20% de rentabilité garantis par l’Etat en temps de crise !

Transparence :   Chiche !  Monsieur Borloo ! Le président de l’UDI a demandé que la commission de transparence, qui reçoit les déclarations d’avoirs des élus, ait les moyens de mener un travail d’enquête «professionnel et sérieux». Il a parfaitement raison.

Le 17 novembre 2008, le ministre de l’écologie et du développement durable faisait signer discrètement par ses services  l’arrêté fixant les tarifs d’achat de l’électricité produite à partir de l’énergie éolienne. Cet arrêté était publié près d’un mois plus tard en décembre 2008. Aussitôt, les « professionnels » du secteur faisaient part de leur satisfaction, comme s’ils connaissaient déjà le texte, notamment à travers le syndicat des énergies renouvelables. [blockquote align=”left” cite=”Ludovic Grangeon”]engageait l’État à verser une rente inouïe à des promoteurs privés sans exigence de résultat contractuel, ni contrôle [/blockquote] Cet arrêté, qui n’avait fait l’objet d’aucun débat, engageait l’État à verser une rente inouïe à des promoteurs privés sans exigence de résultat contractuel, ni contrôle des sociétés soumises à marché public. De très nombreux opérateurs « oublient » de publier leurs comptes selon les obligations légales.

Cadeau supplémentaire prodigieux : les producteurs d’électricité éolienne, ayant déposé une demande complète de contrat d’achat avant la date d’entrée en vigueur du nouvel arrêté, pouvaient eux aussi bénéficier d’un contrat sur la base de cet arrêté sans avoir à déposer une nouvelle demande !…

Certes, ce tarif avait reçu l’avis favorable du Conseil supérieur de l’énergie mais surtout un avis très défavorable du régulateur officiel. La Commission de régulation de l’énergie (CRE)  estimait que les tarifs proposés étaient  supérieurs au total des coûts de production évités, et de très loin. Une avocate expérimentée comme Corinne Lepage n’a pas hésité à saisir la Cour de justice de la République après avoir été saisie d’un doute à propos d’une transaction favorable bien moins importante sous l’autorité d’un ministre. Cette décision était-elle différente ? La question mérite d’être posée. Le ministre a-t-il été berné ? Quels intérêts souterrains peuvent-ils bien avoir été servis par une mesure aussi exorbitante ? De très nombreux intermédiaires plus ou moins officiels de ce milieu arpentent en permanence les couloirs des assemblées parlementaires. Transparence Internationale soulignait qu’il n’existait pas un registre de ces « visiteurs du soir » comme dans de nombreux autres pays. Il semblerait que leur « assistance » soit appréciée pour rédiger les projets de textes réglementaires. Est-ce exact ? On a vu certains parlementaires embarrassés pour répondre à des questions sur des textes qu’ils étaient censés avoir produits eux-mêmes.

La commission de régulation de l’énergie (CRE) soulignait que cette décision serait en contradiction avec l’article 10 de la loi du 10 février 2000, qui interdit à tout opérateur d’énergie de s’enrichir au-delà d’un taux raisonnable. La décision du 17 novembre 2008 allait permettre aux promoteurs de l’éolien de réaliser des profits fabuleux sur des productions pourtant obligatoirement achetées par l’État aux frais du contribuable via la CSPE , nouvel impôt supplémentaire, discrètement acquittée sur toutes les factures d’électricité des ménages, et que personne n’a encore remarquée. Les  taux d’intérêt gagnés par les opérateurs grâce à cette manne ne sont pas inférieurs à 11 % nets et dépassent souvent les 20%. L’augmentation « minime » de la CSPE finançant ce dispositif atteint 5 ans plus tard au moins 300% et ce n’est pas fini. Les ménages les plus modestes vont devoir se serrer la ceinture pour faire face à des hausses globales de 20% de l’électricité, alors que des financiers profiteront de cette manne pendant 15 ans, si ce dispositif n’est pas réformé rapidement. Jean Marc Ayrault lui-même l’a rapidement vu en soulignant que les plus modestes trouveraient rapidement cet effort insupportable et en annonçant en septembre 2012 la refonte totale de la CSPE pour 2013.

Cette réforme permettrait à l’Etat d’économiser plus de 5 milliards d’euros puisque les projets éoliens qui crient sans cesse misère sont en fait rentables sans aucune subvention. Sinon, pourquoi des cohortes d’intermédiaires à grosses berlines, chéquier facile, et table ouverte, arpenteraient-ils la plus petite commune rurale en quête de la moindre implantation d’éoliennes à 3 millions d’euros pièce en pleine crise ? même là où il y a peu de vent ?

