20% de rentabilité garantis par l’Etat en temps de crise !

Transparence :   Chiche !  Monsieur Borloo ! Le président de l’UDI a demandé que la commission de transparence, qui reçoit les déclarations d’avoirs des élus, ait les moyens de mener un travail d’enquête «professionnel et sérieux». Il a parfaitement raison.

Le 17 novembre 2008, le ministre de l’écologie et du développement durable faisait signer discrètement par ses services  l’arrêté fixant les tarifs d’achat de l’électricité produite à partir de l’énergie éolienne. Cet arrêté était publié près d’un mois plus tard en décembre 2008. Aussitôt, les « professionnels » du secteur faisaient part de leur satisfaction, comme s’ils connaissaient déjà le texte, notamment à travers le syndicat des énergies renouvelables. [blockquote align=”left” cite=”Ludovic Grangeon”]engageait l’État à verser une rente inouïe à des promoteurs privés sans exigence de résultat contractuel, ni contrôle [/blockquote] Cet arrêté, qui n’avait fait l’objet d’aucun débat, engageait l’État à verser une rente inouïe à des promoteurs privés sans exigence de résultat contractuel, ni contrôle des sociétés soumises à marché public. De très nombreux opérateurs « oublient » de publier leurs comptes selon les obligations légales.

Cadeau supplémentaire prodigieux : les producteurs d’électricité éolienne, ayant déposé une demande complète de contrat d’achat avant la date d’entrée en vigueur du nouvel arrêté, pouvaient eux aussi bénéficier d’un contrat sur la base de cet arrêté sans avoir à déposer une nouvelle demande !…

Certes, ce tarif avait reçu l’avis favorable du Conseil supérieur de l’énergie mais surtout un avis très défavorable du régulateur officiel. La Commission de régulation de l’énergie (CRE)  estimait que les tarifs proposés étaient  supérieurs au total des coûts de production évités, et de très loin. Une avocate expérimentée comme Corinne Lepage n’a pas hésité à saisir la Cour de justice de la République après avoir été saisie d’un doute à propos d’une transaction favorable bien moins importante sous l’autorité d’un ministre. Cette décision était-elle différente ? La question mérite d’être posée. Le ministre a-t-il été berné ? Quels intérêts souterrains peuvent-ils bien avoir été servis par une mesure aussi exorbitante ? De très nombreux intermédiaires plus ou moins officiels de ce milieu arpentent en permanence les couloirs des assemblées parlementaires. Transparence Internationale soulignait qu’il n’existait pas un registre de ces « visiteurs du soir » comme dans de nombreux autres pays. Il semblerait que leur « assistance » soit appréciée pour rédiger les projets de textes réglementaires. Est-ce exact ? On a vu certains parlementaires embarrassés pour répondre à des questions sur des textes qu’ils étaient censés avoir produits eux-mêmes.

La commission de régulation de l’énergie (CRE) soulignait que cette décision serait en contradiction avec l’article 10 de la loi du 10 février 2000, qui interdit à tout opérateur d’énergie de s’enrichir au-delà d’un taux raisonnable. La décision du 17 novembre 2008 allait permettre aux promoteurs de l’éolien de réaliser des profits fabuleux sur des productions pourtant obligatoirement achetées par l’État aux frais du contribuable via la CSPE , nouvel impôt supplémentaire, discrètement acquittée sur toutes les factures d’électricité des ménages, et que personne n’a encore remarquée. Les  taux d’intérêt gagnés par les opérateurs grâce à cette manne ne sont pas inférieurs à 11 % nets et dépassent souvent les 20%. L’augmentation « minime » de la CSPE finançant ce dispositif atteint 5 ans plus tard au moins 300% et ce n’est pas fini. Les ménages les plus modestes vont devoir se serrer la ceinture pour faire face à des hausses globales de 20% de l’électricité, alors que des financiers profiteront de cette manne pendant 15 ans, si ce dispositif n’est pas réformé rapidement. Jean Marc Ayrault lui-même l’a rapidement vu en soulignant que les plus modestes trouveraient rapidement cet effort insupportable et en annonçant en septembre 2012 la refonte totale de la CSPE pour 2013.

Cette réforme permettrait à l’Etat d’économiser plus de 5 milliards d’euros puisque les projets éoliens qui crient sans cesse misère sont en fait rentables sans aucune subvention. Sinon, pourquoi des cohortes d’intermédiaires à grosses berlines, chéquier facile, et table ouverte, arpenteraient-ils la plus petite commune rurale en quête de la moindre implantation d’éoliennes à 3 millions d’euros pièce en pleine crise ? même là où il y a peu de vent ?

Interpol, l’organisation mondiale de la police, vient de publier coup sur coup deux études approfondies montrant que les équipements d’énergies renouvelables et les certificats d’énergie carbone qui leurs sont liés sont devenus l’une des principales fraudes industrielles mondiales des grands délinquants financiers. [blockquote align=”left” cite=”Ludovic Grangeon”]les certificats d’énergie carbone qui leurs sont liés sont devenus l’une des principales fraudes industrielles mondiales des grands délinquants financiers.[/blockquote] Une récente étude publiée par l’Université de Paris Sorbonne a estimé les fraudes de ce secteur à au moins 5 milliards d’euros. Les capitaux de ce secteur tournent dans le monde entier, avec autant de facilités de rémunération hors de France. Plus de 90% des éoliennes installées en France proviennent de marques étrangères. Les USA ont demandé une enquête internationale sur les fausses factures permettant de surfacturer jusqu’à dix fois leur prix certaines pièces d’éoliennes comme les plateformes orientables. Les quantités d’argent blanchi, noirci, verdi, transitent par de nombreux paradis fiscaux qui laissent imaginer toutes les possibilités anonymes.

