Projet éolien sur Briffons, les Briffonais se rebiffent !

Rien ne va plus au pays de “Éole et les couillons” !

Menacés du saccage de leur lieu de vie, voilà qu’une part importante de citoyens de Briffons réclament, par une lettre adressée au conseil municipal de Briffons, avec double envoyé à Monsieur le Préfet du Puy-de-Dôme, que soit tenue une consultation populaire !

[gview file=”https://www.stop-eole-auvergne.com/wp-content/uploads/2015/12/lettre_conseil_municipal_eoliennes_21_11_2015.pdf”]

Plus d’information sur le site du Collectif anti-éolien de Briffons, sous le titre :
Référendum d’initiative populaire ?

Pour mémoire, et à fin d’avoir une vision globale du dossier, voir :
Après Saint-Julien-Puy-Lavèze, les vautours éoliens planent sur la Commune de Briffons !

Depuis, le travail d’information fait par ce collectif commence à porter ces fruits.
Peut être aussi que les Briffonais ont ils eu un électrochoc salutaire à la vue du désastreux spectacle offert par la commune voisine de Saint-Julien-Puy-Lavèze, quand ont été érigées ces six premières asperges, obscènes et incongrue, d’un programme qui en comporte 12, face à la beauté souveraine de la vision qu’ils avaient du Massif de la Banne d’Ordanche et du Sancy ?

Cela n’aura pas d’incidence sur la Banne d’Ordanche

Enfin.., c’est ce qu’ils disaient…
Je pense avoir apporté un point de vue contradictoire dans mon article publié le 19 novembre 2015 :
Le parc éolien de Bajouve, à Puy Lavèze.

Didier Chateau.

Eolien : Fiasco d’EDF Energies Nouvelles au Salon des maires

Le Directeur Général d’EDF Energies Nouvelles, M. Antoine Cahuzac, sous la pression de la contestation a décidé de mettre fin précipitamment à la Conférence-Débat, organisée le 27 novembre 2014 par sa société, au salon des maires et qui avait pour thème « l’éolien, partie prenante d’une croissance durable pour les territoires ».

Des participants dont une trentaine de délégués de la Fédération Environnement Durable (FED), venus de nombreuses régions de France ont condamné les pressions obscures et incessantes que les promoteurs exercent sur les élus et les maires pour l’installation d’éoliennes sur leurs communes.

La FED qui regroupe 1057 associations dénonce sans relâche les contre-performances écologiques, le détournement massif d’argent public et la corruption prévalant dans le secteur des éoliennes industrielles.

Parc éolien de Saint Nicolas des Biefs en Auvergne : contre étude des associatifs opposés au projet et remise au titre de l’enquête publique.

Par arrêté préfectoral 3085/2012 en date du 21 novembre 2012, une enquête publique a été ouverte, relative à la demande de la SNC ferme éolienne de Saint Nicolas des Biefs, en vue de solliciter l’autorisation d’exploiter un parc éolien, installation classée pour la protection de l’environnement. L’enquête publique a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l’élaboration des décisions susceptibles d’affecter l’environnement mentionnées à l’article L. 123-2. Les observations et propositions recueillies au cours de l’enquête sont prises en considération par le maître d’ouvrage et par l’autorité compétente pour prendre la décision.

Télécharger le dossier complet  : [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2013/10/observations-st-nicolas-enquête.pdf” target=”_blank”]” OBSERVATIONS SUR LES OMISSIONS, ANOMALIES, ET NON CONFORMITÉS, ATTEINTES AUX INTÉRÊTS DES TIERS. ” (PDF de 7,3 Mo)[/icon_link]

Extraits choisis

Introduction, page 2.
PLUSIEURS OMISSIONS SONT ÉTONNANTES, AINSI QUE DE NOMBREUSES LACUNES. PLUSIEURS POINTS PRÉSENTENT DES NON-CONFORMITÉS DE NATURE À EXCLURE TOTALEMENT LES POSSIBILITÉS DE RÉALISATION D’UN TEL PROJET À L’EMPLACEMENT CONSIDÉRÉ, EN RAISON D’UN IMPACT CONSIDÉRABLE, MANIFESTEMENT SOUS-ÉVALUÉ, VOLONTAIREMENT OU INVOLONTAIREMENT.
Plusieurs services compétents n’ont pu être saisis de certains aspects du dossier de nature à remettre en question son opportunité et sa faisabilité. . L’autorité environnementale souligne elle-même cet aspect dans plusieurs de ses observations, ainsi que le CGEDD. (…)