Interpol, l’organisation mondiale de la police, vient de publier coup sur coup deux études approfondies montrant que les équipements d’énergies renouvelables et les certificats d’énergie carbone qui leurs sont liés sont devenus l’une des principales fraudes industrielles mondiales des grands délinquants financiers. [blockquote align=”left” cite=”Ludovic Grangeon”]les certificats d’énergie carbone qui leurs sont liés sont devenus l’une des principales fraudes industrielles mondiales des grands délinquants financiers.[/blockquote] Une récente étude publiée par l’Université de Paris Sorbonne a estimé les fraudes de ce secteur à au moins 5 milliards d’euros. Les capitaux de ce secteur tournent dans le monde entier, avec autant de facilités de rémunération hors de France. Plus de 90% des éoliennes installées en France proviennent de marques étrangères. Les USA ont demandé une enquête internationale sur les fausses factures permettant de surfacturer jusqu’à dix fois leur prix certaines pièces d’éoliennes comme les plateformes orientables. Les quantités d’argent blanchi, noirci, verdi, transitent par de nombreux paradis fiscaux qui laissent imaginer toutes les possibilités anonymes.

Les pertes réseaux dues à l’éolien largement sous-estimées, les hausses de tarifs également

Ludovic Grangeon, enseignant chercheur en économie à l’ESDES Lyon, président de l’Adermob :

Une ligne haute tension de raccordement d’un parc éolien peut facilement atteindre 20% de pertes de réseau en raison de son éloignement.

Le chiffre annoncé est toujours de 2.5% “moyenne nationale” de pertes de réseau français, mais on oublie de dire que ce chiffre est net après rachat de ses propres consommations de réseaux par Électricité Réseau Distribution France (ERDF) et Réseau de transport d’électricité (RTE), le vrai chiffre national étant entre 7 et 8 % de pertes physiques. (ci-joint un [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/01/rapport-perte-energiesRTE-jmars-2010.pdf” target=”_blank”]rapport peu connu de la Commission de Régulation de l’Energie sur les pertes réseaux électrique[/icon_link]).

De ce fait: les promoteurs éoliens recherchent des sites isolés à faible population, facilement investis par la faiblesse de leur population et de leurs élus locaux. Ces sites sont éloignés, et donc accroissent les pertes.
Comme en général une ligne unique est tirée, elle fonctionne donc à plein régime, ce qui multiplie d’autant la perte, souvent proche de 15 à 20% dans ce cas.

Conclusion: soit un parc éolien de 20 MW: sa production n’atteint au mieux que l’équivalent de 4 MW/h par an (20%), qui de plus n’arrivent pas au moment où on en a besoin, et cerise sur le gâteau, ce ne sont même pas ces 4 MW/h qui arrivent au consommateur mais au mieux 3.5 MW/h au pire 3 MW/h. Tout cela à 8.5 cts/kw sans compter la CSPE, TURPe et autres parataxes !

Les tarifs EDF revus à la hausse à cause de l’éolien

Je rappelle qu’un tarif blanc EDF déjà considéré comme surtaxé dans les options “Tempo” qui tiennent compte de l’effacement des jours de pointe, et donc de l’incapacité de l’éolien à fournir ces jours là, est de 12cts/kwh. Tarif qu’il faut AJOUTER au tarif éolien, puisqu’il correspond aux moyens de production mis en place pour produire de l’électricité 80 % du temps où l’éolien ne marche pas (centrales thermiques à gaz, charbon) soit donc de l’ordre de 20 cts/kwh.

Le tarif rouge d’effacement est 22 jours par an de 50 cts /kwh, ce qui en fait ces jours là un montant EFFRAYANT cumulé à un peu moins de 1 € le KW/h !
Puisque le coût de l’investissement doit être ajouté au coût de la consommation, cet investissement n’existant qu’en raison des éoliennes qui ne produisent pas tout le temps.
REGARDEZ VOTRE FACTURE D’ELECTRICITE ET VOUS ALLEZ VRAIMENT COMPRENDRE.

Les chiffres annoncés par Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes, lors de son audition sur les suites de Grenelle par l’Assemblée Nationale le 18 janvier sont donc faux et largement sous estimés. Je vais prendre soin de lui écrire pour le lui signaler, démonstration à l’appui, avec tout le respect que je lui dois ainsi qu’au rapporteur général Carrez.

C’est ce que Gérard Mestrallet appelle payer trois fois la même électricité, sauf que le prix final peut aller jusqu’à DIX.
D’ailleurs, c’est exactement le raisonnement que le Gouvernement britannique est en train d’adopter avec
une division jusqu’à dix des tarifs de rachat de l’éolien dans le scenario en cours d’étude, sous la pression de plus de soixante députés furieux qui appartiennent pourtant au même clan politique. ([icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.yorkshirepost.co.uk/news/at-a-glance/main-section/tory_mps_urge_cameron_to_cut_subsidies_for_windfarms_1_4179099″ target=”_blank”]www.yorkshirepost.co.uk[/icon_link])

Les éoliennes augmenteraient les émissions de CO2

Info en provenance de l’EPAW :

Non seulement, l’énergie éolienne serait coûteuse, mais en plus elle ne serait pas efficiente quant à la réduction des émissions de CO2. “S’il n’y avait pas les objectifs fixés par la Directive des énergies renouvelables, l’éolien ne serait même pas recevable comme moyen rentable de production d’électricité ou de réduction des émissions”, conclut le rapport rédigé par l’[icon_link style=”chain” color=”green” href=”http://www.civitas.org.uk/economy/electricitycosts2012.pdf” target=”_blank”]économiste britannique Ruth Lea[/icon_link].

