Pourquoi nous vendre 82 € ce qui vaut aujourd’hui entre 20 et 30 € ?

Pourquoi le secteur des énergies renouvelables ne fait pas de progrès de compétitivité ?

Une seule question reste sur les lèvres : pourquoi les promoteurs de l’énergie renouvelable n’ont-ils fait aucun progrès technologique ou financier depuis dix ans, alors qu’ils sont tous devenus riches avec un tarif obligatoire et garanti ? Pourquoi nous vendre à 82 € un mégawatt qui en vaut seulement 31 et peut être même 19 ? Pourquoi, comme tout industriel normal, n’évoquent-ils jamais la compétitivité de leurs installations et surtout de leur prix de production au service du consommateur ? alors qu’ils touchent des rentes qui représentent trois fois le prix du nucléaire, en utilisant une source gratuite : le soleil ou le vent ?[blockquote align=”right”]ils touchent des rentes qui représentent trois fois le prix du nucléaire, en utilisant une source gratuite : le soleil ou le vent[/blockquote]

Pourquoi nous vendent-ils à 82 € un mégawatt qui en vaut entre 31 et 38 ? Certains spécialistes de l’économie de l’énergie ou des associations de consommateurs vont même plus loin : le prix de rachat calculé depuis 2006 correspondait à un ratio standard d’investissement dans l’énergie mais pour des unités de 90% minimum de rendement. Ce ratio estimatif n’a jamais été révisé alors que nous avons maintenant un recul sur plusieurs années réelles. La faible performance de l’éolien avec un rendement tout juste de 20% annuel justifierait le vrai prix de l’électricité dans ce secteur à … 19 € ! à rentabilité égale.

Depuis des années, le petit milieu privilégié des énergies renouvelables multiplie les déclarations sur les progrès nécessaires de ce secteur pour préserver l’environnement. Pour justifier ces objectifs, il évoque tour à tour les contraintes européennes avec le fameux objectif de 20%. Mais lorsque la directive européenne abandonne cet objectif en 2014 en estimant désormais que le secteur est mature, et qu’il faut désormais baisser les prix au niveau du marché, alors plus aucune allusion n’est faite par le SER ou la FEE à ce nouveau progrès.

Lorsque les promoteurs de l’éolien ou du solaire veulent faire de nouveaux projets, ils ne cessent d’invoquer leurs contacts avec certains politiques, mais ils ne parlent jamais du public. Après 10 ans d’efforts pour soutenir ce secteur, jamais ses coûts n’auront été aussi élevés. La facture du consommateur a connu une augmentation sans précédent. Plus de dix millions de Français sont désormais dans la précarité énergétique à cause de ces augmentations, c’est-à-dire qu’ils ne se chauffent plus comme ils souhaiteraient ou ne se servent plus d’appareils ménagers car ils n’en ont plus les moyens.[blockquote align=”left”]Après 10 ans d’efforts pour soutenir ce secteur, jamais ses coûts n’auront été aussi élevés. La facture du consommateur a connu une augmentation sans précédent.[/blockquote]

De façon logique, les nouvelles dispositions européennes sifflent la fin de la récréation. Le Rapport annuel 2015 de la Cour des Comptes l’a bien remarqué et souligne sa nécessité dès cette année. Depuis dix ans, les mesures d’aide et de financement à travers un rachat systématique de l’électricité entre 3 et 5 fois le prix du marché ont surtout permis à quelques-uns de s’enrichir considérablement. Les emplois soi-disant créés n’ont jamais reçu de justification, et ne sont recensés par aucun observatoire indépendant. Quelques études commandées par eux-mêmes tentent de les justifier, mais avec souvent des doubles, voire des triples comptes. Selon les méthodes, on passe de 10 000 à 650 emplois, ce qui montre le manque de crédibilité du secteur. Bien pire, les affaires de corruption, de prise illégale d’intérêts, de recours contentieux se sont multipliées, au point de faire de ce secteur le champion toutes catégories des litiges d’opérations, alors qu’il prétendait être « plébiscité ».

Les factures d’électricité illégales en France ?

La vente d’énergie renouvelable au consommateur est-elle légale en France ? Rien n’est moins sûr, pour plusieurs raisons.
Sur chaque facture d’électricité acquittée par les foyers français, les consommateurs se voient imposer l’achat obligatoire d’énergies renouvelables, principalement l’éolien et le solaire. Alors que la concurrence est le dogme à la mode, personne n’a encore remarqué qu’il s’agissait d’une vente forcée anti concurrentielle. Les industriels de ce secteur avouent eux-mêmes qu’ils sont devenus « compétitifs ». Ils n’y a donc plus aucune raison de les subventionner alors qu’ils réalisent grâce aux subventions des marges exorbitantes.