1. Lacunes et carences des études hydrologiques et aquatiques, page 4 :
Il n’est pas noté, contrairement à d’autres domaines, que les associations d’utilité publique gestionnaires de ces protections ont été consultées, et très probablement ne l’ont-elles pas été. De ce fait les études proposées comprennent de nombreuses carences, omissions, ou inexactitudes. (…)

4. ressources en eau et AEP, page 12 :
De graves erreurs figurent au dossier sur ce point des ressources et du milieu de l’eau, et le rendent non conforme. Ainsi que le souligne également l’autorité environnementale page 3/9 dans ses observations sur le bassin versant de la Besbre, les ruisseaux saisonniers, bien connus dans la région, ne sont pas décrits, alors qu’ils constituent un apport essentiel au milieu naturel local en terme d’équilibre. Bien pire : le pétitionnaire prétend qu’il n’en existe pas (page 62) ! (…)

6. Infraction aux décisions du grenelle de l’environnement : arrêté du 30 mars 1990, page 18.
Les 112 espèces protégées de la flore locale en recensement supplémentaire additionnel au recensement national ne sont ni recensées, ni analysées.
L’article 1er de l’arrêté ministériel du 30 mars 1990 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Auvergne, complétant la liste nationale prévoit : « Afin de prévenir la disparition d’espèces végétales menacées et de permettre la conservation des biotopes correspondants, sont interdits, en tout temps, sur le territoire de la région Auvergne, la destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement, le colportage, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat de tout ou partie des spécimens sauvages des espèces ci-après énumérées.[blockquote align=”right”]Alors que 112 espèces sont citées dans cet arrêté (…) aucune d’entre elles n’est citée ni en recensement préalable, ni en mesure de préservation.[/blockquote]
Toutefois, les interdictions de destruction, de coupe, de mutilation et d’arrachage ne sont pas applicables aux opérations d’exploitation courante des fonds ruraux sur les parcelles habituellement cultivées. ».
Cet arrêté est lui-même pris en application du livre II du code rural relatif à la protection de la nature, notamment ses articles L. 211-1 et L. 211-2 , ainsi que de l’arrêté du 20 janvier 1982 modifié relatif à la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire national .
Alors que 112 espèces sont citées dans cet arrêté au titre des Ptéridophytes, des Phanérogames angiospermes Monocotylédones, et Dicotylédones, aucune d’entre elles n’est citée ni en recensement préalable, ni en mesure de préservation.
Les pages 70 à 74 du document d’étude d’impact ne contiennent aucun élément sur le respect de cet arrêté, et même l’ignorent totalement.

Voici la liste complète des points étudiés dans ce dossier :

