Couplage des marchés de l’électricité : le trading grand gagnant ?

Ce 31 03 2015, la CRE vient d’approuver le couplage des marchés et propose une courte vidéo pédagogique sur le réseau de transport d’électricité.

Cette vidéo donne un éclairage sur l’effondrement actuel du prix de gros, qui pousse les centrales à gaz à fermer leurs portes les unes après les autres en raison des ventes à pertes qu’elles sont amenées à faire pour éviter les redémarrages intempestifs et des arrêts forcés qui pénalisent leur rentabilité.

Ces fermetures de moyens pilotables, indispensables à la sécurité d’approvisionnement, sont la raison de l’intervention financière de l’État par les mécanismes de capacité.

Parallèlement, le prix de détail de l’électricité s’envole, entre autres en raison des taxes (CSPE) qui doivent compenser à EDF son obligation de rachat à tarif préférentiel de la production des énergies renouvelables (90.6€/MWh éolien en 2014).

Il convient de ne pas manquer, à la 45° seconde de la vidéo, l’acteur du marché qui aide à comprendre le reste. Le trader, bien sûr.

La mutualisation des intermittences européennes donnera, sur la régularité de production, ce qu’on peut en attendre…

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Appel solennel de l’Adermob à la commission de régulation de l’énergie à propos de la CSP

Dans le cadre de la perception de la nouvelle taxe CSP, la Commission de Régulation de l’Énergie souligne elle-même l’explosion préoccupante des charges de cette nouvelle parafiscalité, en rapport au service rendu.

Ces errements sont notables en ce qui concerne le plus faible de tous : le secteur éolien. Nous sollicitons la Commission de Régulation de l’Énergie en vue d’exercer le contrôle comptable détaillé, auquel elle est habilitée, des sociétés de production d’électricité éolienne ainsi que des mouvements financiers liés transitant par leurs maisons mères, de rappeler aux commissaires aux comptes de ces sociétés leurs obligations légales, et d’en tirer les conséquences.

De nombreux pays font le même constat. Un seul exemple : le Royaume Uni, qui dispose de l’expérience la plus longue et la plus vaste, vient de constater dans deux rapports publics accablants l’échec depuis 2009 de toutes les promesses de l’industrie éolienne inshore et offshore, et s’apprête à stopper ces investissements, tout en divisant jusqu’à 10 les tarifs de rachat de cette énergie, sous l’autorité directe du Premier Ministre en personne depuis le 17 octobre dernier. La hausse des tarifs a atteint 20% sur les 9 premiers mois de l’année pour tous les fournisseurs sans exception, à l’entrée de l’hiver, prévoyant de mettre de nombreux ménages en grave difficulté sanitaire et financière.

Tout aussi grave, EDF subit de ce fait d’une part l’obligation de soutenir sans compensation de CSP le financement provisoire de trésorerie d’un déficit chronique du budget de l’État assimilé à une créance d’exploitation assorti des frais financiers intercalaires. D’autre part, différents surcoûts de surcharge injustifiée de réseaux éloignés et d’imprévisibilité technique s’avèrent de niveau insupportable, y compris en sécurité du réseau et des consommateurs. Seul un taux décevant de disponibilité de 20 % est au mieux assuré par ces procédés, bien inférieur aux promesses pourtant récentes, selon les statistiques des producteurs éoliens eux-mêmes, confondant souvent moyenne et médiane . Certains actionnaires d’EDF seraient en droit de s’interroger sur la légitimité de ce procédé qui dégrade le résultat d’exploitation. Il s’agit même d’un artifice temporaire de minoration du budget de l’État que ne manqueront pas de découvrir tôt ou tard les AGENCES DE NOTATION, surtout pour un montant dont les prévisions à court terme atteignent 12 milliards €, et une augmentation de 300% en deux ans, sans contrepartie.

Les puissances installées annoncées par les producteurs éoliens doivent en fait être divisées par 5 et sont de plus aléatoires, entrainant la nécessité de centrales conventionnelles pour assurer la sécurité des consommateurs. Envisage-t-on que le démarreur de notre voiture ne marche qu’une fois sur cinq ou six, sans savoir laquelle ? ce qui appelle d’avoir plusieurs voitures de secours ? Ces arguments ont été énoncés au sommet mondial de Montréal cette année par les Présidents respectifs de l’un des plus grands groupes européens de l’Énergie et du Conseil Mondial de l’Énergie, en présence de nombreux responsables gouvernementaux dont c’est la compétence, qui ne les ont pas démentis. Ces produits coûtent trois fois leur prix non pas à leurs investisseurs mais à la collectivité. Leur vrai bilan carbone est donc douteux, ainsi que leurs certificats dont les ventes restent mystérieuses. ([icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/12/eoliennes-CSP-President-CRE.pdf” target=”_blank”]Lire la suite sur le PDF complet[/icon_link])