L’éolien ne doit pas cacher Fessenheim par Thierry Jaccaud

Cet après-midi, le projet de loi Brottes sur la tarification progressive de l’énergie, rejetée par le Sénat à la fin de l’année dernière, revient en discussion à l’Assemblée nationale. Le principe est excellent : plus on consomme, plus le tarif de l’énergie augmente. Peut-on mettre en oeuvre ce principe sans créer une usine à gaz ? Nous verrons le système adopté par les députés.

Il n’y a pas que cela dans le projet de loi Brottes. Ont été rajoutés des articles qui n’ont rien à voir, notamment sur l’éolien terrestre avec la suppression des fameuses “ZDE”, Zones de développement éolien, définies par les communes ou intercommunalités, et la suppression du seuil de cinq mâts minimum par site éolien visant à éviter le mitage. [blockquote align=”left” cite=”Thierry Jacaud, rédacteur en chef de la revue l’Écologiste”]Que sont les ZDE ? Essentiellement, un outil de démocratie locale.[/blockquote] Que sont les ZDE ? Essentiellement, un outil de démocratie locale. En effet, elles sont définies par les intercommunalités le plus souvent. Elles nécessitent des délibérations des communes, et des débats avec les habitants sur un sujet qui les concerne directement. La suppression pure et simple des ZDE serait indigne.

Quant à la règle des cinq mâts … [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.thierry-jaccaud.com/?p=291″ target=”_blank”]La suite sur www.thierry-jaccaud.com[/icon_link]

France Bleu Pays d’Auvergne : Francois Leloustre au sujet du SRCAE Auvergne

Francois Leloustre au sujet du [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://auvergne.info/public/upload/files/2012/SRCAE_Auvergne_Schema_Regional_Eolien.pdf” target=”_blank”]SRCAE Auvergne (p.39)[/icon_link] chez France bleu pays d’Auvergne. Interview au sujet de l’échec des Schémas Régionaux Climat Air Energie, censés jouer le rôle d’arbitres, mais qui se révèlent d’une partialité troublante en faveur des promoteurs d’un seul type d’énergie renouvelable : l’éolien.
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Elus de la république réveillez vous !


Depuis 2009 nous avons tenté en vain de vous alerter sur le manque de cohérence et de visibilité de notre politique énergétique en dénonçant les erreurs d’appréciation sur les enjeux et impacts de l’éolien industriel dans notre département et notre région. D’ailleurs nombre de nos éditos étaient titrés : €olien industriel : quel avenir pour nos territoires ruraux ?

A défaut de réponses pertinentes et engagées de la part de nos chers représentants, le schéma régional éolien dont la seule et unique réunion s’est tenue dernièrement à Clermont a semble t-il tranché. En effaçant de la carte pour la circonstance l’identité paysagère que représentent nos bocages (remplacés par un vaste plateau) 95% des communes de notre département deviennent des zones favorables à l’éolien. Dans une des régions les moins ventées de France, cela pourrait prêter à sourire si les conséquences pour l’économie de nos territoires n’étaient pas si désastreuses.

C’est également une contradiction de plus, quand on sait que les énergies renouvelables étaient présentées comme des unités de productions déconcentrées, situées au plus proche des lieux de consommation.
Mais l’Allier est certainement vouée à un développement démographique sans précédent, avec aujourd’hui ses 400 Mw thermiques, et demain ses centrales d’éoliennes industrielles à perte de vue.

 Certes, il faut assurer la transition énergétique, mais ne nous trompons pas de modèle ou d’énergie renouvelables et concentrons tous nos efforts dans ce domaine, sur les économies d’énergies, seule piste durable, économiquement viable et véritable gisement d’emplois locaux. Nous rappellerons ici les arguments contenus dans un rapport du centre d’analyse stratégique de novembre 2009 intitulé  « Le pari éolien » :
« L’écart entre le coût calculé et le tarif d’achat conduit à un surcoût pour la collectivité qui, ramené aux émissions évitées, représenterait entre 230 et 280 euros par tonne de CO2 pour les éoliennes terrestres, et pourrait atteindre jusqu’à 490 euros pour celles implantées en mer. À titre de comparaison, le coût budgétaire de l’intervention publique est évalué à 2 euros par tonne de CO2 réduite pour l’isolation thermique des parois opaques, à 31 euros pour la mise en place de chaudières à condensation et à 97 euros pour la mise en place de pompes à chaleur géothermales, soit beaucoup moins que le coût d’abattement des éoliennes. »