  • 1. LACUNES ET CARENCES DES ÉTUDES HYDROLOGIQUES ET AQUATIQUES, page 4
  • 2. NOMBREUSES ERREURS DE PÉRIMÈTRES DE ZONES OFFICIELLES, page 6
  • 3. ABSENCE TOTALE DE MENTION DES ZONES HYDROÉCORÉGION NIVEAU 1 ET 2, page 11
  • 4. RESSOURCES EN EAU ET AEP, page 12
  • 5. CARENCE TOTALE DES ÉTUDES DE PROTECTION DE L’EAU, page 17
  • 6. INFRACTION AUX DÉCISIONS DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT : ARRÊTÉ DU 30 MARS 1990, page 18
  • 7. ÉTUDE SISMIQUE ENTIÈREMENT FAUSSE, page 25
  • 8. PROBLÈMES DES FONDATIONS PARTICULIÈRES, page 28
  • 9. OMISSION ET CARENCE D’INFORMATION DU PUBLIC : VOLUME RÉEL DES FONDATIONS, page 32
  • 10. POLLUTION SOUTERRAINE, page 34
  • 11. ABSENCE TOTALE DE PRÉVENTION ET DE PROTECTION DU CAPTAGE DES EAUX ET DE LEUR POLLUTION, page 37
  • 12. APPLICATION DE LA LOI LEMA, page 41
  • 13. PRÉVENTION DES RISQUES SISMIQUES, page 42
  • 14. BILAN ENVIRONNEMENTAL – RISQUES MAJEURS DE POLLUTION, page 45
  • 15. ABSENCE DE PRISE EN COMPTE DE LA ZONE NATURA 2000 À PROXIMITÉ IMMÉDIATE, page 47
  • 16. INCOMPATIBILITÉ DE CONSTRUIRE SUR UN EMPLACEMENT TRIPLEMENT PROTÉGÉ AU NIVEAU NATUREL, page 49
  • 17. INCLUSION EN ZONE ZNIEFF2, page 60
  • 18. PROXIMITÉ IMMÉDIATE DE ZNIEFF TYPE 1, page 64
  • 19. PROTECTION DE LA NAVIGATION AERIENNE, page 65
  • 20. ÉTUDES DE BRUIT, CARENCES ET OMISSIONS, page 73
  • 21. RÉSULTATS D’ÉMERGENCE DE BRUIT NON PLAUSIBLES, page 108
  • 22. DISPOSITIONS CONTRAIRES AU SCHÉMA RÉGIONAL ÉOLIEN AUVERGNE, page 120
  • 23. Utilisation des crédits et subventions antérieurs et justification budgétaire, page 121
  • 24. SUBSTANCES POLLUANTES , page 122
  • 25. PRÉSENCE IMPORTANTE DE LANTHANIDES DANS LES MACHINES, page 135
  • 26. DANGERS POUR LES PERSONNELS ET SÉCURITÉ CIVILE, page 159
  • 27. ETUDES DE VENT, page 164
  • 28. INFORMATIONS GÉNÉRALES TRONQUÉES DE NATURE À TROMPER L’INFORMATION DU PUBLIC, page 173
  • 29. FRAGILITÉ DU CONSTRUCTEUR PRESSENTI , page 179
  • 30. URBANISME , page 182
  • 31. OCCUPATION DES TERRAINS NON CONFORME, page 196
  • 32. DESTRUCTION D’UN ITINÉRAIRE DE RANDONNÉE CLASSÉ ET PROTÉGÉ, page 201

Parc éolien du Puy Mary : signez la pétition

Refusons l’implantation des éoliennes à proximité du Puy Mary ! Défendons le site emblématique du Puy Mary, classé « Grand Site de France » et celui du cirque de Mandailles !

S’il est crucial de poursuivre la transition énergétique et de développer des sources d’énergie propres, il ne faut pas pour autant sacrifier nos paysages. La réalité, c’est que l’énergie éolienne ne se suffit pas à elle-même (elle doit être complétée par des centrales thermiques pour les jours sans vent). Alors pourquoi ces projets dévastateurs ? Parce que c’est nous, consommateurs, qui en supportons le coût grâce aux aides versées à travers nos factures d’électricité (la fameuse taxe d’acheminement) ! Et au profit de qui ? Dans le Cantal c’est la filiale Energies Nouvelles d’EDF qui tente de passer en force. Le KilowattHeure leur sera grassement payé grâce à notre argent et de plus ils vont massacrer le plateau du Coyan et la route des crêtes.

[button size=”medium” align=”center” link=”http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/refusons-l-implantation-des-%C3%A9oliennes-%C3%A0-proximit%C3%A9-du-grand-site-du-puy-mary” linkTarget=”_blank” color=”red”]Voir la pétition[/button]

Chaine des monts du Puy Mary

Chaine des monts du Puy Mary

Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue !

J’ai la rage.

Puy-Lavèze, vous ne connaissez pas, et pour cause, c’est un petit village tranquille, niché en bordure du Massif des Mont-Dore. Ce village tranquille fait parti de la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze, de la Communauté de Communes de Sancy-Artense.

