parc de la montagne Bourbonnaise située entre Vichy et Roanne. A l’heure actuelle, plus d’une quarantaine de riverains de ce parc éolien se sont associés à cette plainte. De ce fait, plusieurs associations veulent faire de même dans l’ensemble de notre pays.

Nous avons pris pour base, l’étude publiée en juin 2011 par la biologiste suisse Nicole LACHAT Docteur ès Sciences (1). L’étude de Nicole LACHAT porte essentiellement sur les nombreuses publications de chercheurs renommés indépendants qui se sont penchés sur les dégâts physiologiques et physiques que causent et vont causer dans le futur, l’exposition des personnes aux sons audibles et aux infrasons – par définition inaudibles pour l’oreille humaine. Ces questions sanitaires se posent également au sujet de leurs conséquences sur les bovins, porcins, ovins, volailles, canidés etc. En cause encore et toujours, les infrasons émis par les éoliennes qui représentent une pollution nouvelle venant s’ajouter à toutes celles déjà connues et répertoriées.

(1) Il existe cependant beaucoup d’autres études rapportant les mêmes résultats sur les nuisances des éoliennes en matière de santé. Je citerai entre autre celle de l’américaine Nina PIERPONT, de la française Marjolaine VILLEY-MIGREYNE et tout dernièrement celle parue en juillet 2011 et réalisée par la fondation australienne WAUBRA.

Les personnes subissant 24/24 heures les infrasons des éoliennes massivement implantées ces dernières années, risquent de subir des préjudices sanitaires irréversibles, notamment dans la région de l’oreille interne. Selon les études menées, ces lésions provoquent surdité, acouphènes, désorientation et perte d’équilibre, céphalées, troubles visuels, troubles de l’attention, angoisse et stress. D’autres résultats tendent à prouver qu’une corrélation semble pouvoir se constituer entre pathologies de type cancers et défaillances cardio-vasculaires et l’exposition intensive aux infrasons.

Le gouvernement ainsi que bons nombres d’élus de toutes sensibilités, sont décidés à sacrifier sur l’autel du profit en matière d’énergie électrique, la santé voire la vie de centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

En l’état, et si le programme d’implantation d’éoliennes se maintient, nous risquons d’ici 2020, de dépasser le million de citoyens impactés par les nuisances inhérentes à l’éolien. Une telle situation serait évidemment intolérable.

L’énergie éolienne, en apparence bénéfique à tout point de vue, est en fait issue d’une technologie par trop aléatoire. D’un rendement extrêmement bas, qui plus est intermittent, le développement de l’éolien ne saurait se passer d’un débat de fond, loin des certitudes et de la démagogie des solutions faussement faciles propres aux nouveaux convertis de l’écologisme politique. Ce débat est d’autant plus nécessaire que les circuits de financement de l’éolien sont devenus une niche nouvelle de spéculation et d’enrichissement tant l’interpénétration des subventions, des crédits d’impôts et autres produits financiers défiscalisés, en fait un investissement extrêmement rentable sans que le premier électron soit produit.

Pourquoi ne pas injecter autant de volontarisme dans les économies d’énergie ? En effet, des solutions alternatives existent. Créatrices de centaines de milliers d’emplois dans les décennies à venir. Sur le plan environnemental, nous avons bien plus à gagner à réduire nos dépenses énergétiques qu’à investir des milliards d’Euros dans une nouvelle source d’énergie qui ne vient qu’ajouter au tonneau des Danaïdes de la surconsommation effrénée d’une énergie qui se fait de plus rare et couteuse.

On leurre les citoyens avec les économies d’énergies distillées au compte-goutte. Une réelle politique en cette matière, serait de réaliser un véritable programme d’isolation par l’extérieur, des grands ensembles de banlieue érigés depuis les années 1960 avec une isolation non énergivore telle la laine de bois ou de chanvre issue d’une agriculture respectueuse de la biodiversité.

De contraindre tous ces bâtiments construits dans les grandes zones industrielles et commerciales à revoir leur isolation quasi absente, mais également leur éclairage, leur climatisation ou leur chauffage en utilisant le petit éolien, le voltaïque ou le solaire. Ce sont des km2 de toitures plates qui occupent l’espace à ne rien produire pour leurs propres consommations d’énergies.
Non sans compter sur le solaire et la géothermie qu’on délaisse de côté.

