Polemag Vichy université sur l’éolienne : l’objectif vertueux de départ a été complètement détourné

Figure de proue d’un groupement d’associations environnementales du département de l’Allier, Ludovic Grangeon révèle les dérives de l’industrie éolienne et explique sa conception de l’éolien.

Qu’est ce que le collectif Allier citoyen ?

Notre collectif apolitique s’est constitué en 2009 autour de cette simple constatation :
les éoliennes concernent chacun d’entre nous dans son environnement visuel, sonore, paysager, et touristique mais également dans son patrimoine économique et fiscal, pour un résultat écologiquement nul.
Les riverains et citoyens qui composent ce collectif sont tous bénévoles. Mais, ils ont en commun de ne pas rester passifs face à l’agression des promoteurs éoliens qui comptent sur l’apathie et l’ignorance des habitants, des médias et des élus locaux pour vendre leurs machines couteuses, obsolètes et techniquement inutiles.

Pourquoi un tel développement de l’énergie éolienne ?

L’éolien français a un objectif vertueux au départ. Développer des énergies renouvelables, c’est bien.
Le problème de l’éolien en France, c’est que l’objectif vertueux de départ a été complètement détourné par les petits lobby d’industriels. Aujourd’hui, le développement de l’éolien nuit à l’éolien puisque nous avons à faire à des machines de première génération.

[blockquote align=”center” cite=”Ludovic Grangeon”]l’objectif vertueux de départ a été complètement détourné[/blockquote]

Je trouve que c’est un très mauvais service à rendre à l’éolien que de le développer de cette façon-là. Aujourd’hui, l’éolienne de dernière génération, ce n’est pas un mât et trois palmes. Mais comme ces machines sont d’une technologie différente, que le secteur est en crise et que l’on trouve des éoliennes pas chères, les industriels ont intérêt à dégrader l’environnement. Cela leur permet tout simplement de se faire un maximum d’argent. Les éoliennes de dernière génération les plus puissantes font seulement 30 mêtres de haut, ont des formes élégantes, ne font pas de bruit, et ont un rendement deux fois plus important.

Est-ce un secteur qui crée de l’emploi ?

Il n’y a aucune vérification des chiffres qui sont annoncés. Pour exemple, Vestas est le plus gros fabricant européen d’éoliennes. Il pèse entre 25 et 30% du marché. C’est le leader. Bloomberg a annoncé la semaine dernière que Vestas devait supprimer 1200 emplois début 2011, 1800 fin 2011 et maintenant ils annoncent que ce seront 2400 emplois qui seront supprimés. Si ça crée tant d’emploi que ça, il faut qu’on m’explique.

Comment avez-vous oeuvré contre le projet de construction du parc éolien de la Montagne Bourbonnaise ?

Les modalités juridiques d’attribution d’un parc éolien sont extrêmement floues puisque c’est un interlocuteur privé qui intervient dans une opération publique sans être soumis à appel d’offres.
Les manipulations qui ont eu lieu sur cette opération ont été extrêmement souterraines. Les travaux ont démarré. On a demandé à rencontrer les promoteurs. En fait, ils ont peu de choses à voir avec l’éolien. C’est un cabinet de défiscalisation parisien. On voit bien que c’est un outil financier. Ils n’avaient strictement rien à faire de la Montagne Bourbonnaise ni de l’éolien.

[blockquote cite=”Ludovic Grangeon”]On voit bien que c’est un outil financier. Ils n’avaient strictement rien à faire de la Montagne Bourbonnaise ni de l’éolien.[/blockquote]

Ils nous ont dit qu’ils ont 1500 actionnaires à défendre et que ça passerait qu’on le veuille ou non. Ils font du placement financier. Ils n’en ont vraiment rien à faire. Les élus locaux se sont faits avoir sur les promesses soit disant faites sur les ressources locales qui pourraient être données par les taxes produites par les éoliennes. On a essayé de séduire la population avec une plaquette qui a été très largement diffusée dans les mairies où il était promis 360 000 euros de taxes par an et finalement, on en est à 110 000. Et maintenant, on tente de nous faire dire que 110 000, c’est très bien. 110 000, c’est 10% du préjudice subi par cette opération.

Pensez-vous que la région Auvergne est adaptée à ce type d’énergie ?