L’éolien et le solaire sont en train de déstabiliser dangereusement notre économie et la compétitivité de nos entreprises, à force de tarifs absurdes appliqués lors de la transition mais devenus totalement injustifiés.L’Espagne vient de faire le pas en juillet dernier après avoir constaté que cette vente forcée permettait aux promoteurs de faire des marges financières de15 à 40% par an ![blockquote align=”right”]En 2010, le chiffre d’affaires du secteur des énergies renouvelables en Europe est évalué à presque 127 milliards d’euros. Plus de raison de les subventionner.[/blockquote]

En Allemagne l’absurdité atteint des sommets avec la fermeture des centrales classiques qui fournissent le courant les jours où il n’y a ni vent ni soleil et qui vont s’arrêter parce qu’elles sont déficitaires. Si cette situation perdure,bientôt l’Allemagne sera obligée de procéder à des coupures massives de courant, 3 jours sur 4, pour un courant trois fois plus cher ! Ceci devait être le cas en France avec la loi de 2000 sur l’énergie dont l’article 10 prévoit exactement cette situation… et pourtant cet article n’est pas appliqué … Pourquoi ?Pourquoi le consommateur a-t-il le droit de choisir entre le gaz et l’électricité, mais pourquoi ne peut- il choisir la source de l’électricité ?Si certains souhaitent se fournir en énergie renouvelable, c’est leur droit, mais qu’ils en paient le vrai prix.La Cour des Comptes souligne qu’il est injustifié de faire supporter ces très importants surcoûts aux seuls consommateurs d’électricité.

L’institution de l’obligation d’achat

Dans ses observations, la Cour des Comptes rappelle que la CSPE est une taxe fiscale imposée au consommateur mais dont le statut légal d’impôt n’a toujours pas été régularisé. À tout moment, un avocat ou une association de consommateurs peut en contester la légalité en ce qui concerne la facturation des énergies renouvelables, peu à peu introduites discrètement sur ce prélèvement social, initialement réservé aux familles en cessation de paiement de leur facture d’énergie… On sait par ailleurs quela CSPE va passer de 5 à 12 milliards € en 2020. Dans les prochaines années, son coût aura augmenté de 40 milliards au détriment de l’économie nationale et en pure perte.
[blockquote align=”right”]À tout moment, un avocat ou une association de consommateurs peut en contester la légalité en ce qui concerne la facturation des énergies renouvelables[/blockquote]
Il convient donc de distinguer l’obligation d’achat par EDF (non négociable car à tarifs et durées fixés par l’État), de l’obligation d’achat par le consommateur.Aux producteurs d’électricité de négocier avec les producteurs éoliens en termes de tranches conditionnelles, de volumes, de localisation géographique, ce qui aurait été une règle de vraie concurrence, de rationalisation des réseaux de transport d’énergie et de modèle économique.
De ce fait, il est institué une obligation d’achat de l’électricité éolienne par le consommateur final, alors que les règles de concurrence devraient l’en dispenser, voire l’interdire.On pourrait très bien imaginer un tarif « vert » pour les consommateurs désirant participer à l’effort éolien, et un tarif « bleu » pour les consommateurs ne le souhaitant pas.De façon symétrique, selon l’observation de la Cour des Comptes, rien n’empêche un consommateur final de refuser de payer la part éolienne de la CSPE pour non-conformité (ce qui emporterait vraisemblablement aussi le solaire, bien plus cher).De la même façon, le dispositif TURPE est obligé de réaliser des infrastructures non prioritaires et non rentables dont le coût n’est pas répercuté au bénéficiaire promoteur éolien.

source : http://www.economiematin.fr/les-experts/item/5978-electricite-solaire-eolien-cspe

Les éoliennes augmenteraient les émissions de CO2

Info en provenance de l’EPAW :

Non seulement, l’énergie éolienne serait coûteuse, mais en plus elle ne serait pas efficiente quant à la réduction des émissions de CO2. “S’il n’y avait pas les objectifs fixés par la Directive des énergies renouvelables, l’éolien ne serait même pas recevable comme moyen rentable de production d’électricité ou de réduction des émissions”, conclut le rapport rédigé par l’[icon_link style=”chain” color=”green” href=”http://www.civitas.org.uk/economy/electricitycosts2012.pdf” target=”_blank”]économiste britannique Ruth Lea[/icon_link].

Après quoi, elle recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici à 2020.

[icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.civitas.org.uk/economy/electricitycosts2012.pdf” target=”_blank”]Téléchargez l’étude “Electricity Costs: The folly of wind-power”, Ruth Lea, Civitas, Janvier 2012[/icon_link]