Après quoi, elle recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici à 2020.

[icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.civitas.org.uk/economy/electricitycosts2012.pdf” target=”_blank”]Téléchargez l’étude “Electricity Costs: The folly of wind-power”, Ruth Lea, Civitas, Janvier 2012[/icon_link]

France Bleu Pays d’Auvergne : Francois Leloustre au sujet du SRCAE Auvergne

Francois Leloustre au sujet du [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://auvergne.info/public/upload/files/2012/SRCAE_Auvergne_Schema_Regional_Eolien.pdf” target=”_blank”]SRCAE Auvergne (p.39)[/icon_link] chez France bleu pays d’Auvergne. Interview au sujet de l’échec des Schémas Régionaux Climat Air Energie, censés jouer le rôle d’arbitres, mais qui se révèlent d’une partialité troublante en faveur des promoteurs d’un seul type d’énergie renouvelable : l’éolien.
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Eoliennes de la montagne bourbonnaise : ou sont les emplois ?

L’opérateur éolien a fait paraître une publicité de poste à temps partiel pour Ferrières sur Sichon (voir ci après).
Où sont les 5 emplois par éolienne annoncés au niveau national ? Selon les promesses initiales, nous devrions avoir … 40 emplois sur place !!!

Tout d’abord, comment se fait il que l’annonce ne soit pas diffusée au niveau local ? via les mairies et Pôle Emploi, alors que tant de ménages sont dans la difficulté dans la Montagne Bourbonnaise ?

Ensuite, on constate que la sécurité du réseau n’est même pas automatique et que la récente panne de plusieurs jours trouve son explication.
Il faut qu’une personne gère manuellement la surveillance d’un poste de transformation sur le réseau public d’électricité ? et ce n’était pas prévu ? après une enquête publique de plusieurs années ? toutes les assurances y compris du Préfet de Région sur la sécurité ? et le chemin de Saint jacques de Compostelle « oublié » par les services de l’Etat ?

Le favoritisme commence à devenir troublant. Il y a des révolutions qui ont démarré pour moins que cela …
Toujours aucune nouvelle du « CODOA » du Chemin de la Ligue qui devrait être public. Y aurait il un problème ? Nous le demandons en vain depuis septembre dernier. La loi prévoit que ce document est public et qu’il doit être publié par le Préfet. Est-ce donc si mystérieux ?
Sans ce CODOA, le courant des éoliennes ne peut être vendu à EDF. Il devrait exister depuis trois ans.

EDF appréciera…
On rêve !!

Ludovic Grangeon

[blockquote cite=”Définition Wikipédia du Codoa”]La loi française oblige EDF (qui le refacture aux clients au travers de la CSPE) à acheter le courant produit par tout système de production d’électricité, avec un prix d’achat bonifié pour l’éolien (sauf pour les éoliennes de plus de 12 MW), pour favoriser cette jeune filière en plein développement et permettre à la France d’atteindre les objectifs de la directive européenne.

Le 4 mars 2009, un décret a adapté le dispositif des certificats d’achat aux « zones de développement de l’éolien ». Ces certificats (CODOA) ouvrent droit à l’obligation d’achat d’électricité aux installations éoliennes en « zones de développement de l’éolien » ou ZDE ; Le Codoa impliquait antérieurement une puissance inférieure ou égale à 12 MW (limite fixée décret 2000-1196 du 6 décembre 2000) et une distance d’au moins 1,500 m entre deux parcs éoliens exploités par un même opérateur).

En ZDE, ces limites de puissance et de distance n’ont plus d’objet puisque la puissance minimale et maximale y sont fixées par l’arrêté préfectoral de création de la ZDE. Le préfet devra publier au plus tard le 1er février de chaque année un état des ZDE du département faisant apparaître notamment la puissance résiduelle de chaque zone pouvant encore ouvrir droit à obligation d’achat.

le CODOA n’est valable que pour la durée du contrat d’achat d’électricité et est annulé si l’installation n’a pas été mise en service (sauf prolongation sur demande justifiée). En cas de recours contentieux contre l’une des autorisations nécessaires à la construction et à l’exploitation de l’installation, le délai de trois ans est suspendu jusqu’au prononcé d’une décision juridictionnelle irrévocable.[/blockquote]

Réponse de Martine Aubry à Claude Reboul à propos des éoliennes … accrochez vous !