On est dans la zone de France la moins ventée. Vous prenez la carte de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise d’Energie) elle-même. On est au niveau 1 sur 5. Une carte qui n’a aucune rigueur scientifique. J’ai creusé un peu la chose, j’ai pris les simulations ventées observées par satellite par l’université de Stanford depuis 10 ans. Les observations sont faites à 80m du sol, à hauteur d’un mât éolien. Elles démontrent que le niveau de vent est inférieur à ce qui est annoncé sur la carte de l’ADEME. Ce qui démontre une fois de plus que c’est une manipulation fiscale. L’expérience allemande pèse cinq fois l’expérience française. En Allemagne, les vents sont plus forts qu’en France, et pourtant les éoliennes ne sont pas capables, pendant 180 jours par an, de délivrer plus de 10% de la puissance qu’elles annoncent.

[blockquote align=”center” cite=”Ludovic Grangeon”]En Allemagne, les vents sont plus forts qu’en France, et pourtant les éoliennes ne sont pas capables, pendant 180 jours par an, de délivrer plus de 10% de la puissance qu’elles annoncent.[/blockquote]

Comment expliquez-vous qu’il y ait autant de parcs éoliens ?

Au niveau politique, c’est très confortable. C’est vertueux, c’est bon pour la planète. Si vous êtes à droite, vous vous dites : « au moins j’ai un objectif vertueux et je m’affranchis de tous les contestataires du nucléaire. » Les Verts vont dire que « c’est parfait. Voilà une solution qui nous permet de taper sur le nucléaire. » Les socialistes se disent « on va se mettre sur l’éolienne comme ça les Verts vont nous laisser tranquilles. » Tout le monde a intérêt à dire qu’il est pour les éoliennes.

Selon vous, quelles sont les conséquences d’un trop grand développement de cette énergie sous cette forme industrielle ?

La Commission de Régulation des Energies attire l’attention, depuis 3 ans, sur les tarifs beaucoup trop généreux attribués à l’éolien et sur l’explosion des tarifs électriques. C’est en train d’arriver.
David Cameron, le Premier Ministre britannique, a pris conscience que l’électricité avait bondi de 20% à cause de l’éolien. Il a convoqué une réunion de crise et va décélérer progressivement la subvention à l’éolien.
En Allemagne, le principal bureau d’études des réseaux d’énergie vient de publier un rapport qui démontre qu’il y a eu une explosion des tarifs aussi. L’Espagne a deux sociétés de production d’électricité qui sont sous la menace permanente de faillite depuis 6 mois, à cause de ce phénomène. Aujourd’hui, on est en complète débâcle. En plus, un état économique épouvantable fait que l’éolien va s’effondrer tout seul.

Comment expliquez-vous cela ?

Aussi cynique que soit l’exploitation faite par une série de vautours financiers, il est dommage que ce secteur soit pénalisé alors qu’il est fortement porteur. Des inventions existent et leur conception permettrait au contraire de le développer selon une filière vertueuse avec création de vrais emplois en France.
Les arsenaux, à Roanne, tournent à vide aujourd’hui parce qu’on ne fabrique plus d’engins blindés, de missiles ou autres. Dans ces ateliers, il y a un savoir-faire énorme de façonnement du métal qui serait très propice au développement de nouveaux engins éoliens. On a des labos de calculs en France qui sont parmi les meilleurs au monde en termes de structures aérodynamiques notamment grâce à Airbus. Et en ce moment, on nous raconte qu’Alstom va acheter une sorte de pseudo licence chinoise pour éventuellement fabriquer des éoliennes à trois pales off-shore qui sont le comble de l’horreur. Décidément, on va toujours à la facilité.

Que pensez-vous des objectifs à l’horizon 2020 ?

Les objectifs pour 2020 ont été décrétés par des technocrates au sommet de Kyoto. Celui de Durban, fin 2011, a montré que c’était complètement irréaliste. Tous les conjoncturistes mondiaux s’accordent à dire qu’aujourd’hui le modèle économique des énergies renouvelables n’est pas au point mais on persiste quand même. Comme disait André Santini « droit dans le mur mais en klaxonnant ».

