Couplage des marchés de l’électricité : le trading grand gagnant ?

Ce 31 03 2015, la CRE vient d’approuver le couplage des marchés et propose une courte vidéo pédagogique sur le réseau de transport d’électricité.

Cette vidéo donne un éclairage sur l’effondrement actuel du prix de gros, qui pousse les centrales à gaz à fermer leurs portes les unes après les autres en raison des ventes à pertes qu’elles sont amenées à faire pour éviter les redémarrages intempestifs et des arrêts forcés qui pénalisent leur rentabilité.

Ces fermetures de moyens pilotables, indispensables à la sécurité d’approvisionnement, sont la raison de l’intervention financière de l’État par les mécanismes de capacité.

Parallèlement, le prix de détail de l’électricité s’envole, entre autres en raison des taxes (CSPE) qui doivent compenser à EDF son obligation de rachat à tarif préférentiel de la production des énergies renouvelables (90.6€/MWh éolien en 2014).

Il convient de ne pas manquer, à la 45° seconde de la vidéo, l’acteur du marché qui aide à comprendre le reste. Le trader, bien sûr.

La mutualisation des intermittences européennes donnera, sur la régularité de production, ce qu’on peut en attendre…

La suite sur http://lemontchampot.blogspot.fr/2015/03/le-marche-de-lelectricite.html

20% de rentabilité garantis par l’Etat en temps de crise !

Transparence :   Chiche !  Monsieur Borloo ! Le président de l’UDI a demandé que la commission de transparence, qui reçoit les déclarations d’avoirs des élus, ait les moyens de mener un travail d’enquête «professionnel et sérieux». Il a parfaitement raison.

Le 17 novembre 2008, le ministre de l’écologie et du développement durable faisait signer discrètement par ses services  l’arrêté fixant les tarifs d’achat de l’électricité produite à partir de l’énergie éolienne. Cet arrêté était publié près d’un mois plus tard en décembre 2008. Aussitôt, les « professionnels » du secteur faisaient part de leur satisfaction, comme s’ils connaissaient déjà le texte, notamment à travers le syndicat des énergies renouvelables. [blockquote align=”left” cite=”Ludovic Grangeon”]engageait l’État à verser une rente inouïe à des promoteurs privés sans exigence de résultat contractuel, ni contrôle [/blockquote] Cet arrêté, qui n’avait fait l’objet d’aucun débat, engageait l’État à verser une rente inouïe à des promoteurs privés sans exigence de résultat contractuel, ni contrôle des sociétés soumises à marché public. De très nombreux opérateurs « oublient » de publier leurs comptes selon les obligations légales.

Cadeau supplémentaire prodigieux : les producteurs d’électricité éolienne, ayant déposé une demande complète de contrat d’achat avant la date d’entrée en vigueur du nouvel arrêté, pouvaient eux aussi bénéficier d’un contrat sur la base de cet arrêté sans avoir à déposer une nouvelle demande !…

Certes, ce tarif avait reçu l’avis favorable du Conseil supérieur de l’énergie mais surtout un avis très défavorable du régulateur officiel. La Commission de régulation de l’énergie (CRE)  estimait que les tarifs proposés étaient  supérieurs au total des coûts de production évités, et de très loin. Une avocate expérimentée comme Corinne Lepage n’a pas hésité à saisir la Cour de justice de la République après avoir été saisie d’un doute à propos d’une transaction favorable bien moins importante sous l’autorité d’un ministre. Cette décision était-elle différente ? La question mérite d’être posée. Le ministre a-t-il été berné ? Quels intérêts souterrains peuvent-ils bien avoir été servis par une mesure aussi exorbitante ? De très nombreux intermédiaires plus ou moins officiels de ce milieu arpentent en permanence les couloirs des assemblées parlementaires. Transparence Internationale soulignait qu’il n’existait pas un registre de ces « visiteurs du soir » comme dans de nombreux autres pays. Il semblerait que leur « assistance » soit appréciée pour rédiger les projets de textes réglementaires. Est-ce exact ? On a vu certains parlementaires embarrassés pour répondre à des questions sur des textes qu’ils étaient censés avoir produits eux-mêmes.