[icon style=”link” color=”magenta”]Cliquez pour télécharger la lettre au format PDF[/icon]

Claude REBOUL
Président de l’association
Le Chibrot
03250 Châtel-Montagne
Tel : 04.70.59.36.09.
Courriel : clauderebou(a)claudereboul.com

A

Martine AUBRY
Hôtel de Ville
Place Augustin Laurent
BP 667 59033 – LILLE CEDEX

Le 22 septembre 2011 Madame Aubry,

La problématique des éoliennes en matière de santé des populations riveraines des parcs

Président de l’association “Le vent qui souffle à travers la montagne”, je viens de déposer une plainte au pénal “contre X, pour des faits de mise en danger délibérée de la vie d’autrui, prévus et réprimés par les articles 223-1, 223-2, 223-18, 223-20 du Code Pénal, ou tout autre délit que l’enquête permettrait de révéler.” [icon style=”link” color=”green”](voir article dédié à la plainte)[/icon]
Je suis assisté par Maître Gilles-Jean PORTEJOIE, Bâtonnier de l’Ordre et ancien Secrétaire d’Etat au Tourisme.

Le motif qui nous unit est : la problématique des éoliennes en matière de santé sur les populations riveraines de ces parcs.

Notre plainte vise en premier lieu le nouveau parc de la montagne Bourbonnaise située entre Vichy et Roanne. A l’heure actuelle, plus d’une quarantaine de riverains de ce parc éolien se sont associés à cette plainte. De ce fait, plusieurs associations veulent faire de même dans l’ensemble de notre pays.

Nous avons pris pour base, l’étude publiée en juin 2011 par la biologiste suisse Nicole LACHAT Docteur ès Sciences (1). L’étude de Nicole LACHAT porte essentiellement sur les nombreuses publications de chercheurs renommés indépendants qui se sont penchés sur les dégâts physiologiques et physiques que causent et vont causer dans le futur, l’exposition des personnes aux sons audibles et aux infrasons – par définition inaudibles pour l’oreille humaine. Ces questions sanitaires se posent également au sujet de leurs conséquences sur les bovins, porcins, ovins, volailles, canidés etc. En cause encore et toujours, les infrasons émis par les éoliennes qui représentent une pollution nouvelle venant s’ajouter à toutes celles déjà connues et répertoriées.

(1) Il existe cependant beaucoup d’autres études rapportant les mêmes résultats sur les nuisances des éoliennes en matière de santé. Je citerai entre autre celle de l’américaine Nina PIERPONT, de la française Marjolaine VILLEY-MIGREYNE et tout dernièrement celle parue en juillet 2011 et réalisée par la fondation australienne WAUBRA.

Les personnes subissant 24/24 heures les infrasons des éoliennes massivement implantées ces dernières années, risquent de subir des préjudices sanitaires irréversibles, notamment dans la région de l’oreille interne. Selon les études menées, ces lésions provoquent surdité, acouphènes, désorientation et perte d’équilibre, céphalées, troubles visuels, troubles de l’attention, angoisse et stress. D’autres résultats tendent à prouver qu’une corrélation semble pouvoir se constituer entre pathologies de type cancers et défaillances cardio-vasculaires et l’exposition intensive aux infrasons.

Le gouvernement ainsi que bons nombres d’élus de toutes sensibilités, sont décidés à sacrifier sur l’autel du profit en matière d’énergie électrique, la santé voire la vie de centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants.

En l’état, et si le programme d’implantation d’éoliennes se maintient, nous risquons d’ici 2020, de dépasser le million de citoyens impactés par les nuisances inhérentes à l’éolien. Une telle situation serait évidemment intolérable.

L’énergie éolienne, en apparence bénéfique à tout point de vue, est en fait issue d’une technologie par trop aléatoire. D’un rendement extrêmement bas, qui plus est intermittent, le développement de l’éolien ne saurait se passer d’un débat de fond, loin des certitudes et de la démagogie des solutions faussement faciles propres aux nouveaux convertis de l’écologisme politique. Ce débat est d’autant plus nécessaire que les circuits de financement de l’éolien sont devenus une niche nouvelle de spéculation et d’enrichissement tant l’interpénétration des subventions, des crédits d’impôts et autres produits financiers défiscalisés, en fait un investissement extrêmement rentable sans que le premier électron soit produit.

Pourquoi ne pas injecter autant de volontarisme dans les économies d’énergie ? En effet, des solutions alternatives existent. Créatrices de centaines de milliers d’emplois dans les décennies à venir. Sur le plan environnemental, nous avons bien plus à gagner à réduire nos dépenses énergétiques qu’à investir des milliards d’Euros dans une nouvelle source d’énergie qui ne vient qu’ajouter au tonneau des Danaïdes de la surconsommation effrénée d’une énergie qui se fait de plus rare et couteuse.

On leurre les citoyens avec les économies d’énergies distillées au compte-goutte. Une réelle politique en cette matière, serait de réaliser un véritable programme d’isolation par l’extérieur, des grands ensembles de banlieue érigés depuis les années 1960 avec une isolation non énergivore telle la laine de bois ou de chanvre issue d’une agriculture respectueuse de la biodiversité.