Quant à la production d’électricité, là aussi, il existe des solutions génératrices d’emplois. Nous disposons aux fils de nos rivières, de dizaines de milliers de moulins qui ne demanderaient qu’à être opérationnels avec une génératrice moderne sans que l’on change la configuration d’origine de ces cours d’eaux.

Nous produisons chaque année, des millions de tonnes de déchets, d’excréments et cette biomasse serait valorisée par la méthanisation. Ce méthane qui s’échappe librement dans l’atmosphère à l’heure actuelle, et 30 fois plus polluant que l’oxyde de carbone. Il pourrait être producteur d’électricité, mais également de chauffage.

Nous allons voter dans quelques temps pour celle ou celui qui nous représentera à l’élection présidentielle de 2012. Je pose à chacune et chacun de nos candidat cette question : allez-vous totalement stopper cette course effrénée à la consommation par l’implantation anarchique des éoliennes qui en plus d’être non performantes, vont altérer définitivement la santé de centaines de milliers de citoyens qui vivent à proximité ?

Je me tiens à votre entière disposition pour vous éclairer plus profondément sur le sujet. Cette lettre ainsi que votre réponse, sera sujet à publication dans les médias. Veuillez recevoir Madame Aubry mes salutations des plus sincères.

Claude Reboul Président de l’association
L’association “Le vent qui souffle à travers la montagne”

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Réponse de Martine Aubry

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[icon style=”link” color=”magenta”]Cliquez pour télécharger la réponse de Martine Aubry au format PDF[/icon]

Martine Aubry

a

M. Claude Reboul
Président de l’association
“Le vent qui souffle à travers la Montagne”

Rèf. (791/ALB)

Paris le 10 octobre 2011

M. le président,
Chers membres de l’association;

J’ai bien pris connaissance de votre courrier m’interpellant au sujet des nuisances que les éoliennes peuvent occasionner et plus largement sur la politique en matière d’énergie. Je vous en remercie.

L’urgence de la mise à jour de notre modèle énergétique est aussi celle de la lutte contre le changement climatique et de la raréfaction inéluctable des énergies fossiles, dont nous restons trop dépendants.

Après une décennie perdue par les revirements du gouvernement, je souhaite proposer aux français une politique énergétique nouvelle, sérieuse et ambitieuse. Sérieuse, parce qu’elle garantira à chacun l’accès à une énergie sûre et soutenable sans compromettre l’avenir des générations futures ; ambitieuse, parce qu’avec le génie de nos chercheurs, de nos ingénieurs et de nos ouvriers, elle participera à la relance de notre économie en développant de nouvelles filières prometteuses en emplois et en création de richesses. En alliant sobriété, énergies renouvelables et recherche, nous réussirons.

Vous avez raison de la souligner qu’entre le gaspillage, souvent contraint et coûteux pour les plus fragiles, et le rationnement, il existe une voie : celle de l’efficacité énergétique.
Distiller les économies d’énergie au compte·goutte n’a pas de sens. La réhabilitation du patrimoine bâti existant est un chantier colossal et devrait assurer aux professionnels du bâtiment une relance importante de leur activité. De surcroit, j’affecterai un quart des emplois d’avenir pour les jeunes -emplois que je veux créer- , à la préservation de l’environnement par exemple dans le domaine des diagnostics thermiques des logements.

Enfin, notre politique énergétique devra s’appuyer sur une ambition industrielle forte. Mise en oeuvre par la banque publique d’investissements et un redéploiement des investissements en faveur des énergies “décarbonées”, afin d’assurer notre indépendance énergétique à long terme. J’ai confiance dans le progrès scientifique et technologique. La recherche et le développement progressent à grand pas. Toutes ces énergies alternatives doivent être étudiées sans dogmatisme : le solaire, l’éolien, la géothermie, la biomasse et surtout l’énergie des courants marins. Nous devons particulièrement concentrer la recherche sur le stockage de l’électricité qui est probablement le bond technologique le plus attendu.

[icon style=”globe” color=”magenta”]www.martineaubry.fr[/icon]