La suite sur [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://polemag.vichy-universite.com/2012/03/06/le-developpement-de-lenergie-eolienne-en-auvergne/” target=”_blank”]polemag.vichy-universite.com[/icon_link]

Alerte Biozat dans l’Allier : nouveau projet d’éoliennes de la société Volskwind

Biozat près de Gannat [icon style=”globe” color=”orange”]( voir plan )[/icon] six éoliennes de 180mètres de haut sont à l’étude auprès de la prefecture qui doit valider la ZDE. Le journal La Montagne consacre un court article sur le sujet. La journaliste, Anne Bourges, s’étonne du peu de participation à la réunion de “concertation” et d’information de la société Volskwind, et constate que celle ci va faire installer un mat de mesure du vent. Il aurait été appréciable d’interroger d’autres parties prenantes que les porteurs de projet. Voilà pourquoi. [icon style=”globe” color=”orange”]Lire l’article de la Montagne, de Anne Bourges, daté du 31 mai 2011.[/icon]

Monsieur Pierre-Marc Petit, président de l’association BIOZAT ENVIRONNEMENT, nous livre quelques éléments de reflexion sur ce dossier.
Il note ainsi que l’article de La Montagne, mériterait de “fouiller” un peu plus le sujet car il ne parle pas “du côté patrimonial, de la proximité des habitations, de l’absurdité de la localisation de cette ZDE dont le seul atout technique réside en la présence de la ligne THT ( Très Haute Tension ndlr. réduisant ainsi les coûts), et où la communauté de communes de Gannat s’est débarrassée de la chose (éolienne ndlr.) à notre “profit” (les habitants de Biozat ndlr.), ne se préoccupant que peu d’un autre aspect technique qui est le manque de vent (d’où la hauteur des mats), car située dans une cuvette. De plus, c’est un ancien marécage, ce qui devrait poser certains soucis pour les fondations …

Alors pourquoi n’y avait il personne à cette réunion ?
Monsieur Pierre-Marc Petit :
La réunion citée dans l’article a été organisée par le promoteur éolien Volkswind, grande mascarade, lors de laquelle aucun chiffre n’a pu être donné, la présentation des photos montage qui étaient prises avec un grand angle avait pour conséquence de faire apparaitre des machines de 180 m de haut (pales incluses), à peine plus hautes que des pylônes électriques de 25/30 mètres de haut. Des supports de communications erronés et destinés à des attardés mentaux, une équipe municipale fuyante n’ayant même pas le courage de défendre leurs décisions approuvées en Conseil municipal (…)” tout cela explique ceci.

Alors quel est le mobile du … développement ?
Comme pour les 8 éoliennes de Chazemais, la rentabilité ou la quelconque utilité écologique ne sont pas les raisons de ce projet. En effet, il n’y a guère de vent dans l’Allier (5/6/7 mètres secondes maximum) ne donnant que très peu de rendement à ces machines (+/- 15%) ([icon style=”link” color=”orange”]lire l’étude sur les vents de l’Allier)[/icon]. Mais l’explication tient toujours dans les lourdes subventions accordées à ces installations qui n’ont ainsi pas besoin de tourner pour justifier de ces crédits. C’est une des raison pour laquelle, les mesure du mat installé par la société Volskwind ne seront jamais rendues publiques pour justifier de la pertinence du projet (par contre ils vous parleront longuement de la concurrence).

Madame la journaliste donne ainsi ( volontairement ?) l’objet du crime :
” (…) Volkswind n’a pas souhaité entrer dans le détail des négociations. Les opérateurs versent habituellement un loyer mensuel de 5.000 à 6.000 ? par éolienne.
Quant à Biozat et la communauté de communes, selon Volkswind, elles peuvent à ce jour espérer des retombées financières de 50 à 65.000 ? annuels pour la première, et 44.000 ? pour la seconde (*). (…)”

Et pour cause, Volswind ne se livrera jamais à la transparence, comme elle l’a déjà “montré” pour les éoliennes de Chazemais, pour la simple raison que ces subsides sont clairement surévalués et cachent de nombreuses réalités : par exemple, le fait que le plancher des impôts locaux va s’effondrer. Du fait de ces installations “industrielles”, les riverains ont le droit de demander une révision à la baisse de leur versement aux taxes locales. La commune perdra donc bien plus qu’elle ne gagnera.Lire [icon style=”link” color=”orange”]l’étude de monsieur Ludovic Grangeon sur la fiscalité des éoliennes[/icon].
Seuls les agriculteurs toucheront de l’argent de poche (comparé à ce que le promoteur se fera), pour récolter le droit de se débrouiller avec les milliers de tonnes de béton armé qui seront coulés dans leurs sols, et dont ils hériteront, sans compter les éloges des riverains qui seront surement ravis.