De contraindre tous ces bâtiments construits dans les grandes zones industrielles et commerciales à revoir leur isolation quasi absente, mais également leur éclairage, leur climatisation ou leur chauffage en utilisant le petit éolien, le voltaïque ou le solaire. Ce sont des km2 de toitures plates qui occupent l’espace à ne rien produire pour leurs propres consommations d’énergies.
Non sans compter sur le solaire et la géothermie qu’on délaisse de côté.

Quant à la production d’électricité, là aussi, il existe des solutions génératrices d’emplois. Nous disposons aux fils de nos rivières, de dizaines de milliers de moulins qui ne demanderaient qu’à être opérationnels avec une génératrice moderne sans que l’on change la configuration d’origine de ces cours d’eaux.

Nous produisons chaque année, des millions de tonnes de déchets, d’excréments et cette biomasse serait valorisée par la méthanisation. Ce méthane qui s’échappe librement dans l’atmosphère à l’heure actuelle, et 30 fois plus polluant que l’oxyde de carbone. Il pourrait être producteur d’électricité, mais également de chauffage.

Nous allons voter dans quelques temps pour celle ou celui qui nous représentera à l’élection présidentielle de 2012. Je pose à chacune et chacun de nos candidat cette question : allez-vous totalement stopper cette course effrénée à la consommation par l’implantation anarchique des éoliennes qui en plus d’être non performantes, vont altérer définitivement la santé de centaines de milliers de citoyens qui vivent à proximité ?

Je me tiens à votre entière disposition pour vous éclairer plus profondément sur le sujet. Cette lettre ainsi que votre réponse, sera sujet à publication dans les médias. Veuillez recevoir Madame Aubry mes salutations des plus sincères.

Claude Reboul Président de l’association
L’association “Le vent qui souffle à travers la montagne”

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Réponse de Martine Aubry

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[icon style=”link” color=”magenta”]Cliquez pour télécharger la réponse de Martine Aubry au format PDF[/icon]

Martine Aubry

a

M. Claude Reboul
Président de l’association
“Le vent qui souffle à travers la Montagne”

Rèf. (791/ALB)

Paris le 10 octobre 2011

M. le président,
Chers membres de l’association;

J’ai bien pris connaissance de votre courrier m’interpellant au sujet des nuisances que les éoliennes peuvent occasionner et plus largement sur la politique en matière d’énergie. Je vous en remercie.

L’urgence de la mise à jour de notre modèle énergétique est aussi celle de la lutte contre le changement climatique et de la raréfaction inéluctable des énergies fossiles, dont nous restons trop dépendants.

Après une décennie perdue par les revirements du gouvernement, je souhaite proposer aux français une politique énergétique nouvelle, sérieuse et ambitieuse. Sérieuse, parce qu’elle garantira à chacun l’accès à une énergie sûre et soutenable sans compromettre l’avenir des générations futures ; ambitieuse, parce qu’avec le génie de nos chercheurs, de nos ingénieurs et de nos ouvriers, elle participera à la relance de notre économie en développant de nouvelles filières prometteuses en emplois et en création de richesses. En alliant sobriété, énergies renouvelables et recherche, nous réussirons.

Vous avez raison de la souligner qu’entre le gaspillage, souvent contraint et coûteux pour les plus fragiles, et le rationnement, il existe une voie : celle de l’efficacité énergétique.
Distiller les économies d’énergie au compte·goutte n’a pas de sens. La réhabilitation du patrimoine bâti existant est un chantier colossal et devrait assurer aux professionnels du bâtiment une relance importante de leur activité. De surcroit, j’affecterai un quart des emplois d’avenir pour les jeunes -emplois que je veux créer- , à la préservation de l’environnement par exemple dans le domaine des diagnostics thermiques des logements.

Enfin, notre politique énergétique devra s’appuyer sur une ambition industrielle forte. Mise en oeuvre par la banque publique d’investissements et un redéploiement des investissements en faveur des énergies “décarbonées”, afin d’assurer notre indépendance énergétique à long terme. J’ai confiance dans le progrès scientifique et technologique. La recherche et le développement progressent à grand pas. Toutes ces énergies alternatives doivent être étudiées sans dogmatisme : le solaire, l’éolien, la géothermie, la biomasse et surtout l’énergie des courants marins. Nous devons particulièrement concentrer la recherche sur le stockage de l’électricité qui est probablement le bond technologique le plus attendu.

[icon style=”globe” color=”magenta”]www.martineaubry.fr[/icon]

Eoliennes et énergies renouvelables : la quadruple faute

[icon style=”chain” color=”green”]Article du site lecercle.lesechos.fr[/icon]

Eoliennes et énergies renouvelables : la quadruple faute
Une politique énergétique vertueuse devrait assurer efficacités économique, sociale, environnementale et morale. En s’engageant massivement dans la filière éolienne, le Gouvernement commet une quadruple faute. Cette faute aura pour conséquence que la France aura raté l’opportunité d’une transition énergétique réussie tout en payant ses erreurs au prix fort.