Très récemment, j’ai appris qu’a son tour, la municipalité de Saint-Julien-Puy-Lavèze avait cédé au chant délétère de la sirène éolienne et avait donné son accord à l’implantation d’un parc éolien. [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/arrete_du_13_juin_2013-2.pdf” target=”_blank”]Le projet éolien, validé par la Préfecture du Puy de Dôme[/icon_link], ouvre à l’exploitation par la société CEPE, en fait EOLE-RES, filiale de RES Méditerranée, un parc de 6 (six) aérogénérateur industriels. Ces aérogénérateurs seront d’une capacité de 2 MW et d’une hauteur de 150 mètre en bout de pale. Il y aura en plus deux postes de distribution d’énergie pour desservir ces machines géantes.

De la part des promoteurs de l’éolien, les techniques habituelles ont été appliquées. Il suffit pour le constater [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.eoleres.com/fr/nos-projets/parcs-eoliens/development/puy-lavèze.aspx” target=”_blank”]de consulter leur site[/icon_link] . J’y relève beaucoup de contradictions.

Il est dit, par exemple :

[highlight type=”light”]« Le projet éolien de Puy Lavèze permettra d’économiser 7 700 tonnes de CO² par an et d’alimenter en électricité propre les besoins de 10 500 personnes chaque année. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

C’est occulter volontairement que les éoliennes ayant un fonctionnement intermittent, ce sont des centrales thermiques qui devront prendre le relais pour palier à leur manque.

C’est occulter aussi que, tant dans son processus de fabrication, que dans celui de son installation, cette technologie est loin d’être anodine quand à la production de CO².
Et je ne parle pas de leur recyclage en fin de vie, sachant qu’un camembert de 800m3 et de 1900 tonnes de béton armé va rester sur zone.

[highlight type=”light”]« Les mesures de vent réalisées sur site depuis plusieurs années permettent d’envisager une production annuelle de 26,4 millions de kWh… »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Un rapide calcul indique que, selon l’auteur, le facteur de charge de ces éoliennes serait de 25,11 %… L’égal des éoliennes offshore !
Il faut tout de même savoir qu’en montagne, le facteur de charge moyen est de 19 à 20 % !
A moins qu’il s’agisse “d’éoliennes marseillaises” ?

[highlight type=”light”]« Les études spécialisées des botanistes, ornithologues et paysagistes ont démontré que l’intégration d’un parc de 12MW était en adéquation avec les sensibilités environnementales. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Bizarre, elles n’ont pas fait beaucoup de bruit ces études, mais j’ai pu en trouver [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.auvergne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/63-_St_Julien_Puy_Laveze_-_Parc_eolien_avis_AE_cle141b19.pdf” target=”_blank”]les conclusions[/icon_link]  auprès de la Préfecture du Puy de Dôme :
La première chose que j’y ai remarqué, c’est que l’on s’inquiète du cône de vision depuis la Banne d’Ordanche, ou depuis le Massif des Mont-Dore, ce qui est certes important …

Mais, le cône de vision du pékin qui a sa maison sur place ou dans les communes avoisinantes, quelqu’un y a-t-il pensé ?

Ce rapport m’a d’ailleurs permis de découvrir un autre projet dans les tuyaux à peu de distance de là, sur les communes voisines de Prondines et de Briffons (63).

[highlight type=”light”]« Le cadre de vie est préservé grâce à l’ensemble des études réalisées sur les aspects environnementaux, sociaux et humains. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Sans commentaire, voir les photos de ce site (ci-dessous) non encore massacré que j’ai publiées sur [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.panoramio.com/user/4673996/tags/Saint-Julien-Puy-Lav%C3%A8ze” target=”_blank”]www.panoramio.com[/icon_link]

Et enfin, celle que je gardais pour la fin :

[highlight type=”light”]« A sa création, le parc éolien de Puy Lavèze contribuera au développement économique local grâce à la fiscalité et au recours à des entreprises locales pour le chantier. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Les entreprises locales, c’est à voir, mais la fiscalité, l’auteur de ces lignes semble oublier que c’est le citoyen qui va être ponctionné, à son corps défendant, par le biais de la CSPE, qui sert essentiellement à financer une dette découlant de l’obligation faite à EDF d’acheter au prix fort (en moyenne 5 fois plus cher !) de l’électricité éolienne ou photovoltaïque.[blockquote align=”right” cite=”Didier Chateau, photographe”]Les entreprises locales, c’est à voir, mais la fiscalité, l’auteur de ces lignes semble oublier que c’est le citoyen qui va être ponctionné[/blockquote]

Du fait de cette obligation d’achat, les comptes d’EDF sont lourdement plombés, et de ce fait, l’Etat va verser d’ici à 2018, environ 4,9 milliards d’euro, qui viendront, comme de juste, de la poche du contribuable.