Pourquoi, dans ces conditions implanter des éoliennes à Biozat dans l’Allier ?
Plusieurs raisons : les budgets exangues des communes locales, qui pour toucher un peu d’argent à court terme préfèrent troquer tout bon sens. C’est également parce que les terrains coutent beaucoup moins cher dans les campagnes que sur les friches industrielles ( pourtant encouragées par le gouvernement), situation qui pousse donc les éoliennes à s’ériger sur les crêtes, bocages, voir les lieux protégés, plutôt que dans les grandes banlieues d’Ile de france.
C’est aussi parce que l’opposition est moins farouche ( car moins nombreuse), les riverains et les élus des campagnes moins bien informés, et parce qu’il est décidément simple d’achetez la conscience des uns et des autres avec un couplet faussement écologique “sauvez la planète”.
Enfin, c’est parce que les scandales se multiplient, que les études indépendantes sont publiées, que le gouvernement s’interesse de plus en plus à la gabegie éolienne, que ces sociétés font tout pour poser un maximum d’éoliennes avant que ne soit fermée la corne d’abondance (nos impôts).

Conclusion : Absurdité technique, impasse économique et fiscale, guerre sociale, greenwashing … écologie, écologie, que de crimes ne commettrons nous pas en ton nom !
D’autant que ce ne sont pas les solutions qui manquent pour faire du développement durable à moindre cout et à réelle efficacité (mesurable par tous) et au réel profit des riverains comme le Collectif le signifie maintenant depuis trop longtemps : économies d’énergies, emplois locaux, utilisations des ressources locales, etc … Lire [icon style=”link” color=”orange”]l’article sur le schéma régional des énergies renouvelables en Auvergne[/icon].

Des précisions, des réactions, envie de fouiller un peu plus un article ? Postez un commentaire ci dessous ou envoyez un mail sur [icon style=”email” color=”orange”]contact@allier-citoyen.com[/icon] !

Sources :
[icon style=”user” color=”orange”] twitter.com/#!/philippecros [/icon]
[icon style=”globe” color=”orange”] La Montagne[/icon]

Schéma régional des énergies renouvelables en Auvergne : compte rendu de la réunion du 27 mai 2011

Le collectif Stop-Eole Massif Central nous communique l’avancée des concertations sur le dévellopement des énergies renouvelables en Auvergne :

“La deuxième réunion de l’atelier consacré aux énergies renouvelables s’est tenue vendredi dernier 27 mai de 9h30 à 16h30 à Clermont-Ferrand.
Il s’agissait de lister les sources d’énergie après que la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement ndlr.) nous a rappelé que le conseil régional avait voté l’objectif de 30% d’EnR dans la consommation finale d’énergie et tablé sur une baisse de 10 à 20% de la consommation d’énergie.

Le matin:
le renouvelable producteur de chaleur: biomasse, bois, géothermie et solaire thermique.
L’après-midi:
le renouvelable producteur d’électricité: d’abord un exposé de rte sur le réseau électrique en Auvergne puis méthanisation, hydraulique, photovoltaïque, éolien et géothermie.

Ce fut seulement pour chaque source d’énergie, une suite de slides avec d’un côté les atouts et de l’autre les faiblesses; certains dans l’assistance prenait la parole pour compléter.
Le Collectif Stop-Éole représenté par moi-même et JL Moret a pris notamment la parole pour que soit pris en compte le coût des différentes énergies en particulier les subventions scandaleusement élevées accordées à l’éolien. Nous avons insisté sur les autres sources d’énergie, créatrices d’emplois locaux et bien plus efficaces (rapport coût/production et émission de CO2).

Voici ce qui était mis pour l’éolien:
atouts:

  • Réversibilité quasi-totale : que nous avons contestée: les milliers de tonnes de béton et ferraille vont rester dans la terre.
  • Amélioration technologique : de 2MW on passer à 6MW nous avons dit qu’en Auvergne, vu les pb de vents, de givre d’altitude, de foudre, ça restera du 2MW.>/li>
  • Rendement élevé : nous avons redit que le fonctionnement ne dépassait pas les 20% du temps.
  • Espaces disponibles : nous avons rappelé que l’habitat était très dispersé et que si les promoteurs voulaient s’éloigner des maisons ils érigeaient les éoliennes sur les crêtes et les espaces emblématiques.

faiblesses :

  • Production intermittente : les promoteurs ont osé affirmer que toutes les EnR étaient intermittentes ce qui a fait réagir edf chargé de l’hydrolique et le brgm compétent en géothermie.
  • Acceptabilité locale : nous avons insisté sur tous les pb créés par l’éolien dans nos villages.
  • Habitat diffus
  • Bruit : le représentant des promoteurs éoliens a affirmé que le bruit n’était plus un défaut. Nous avons vivement réagi en parlant des éoliennes déjà implantées à proximité des maisons et que la règle des 500 mètres étaient très largement insuffisantes pour des éoliennes qui dépassent maintenant les 150 mètres de hauteur. (Témoignage du cru : Les 8 éoliennes de la montagne bourbonnaise
  • Avifaune (couloir migratoire)
  • Espèces protégées.

