Les secrets du business éolien

Voici une version longue de la démonstration de monsieur [icon_link style=”user” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/etude-le-vent-dans-lallier/” target=”_blank”]Francis Lesage Catel[/icon_link], polytechnicien, transmise par monsieur [icon_link style=”user” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/09/ingenieur-meteo-dans-lallier-depuis-34-ans-il-sort-de-sa-reserve-pour-avertir-les-maires-du-departement/” target=”_blank”]Jean Pierre Sigaud[/icon_link], Ingénieur Météo dans l’Allier depuis 34 ans.

Présentation : Projet éoliennes, quelques vérités, affirmations face aux réalités

[image align=”center” icon=”link” width=”600″ autoHeight=”true” link=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/eoliennes-risques-economiques-techniques.pdf” linkTarget=”_blank”]http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/eoliennes-risques-economiques-techniques.jpg[/image]

Qui veut gagner des millions ? Comment changer le vent en or

Qui veut gagner des millions ? Comment changer le vent en or….et rejoindre très vite la Grèce.

Il fallait bien que quelqu’un fasse l’erreur. Un promoteur éolien souhaitant vendre son opération a publié sur internet le bilan de son opération pour mieux allécher les investisseurs. Il a d’ailleurs réussi : à peine son annonce était parue sur un site spécialisé, et déjà la mention « vendu » apparaissait. On comprend mieux pourquoi des producteurs éoliens font tout pour ne pas publier leurs comptes …

Cette étourderie permet enfin d’avoir la confirmation de ce qu’on supposait depuis longtemps : Les bénéfices des promoteurs éoliens qui se plaignent tout le temps sont …ENORMES. On comprend mieux pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet est entrée par une porte dérobée et n’est restée qu’une demi-heure à leur dernier congrès de Dijon. Gagner autant d’argent devient gênant en temps de crise, surtout quand c’est le contribuable qui paie… Les tarifs étant presque les mêmes en Allemagne et en France, la comparaison est facile.

Dès la première année, pour une opération de 5 éoliennes, le promoteur a touché net un bénéfice de plus de trois millions d’euros. Pour 8 éoliennes, cela représente environ 5 millions d’euros, cash en un an ! Certaines opérations se revendent plusieurs fois (source rapport député Franck Reynier assemblée nationale 31 mars 2010). Nous connaissons une opération revendue trois fois en quatre ans !!!/p>

Dès la deuxième année, il empochera en supplément net par an au minimum deux millions et demi d’euros sur un chiffre d’affaires d’environ trois millions. La maintenance et les loyers ne lui couteront pas plus cher que 500 000 euros par an tout compris, y compris garantie constructeur.

Ce chiffre d’affaires lui est garanti par la taxe CSP obligatoire perçue sur toutes les factures d’électricité. Cette taxe va TRIPLER l’année prochaine (source officielle commission régulation de l’énergie juin 2011). Il manque déjà 3 milliards de CSP pour financer ce pont d’or en 2011, auxquels s’ajoutent 2.8 milliards de retard qui sont dus à EDF par l’État pour subventionner les éoliennes. Voilà pourquoi la CSP va au moins tripler l’année prochaine (après les Présidentielles, ou avant ?)

La route de la Grèce n’est pas loin … L’Angleterre, l’Ecosse, l’Espagne, l’Estonie arrêtent d’urgence le dispositif . Le Premier Ministre britannique en personne, David Cameron, a
convoqué une réunion de crise sur ce sujet le 17 octobre dernier pour tout stopper dès 2012, et diviser les tarifs éoliens par DIX.
Les augmentations d’électricité atteignent 20 % sur les 9 premiers mois de l’année en Grande Bretagne et placent de nombreux ménages en grande difficulté alors que l’hiver n’est pas commencé.

Le producteur éolien ne produira pourtant de l’électricité qu’un jour sur cinq et cette électricité lui sera payée trois fois son prix du marché parce qu’elle est subventionnée alors qu’elle est de très mauvaise qualité. Il n’aura généralement pas créé un seul emploi sur place. Les champs d’éoliennes sont des déserts gérés par ligne téléphonique tellement il est infernal d’y vivre. Il fera l’aumône d’une taxe locale de quelques dizaines de milliers d’euros aux maires qui l’auront accueilli et qui auront présenté ce projet de « développement durable »comme « celui du siècle » à leurs administrés. Comme il achète généralement ses éoliennes à l’étranger, on se demande si tout l’argent est bien là où il devrait être, puisque les comptes sont loin d’être transparents. Le lobby éolien a réussi à réduire à presque rien les travaux de démantèlement qui auraient du être provisionnés chaque année et qui iront dans sa poche. Les milliers de tonnes de béton invisibles resteront en terre des siècles pour acidifier les sols et les stériliser.