Les pertes réseaux dues à l’éolien largement sous-estimées, les hausses de tarifs également

Ludovic Grangeon, enseignant chercheur en économie à l’ESDES Lyon, président de l’Adermob :

Une ligne haute tension de raccordement d’un parc éolien peut facilement atteindre 20% de pertes de réseau en raison de son éloignement.

Le chiffre annoncé est toujours de 2.5% “moyenne nationale” de pertes de réseau français, mais on oublie de dire que ce chiffre est net après rachat de ses propres consommations de réseaux par Électricité Réseau Distribution France (ERDF) et Réseau de transport d’électricité (RTE), le vrai chiffre national étant entre 7 et 8 % de pertes physiques. (ci-joint un [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/01/rapport-perte-energiesRTE-jmars-2010.pdf” target=”_blank”]rapport peu connu de la Commission de Régulation de l’Energie sur les pertes réseaux électrique[/icon_link]).

De ce fait: les promoteurs éoliens recherchent des sites isolés à faible population, facilement investis par la faiblesse de leur population et de leurs élus locaux. Ces sites sont éloignés, et donc accroissent les pertes.
Comme en général une ligne unique est tirée, elle fonctionne donc à plein régime, ce qui multiplie d’autant la perte, souvent proche de 15 à 20% dans ce cas.

Conclusion: soit un parc éolien de 20 MW: sa production n’atteint au mieux que l’équivalent de 4 MW/h par an (20%), qui de plus n’arrivent pas au moment où on en a besoin, et cerise sur le gâteau, ce ne sont même pas ces 4 MW/h qui arrivent au consommateur mais au mieux 3.5 MW/h au pire 3 MW/h. Tout cela à 8.5 cts/kw sans compter la CSPE, TURPe et autres parataxes !

Les tarifs EDF revus à la hausse à cause de l’éolien

Je rappelle qu’un tarif blanc EDF déjà considéré comme surtaxé dans les options “Tempo” qui tiennent compte de l’effacement des jours de pointe, et donc de l’incapacité de l’éolien à fournir ces jours là, est de 12cts/kwh. Tarif qu’il faut AJOUTER au tarif éolien, puisqu’il correspond aux moyens de production mis en place pour produire de l’électricité 80 % du temps où l’éolien ne marche pas (centrales thermiques à gaz, charbon) soit donc de l’ordre de 20 cts/kwh.

Le tarif rouge d’effacement est 22 jours par an de 50 cts /kwh, ce qui en fait ces jours là un montant EFFRAYANT cumulé à un peu moins de 1 € le KW/h !
Puisque le coût de l’investissement doit être ajouté au coût de la consommation, cet investissement n’existant qu’en raison des éoliennes qui ne produisent pas tout le temps.
REGARDEZ VOTRE FACTURE D’ELECTRICITE ET VOUS ALLEZ VRAIMENT COMPRENDRE.

Les chiffres annoncés par Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes, lors de son audition sur les suites de Grenelle par l’Assemblée Nationale le 18 janvier sont donc faux et largement sous estimés. Je vais prendre soin de lui écrire pour le lui signaler, démonstration à l’appui, avec tout le respect que je lui dois ainsi qu’au rapporteur général Carrez.

C’est ce que Gérard Mestrallet appelle payer trois fois la même électricité, sauf que le prix final peut aller jusqu’à DIX.
D’ailleurs, c’est exactement le raisonnement que le Gouvernement britannique est en train d’adopter avec
une division jusqu’à dix des tarifs de rachat de l’éolien dans le scenario en cours d’étude, sous la pression de plus de soixante députés furieux qui appartiennent pourtant au même clan politique. ([icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.yorkshirepost.co.uk/news/at-a-glance/main-section/tory_mps_urge_cameron_to_cut_subsidies_for_windfarms_1_4179099″ target=”_blank”]www.yorkshirepost.co.uk[/icon_link])

Les éoliennes augmenteraient les émissions de CO2

Info en provenance de l’EPAW :

Non seulement, l’énergie éolienne serait coûteuse, mais en plus elle ne serait pas efficiente quant à la réduction des émissions de CO2. “S’il n’y avait pas les objectifs fixés par la Directive des énergies renouvelables, l’éolien ne serait même pas recevable comme moyen rentable de production d’électricité ou de réduction des émissions”, conclut le rapport rédigé par l’[icon_link style=”chain” color=”green” href=”http://www.civitas.org.uk/economy/electricitycosts2012.pdf” target=”_blank”]économiste britannique Ruth Lea[/icon_link].

Après quoi, elle recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici à 2020.

[icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.civitas.org.uk/economy/electricitycosts2012.pdf” target=”_blank”]Téléchargez l’étude “Electricity Costs: The folly of wind-power”, Ruth Lea, Civitas, Janvier 2012[/icon_link]

France Bleu Pays d’Auvergne : Francois Leloustre au sujet du SRCAE Auvergne

Francois Leloustre au sujet du [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://auvergne.info/public/upload/files/2012/SRCAE_Auvergne_Schema_Regional_Eolien.pdf” target=”_blank”]SRCAE Auvergne (p.39)[/icon_link] chez France bleu pays d’Auvergne. Interview au sujet de l’échec des Schémas Régionaux Climat Air Energie, censés jouer le rôle d’arbitres, mais qui se révèlent d’une partialité troublante en faveur des promoteurs d’un seul type d’énergie renouvelable : l’éolien.
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