Surcoût éolien : lettre de réponse d’Henri Proglio, président d’EDF, à monsieur Ludovic Grangeon

Lettre de réponse de monsieur Henri Proglio à monsieur Ludovic Grangeon transmise au préfet de région Auvergne et au président de région Auvergne.
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Monsieur le Préfet
Monsieur le Président de région

Je vous prie de bien vouloir trouver ci-joint l’extrait d’un courrier que monsieur Proglio, président d’EDF, a bien voulu me faire adresser à propos des problèmes posés par la politique actuelle des énergies renouvelables, et notamment de l’éolien

Ce courrier confirme les craintes les plus sévères de la CRE à ce titre. C’est pourquoi le volet SRCAE éolien semble des plus inopportuns dans sa forme actuelle

Avec ma très haute considération

Ludovic Grangeon

surcout éolien EDF Henri Proglio

Les pertes réseaux dues à l’éolien largement sous-estimées, les hausses de tarifs également

Ludovic Grangeon, enseignant chercheur en économie à l’ESDES Lyon, président de l’Adermob :

Une ligne haute tension de raccordement d’un parc éolien peut facilement atteindre 20% de pertes de réseau en raison de son éloignement.

Le chiffre annoncé est toujours de 2.5% “moyenne nationale” de pertes de réseau français, mais on oublie de dire que ce chiffre est net après rachat de ses propres consommations de réseaux par Électricité Réseau Distribution France (ERDF) et Réseau de transport d’électricité (RTE), le vrai chiffre national étant entre 7 et 8 % de pertes physiques. (ci-joint un [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/01/rapport-perte-energiesRTE-jmars-2010.pdf” target=”_blank”]rapport peu connu de la Commission de Régulation de l’Energie sur les pertes réseaux électrique[/icon_link]).

De ce fait: les promoteurs éoliens recherchent des sites isolés à faible population, facilement investis par la faiblesse de leur population et de leurs élus locaux. Ces sites sont éloignés, et donc accroissent les pertes.
Comme en général une ligne unique est tirée, elle fonctionne donc à plein régime, ce qui multiplie d’autant la perte, souvent proche de 15 à 20% dans ce cas.

Conclusion: soit un parc éolien de 20 MW: sa production n’atteint au mieux que l’équivalent de 4 MW/h par an (20%), qui de plus n’arrivent pas au moment où on en a besoin, et cerise sur le gâteau, ce ne sont même pas ces 4 MW/h qui arrivent au consommateur mais au mieux 3.5 MW/h au pire 3 MW/h. Tout cela à 8.5 cts/kw sans compter la CSPE, TURPe et autres parataxes !

Les tarifs EDF revus à la hausse à cause de l’éolien

Je rappelle qu’un tarif blanc EDF déjà considéré comme surtaxé dans les options “Tempo” qui tiennent compte de l’effacement des jours de pointe, et donc de l’incapacité de l’éolien à fournir ces jours là, est de 12cts/kwh. Tarif qu’il faut AJOUTER au tarif éolien, puisqu’il correspond aux moyens de production mis en place pour produire de l’électricité 80 % du temps où l’éolien ne marche pas (centrales thermiques à gaz, charbon) soit donc de l’ordre de 20 cts/kwh.

Le tarif rouge d’effacement est 22 jours par an de 50 cts /kwh, ce qui en fait ces jours là un montant EFFRAYANT cumulé à un peu moins de 1 € le KW/h !
Puisque le coût de l’investissement doit être ajouté au coût de la consommation, cet investissement n’existant qu’en raison des éoliennes qui ne produisent pas tout le temps.
REGARDEZ VOTRE FACTURE D’ELECTRICITE ET VOUS ALLEZ VRAIMENT COMPRENDRE.

Les chiffres annoncés par Didier Migaud, Président de la Cour des Comptes, lors de son audition sur les suites de Grenelle par l’Assemblée Nationale le 18 janvier sont donc faux et largement sous estimés. Je vais prendre soin de lui écrire pour le lui signaler, démonstration à l’appui, avec tout le respect que je lui dois ainsi qu’au rapporteur général Carrez.