Ce n’est pas fini ! Il va aussi toucher toutes les déductions d’impôts, et qui lui rembourseront une grande partie de son investissement, soit au minimum et en étant très prudent 10 millions d’euros, mais souvent bien plus. Tous les sites internet de défiscalisation le disent très clairement, notamment avec la loi Dutreil.

Voici un investisseur qui va gagner net 20 millions d’euros sur deux ans, en ayant dépensé entre 300 et 500 000 euros. Le rendement est de 4000% ! 640 fois le SMIC par mois, en étant fonctionnaire …

On comprend mieux cette frénésie d’installer des éoliennes partout, même là où il n’y a pas de vent, avec toutes les tentations de la terre.

Certains responsables politiques sont de très ardents défenseurs des éoliennes et utilisent exactement les mêmes mots que les promoteurs éoliens à la virgule près. On aimerait bien être rassurés …

Ludovic Grangeon
Chercheur économiste
[icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/11/Qui-veut-gagner-des-millions-Ludovic-Grangeon.pdf” target=”_blank”]Téléchargez l’article en PDF[/icon_link]

Il faudra bien que quelqu’un paie la “fiesta verte”

Le géant espagnol de l’électricité Iberdrola prévoit une autre bulle.

Le président d’Iberdrola, Ignacio Sánchez Galán, a déclaré jeudi qu’il fallait freiner le développement de l’énergie thermosolaire en Espagne, parce qu’elle est “économiquement non-viable”. Il met en garde contre cette technologie immature qui risque de créer “une nouvelle bulle” similaire à celle de l’énergie photovoltaïque, avec un coût pour les consommateurs espagnols de 2 milliards d’euros par an (1).

“Quelqu’un doit payer pour la fiesta verde”, a-t-il déclaré lors d’une conférence devant une audience d’analystes. Il ajouta que tout l’argent public dépensé pour supporter les technologies vertes “fait que le mégawatt/heure espagnol est le plus cher de toute l’Europe”.

La Plateforme européenne contre l’éolien industriel (EPAW www.epaw.org) réagit à ceci en disant que, tout comme la Grèce, l’Espagne continue à dépenser en projets énergétiques non rentables de l’argent qu’elle n’a pas. Astucieusement, son gouvernement a mis hors budget le déficit attribuable à l’énergie verte, les 22 milliards d’euros du “deficit tarifario” (1). Mais il lui est néanmoins nécessaire de le financer. EPAW a appris qu’il avait demandé aux Saoudiens de le faire, mais aucun détail n’a été publié au sujet de garantie souveraine ou autre caution.

“Ce qui est le plus inquiétant c’est le manque de transparence”, dit Mark Duchamp, le Directeur Général d’EPAW. Quelle sorte de marché a été offert aux Saoudiens, demande-t-il ? Comme pour les Chinois, auxquels l’Union Européenne a proposé de financer le “Fonds européen de stabilité financière” – la bouée de sauvetage de l’euro – il est peu probable qu’ils prêtent des milliards sans gages concrets, ou sans bénéfices collatéraux importants. Ils ont vu les banques françaises et allemandes avaler des couleuvres avec la dette grecque, qui ne vaut plus pour elles que 50% de sa valeur nominale. “Que va-t-on donc offrir en gage ?” se demande Duchamp. “Après avoir vendu nos meubles pour couvrir des décades de déficits publics, est-ce que les gouvernements vont maintenant hypothéquer la maison européenne pour pouvoir continuer à gaspiller de l’argent que l’on n’a pas sur des énergies renouvelables non rentables ?”

EPAW a obtenu une preuve scientifique de grand intérêt: il semblerait que “la plus mature” des technologies dites vertes, l’éolien industriel, n’économise pas vraiment sur les émissions de C02 et les importations de combustibles fossiles. “On en reparlera la semaine prochaine”, ajoute Duchamp.

La Plateforme nord-américaine contre l’éolien industriel (NA-PAW www.na-paw.org) abonde dans le même sens. Selon son Directeur Général, Sherri Lange, “les Etats-Unis et le Canada suivent le modèle européen. Il serait plus intelligent d’observer et d’apprendre, au lieu de se joindre aux lemmings qui marchent vers le précipice.”

COMMUNIQUÉ DE PRESSE de l’EPAW (European Plateform Against Windfarm)
30 octobre 2011

Contacts :

Mark Duchamp
Directeur général, EPAW
www.epaw.org
Tél. 34 693 643 736 (Espagne)
save.the.eagles@gmail.com

Sherri Lange
Directeur général, NA-PAW
www.na-paw.org
Tél. 1 416 567 5115 (Canada)
kodaisl@rogers.com

(1) Références :
http://www.expansion.com/accesible/2011/10/27/empresasenergia/1319711373.html
http://www.noticias.com/sanchez-galan-pide-cambiar-el-insostenible-modelo-energetico-espanol.1393134