Ou quelques mots de vérité à Madame la Ministre dite de l’Environnement avant son tour de France en faveur des intérêts des promoteurs d’éoliennes.

S’il est assurément indispensable de concevoir une politique énergétique qui anticipe les besoins de l’avenir, il n’est pas moins indispensable de concilier certains impératifs pour que cette politique soit vertueuse. Et par politique vertueuse, entendons que la vertu soit celle que caractérisent des critères d’efficacités économique, sociale, environnementale et morale.

  • 1) La vertu économique serait celle qui créerait les conditions d’un enrichissement collectif et d’une élévation du niveau de vie pour s’adapter à l’évolution des besoins énergétiques, financiers et commerciaux du pays tout en y créant des emplois. On connaît les besoins énergétiques de la France.
    Dans un pays en crise et bientôt probablement en récession, la priorité n’est pas d’accroître coûte que coûte une production d’électricité, mais d’apprendre à gérer des ressources rares et à en optimiser la consommation. De la réduction des gâchis, si évidents dans notre société, il pourrait résulter une réduction des dépenses publiques, donc de l’endettement national, une réduction des importations d’énergie fossile et donc du déficit de la balance commerciale, et l’apparition de métiers nouveaux répartis sur tout le territoire, dès lors qu’existerait une volonté d’aider nos entreprises à répondre aux besoins du consommateur. Las !

En choisissant d’affecter l’essentiel des ressources financières à la seule filière éolienne, à hauteur de 40 à 80 milliards d’euros en 10 ans, le Gouvernement fait exactement le choix inverse : celui de d’augmenter la production énergétique inutile, celui d’importer massivement du matériel étranger, celui d’asphyxier les finances publiques par le creusement d’un déficit déjà abyssal et celui de renoncer aux emplois utiles par le subventionnement d’emplois dans d’autres pays.

  • 2) L’efficacité sociale devrait consister à créer des emplois, à améliorer ou à sauvegarder le pouvoir d’achat des citoyens, et à améliorer le cadre et la qualité de vie. Las ! Alors que le jeu normal de la concurrence entre filières énergétiques devrait conduire à trouver des solutions à moindre coût pour le consommateur, à commencer par la bénéfique mise en œuvre des techniques d’économies individuelles d’énergie (isolation des bâtiments existants, pompes à chaleur) ou l’optimisation des dépenses des collectivités locales, les énergies renouvelables sont utilisées comme prétexte à une intense politique de majoration des prix.

Ce n’est pas en triplant le coût de l’électricité produite (éoliennes terrestres) ou en le quintuplant (éoliennes en mer) que l’on améliorera le pouvoir d’achat. Aux tarifs réglementés outrageusement gonflés pour bénéficier aux promoteurs s’ajoutent dorénavant les taxes dissimulées comme la volontairement mal nommée « contribution au service public d’électricité ».
Le choix du tout éolien n’est rien d’autre que la prédation organisée du consommateur déjà pratiquée par ceux des acteurs de l’économie qu’enrichissent de simples prélèvements automatiques sur les comptes bancaires des particuliers. Si les fins de mois n’en seront que plus difficiles, ce ne sera paradoxalement que pour infliger à certains une détérioration sans précédent de leur qualité de vie en leur imposant les nuisances de milliers d’aérogénérateurs.

  • 3) Pour le moins s’attendrait on à ce que le bénéfice écologique soit incontestable : progrès dans la préservation du cadre naturel, réduction des gaz à effets de serre, limitation du halo lumineux, aide à la sauvegarde de la faune et de la flore. Las ! On a déjà assez dit à quel point les éoliennes ne sont que le massacre organisé de ce que l’environnement a de plus précieux : la destruction inconsidérée des plus beaux sites et des paysages, des fouilles sans précédent du sous-sol et la destruction des nappes phréatiques ou du milieu marin. Quant à l’accroissement des pollutions chimiques, il est indirect par le recours systématique à une électricité produite par ce qui reste d’énergie fossile polluante comme en Allemagne (premier émetteur de gaz à effet de serre d’Europe !) pour combler le déficit de rendement des aérogénérateurs, ou l’utilisation d’anti-fooling et d’huiles mécaniques en mer pour l’entretien des machines.

Pétrolier en perdition, photomontage (fonds de Reuters, Stefan Wermuth, et Amococadiz) Ceci pour produire de l’électricité brûlée à illuminer la terre de jour comme de nuit d’un constant halo lumineux conduisant à la perdition finale de la diversité aviaire, le broyage par les pales d’éoliennes d’espèces pourtant protégées achevant ce cycle mortifère. A l’évidence, on peut mieux faire en matière d’écologie ! A ce désastre, on doit ajouter la très probable perdition d’un ou de pétrolier(s) dans les zones d’exploitation d’éoliennes prévues en Manche. S’agissant du rail de trafic maritime le plus dense et le plus dangereux au monde, le naufrage de nouveaux Torrey Canyon ou Amococadiz souillant irrémédiablement les cotes de la Mer du Nord à l’Atlantique est une quasi certitude et sera d’autant plus catastrophique que seront impossibles les interventions de sauvetage dans un site miné de piliers monumentaux.