C’est ce que Gérard Mestrallet appelle payer trois fois la même électricité, sauf que le prix final peut aller jusqu’à DIX.
D’ailleurs, c’est exactement le raisonnement que le Gouvernement britannique est en train d’adopter avec
une division jusqu’à dix des tarifs de rachat de l’éolien dans le scenario en cours d’étude, sous la pression de plus de soixante députés furieux qui appartiennent pourtant au même clan politique. ([icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.yorkshirepost.co.uk/news/at-a-glance/main-section/tory_mps_urge_cameron_to_cut_subsidies_for_windfarms_1_4179099″ target=”_blank”]www.yorkshirepost.co.uk[/icon_link])

Conférence Mondiale de Montréal 2011 : le PDG de Suez Gaz de France argumente sur l’éolien. Intéressant pour un gazier !

Cet argumentaire a été présenté à la [icon style=”globe” color=”green”]Conférence mondiale de Montréal[/icon] 2011 (équivalent du sommet de Davos) :

« Ce sont des énergies intermittentes qui vont nécessiter de grandes capacités de réserve, qui vont reposer sur le gaz naturel en raison de la facilité d’utilisation des turbines à gaz »- soit l’exemple d’une île ayant besoin de mille mégawatts pour ses habitants et ses industries- « L’île veut être verte. Donc elle construit 1.000 mégawatts d’éoliennes. C’est très bien, surtout quand il y a du vent, c’est à dire 30% du temps. Mais comme les consommateurs veulent de l’électricité tout le temps, il faut construire à côte de ces éoliennes 1.000 mégawatts de turbines à gaz qu’on peut mettre en route comme des mobylettes quand il n’y a pas de vent et les éteindre quand il y a du vent ».

« Résultat des courses: on va payer trois fois. D’abord parce qu’il faut construire deux systèmes, 2.000 mégawatts, alors que l’île n’a besoin que de 1.000. Deuxièmement il faudra subventionner les éoliennes et troisièmement, les turbines à gaz vont fonctionner seulement 70% du temps et donc le coût en capital du mégawattheure va être augmenté à due concurrence ».
Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer un virage marqué vers les énergies renouvelables, le p.-d.g. de GDF Suez, Gérard Mestrallet, met en garde contre un recours majeur à ces sources dites propres, et ce, pour des considérations économiques. Un plaidoyer repris hier par d’autres participants à la Conférence de Montréal.

«Tout ce qui est durable est vert, mais tout ce qui est vert n’est pas nécessairement durable. Il faut avoir la sagesse de le reconnaître», a-t-il affirmé d’entrée de jeu devant un parterre de gens d’affaires réunis dans un hôtel du centre-ville de Montréal. «L’offre se développe rapidement, les coûts baissent, mais ce développement s’effectue au prix de subventions publiques souvent importantes dont les pays, le plus souvent désargentés, découvrent le coût.»

M. Mestrallet, grand patron d’un géant mondial du domaine gazier, juge en outre que les citoyens ne prennent pas la réelle mesure des coûts associés aux sources énergétiques comme le solaire, la biomasse ou encore l’éolien. «Il est clair que l’opinion publique croît que les énergies renouvelables vont être la clé essentielle de l’énergie du futur. C’est vrai en partie, mais sûrement moins que l’opinion publique ne le pense. Parce que ces sources d’énergie sont intermittentes, vont nécessiter de grandes capacités de réserve et vont reposer sur le gaz naturel, en raison de la flexibilité des turbines à gaz.»

Selon lui, si on construit par exemple un parc éolien pour alimenter une ville, il faudra en effet prévoir une autre forme d’approvisionnement, comme le gaz naturel, pour éviter la panne lorsque la brise ne souffle pas. Cette multiplication des sources aurait pour effet de faire grimper la facture. «Alors, je crois qu’il faut bien réfléchir avant de s’engager trop massivement dans des productions intermittentes d’énergie renouvelable», a-t-il conclu.

Un refrain repris par le président du Conseil mondial de l’énergie, Pierre Gadonneix, dans le cadre d’un atelier sur l’avenir énergétique mondial. «À long terme, il est évident que les énergies renouvelables auront une part majoritaire», a-t-il admis. Mais pour l’heure, «les différentes sources sont à des degrés de maturité très variables». Dans la majorité des cas, a dit M. Gadonneix, elles sont «intermittentes». Donc, «dès lors que leur part dépasse 10 à 20 %, l’irrégularité de la production engendre des surcoûts très importants pour construire des capacités de production d’appoint, mais aussi des réseaux».

Les éoliennes de la montagne bourbonnaise en rade : le courant coupé et le pays dans le noir.

Des consignes de silence entourent la grave panne des éoliennes du Chemin de la ligue, en face du village de La Chabanne en Montagne Bourbonnaise, qui va durer plus d’un mois selon les estimations de certains techniciens rencontrés sur place alors que les autorités locales parlaient de 48 h.