De plus, La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pour sa part averti à plusieurs reprises que la CSPE, allait connaître une progression spectaculaire pour atteindre jusqu’à 8 milliards d’euros en 2020 contre 5,1 milliards en 2013…
Les citoyens en état de précarité énergétique, seront surement ravis de savoir qu’ils ont, à l’insu de leur plein gré, à financer cette danseuse du Grenelle de l’environnement.

A force de battre le tambour de l’anti-nucléaire, on est prêt à nous refiler l’équivalent peint en vert, avec en prime un chamboulement de la France rurale, et donc un reniement de notre histoire.
Ce serait pour un autre type d’activité, il faudrait d’abord qu’elle prouve son utilité.
Là, on est dans le dogmatisme.[blockquote align=”right” cite=”Didier Chateau, photographe”]A force de battre le tambour de l’anti-nucléaire, on est prêt à nous refiler l’équivalent peint en vert[/blockquote]

On veut remplacer la peste par le choléra…

Pour ce village de Puy-Lavèze, à moins d’un miracle, je crains qu’il ne soit trop tard pour agir contre ce projet de parc qui semble avoir toutes les autorisations officielles.

Sauf si …

Projet éolien de Puy-Lavèze. Positionnement des 6 éoliennes sur le site.

Projet éolien de Puy-Lavèze. Positionnement des 6 éoliennes sur le site.
Ce positionnement a été réalisé grâce aux données fournies par l’Arrêté Préfectoral n° 13 – 01279 du 13 juin 2013 de la Préfecture du Puy de Dôme.

Illustration du projet éolien de Puy-Lavèze.

Illustration du projet éolien de Puy-Lavèze.
Cette photo, est un montage réalisé par le site eoleres.com.
Cependant, de nombreux élément me font douter fortement que cette photo ait pu être prise sur le site.

Depuis la voie communale menant au village de Barreix, depuis la Départementale 82.

Depuis la voie communale menant au village de Barreix, depuis la Départementale 82.
Le soleil se lève et éclaire la Banne d’Ordanche et le Massif des Mont-Dore.
Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.
Situation : Barreix, commune de Briffons. (63820)

Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.

Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.

Vue sur la Banne d’Ordanche et le Massif des Mont-Dore. Peut-on imaginer que cette image appartiendra bientôt au passé ? Peut-on accepter le viol en bande organisé de ce sanctuaire ?

Droit de réponse du groupe EELV Auvergne : Rencontre avec les anti-éoliens de l’association Ally-Mercoeur Vivre en Paix (AMPV)

[notice]Suite à un souci technique, il semblerait que le système de dépose de commentaires ne fonctionne pas bien sur notre site. Monsieur Rémi Traversier, collaborateur du groupe politique Europe Ecologie Les Verts, a bien voulu me le signaler je l’en remercie.
Voici donc sa réponse à notre article : [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/compte-rendu-dentrevue-avec-lionel-roucan-vice-president-du-conseil-regional-auvergne-sur-son-engagement-pro-eolien/” target=”_blank”]Compte rendu d’entrevue avec Lionel Roucan, vice président du Conseil Régional Auvergne sur son engagement éolien[/icon_link].[/notice]
[divider_line]

On reproche souvent aux politiques de raconter des histoires et de n’en faire qu’à leur tête, de négliger l’avis de la population, des associations de citoyens, parfois même de vivre au-dessus des lois.

La manière dont s’est déroulée la concertation autour du Schéma Régional Eolien (une mesure liée au Grenelle) montre bien qu’il n’y a pas de vérité générale !

Lionel Roucan, en charge de la co-élaboration de ce schéma avec l’Etat, a rencontré les associations de riverains qui s’opposent aux éoliennes, des promoteurs éoliens, des syndicats de la profession des énergies renouvelables, … autrement dit, les acteurs pro et anti-éoliens du territoire Auvergnat. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain billet.