  • 4) Au moins, peut-on penser, la morale est sauve qui veut que les éoliennes évitent au monde la pénurie d’énergie. On aurait pu concevoir un grand débat national sur la diversité possible des solutions et consulter le peuple dans la plus grande transparence sur ses aspirations et la recherche des meilleures solutions. Las ! Par de multiples procédés, et sous la pression d’un unique lobby, les décisions ministérielles successives ont systématiquement fermé les voies d’une exploration rationnelle des solutions qui conduiraient à une production énergétique pérenne et respectueuse de l’environnement.

  • Exit les économies d’énergie, la biomasse, le réaménagement vertueux du territoire ! Si le démarchage commercial systématique des communes a précédé l’enrichissement de bien des élus après des implantations d’éoliennes, c’est parce que les pratiques les plus condamnables ont été utilisées. Ce n’est pas le fait du hasard, mais plutôt celui de l’ombre, si les tarifs réglementaires les plus élevés ont été attribués par l’Etat aux promoteurs pour subventionner massivement une filière structurellement déficitaire après avoir obtenu des avantages fiscaux taillés sur mesure. Et ce n’est pas par hasard si les ministres successifs de l’environnement font donner la voix de leurs services et ont mis sous coupe réglée les 24 préfets de région pour assurer les promoteurs de l’assistance sans faille d’un Etat pourtant au service de tous. Enfin, c’est aussi à l’issue d’un lobbying intense à la Commission Européenne qu’a été élaborée une directive sur les énergies renouvelables pour être ensuite dévoyée en France par un ancien ministre de l’environnement réputé « proche des milieux d’affaires ».

    Cette approche condamne les énergies renouvelables vertueuses au profit exclusif de celles qui ne le sont pas. Alors que les rares emplois induits par les éoliennes sont la plupart précaires ou délocalisés, et que déjà ont disparu plusieurs entreprises françaises citées un temps comme des modèles de création, l’annonce d’un million d’emplois par l’actuelle ministre ne peut-être que relever de l’incompétence ou de la fausseté. Rarement le débat dans la République aura été pareillement tronqué et la démocratie bafouée par la corruption des moyens.

    Alors oui, en optant pour un modèle économique du tout nucléaire qui ne dit pas son nom et en tentant de le dissimuler au prix fort, le Gouvernement et ceux qui le soutiennent (y compris en se prétendant dans son opposition) commettent une faute majeure. Car cette faute est quadruple : économique, sociale, environnementale et morale. Elle condamne la France à la ruine et à rater le train des opportunités d’une économie inventive de solutions et d’emplois futurs.

    Madame le Ministre de l’Environnement, la dénomination de votre ministère ne précise pas son objectif. Au moment où vous entreprenez un tour de France de soutien exclusif aux intérêts des promoteurs industriels et financiers de l’énergie éolienne, confirmez nous s’il vous plaît que votre ministère est bien celui de la défense de l’environnement et non celui de son anéantissement ! Merci.

    Arnaud Casalis

Violente attaque des élus des communes de Courcais, Viplaix et mesples contre leurs citoyens

Le manque d’informations, de transparence, de contradiction, de dissimulation sur le projet d’implantation des éoliennes sur les communes de Viplaix, Courçais et Mesples est évident et ce depuis l’étude de ZDE par la société Envirene.
Ces manquements ont donné le jour à la création de l’association “éoliennes s’en naît trop” présidée par madame Catherine Desjobert.
Devant l’ostracisme des élus, ils ont tenté de se faire entendre malgré les multiples entorses démocratiques constatées sur place. Mais ce qui vient de se passer dépasse de loin la question du plus élémentaire débat démocratique requis dans des projets lourds et couteux.

En effet, monsieur Michel Tabutin, président de la communauté de commune qui porte le projet éolien, a sonné une charge personnelle au cours du reportage de France 3 Auvergne daté du 13 septembre 2011 (voir le reportage en pied de page) :
Les élus des communes concernées ont en effet passé un cap dangereux en attaquant nommément et explicitement la présidente de l’association de riverains. Cette association est pourtant née de la simple constatation par les riverains que le projet se faisait sans eux et sans aucun effort participatif malgré les demandes répétées.
Or il ne s’agit pas d’une association “de facto” opposée aux élus pour des raisons politiques ou autres. Mais ces élus ont réussi par leurs compétences en “communication”, leurs “réunions” et leur information “continue” à s’aliéner ces riverains pourtant peu connus pour leurs penchants belliqueux.