Le pays entier de la Montagne Bourbonnaise a été plongé brutalement dans le noir à deux reprises cette semaine, panne générale provoquée par les éoliennes. Depuis, les huit éoliennes du chemin de la Ligue en Allier restent immobiles à l’arrêt et dans le noir sans aucune explication. Elles n’ont même plus de balises lumineuses, ce qui oblige sans doute les avions à détourner leur route pour cause de sécurité, et aussi qu’elles n’ont aucun dispositif de secours.

Cette panne est d’autant plus bizarre qu’il n’y a pas spécialement de vent en ce moment, qu’elles étaient donc loin de tourner à plein régime, et que l’incident est survenu à chaque fois dans la soirée, sans surveillance locale puisqu’il n’y a personne sur place pour surveiller cette installation, pas même un technicien.

Personne n’est capable de fournir une explication et aucun dispositif d’urgence n’est en place, ce qui fait frémir en cas d’accident encore plus grave. D’ailleurs, aucune démarche n’a été engagée pour mettre ce site en conformité classé en installation soumise à la procédure ICPE, comme la loi le prévoit, et ainsi que le syndicat professionnel de l’énergie renouvelable le rappelle à ses membres. Il n’existe même pas de numéro de téléphone diffusé chez les riverains en cas de problème.
Il semblerait que des câbles ont fondu, et que le poste transformateur EDF a de ce fait été endommagé, ce qui laisse prévoir, si cette hypothèse se confirme, une bataille entre le promoteur privé et EDF, tout cela aux frais du contribuable.

Il est vrai que ce grave incident tombe mal juste avant le congrès des promoteurs éoliens qui doit se tenir bientôt et dans le cadre de la promotion de cet outil dans les schémas régionaux en cours. Cette opération avait été présentée comme la « Rolls Royce » des éoliennes . Le passage des réseaux électriques s’est fait de force en Montagne Bourbonnaise malgré les inquiétudes de certains maires, notamment celui de Lavoine, alors que les services de l’Etat lui ont assuré qu’un incident était impossible et que toutes les mesures de sécurité étaient prises …

Il confirme ce que les techniciens d’ERDF disent depuis longtemps : que c’est un non-sens de mettre des éoliennes loin des villes alors que toute l’électricité est dissipée en chaleur dans les kilomètres de réseaux qu’il faut tirer pour les alimenter.

Pendant ce temps, on s’éclaire comment ?
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[note]Malgré les demandes répétées faites auprès de cette société depuis plus d’un an, les promoteurs du chemin de la Ligue sont réfugiés dans le noir total et restent totalement invisibles. Le tribunal de commerce de Caen a confirmé qu’aucun compte n’était publié à part 1000 euros depuis 2006 alors que la presse a parlé d’une opération de 30 millions d’euros ????

Excédé par cette attitude, le Maire de Lavoine, Vice Président de la Communauté de Communes de la Montagne Bourbonnaise a saisi le Procureur de la République de Caen, siège où cette société a récemment déménagé, pour être plus loin encore de l’Allier ?
Après Peyrelevade en redressement judiciaire et Ally Mercoeur et ses mises en examen pour prise illégale d’intérêt, est-ce le début d’une troisième affaire d’éoliennes dans le Massif Central, où il n’y a pas de vent ?[/note]

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Cliquez pour lire l’intégralité du courrier
courrier maire Lavoine éolien
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Les panneaux photovoltaïques peuvent ils, seuls, alimenter la France en électricité ?

Contribution de [icon style=”user” color=”green”]Gabriel Bourrier[/icon], installateur de panneaux photovoltaïques au Mali, qui s’exprime sur l’idée d’une totale autonomie de la production électrique française grâce au photovoltaïque, idéologie présente dans de nombreuses instances du pouvoir ou de l’industrie :
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” Les lignes qui suivent ont été écrites dans le but de susciter la réflexion, la recherche…

Les alternateurs. Les besoins en électricité sont considérables, et variables.
Au cours de la nuit, ils sont moins importants de 2h30 à 7h30, et au cours de la journée de 13h30 à 16h30.Ils sont moins importants l’été, et très importants l’hiver.
EdF produit la quantité d’électricité qu’il faut, au moment où il faut, et sans coupure… Pour répondre aux besoins en électricité, EdF dispose de gros alternateurs,qu’elle fait tourner par de l’eau (dans les centrales hydrauliques), par des moteurs diesel, par de la vapeur d’eau (dans les centrales nucléaires, au charbon ou au gaz).Elle arrête un certain nombre d’alternateurs quand les besoins diminuent.
Pour répondre aux besoins variables, il faut une production maîtrisée, la mise en production d’un certains nombre d’alternateurs, et l’arrêt d’un certain nombres d’alternateurs.