En ces temps de disette organisée des fonds publics , d’emprunts toxiques (contractés par 5500 collectivités territoriales) et de crise économique incontrôlable nous devrions au contraire nous orienter vers une reforme structurelle de nos investissements.
Nul n’a la capacité financière en ce moment de se lancer dans les investissements hasardeux, voire spéculatifs, et qui de surcroit ouvrent des niches fiscales considérables.
La défiscalisation pour une seule éolienne représente l’équivalent de l’impôt sur le revenu de 6000 ménages.
A l’heure où tous les scénarii à 2050, donnent une faible part de progression des énergies renouvelables, la France fait le choix aveugle de l’éolien, et de l’écologie libérale, sans tenir compte du réel potentiel des ses territoires.

Notre extraordinaire richesse patrimoniale, nos paysages remarquables seront sacrifiés et tous les efforts consentis pour développer le tourisme seront anéantis au profit d’une idéologie dominante.

Et que penser des surcouts et du renchérissement du prix de l’énergie que devront supporter consommateurs et contribuables au nom de la sacro sainte libéralisation des services.

Nous ne reconnaissons plus le département, la région dans lesquels nous avons choisi de vivre, nous ne nous reconnaissons plus dans nos élus censés défendre les intérêts de leurs administrés.

La densité et la démographie des zones rurales doivent -elles être les seuls critères retenus pour l’aménagement du territoire ? Nous ne le pensons pas.

Ne laissez pas bafouer l’intérêt général pour satisfaire quelques intérêts particuliers.

Certains élus français ont assigné la banque Dexia en justice pour « escroquerie en bande organisée », n’attendez pas 15 ans pour tirer les mêmes conclusions de l’éolien industriel.

Madame, Messieurs les élus, indignez vous !

Pascal Bonnefoy

Soulèvement citoyen des communes de Courcais, Mesples et Viplaix après la provocation des élus.

Michel tabutin, maire de Chazemais et président de la communauté de commune du pays d’Huriel, monsieur Alain LHOPITEAU, maire de Mesples, madame Colette Joulaud, maire de Courçais, et monsieur Jean Michel Dumontet, maire de Viplaix, récoltent le vent qu’ils ont soufflé.
En effet, après une violente attaque personnelle contre madame Desjobert, présidente de l’association des riverains en colère, ces “élus” du peuples sont à leur tour désavoués par leurs propres conseillers !

Après la diffusion [icon style=”globe” color=”magenta”]d’un tract indigne d’un représentant du peuple[/icon], ces élus ont signé ce qui leur était reproché par leurs concitoyens : l’opacité du projet d’implantation et la mise à l’écart des principales personnes concernées par le parc d’éoliennes géantes : les riverains.

Et bien ces messieurs dames récoltent la tempête et un véritable soulèvement citoyen :

Les habitants qui ont fait l’effort de se rendre en mairie représentent 10% des trois communes, 80% ont voté contre.
Par les manque de transparence et estimant n’avoir pas été tenus au courant et consultés lors d’étapes charnières de la procédure, la plupart des conseillers municipaux des communes de Courçais et de Viplaix (8 sur 11 pour chacune des communes) viennent de s’opposer au projet dans le cadre de l’enquête publique.
” Catherine Desjobert.

Ces élus la traiteront ils encore de menteuse ou auront ils la sagesse d’écouter ce que disent les citoyens et les conseillers ?

Proposition de loi aux oubliettes : rendre obligatoire la consultation des citoyens

Le 8 février 2008, face aux lacunes des dispositions relatives à l’implantation des éoliennes géantes dans les campagnes françaises, et en prévision des abus qui ont actuellement cours (et donc le Collectif Allier Citoyen est le témoin quotidien), des députés emmenés par Philippe Marini ont fait une proposition de loi dont le seul et unique article demande la consultation (et non la seule information) des citoyens dans les zones impactées par les éoliennes géantes, je cite : “tendant à rendre obligatoire la consultation des citoyens préalablement à l’implantation d’éoliennes de grande hauteur
Le rapport parlementaire associé ne fut fait que le 31 mars 2010, soit 2 ans après, et cette loi ne sera jamais retenue.

Dans l’état actuel de la “consultation” dont nos élus nous gratifient, il faut demander le vote de cette loi et son application dans les plus brefs délais.