Ainsi, Michel tabutin, maire de Chazemais et président de la communauté de commune du pays d’Huriel, monsieur Alain LHOPITEAU, maire de Mesples, madame Colette Joulaud, maire de Courçais, et monsieur Jean Michel Dumontet, maire de Viplaix, osent attaquer le mouvement démocratique de leurs citoyens et le dénigrer en diffusant un trac virulent (voir ci après).

En effet la seule prétention des citoyens des ces communes et de participer “activement” à ces concertations, qui, jusqu’à maintenant se passent dans le secret des instances nébuleuses des mairies, communautés de communes, département, région, état, promoteurs, société d’exploitation, et ne comptent les habitants que comme une variable.

Il est intriguant de voir la réaction des élus, totalement surpris de se voir confrontés à la démocratie.
Il est intriguant de constater que ces élus préfèrent hurler à la propagande quand c’est à eux qu’incombe de communiquer, de faire participer, de faire voir et comprendre. C’est un aveu d’impuissance, c’est un constat d’échec et c’est un signal malsain pour leurs administrés !

Messieurs les maires, Michel TABUTIN, Jean Michel DUMONTET,Alain LHOPITEAU et madame le maire Colette JOULAUD ont donc signé leur échec. Ils n’ont en effet pas réussi à expliquer leur choix et décident unilatéralement d’en porter la faute sur les citoyens.

Car ce qui est reproché ici, ce n’est pas le fait qu’il n’y ait pas eu de réunions. C’est le fait qu’elles furent uniquement à sens unique comme le prouve le tract : “entre les élus et les promoteurs“. Des question auraient du être posées par ces élus : Sont ce des décisions qui se prennent en petit comité ? ou en organisant quelques réunions d’information (et non pas de concertation) ?
Ne parle on pas de machines de 150 mètres de haut, de dévaluation de 30 à 60% des biens inscrits au cadastre , de nuisances visuelles et sonores, … doit on considérer ce projet au même niveau que le rond point du village ?

Madame Catherine Desjobert, présidente de l’association, s’est trouvée abattue devant tant de violence. Nous ne parlons pas d’une militante, mais d’une mère de famille et habitante d’une campagne paisible qui est désignée comme une terroriste.
Est elle donc si terrorisante que ces élus ne sachent lui parler ou l’inviter, elle et les membres de l’association, à ces “comités” ? La loi devrait elle obliger ces élus zélés pour les éoliennes mais si peu pour leurs citoyens ?

Sur les faits attaqués, madame Desjobert communique le fait que les dates inscrites sur le support numérique de la société Envirene sont fausses. Comment les citoyens peuvent ils s’y retrouver si chaque support affiche des informations différentes ?

Enfin, ce tract indique l’état d’esprit qui est celui de ces élus : “Nous rappelons que dans le cadre de l’enquête publique, les documents et le registre sont à la disposition des personnes intéressées“. Cette enquête publique est une obligation légale de la préfecture, arbitre en la question, et ne saurait être mise au crédit des élus ou d’une quelconque volonté de concertation. Il est même inquiétant que ces élus la considèrent comme telle, car celle ci doit clore un débat participatif qui aurait du avoir lieu.
De plus cette enquête publique désignée aux “personnes intéressées” montre bien la passivité dans laquelle la communication et la participation fut conduite tout au long du projet : de manière passive et attentiste …
Mais il est raisonnable de penser que cet attentisme n’est plus à prouver comme ces élus viennent de s’en défendre par ce tract coupable !

Jean, webmestre du Collectif

pour


Catherine Desjobert

Boite à lettres “Forgette”
03370 Courçais

Tel 06.68.39.03.94

bernard.desjobert@gmail.com

Etude : Le regroupement spontané de citoyens, un indicateur de déficit démocratique.

Les citoyens se lèvent spontanément quand des projets sont forcés sur leur territoire et affectent leur appartenance au milieu.
Cette levée de boucliers est un indicateur de déficit démocratique et démontre que les citoyens n’ont pas le sentiment d’avoir été entendus. Les regroupements spontanés des citoyens du Québec des 3 dernières années dans la filière énergétique indiquent également que le modèle de développement est à revoir.

En fait, non seulement le modèle de développement de la filière énergétique est à revoir, mais le modèle de développement tout court, pour permettre d’analyser les coûts/bénéfices des projets non seulement en fonction de la composante de l’économie, mais de l’ensemble de ses composantes et de les mesurer sur un même pied d’égalité.

La croissance n’est pas nécessairement synonyme de progrès et le PIB ne peut servir de mécanisme décisionnel à lui seul. Les citoyens réclament également une institution indépendante pour évaluer ces projets, car pour le moment ils se sentent abandonnés par leurs institutions.

[icon style=”chain” color=”green”]Télécharger l’étude sur le site de l’EPAW[/icon]

Mireille BONIN, Les regroupements spontanés de citoyens, un indicateur de déficit démocratique,
communication au colloque annuel du Secrétariat international francophone pour
l’évaluation environnementale (SIFÉE), Yaoundé (Cameroun), septembre 2011, 6 p.