Les panneaux photovoltaïques. Inventés par le français Antoine Becquerel, il y a 172 ans, produisent de l’électricité quand ils sont frappés par beaucoup de lumière venant du soleil, énergie renouvelable. L’orientation des panneaux a une grande importance sur leur rendement. Ceux placés vers le sud produisent plus que ceux orientés vers le sud ouest, et le sud est, et vers l’est et vers l’ouest…
L’angle des panneaux par rapport au sol a aussi beaucoup d’importance. Un panneau disposé à 45° a un rendement supérieur à celui placé à 30° ou 60°, ou 20°. Ceux placés horizontalement ont un rendement supérieur à ceux placés verticalement. Le groupe français LEROY SOMER en 1979 s’est intéressé aux voltaïques, en installant quelques panneaux au Mali pour faire tourner des pompes à eau sur forages villageois.

En France, les panneaux ont commencé à se voir sur les toits des maisons en 2004 à cause des subventions de l’Europe (aujourd’hui disparues), aux aides diverses, au crédit d’impôt de 50 % ,( diminué à présent,) calculé sur le montant des installations, aux avantages fiscaux, au KW photovoltaïques achetés jusqu’à 58 cents… par EdF, (Elle les revend 4 cents) et grâce aux 240 espaces INFO ENERGIE existant dans toutes les régions de France…et à Patrick JOURDE et Jean Claude MULLER qui ont écrit:
« Théoriquement, il suffirait en France de réaliser le seul côté sud des toits en modules photovoltaïques pour produire toute l’énergie électrique nationale », au syndicat des énergies renouvelables qui a écrit: »Les technologies actuelles permettraient de couvrir toute la consommation électrique du pays à partir d’une surface de panneaux de 5000 km2 soit environ la surface qu’occupe aujourd’hui la totalité des côtés sud des toits des bâtiments français ».(Cf Le développement du photovoltaïque en France).

Imaginons la France couverte de 5000 Km2 de panneaux photovoltaïques, disposés au sud, et les centrales nucléaires, hydrauliques, au fioul, au gaz, au charbon démantelées, et la France ne disposant que de l’électricité issue des photovoltaïques. Le soleil se couche tous les soirs et sa lumière providentielle disparaît. Les photovoltaïques ne produisent donc, pas la nuit. Ils commencent à produire au mieux une heure après le lever du jour, et cessent de produire au mieux une heure avant le coucher du soleil. Imaginons… EdF coupe le courant une heure avant le coucher du soleil, et redonne de l’électricité au mieux une heure après le lever du soleil. En décembre et janvier, la coupure d’électricité dure donc 14 heures… Les rues sont éclairées au gaz. Les français ont achetés des frigidaires et des congélateurs fonctionnant au pétrole. Ils s’éclairent le soir, la nuit et le matin, avec des lampes à pétrole ou au gaz. Les TGV, trains de marchandises, TER, RER, métros, trams… fonctionnent au gasoil. Il n’y a plus de TV en soirée. Les supermarchés sont éclairés au gaz. Les ordinateurs ne fonctionnent que quelques heures le jour. Les français cuisinent au gaz. Ils se chauffent au pétrole, ou au bois, Les ascenseurs, escalators ne fonctionnent que quelques heures le jour.

En hiver,EdF doit effectuer des délestages,(coupures) certains jours, car les voltaïques en hiver produisent parfois 8 fois moins qu’en été, et le mauvais temps dure parfois plusieurs jours, et les panneaux produisent en fonction de l’intensité de la lumière… Pendant les beaux jours, EdF ne sait pas quoi faire de l’électricité en trop venant des photovoltaïques… 5000 km2 de panneaux PV ne permettent pas d’alimenter en électricité toute la France, 24heures sur 24 heures …”

Gabriel Bourrier a réalisé 284 forages d’eau au Mali et participé à l’installations de panneaux solaires à l’Est du Mali. Il a également faite des recherches pour mettre au point une pompe à main pour grandes profondeurs (80 mètres).

Eolien en mer : 20 milliards d’argent public ” engloutis “

Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable ( 786 associations) à Paris le 11 juillet 2011.