[icon style=”link” color=”green”]Voir le texte de loi complet[/icon]

Etude : Le regroupement spontané de citoyens, un indicateur de déficit démocratique.

Les citoyens se lèvent spontanément quand des projets sont forcés sur leur territoire et affectent leur appartenance au milieu.
Cette levée de boucliers est un indicateur de déficit démocratique et démontre que les citoyens n’ont pas le sentiment d’avoir été entendus. Les regroupements spontanés des citoyens du Québec des 3 dernières années dans la filière énergétique indiquent également que le modèle de développement est à revoir.

En fait, non seulement le modèle de développement de la filière énergétique est à revoir, mais le modèle de développement tout court, pour permettre d’analyser les coûts/bénéfices des projets non seulement en fonction de la composante de l’économie, mais de l’ensemble de ses composantes et de les mesurer sur un même pied d’égalité.

La croissance n’est pas nécessairement synonyme de progrès et le PIB ne peut servir de mécanisme décisionnel à lui seul. Les citoyens réclament également une institution indépendante pour évaluer ces projets, car pour le moment ils se sentent abandonnés par leurs institutions.

[icon style=”chain” color=”green”]Télécharger l’étude sur le site de l’EPAW[/icon]

Mireille BONIN, Les regroupements spontanés de citoyens, un indicateur de déficit démocratique,
communication au colloque annuel du Secrétariat international francophone pour
l’évaluation environnementale (SIFÉE), Yaoundé (Cameroun), septembre 2011, 6 p.

Lettre ouverte à monsieur Michel Tabutin de la part de ses administrés, qualifiés par lui même “d’intéressés” !


Dans le reportage de France 3 Auvergne (voir en page principale), consacré à l’enquête publique sur les permis de construire du projet éolien de Courcais, Viplaix, Mesples, son initiateur et plus fervent défenseur Michel Tabutin, a visiblement, en confondant l’intérêt général et les intérêts particuliers, perdu toute notion des réalités politiques (au sens noble du terme) et économiques auxquelles la majorité des ses concitoyens sont confrontés.



Que pourrait représenter l’intérêt général dans le domaine des énergies renouvelables ?

  • L’emploi : les éoliennes nous viennent d’Allemagne, parfois même de Chine, et elles sont installées par des entreprises spécialisées qui n’ont nullement recours à la main d’œuvre locale.
  • Des retombées financières : dans notre région, considérée comme l’une des moins ventée de France, et depuis la suppression de la taxe professionnelle qui se révéleront plus qu’hypothétiques. Nous rappelons ici les difficultés financières que rencontrent les 2 exploitants des parcs éoliens les plus proches Ally Mercœur en Haute Loire et Peyrelevade en Corrèze (celui là même que Maïa Eolis nous a fait visiter comme étant très représentatif).
  • Une énergie “propre” : comme toutes  les énergies dites aléatoires (vent, soleil), l’intermittence des éoliennes (moins de 15% de rendement chez nous, 23% en France) nécessite des moyens de production complémentaire principalement à gaz.
  • Une énergie “gratuite” : un tarif de rachat dénoncé à plusieurs reprises par la commission de régulation de l’énergie(CRE), et une niche fiscale équivalente à l’imposition  sur le revenu de 6000 foyers par éolienne, provoque un véritable effet d’aubaine pour les industriels promoteurs. Par contre une facture évaluée à plus de 25 Mds d’€ sur 10 ans que se partageront contribuables et consommateurs.
    Et hélas la liste est encore longue !!!

Quant aux intérêts particuliers le message est plus clair :
 défiscalisation et aides en tous genres pour les seigneurs de l’écologie libérale, des loyers pour quelques propriétaires fonciers que l’on retrouve parfois dans les conseils municipaux des communes concernées.


Les intérêts des particuliers (nous, les habitants sacrifiés) :
Nuisances sonores et visuelles
Dévalorisation de notre habitation
Hausse de notre facture d’électricité
Sommes- nous des sous-citoyens ? 

Ne nous trompons pas de solutions, un rapport du centre d’analyse stratégique précise que le coût pour la collectivité de la tonne de CO2 évitée lorsque l’on subventionne l’éolien industriel varie entre 230 et 280 euros. il s’agit même d’une des technologies les plus coûteuses sur ce plan. Alors qu’elle ne dépenserait que 2 €, toujours pour une tonne des CO2 évitée en favorisant l’isolation des bâtiments, …. Mais les économies ne rapportent à personne hormis aux contribuables !!!