Si pour toutes les sources d’énergie autres que l’éolien, il y a accord général (développement de la filière bois, du solaire thermique) même si l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie ndlr.) est toujours très réticente vis à vis de la géothermie et n’aime pas du tout les pompes à chaleur et même si le photovoltaïque sur des terres agricoles est plutôt rejeté, seul l’éolien montre une opposition véritable.
Attention, les promoteurs ont déjà fait parvenir à la Région leurs projets avec plus de 600 éoliennes en 2020 en Auvergne. La bataille sera rude !

La prochaine réunion en octobre commencera à préparer les perspectives.
Pour l’établissement de la carte “schéma éolien”, la manière de procéder ne semble pas encore définie par le comité de pilotage.

A bientôt,”

François Leloustre, du Collectif Stop-Eole Massif Central

Revue de Presse du collectif : éoliennes, énergies renouvelables et autres écologies.

Cela fait un certain temps que, en recevant les mails des uns et des autres, je me dis que c’est dommage de ne pas mettre ce bel effort de veille sur le site pour en faire profiter tous et chacun.
Vous trouverez donc ci dessous les liens vers des articles ou des actualités sur les domaines de l’écologie, du développement durable ou des énergies. Merci aux contributeurs, notamment à Barsczus et sa superbe lettre de veille média (privée) dont je m’inspire largement ici. J’espère tenir la même régularité que lui !

Généralités

RTE publie son rapport annuel 2010 composé du rapport d’activités, du rapport développement durable, du rapport du Président du conseil de surveillance, et du rapport de gestion des comptes consolidés.
>> http://www.rte-france.com/lienrapide/20110504_media.php <<

Vestas, le spécialiste danois des méga éoliennes, dévisse et publie des résultats dans le rouge (cramoisi).
>> http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/vestas-a-nettement-aggrave-ses-pertes-au-1er-%20trimestre-depeche_156538.html <<

Pour la France la guerre pour les éoliennes Off Shore ne fait que commencer. BFM Business montre les forces concurrentes à la France qui pourraient remporter le marché.
>> http://www.bfmbusiness.com/toute-linfo-eco/energie/la-france-veut-se-doter-d%E2%80%99%C3%A9oliennes- offshore-48465 <<

Christophe de Margerie, PDG du groupe Total, explique au magazine Challenge la stratégie de Total d’investir 1 milliard d’euros dans les énergies solaire, nucléaire, biomasse et le charbon propre (sic.)
>> http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20110504.CHA5599/margerie__la_reflexion_sur_le_pr_de_penly_est_stoppee.html <<

Tribune dans le magazine L’Expansion sur le coût et l’inutilité des éoliennes Off Shore par Jean Louis Butré et Hervé Texier de la FED.
>> http://energie.lexpansion.com/energies-renouvelables/eolien-off-shore-l-addition-va-etre-salee_a-33-6024.html <<

Régions

Aquitaine : Le Président du conseil général de la région Aquitaine, Dominique Bussereau, refuse d’avoir des éoliennes sur son territoire.
>> http://www.sudouest.fr/2011/05/04/bussereau-ne-veut-pas-d-eoliennes-au-verdon-388172-632.php <<

Calvados : Le parisien titre ” Des éoliennes indésirables près des plages du Débarquement “.
>> http://www.leparisien.fr/abo-vivremieux/des-eoliennes-indesirables-pres-des-plages-du-debarquement-03-05-2011-1432786.php (accès payants) <<

Arromanches : pétition internationale pour l’arrêt des projet éoliennes face aux plages du débarquement. Suivez le lien pour signer :
>> http://www.thepetitionsite.com/2/no-to-windfarms-off-the-d-day-beaches/ <<

Nord Pas de Calais : la suppression des ZDE met à mal les projets éoliens et leur rentabilité en l’absence de subventions de l’état.
>> http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/05/04/article_de-a-a-z.shtml <<

Nord Pas de Calais : D’après Gérard Larcher, président du sénat, les éoliennes du Touquet ne verront pas le jour sans concertation.
>> http://www.lesechosdutouquet.fr/Actualite/a_la_une/Le-Touquet/2011/05/04/le-vent-de-la-controverse.shtml <<

Pays de la Loire : l’association environnementale Vent de Moisson propose des solutions.
>> http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Vents-des-moissons-se-veut-aussi-force-de-proposition-_49008-avd-20110502-60399949_actuLocale.Htm <<

Réunion : des éoliennes de 70 mètres à bois-rouge.
>> http://www.clicanoo.re/11-actualites/25-environnement/282565-des-eoliennes-de-70-m-dans-l-est.html <<

International

Canada : problèmes de santé avec les éoliennes de l’Ontario .
>> http://www.radio-canada.ca/regions/Ontario/2011/05/04/002-eoliennes-plaintes-sante.shtml <<

Gaz de schistes en Auvergne : sortie aujourd’hui du film GasLand.