Parmi les associations opposées à l’éolien, nous avons rencontré des représentants de l’association Ally-Mercoeur Vivre en Paix, le 9 novembre 2011, afin d’échanger nos points de vue, avec un message central développé longuement par L.Roucan au sujet des éoliennes en Auvergne : « pas n’importe où, pas n’importe comment ».

Le compte rendu de cette entrevue publiée par l’association le 9 janvier 2012, mérite une réaction évidente et plusieurs constats :

  • Premier constat, les membres de cette association, qui se présentent comme des experts de l’éolien – ce qui leur octroie le droit de juger l’éolien en toute objectivité bien évidemment – ne connaissent pas si bien le sujet finalement, ses acteurs, son cadre réglementaire. Et visiblement, ce ne sont pas un entretien et une mise au point de plus d’1h30 qui auront changé la donne …

    En effet, ils reprochent à Lionel Roucan et à la Région de se limiter à « des ZDE socialement acceptables », alors que les zones de développement de l’éolien (ZDE) sont de la responsabilité de l’Etat.

    Un schéma régional des ZDE sous la responsabilité de la Région – cherchez l’erreur – serait également en élaboration ; nous sommes ravis de l’apprendre car nous n’étions pas au courant ! Ce qui incombe à la Région, c’est bien la co-élaboration d’un schéma régional éolien, identifiant les zones auvergnates à l’intérieur desquelles des ZDE pourraient – la sémantique est importante – être proposées par les collectivités, en vue d’y envisager l’installation d’éoliennes qui bénéficieront d’un tarif d’achat garanti par l’Etat. Ce n’est pas exactement la même chose ! Une zone définie comme favorable à l’éolien par le schéma, ne verra donc pas forcément l’éclosion d’une ZDE.

    Les populations seraient également la dernière roue du carrosse dans ce schéma. A priori, les échelles cartographiques sont étrangères aux membres de cette association. Avec une échelle de 1/500 000, il est effectivement difficile de repérer les 180 habitants de la commune d’Ally ! Le schéma régional définit les grandes zones favorables à l’éolien, mais c’est ensuite aux collectivités et à l’Etat d’approfondir plus finement les particularités du territoire : les sites remarquables, les zones protégées, les habitations, …
    Enfin, voilà le comble, L.Roucan est sermonné parce qu’il respecte la loi ! Est-il utile de réagir à ce genre de propos ?!

  • Deuxième constat, les experts d’AMPV apprécient tout particulièrement les raccourcis et s’adonnent à une désinformation du public bien huilée !
    Tout d’abord, les écologistes et L.Roucan notamment, sont favorables à l’éolien « parce qu’ils s’opposent au nucléaire bien sûr ». Inversement, les membres de l’association AMPV estiment l’éolien « totalement insignifiant ».

    Les « vilains écologistes » souhaiteraient remplacer le nucléaire par la « somme de différents modes de production ». Les membres d’AMPV oublient malgré tout que les énergies renouvelables sont la cerise sur le gâteau d’une société sobre et efficace pour laquelle nous oeuvrons, une société négaWatt visant l’autonomie énergétique, la résilience, un « chemin de non-regret * » face au double défi énergétique, climatique, et à l’épée de Damoclès d’un nouvel accident nucléaire. Voilà bien le fond des propos de Lionel Roucan, lorsqu’il affirme que « l’écologie, c’est de l’économie ». De là à extrapoler, qu’il cautionne le libéralisme financier et l’économie de marché à outrance, il y a un grand fossé !
    Alors oui, l’écologiste est aussi pragmatique, il a bien conscience du monde dans lequel il vit, et le fait que des éoliennes espagnoles soient installées en Allemagne, ne le surprends pas ! Le fait qu’un parc éolien soit rentable en partie grâce aux tarifs de rachat, ne le choque pas non plus dans la mesure où le nucléaire est rentable parce qu’il monopolise depuis 40 ans les financements publics et que son coût social et environnemental n’est pas pris en compte.