La commission de régulation de l’énergie (CRE) soulignait que cette décision serait en contradiction avec l’article 10 de la loi du 10 février 2000, qui interdit à tout opérateur d’énergie de s’enrichir au-delà d’un taux raisonnable. La décision du 17 novembre 2008 allait permettre aux promoteurs de l’éolien de réaliser des profits fabuleux sur des productions pourtant obligatoirement achetées par l’État aux frais du contribuable via la CSPE , nouvel impôt supplémentaire, discrètement acquittée sur toutes les factures d’électricité des ménages, et que personne n’a encore remarquée. Les  taux d’intérêt gagnés par les opérateurs grâce à cette manne ne sont pas inférieurs à 11 % nets et dépassent souvent les 20%. L’augmentation « minime » de la CSPE finançant ce dispositif atteint 5 ans plus tard au moins 300% et ce n’est pas fini. Les ménages les plus modestes vont devoir se serrer la ceinture pour faire face à des hausses globales de 20% de l’électricité, alors que des financiers profiteront de cette manne pendant 15 ans, si ce dispositif n’est pas réformé rapidement. Jean Marc Ayrault lui-même l’a rapidement vu en soulignant que les plus modestes trouveraient rapidement cet effort insupportable et en annonçant en septembre 2012 la refonte totale de la CSPE pour 2013.

Cette réforme permettrait à l’Etat d’économiser plus de 5 milliards d’euros puisque les projets éoliens qui crient sans cesse misère sont en fait rentables sans aucune subvention. Sinon, pourquoi des cohortes d’intermédiaires à grosses berlines, chéquier facile, et table ouverte, arpenteraient-ils la plus petite commune rurale en quête de la moindre implantation d’éoliennes à 3 millions d’euros pièce en pleine crise ? même là où il y a peu de vent ?

Interpol, l’organisation mondiale de la police, vient de publier coup sur coup deux études approfondies montrant que les équipements d’énergies renouvelables et les certificats d’énergie carbone qui leurs sont liés sont devenus l’une des principales fraudes industrielles mondiales des grands délinquants financiers. [blockquote align=”left” cite=”Ludovic Grangeon”]les certificats d’énergie carbone qui leurs sont liés sont devenus l’une des principales fraudes industrielles mondiales des grands délinquants financiers.[/blockquote] Une récente étude publiée par l’Université de Paris Sorbonne a estimé les fraudes de ce secteur à au moins 5 milliards d’euros. Les capitaux de ce secteur tournent dans le monde entier, avec autant de facilités de rémunération hors de France. Plus de 90% des éoliennes installées en France proviennent de marques étrangères. Les USA ont demandé une enquête internationale sur les fausses factures permettant de surfacturer jusqu’à dix fois leur prix certaines pièces d’éoliennes comme les plateformes orientables. Les quantités d’argent blanchi, noirci, verdi, transitent par de nombreux paradis fiscaux qui laissent imaginer toutes les possibilités anonymes.

Eoliennes en France : 4.200 aérogénérateurs en panne

A 16 h le 9 janvier 2013, les 4.200 éoliennes du parc français ont cessé de fonctionner.
Avec une puissance utile effective de 410 mégawatts, pour une puissance installée de 7.000 mégawatts elles ont produit à cet instant 0,5% de l’électricité totale fabriquée par la France en obligeant les centrales thermiques fortement émettrices de gaz à effet de serre, à pallier leur inefficacité.
[icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://environnementdurable.org/images/doc_redac/doc_44/production01-09-2013-16h.pdf” target=”_blank”]Ces chiffres de production officiels (1)[/icon_link] publiés en continu par Réseau de Transport de l’électricité ( RTE) démontrent une lapalissade : « sans vent il n’y a pas d’électricité éolienne »

La stratégie nationale issue du Grenelle de l’Environnement, amplifiée par la « Transition Energétique » du gouvernement conduit à recouvrir et encercler le territoire de ces machines pharaoniques, inutiles, improductives et onéreuses. Ce programme entraine la France à sa ruine en la défigurant, alors que l’industrie de l’éolien ne vit depuis sa création que par la captation de subventions publiques, de tarifs préférentiels et de défiscalisations abusives.

[image source_type=”attachment_id” source_value=”2645″ align=”center” icon=”zoom” size=”large” width=”600″ autoHeight=”true” lightbox=”true”]

cpFED( pdf)

Contact presse
J.L. Butré
tel 06 80 99 38 08
Contact@environnementdurable.net
Fédération Environnement Durable – 3 rue des Eaux – 75016 tel:06 80 99 38 08
803 associations
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net

Le coin d’Henri : L’énergie électrique en France

Deux Auvergnats bien oubliés, Alfred FREDET et Amable MATUSSIERE, furent des pionniers français de l’hydraulique qui, bientôt rejointe par le charbon, assura la production nationale de l’électricité. Deux énergies pour maintenir les qualités du courant : disponibilité, tension, phase…

Dans la seconde moitié du siècle dernier la demande doublait tous les dix ans, nos mines de charbon s’épuisaient, l’équipement des sites hydrauliques s’achevait, le recours au nucléaire s’imposait. Ainsi une électricité pas chère et abondante accompagna les « Trente Glorieuses « .