Sur les plateaux du Larzac et largement dans les Cévennes, l’Etat français à accordé en toute discrétion des permis d’exploration à Total et à une société texane spécialiste de ces gisements. Même si cela n’est “que” une exploration, les résultats seront à suivre avec attention.

Mais d’abord, c’est quoi ce gaz de schiste ?

Le schiste est la roche qui contient ce gaz et qui le produit. Le gaz est présent dans ses micro-cavités et est issu de la dégradation du Kérogène présent naturellement dans la roche de schiste. C’est un gaz chimiquement proche du gaz naturel. Contrairement au pétrole ou au gaz dit “naturel”, le gaz de schiste n’est pas présent par “poche”, mais est emprisonné dans les micro-cavité du schiste.
Le gaz de schiste n’est pas plus ou moins toxique que le gaz “naturel”, seule son exploitation est potentiellement toxique de par la méthode d’extraction nécessaire.

Pourquoi le gaz de schiste est il condamné ?

En temps que tel, le gaz de schiste est une bonne chose ( ou du moins pas une mauvaise ). Ce qui pose problème, c’est qu’il est emprisonné dans les micro-cavités de roche de schiste à 2 ou 3 km de la surface terrestre ( comme le pétrole ). Ainsi, comme expliqué ci avant, pour extraire ce gaz, il faut briser la roche de schiste pour libérer le gaz des micro-cavités. Ensuite, il faut mettre sous pression ce gaz de schiste avec de l’eau et du sable, ceci afin de l’obliger à “remonter” vers la surface. Une pompe est ainsi mise en action pour capter le gaz au moment de sa remontée.

Alors quel est le problème ?

Le gaz de schiste libéré remonte donc sous pression et quitte les profondeurs. Le souci, c’est que la pompe d’extraction ne peut capter tout le gaz remontant vers la surface. Une partie se retrouve donc dans les couches supérieurs de l’écorce terrestre, et contamine les nappes phréatiques et les sols. Les produits chimiques mêlés à l’eau et au sable se retrouvent ainsi dans l’eau issue des nappes phréatique. De plus, l’explosion des couches de roches de schiste provoquent des affaissements de terrain encore mal connus.

Pourquoi exploiter le gaz de Schiste ?

La France compte d’immense réserves de gaz de schiste : Cévennes, Quercy, Rhone Alpes, Provence, et la région parisienne compterait pour l’équivalent 100 milliards de barils de pétrole, soit autant que le Koweit. Ce gaz garantirait ainsi l’indépendance énergétique de la france vis à vis des pays de l’Est et supprimerait la dépendance au pétrole.
Au niveau mondial, les réserves de gaz de schiste sont estimées à 5 fois le volume total du gaz “naturel”.

Faut il céder à l’alarmisme ?

Dans l’état actuel des technologies d’extraction, il n’est pas concevable d’autoriser l’exploitation du gaz de schiste en France. Comme pour les éoliennes, la densité de population ne permet pas de la préserver des effets néfastes de la remontée des gaz de schiste. Et quand bien même ce serait possible, l’empoissonnement de l’environnement n’est pas acceptable.
Mais le potentiel de ce gisement de gaz de schiste ne peut être renié. Tout comme le nucléaire, le solaire ou les éoliennes, il faut permettre la recherche dans ces filières pour permettre un jour à nos enfants de profiter de cette ressource en diminuant au maximum leur impact sur l’environnement.
Cette recherche pourrait donc être autorisée et encadrée par l’état pour permettre à la recherche énergétique de développer des techniques sauves pour l’environnement, et ainsi ne pas laisser l’initiative aux géants américains ou chinois, qui en l’état des choses ne garantissent pas la fiabilité des extractions. L’Union Européenne à ainsi lancé le programme GASH ( non pas cash ndlr. ) , qui, avec le concours des opérateurs pétroliers, vise à évaluer précisément le potentiel gazier de l’Europe.