Eolien en mer : 20 milliards d’argent public ” engloutis “

Vingt milliards d’euros pris sur la facture d’électricité des français vont être ” engloutis” le long des côtes de la France pour fabriquer 3% d’une électricité intermittente dont elle n’a pas besoin puisqu’elle exporte 15% de sa production actuelle.
Cette production de kilowattheures cinq fois plus chers, entrainera officiellement une hausse de 13% du tarif de l’électricité des ménages alors que trois millions d’entre eux ne peuvent plus payer leur facture.

La subvention faramineuse de vingt milliards d’euros d’argent public correspondra selon les sources officielles à créer dix mille emplois hypothétiques soit une ” prime” jamais atteinte de deux millions d’euros par emploi créé.
La filière française d’éolien en mer devait être nationale et d’excellence. Or les groupes industriels français AREVA, EDF, GDF-SUEZ prêts à répondre à cet appel d’offre se sont tous déjà associés aux leaders industriels mondiaux éoliens danois, allemands, espagnols et chinois qui se serviront de cette opportunité pour exporter leurs machines déjà opérationnelles et envahir un peu plus notre pays.
Pour couronner cette décision deux des cinq sites choisis pour implanter les six cents premières éoliennes posent des problèmes majeurs.

Au Tréport les marins pécheurs soutenus par la ville refusent catégoriquement un projet qui entrainera la perte de leurs emplois et qui les conduira à devenir des « assistés économiques ».
Le projet d’Arromanches pudiquement baptisé « Courseulles-sur-Mer » fait l’objet d’une protestation internationale en provenance de milliers de citoyens de plus de cinquante pays.

Ceux ci s’insurgent de voir la France porter une atteinte inadmissible à ce lieu de mémoire symbole de la bataille de Normandie où dix mille soldats en provenance de nombreux pays ont été tués ou blessés le 6 juin 1944 pour délivrer la France.

Contact presse
Jean-Louis Butré
tel 06 80 99 38 08
http://environnementdurable.net
contact@environnementdurable.net

[icon style=”globe” color=”green”]Téléchargez le CP de la FED[/icon]

Saint Victor de Melvieu : les riverains contre le projet de transformateur de 8 hectares par EDF

Emmenés par Gabriel Bourrier, les membres de l’association [icon style=”link” color=”green”]Plateau survoltés[/icon] se battent contre le projet de transformateur innitié par EDF et qui serait à terme relié aux éoliennes en chantier dans les environs.
Problème, les terres cultivables sont rares, et il n’est pas question de les laisser à des projets éoliens, “cher, couteux en espace, inesthétique et douteux en termes de santé“.

En effet, EDF est obligé de fournir la connexion à un transformateur électrique aux promoteurs éoliens qui en font la demande. Ces transformateurs sont payés avec l’argent du contribuable pour desservir un projet privé. Il est donc normal que les citoyens aient leur mot à dire. Mais comme toujours dans ces politiques de développement durable, les citoyens et riverains sont mis de côté et n’ont d’autres choix que de manifester leur amertume de se voir confisquer leur environnement. Car outre les terres cultivables, ces projets portent gravement atteinte aux paysages et à la santé des riverains et des touristes de l’Aveyron.

Mais plus grave, les riverains et citoyens sont systématiquement mis à l’écart des réunions de “concertations” malgré “la circulaire Fontaine de 2002 sur le développement des réseaux (qui ndlr) indique clairement aux Préfets de veiller à ce que tous les intérêts soient représentés, que les associations représentatives fassent partie de la “concertation”. La convention d’Aarhus est toute aussi précise sur la “concertation”. ” (extrait du site de l’association). Mais force est de constater que l’application est loin d’être faite par la prefecture de l’Aveyron.

Soutenez l’association Plateau Survolté et signez la pétition

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Agrandir le plan

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La cour des comptes épingle les éoliennes et leur financement jugé “déséquilibré”

Comme le collectif le clâme depuis de longues années, la cour des comptes vient de découvrir ( oh surprise ) que les éoliennes sont financées par une taxe, l’obscure Contribution au service public de l’électricité (CSPE), qui représente un impôt déguisé mais une réelle répercussion des subventions accordées aux éoliennes sur la facture des citoyens.

Cette taxe devrait encore augmenter compte tenu de l’explosion des installations éoliennes et solaires, installations encouragée par des taux de rachat de l’éléctricité prohibitifs, financés par cette fameuse CSPE.

Cette taxe ne profite par aux citoyens qui la paie, mais uniquement aux promoteurs privés qui ne participent pas du tout au service public contrairement à ce que laisse entendre l’intitulé de cette taxe.