Mais l’arrêt de l’expérience du surgénérateur «  SuperPhenix « , pour des raisons politiques, nous priva d’une avancée technologique mondiale et d’une possibilité de réduire les déchets radioactifs.
Le couplage du nucléaire – aux variations lentes – et de l’hydraulique permet d’ajuster la production par ses réponses rapides (elle l’a démontré en 2005 et 2006 lors d’ écroulements de la production éolienne allemande en fournissant 5.000 MW en 5 minutes sur le seul secteur Durance – Verdon).

En ce début de millénaire nous somme même le 1° exportateur mondial d’électricité devant le Canada. Notre courant, le moins cher et le plus propre d’Europe, est produit par des centrales dont la puissance totale – 125.000 MW – couvre aisément la demande moyenne : 60.000 MW. Seules les «  pointes hivernales de 19 heures « nous obligent à importer, pour les équilibrer”.
L’ électricité ne se stocke pas.

La production doir, a chaque instant, égaler la demande.

La demande étant une variable qui échappe au contrôle, il faut, pour maintenir l’équilibre en permanence, que la production soit une variable parfaitement maîtrisée .

Il est aberrant d’introduire dans la production une VARIABLE ALEATOIRE : VENT, SOLEIL.
Cette variable aléatoire augmente considérablement les coûts – de 3 à 10 fois – sans apporter de solution au seul problème qui se pose à nous pour cette décennie : les pointes hivernales.
La réponse à un besoin précis – 19 heures en hiver – ne peut être aléatoire – vent – ou décalée – soleil.

  • Pour pallier à l’intermittence de 10 MW éoliens installés il faut 1 MW thermique – avec CO2.
  • L’ importation des éoliennes pèse en DIZAINE DE MILLIARDS sur nos échanges.
  • Cette précipitation à s’équiper inutilement de matériels inadaptés à vie courte est tragique
  • Les dépenses entraînées, subventions et éxonérations le sont à fonds perdus pour notre économie.
  • La recherche de véritables solutions d’avenir ( l’hydrogène . ? ) manque de crédits…
  • L’ EAU et le FEU CENTRAL apportent les réponses actuelles. L’ AUVERGNE est bien placée !

[icon style=”user” color=”green”]Henri MATHONAT
ingénieur INPG[/icon]

Les nouveaux compteurs d’électricité intelligents Linky : 120 à 240€ à la charge du consommateur

Un comité de suivi pour le compteur électrique intelligent Linky

Un comité de suivi pour tirer les enseignements de l’expérimentation du nouveau compteur électrique communiquant Linky va être mis en place très prochainement, a déclaré Eric Besson, ministre de l’énergie, à l’occasion de l’ouverture du colloque de la mission Ecoter sur les réseaux intelligents le 27 janvier.

Ce nouveau compteur doit faciliter la relève des consommations d’électricité (dans le JDLE). « Demain, les compteurs seront remplacés par des compteurs Linky. Ces compteurs de nouvelle génération communiqueront avec le système d’information d’ERDF », précise la filiale à 100 % d’EDF.

Ledit comité devra étudier les résultats de l’expérimentation, lancée en mars dernier. ERDF et des prestataires privés devaient installer 300.000 compteurs (200.000 dans l’agglomération lyonnaise et 100.000 en territoire rural sur 150 communes d’Indre-et-Loire). Hélas, ce quota ne sera pas atteint, et le nombre serait limité à 270.000 Linky. Mais, selon différentes sources concordantes, les performances attendues ne sont pas au rendez-vous. Moins de 6.000 compteurs nouvelle génération seraient capables de transmettre les informations attendues et d’en recevoir de la part du gestionnaire de réseau de distribution.

A l’issue de cette expérimentation et sur la base d’un retour d’expérience, le gouvernement et la Commission de régulation de l’énergie (CRE) se prononceront sur la généralisation de ce système à tout le territoire français. « En cas de feu vert, ce sont alors près de 35 millions de compteurs qui seraient remplacés, en 5 ans, par des compteurs Linky », selon ERDF. Ils devraient totalement remplacer les boîtiers actuels d’ici 2020.