Pour conclure, ce film-documentaire “Gasland” de Josh Fox sorti en 2010 au USA sort aujourd’hui en France et sera diffusé dans les salles de cinéma française. Ce film enquête sur les enjeux et les conséquences de l’extraction de gaz de schiste.
Le film semble être un peu à la Michael Moore, c’est à dire provocateur et partial, mais il a le mérite de donner à réfléchir.
J’irais donc le voir pour vous faire une synthèse critique. Il n’y a pas à ma connaissance de séance prévues en Auvergne. Appel aux directeurs de salles …

Sources de cet article:
www.gaslandthemovie.com
fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_naturel
Le Monde, Pascal Galinier, Le gaz de schiste pourra-t-il un jour remplacer le pétrole ?, le 6 avril 2011

Solidarité Tarn : Un autre Parc naturel est possible ?

Petit trou d’actualités sur le site Allier Citoyen ces temps ci. L’explication est simple : vacances, reprise et boulot. Comme l’équipe est entièrement bénévole, le fruit de ses efforts est plus aléatoire.
Quoiqu’il en soit, voici une news importante en provenance de TNE ( Collectif “Toutes nos énergies” qui rassemble 12 associations environnementales du Tarn et de l’Hérault ).

Soirée-débat à Mazamet (Tarn), au Palais des congrès, 8 avril 20h

Pourquoi avoir choisi ce titre pour notre soirée-débat ?

Chacun connait le Parc naturel régional en tant qu’institution, son logo affiché à l’entrée des communes du Parc, son Président dont la photo apparaît sur diverses publications, certaines de ses actions. On ne connaît que trop bien ses orientations en matière d’énergie renouvelable et sa volonté d’atteindre l’objectif de 300 éoliennes industrielles sur notre territoire d’exception. On connaît peut être moins bien son personnel, ses modes de fonctionnement, son budget…

Ce Parc là est bien installé et va se perpétuer en renouvelant sa charte dans les mois qui viennent. C’est une institution qui reste très fortement centrée sur elle-même, au nom d’un intérêt général dont elle est supposée porter l’expression et la mise en oeuvre. Mais il y a dans le Haut-Languedoc une autre réalité : le public, c’est à dire des habitants, des visiteurs, des usagers, plus généralement des citoyens. Ce public ne peut plus être considéré comme une entité extérieure aux processus de protection de l’environnement et d’aménagement soutenable. Ce public doit être une partie prenante essentielle dans la conception des projets et dans l’action locale.

Les responsables du Parc, légitimés par le système français de représentation et de délégation, s’appuyant sur une organisation qui s’est développée au nom du public et pour le public, n’a jusqu’ici pas accordé d’intérêt à la participation de ce public.

Quant à nous et aux autres qui sommes ce public, nous avons été trop longtemps habitués à nous contenter de mettre un bulletin dans l’urne tous les 5 ou 6 ans, à laisser faire nos élus en considérant que de toutes façons les décisions seraient prises par dessus nos têtes. Et puis, les pressions morales et politiques, les petits chantages et les petits compromis ont pu nous enfermer dans des stratégies de silence ou de critiques au café du commerce…

L’autre Parc naturel dont nous voulons parler ce soir, c’est la réponse que nous souhaitons apporter à ce manque d’empathie et de confiance mutuelles, à ce cadre souvent trop étriqué, trop restreint ou trop technique des choix et des décisions qui sont prises pour nous mais sans nous, au manque d’attention accordée par les responsables aux questions, aux attentes et aux inquiétudes des gens. Nous allons parler de la question très grave de l’énergie. La catastrophe nucléaire de Fukushima est malheureusement là pour nous montrer la folie de notre modèle de croissance actuelle fondé sur une soif terrifiante d’énergie pour le plus grand profit de quelques multinationales.

Un parc naturel doit être un lieu d’expérimentation : nous pouvons trouver ensemble des solutions locales à taille humaine, respectueuses de notre patrimoine naturel, culturel et paysager, durables et économiquement viables pour nos familles et nos petites entreprises.

D’une manière plus générale, quand il s’agit de la protection de notre environnement, on ne pourra progresser que grâce à la participation active de tous. Pour construire un avenir vivable, nous devrons ensemble rechercher de nouvelles formes de pensée et d’action, de partenariat et d’engagement partagé.

Notre soirée-débat est faite pour permettre à chacun de nous de réfléchir à ces quelques questions et à y apporter déjà un début de réponses. Ce que nous allons dire ensemble ce soir nous pourrons ensuite le rapporter lors de la prochaine enquête publique sur la nouvelle charte du Parc qui a été écrite sans la participation du public. Ce sera le seul moyen à notre disposition pour faire passer officiellement nos idées et nos propositions.