Nous sommes favorables aux énergies renouvelables en France, sans nuisance, comme par exemple : le solaire thermique, la géothermie, la biomasse (méthanisation, gazéification), la micro centrale hydraulique ou le bois énergie…. Mais nous nous opposons à l’éolien industriel, qui n’est pas une solution cohérente, durable et adaptée à notre région, et surtout nous encourageons la sobriété et l’efficacité énergétique.

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Quelques petites précisions au sujet de monsieur Michel Tabutin si prompt à fustiger les intérêt privés de ses propres administrés :

Professeur des écoles en retraite,
Maire de Chazemais,
Président de la Com.Com du pays d’Huriel,
Président du Comité départemental du tourisme,
Président du GAL Leader du pays de la vallée de Montluçon et du Cher,(Valoriser et promouvoir les ressources paysagères et environnementales du territoire forgeant l’identité du pays)
Vice Président du syndicat mixte du pays de la vallée de Montluçon et du Cher,
Conseiller général du canton d’Huriel,
Vice-président du Conseil général, Chargé de la Communication et de la Coopération Internationale.
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Il est encore tant de dire NON AUX EOLIENNES INDUSTRIELLES !
L’enquête publique est en cours jusqu’au 19 octobre 2011 dans les communes de Courçais, Mesples, Viplaix.

Pour écrire sur le registre :

  • la mairie de Viplaix : les mardis, mercredi et jeudi de 8h30 à 12h, du lundi au vendredi de 14h à 17h30.
  • A la mairie de Courçais : les lundi, mardi, jeudi de 8h à 12h, du mercredi de 14h à 18h.
  • A la mairie de Mesples : lundi de 8h à 12h et de 13h30 à 17h30, mardi de 9h à 12h, mercredi de 8h à 12h et de 13h30 à 16h30, vendredi de 14h à 17h.

Pour rencontrer le commissaire enquêteur

  • A la mairie de Viplaix : 5 octobre de 9h 12h, 19 octobre de 14h à 17h.
  • A la mairie de Courçais : 28 septembre de 14h à 17h, mardi 11 octobre de 9h à 12h.
  • A la mairie de Mesples : 28 septembre de 9h à 12h, 14 octobre de 14h à 17h.

Vu le manque de transparence, d’informations et de concertation lors de l’élaboration du projet. Nous demandons au commissaire enquêteur qu’il soit organisé une réunion publique, pour que les habitants disposent de toutes les informations.

Biozat : manifestation des habitants sacrifiés sur l’autel des éoliennes

Suite des actions courageuses des habitants de Biozat qui ne désarment pas de colère face aux projets éolien dont les initiateurs terrorisent tout opposant alors que ce sont les premiers concernés, certains se trouvant à l’extrème proximité des machines de 150 metres. ([highlight type=”light”]voir article sur le terrorisme à Biozat[/highlight]).

La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, vient de prendre un arrêté qui limite considérablement la liberté d’agir des associations !

Information envoyée par les Maisons Paysannes :

“Bonjour à tous,

Notre Ministre de l’Ecologie, Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, vient de prendre un arrêté qui limite considérablement la liberté d’agir des associations : je cite :
“Une association agréée dans la cadre national au titre de L.141-1 du code de l’environnement souhaitant prendre part au débat sur l’environnement se déroulant au sein de certaines instances consutatives nationales satisfait la condition visée par l’article R 141-21 du code de l’environnement lorsqu’elle justifie, pour l’exercice précédent la date du dépot de la demande, d’un nombre de membres à jour de leur cotisation supérieur à 2000. Ces membres doivent être domiciliés dans au moins 6 régions, dont aucune ne peut regrouper plus de la moitié du total de ses membres.”

Le but est d’empêcher les associations locales ou nationales de contester des projets concernant l’environnement.
Si ce texte nous concerne peu puisque nous sommes au dessus de ce seuil de 2000 il est un frein outrancier au droit des associations.

N’hésitez pas à réagir dans vos régions.

Elections cantonales 2011 en Allier

Les habitants de 18 cantons sont appelés à voter pour leur Conseiller Général qui les représentera le mieux.
Dans le communiqué de presse du Collectif Allier Citoyen, vous trouvez les questions à leur poser, si vous désirez développer notre département économiquement tout en préservant la beauté du paysage et la richesse du patrimoine, et en même temps en respectant l’environnement.

Notre Département de l’Allier est notre avenir!

Communiqué de presse février 2011