Ainsi donc, cet impôt non déclaré au parlement se révèle illégal et s’assimile, par définition, à un détournement de l’argent public passible de sanctions. Sachant que le crime va bientôt s’élever à 5 milliards d’euros, la question reste : qui va payer ?

Source : challenge.fr

Les nouveaux compteurs d’électricité intelligents Linky : 120 à 240€ à la charge du consommateur

Un comité de suivi pour le compteur électrique intelligent Linky

Un comité de suivi pour tirer les enseignements de l’expérimentation du nouveau compteur électrique communiquant Linky va être mis en place très prochainement, a déclaré Eric Besson, ministre de l’énergie, à l’occasion de l’ouverture du colloque de la mission Ecoter sur les réseaux intelligents le 27 janvier.

Ce nouveau compteur doit faciliter la relève des consommations d’électricité (dans le JDLE). « Demain, les compteurs seront remplacés par des compteurs Linky. Ces compteurs de nouvelle génération communiqueront avec le système d’information d’ERDF », précise la filiale à 100 % d’EDF.

Ledit comité devra étudier les résultats de l’expérimentation, lancée en mars dernier. ERDF et des prestataires privés devaient installer 300.000 compteurs (200.000 dans l’agglomération lyonnaise et 100.000 en territoire rural sur 150 communes d’Indre-et-Loire). Hélas, ce quota ne sera pas atteint, et le nombre serait limité à 270.000 Linky. Mais, selon différentes sources concordantes, les performances attendues ne sont pas au rendez-vous. Moins de 6.000 compteurs nouvelle génération seraient capables de transmettre les informations attendues et d’en recevoir de la part du gestionnaire de réseau de distribution.

A l’issue de cette expérimentation et sur la base d’un retour d’expérience, le gouvernement et la Commission de régulation de l’énergie (CRE) se prononceront sur la généralisation de ce système à tout le territoire français. « En cas de feu vert, ce sont alors près de 35 millions de compteurs qui seraient remplacés, en 5 ans, par des compteurs Linky », selon ERDF. Ils devraient totalement remplacer les boîtiers actuels d’ici 2020.

En septembre 2010, la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) avait pointé du doigt les nombreuses interrogations qui se posent à propos de Linky (dans le JDLE). Le coût de l’opération était estimé incertain, selon la FNCCR. Si ERDF évalue entre 120 et 240 € le prix unitaire d’un compteur Linky, soit entre 4 et 8 milliards € pour 35 millions de compteurs, la facture sera intégralement payée via le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe), c’est-à-dire par les seuls consommateurs. Il serait donc opportun d’étudier d’autres sources de financement (distributeurs, fournisseurs…), selon la Fédération.

Dans une note confidentielle, l’Ademe avait aussi estimé que Linky ne permettait pas aux consommateurs de maîtriser leur consommation d’électrons. Une critique réitérée mercredi 26 janvier par Philippe van de Maele, lors des Assises de l’énergie de Grenoble. « Ce compteur n’a rien d’intelligent. Il n’apporte rien en ce qui concerne la maîtrise de la demande d’électricité. Et son modèle économique n’est pas d’une clarté absolue », a dit le président de l’Ademe (dans le JDLE).

Le 28 janvier 2011 par Célia Fontaine, Journal de l’Environnement

Signez le moratoire de 10 ans sur les éoliennes : prenons le temps de réfléchir. Déjà 7299 signatures.

Tout le monde est a priori favorable à l’énergie éolienne et c’est normal. Mais pas n’importe comment et n’importe où !

Depuis 5 ans 2000 machines éoliennes industrielles ont été érigées sans planification, sans respect des populations et patrimoines naturels et paysagers.
On nous en annonce 12 à 15.000 éoliennes à court terme sans avoir pu démontrer une quelconque efficacité énergétique. Et des milliers d’hectares de panneaux photovoltaïques dans la même logique.

A y regarder de plus près, cette mauvaise utilisation des énergies renouvelables ne nous permettra même pas de diminuer le recours à l’industrie nucléaire ou au charbon. D’ailleurs, les promoteurs éoliens s’appellent Areva, Edf

Etes-vous certains de vouloir à la fois plus de centrales nucléaires, plus de centrales thermiques et des milliers de machines éoliennes industrielles dans les plus belles campagnes ? Alors que les économies d’énergies et l’utilisation des énergies renouvelables par les particuliers offriraient une véritable solution alternative.

Signez le moratoire !