La parole et l’écoute respectueuse, conviviale et constructive, voilà ce que nous souhaitons. Et il faudra que bien d’autres débats aient lieu par la suite dans le Haut-Languedoc, en espérant que s’instaurera sans trop tarder une véritable capacité à négocier et à mettre en oeuvre collectivement des actions élaborées par tous les acteurs.
Oui, un autre parc naturel est possible.

Tract soirée débat parc naturel du Tarn

Tract soirée débat parc naturel du Tarn

Loi Littoral et éoliennes, la cour d’appel de Nantes à tranché : le littoral sera préservé.

Annulation des permis de construire des 8 éoliennes des la société Neo Plouvien

Les juges ont tranché en appel sur le cas des permis de construire d’éoliennes accordés à la société Neo Plouvien en octobre 2004 en retenant un argument jamais utilisé : la violation de la loi Littoral du 3 janvier 1986 en l’éclairant avec le code de l’urbanisme ( L. 146-1 ).
Ce jugement est très intéressant et conforte l’Association “Vent de Raison” opposée au promoteur sur ce dossier malgré des débuts difficiles. Effectivement, la cour avait jugé l’étude d’impact du promoteur conforme, ce qui ne présageait rien de bon étant donné que l’association avait attaqué sur ce point. Pour en savoir plus, rendez vous sur le blog de maître Arnaud Gossement.

Pour l’Allier, il serait intéressant de voir si la Loi Montagne, assortie à la Loi Littoral, ne serait pas applicable au cas des 8 éoliennes du Chemin de la Ligue. A suivre …

Greenpeace persiste et signe avec le rapport “La bataille des réseaux“ : réponse de Sauvons le climat

Greenpeace n’est jamais à court d’idées simplistes quand il s’agit d’énergie

Bien que des militants Greenpeace soient dans nos rangs, force est de constater que l’entreprise de lobbying manque de cohérence en ce qui concerne l’éolien. Effectivement, dans leur dernière publication sur les énergies renouvelables, Greenpeace affiche un peu plus son ignorance du dossier. Ce ne serait rien si cette ignorance n’était pas critiquée ouvertement par des fondateurs de la célèbre agence, je veux parler de Patrick Moore, un des pères fondateurs, qui a ainsi désavoué la stratégie de Greenpeace consistant à promouvoir l’éolien et le photovoltaïque contre toute raison défendante.

Thierry Jacaud, le rédacteur en chef de l’édition française de The Ecologist pourrait, en fin connaisseur du dossier, réagir à cet article du site sauvonsleclimat.org par un bon commentaire.

En voici un extrait :

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« Sauvons le Climat » (3 février 2011)

Greenpeace vient de publier un rapport intitulé « La bataille des réseaux », dans lequel il est affirmé que les énergies renouvelables pourraient fournir en Europe 68% de l’électricité en 2030 et 99,5% en 2050, pourvu que les gouvernements donnent leur donnent la priorité d’accès au réseau électrique.(…)


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Éoliennes : Vendre du vent peut rapporter gros

Un excellent article du site www.juracretes.ch qui démontre encore une fois que les promoteurs éoliens s’en mettent plein les poches avec l’argent du contribuable.

Pour rappel, Jean-louis Nass est le gérant de société qui détient les éoliennes du Chemin de la ligue dans la Montagne Bourbonnaise où 6 éoliennes de 150 mètres de haut sont implantées sur un massif auvergnat classé au patrimoine mondial de l’UNESCO

Extrait :

” Le marché de l’éolien qui devrait démarrer en France se révèle aussi un placement financier intéressant grâce à une batterie de dispositions fiscales. Des investisseurs privés normands sont sur les rangs.

En France et notamment en Normandie, tout reste à faire dans le domaine de l’éolien. Les quelques rares projets en cours se heurtent le plus souvent à des réticences d’associations de riverains, voire au rejet de grands établissements publics. « L’erreur commise par des promoteurs trop pressés a été de multiplier à tout va les propositions d’implantation, en cherchant même à s’installer inutilement dans des zones environnementales sensibles. Cela a créé une image négative », regrette Pierre-Emmanuel Martin, développeur de sites de production d’énergies renouvelables.

Disposant d’un vaste territoire, la France ne manque pourtant pas de place pour accueillir des machines et rattraper son retard par rapport à ses partenaires européens, d’autant qu’elle bénéficie (…)”

Lire la suite sur le site de juracretes.ch