En septembre 2010, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) avait pointé du doigt les nombreuses interrogations qui se posent à propos de Linky (dans le JDLE). Le coût de l’opération était estimé incertain, selon la FNCCR. Si ERDF évalue entre 120 et 240 € le prix unitaire d’un compteur Linky, soit entre 4 et 8 milliards € pour 35 millions de compteurs, la facture sera intégralement payée via le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe), c’est-à-dire par les seuls consommateurs. Il serait donc opportun d’étudier d’autres sources de financement (distributeurs, fournisseurs…), selon la Fédération.

Dans une note confidentielle, l’Ademe avait aussi estimé que Linky ne permettait pas aux consommateurs de maîtriser leur consommation d’électrons. Une critique réitérée mercredi 26 janvier par Philippe van de Maele, lors des Assises de l’énergie de Grenoble. « Ce compteur n’a rien d’intelligent. Il n’apporte rien en ce qui concerne la maîtrise de la demande d’électricité. Et son modèle économique n’est pas d’une clarté absolue », a dit le président de l’Ademe (dans le JDLE).

Le 28 janvier 2011 par Célia Fontaine, Journal de l’Environnement

Signez le moratoire de 10 ans sur les éoliennes : prenons le temps de réfléchir. Déjà 7299 signatures.

Tout le monde est a priori favorable à l’énergie éolienne et c’est normal. Mais pas n’importe comment et n’importe où !

Depuis 5 ans 2000 machines éoliennes industrielles ont été érigées sans planification, sans respect des populations et patrimoines naturels et paysagers.
On nous en annonce 12 à 15.000 éoliennes à court terme sans avoir pu démontrer une quelconque efficacité énergétique. Et des milliers d’hectares de panneaux photovoltaïques dans la même logique.

A y regarder de plus près, cette mauvaise utilisation des énergies renouvelables ne nous permettra même pas de diminuer le recours à l’industrie nucléaire ou au charbon. D’ailleurs, les promoteurs éoliens s’appellent Areva, Edf

Etes-vous certains de vouloir à la fois plus de centrales nucléaires, plus de centrales thermiques et des milliers de machines éoliennes industrielles dans les plus belles campagnes ? Alors que les économies d’énergies et l’utilisation des énergies renouvelables par les particuliers offriraient une véritable solution alternative.

Signez le moratoire !

Eolien offshore, une électricité « salée » : Communiqué de la FED

Communiqué de Presse de la FED
Paris le 21 janvier 2011
Eolien offshore : Une électricité « salée »

Des arbitrages ont lieu actuellement au sein du gouvernement concernant l’éolien offshore.
Les 6.000 Mégawatts prévus par le Grenelle de l’Environnement subventionnés par les consommateurs d’électricité, correspondraient à une facture supplémentaire de 20 à 40 milliards d’euros à ajouter aux 40 milliards en cours pour les 19.000 Mégawatts de l’éolien terrestre (*1).

Le gouvernement tente de réduire ce programme qui entrainerait mécaniquement une augmentation de l’électricité des consommateurs de 30% à 40%.

Alors que 3 millions de menages en situation précaire ne peuvent déjà plus régler leur facture d’électricité, la Fédération Environnement Durable (FED) estime que subventionner l’éolien avec de l’argent des consommateurs est immoral et socialement dangereux.

eoliennes géantes importées du Danemark d’Allemagne et prochainement de Chine, créent des emplois dans ces pays avec de l’argent des ménages français.

La FED demande l’arrêt immédiat du programme éolien sur terre et offshore.

Fédération Environnement Durable

environnementdurable.net

Contacts presse
Hervé Texier : Vice Président FED
Michel BRONCARD : Vice Président FED

(*1)
Eolien terrestre
1.000 MW = perte pour EDF de 100 millions d’euros par an
5000 MW = perte pour EDF de 500 millions d’euros par an (situation actuelle)
19.000 MW = perte 2 milliards d’euros par an (programme du Grenelle)

Eolien offshore
1000 MW = perte potentielle de 200 millions d’euros par an au tarif actuel 0,13 ct/ KWh (insuffisant pour les promoteurs)
6000 MW = perte de 1, 2 milliards d’euros par an
Il faut ajouter les Dommages collatéraux
Renforcement et adaptation du réseau électrique: 5 milliards d’euros
Compteurs intelligents : 5 milliards d’euros
Démembrement : 1 à 2 milliards d’euros pour 10.000 éoliennes terrestres et probablement plus pour les éoliennes offshore.

communiqué fed du 24.01.2011