    Il est également réaliste lorsqu’il affirme qu’un parc éolien ne crée pas toujours d’emplois locaux, selon le gestionnaire du site, et qu’il convient justement d’être vigilant dans les appels d’offre pour s’assurer de s’attacher les services d’entreprises vertueuses pour l’économie et l’emploi local. Les promoteurs industriels, quelle que soit la filière, ne sont pas toujours des philanthropes ; le comprendre, le prendre en compte dans notre réflexion, est apparemment un crime de lèse-majesté pour l’association AMPV.

    Enfin, tant qu’à faire de la désinformation, autant le faire complètement, et dans ce domaine là, l’association AMPV excelle : « Roucan nous dit que pour I’année 2010 la production du parc d’Ally s’élèverait à 176MW. Or, ce n’est pas le bon chiffre. Après plusieurs appels téléphoniques, nous avons compris qu’il ne connaissait pas la production annuelle d’Ally. » Le chiffre « 176MW » correspond en réalité à la puissance installée d’énergie éolienne en Auvergne, la Région ayant pour ambition d’atteindre 800MW en 2020. L’usage des chiffres est un exercice complexe, nous mettrons cette erreur d’appréciation sur ce compte là …

  • Enfin, troisième et dernier constat, plus connu celui-ci. L’anti-éolien manque souvent d’argument(s) pour exprimer son rejet inconditionné du renouvelable.

    Les lignes HT et THT ne le gênent pas dans le paysage parce qu’ « elles sont de couleur sombre » à l’inverse des éoliennes. Mais quand on lui demande si les éoliennes étaient sombres elles aussi, accepterait-il pour autant l’installation d’éolienne, il fait grise mine et préfère s’esquiver en posant une autre question censée chatouiller l’écologiste : « et les centaines d’oiseaux tués par les pâles ? Les bancs de poissons déplacés par les éoliennes en mer causant la fermeture de ports entiers ? Et la sécurité des riverains avec les glaçons qui tombent des pâles, qu’en dites-vous ? ». Là encore, tout est question d’échelle, de vérité scientifique aussi, mais pour l’association AMPV, il n’est pas question de comparer les risques de l’éolien, des énergies fossiles, et du nucléaire. Pas de parallèle non plus avec les risques encourus par la multiplication des autoroutes.

    A en croire l’association AMPV, les éoliennes ne tournent presque jamais en Auvergne, elles font baisser le tourisme, l’attractivité du territoire, les études de bruit sont effectuées quand les éoliennes ne tournent pas, les promoteurs complotent avec les communes pour se faire de l’argent sur le dos des citoyens… bref, le mal est partout ! Soyez vigilants !

Vichy somme le SRCAE de préciser ses données et ses recommandations jugées “incantatoires”

Extraits de la délibération du conseil municipal de Vichy en date du 16 mars 2012
[icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/03/deliberation-SRCAE-vichy-16-mars-2012-.pdf” target=”_blank”]Télécharger le document officiel complet (PDF)[/icon_link]

[divider_line]

M.le Maire,

Vu l’article 68 de la loi n) 2010-788 du 12 juillet 2010, dite loi « Grenelle II »,
Vu l’article R. 222-4 du Code de l’environnement,
Vu le projet de Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (S.R.A.E.) élaboré conjointement par la Préfecture de la Région Auvergne et le Conseil régional d’Auvergne,
Vu le courrier du 5 janvier 2012 de M. le Préfet de la Région Auvergne et de M. le Président du Conseil régional
d’Auvergne sollicitant l’avis du Conseil municipal de Vichy sur le projet de S.R.C.A.E.,
Vu la délibération n° Il du Conseil communautaire de Vichy Val d’Allier approuvant le projet de Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (S.R.C.A.E.) et assorti de recommandations,

Considérant l’importance de la qualité des eaux de l’Allier et de sa nappe phréatique, tant pour l’alimentation en eau potable des habitants de Vichy, que pour l’intégrité de la rivière traversant la ville,

Considérant les enjeux patrimoniaux et paysagers du territoire de la commune de Vichy, concrétisés par la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager, ainsi que par le Site Inscrit du Lac d’Allier et de ses abords,

Propose au Conseil municipal :
– de formuler les observations suivantes sur le projet de
S.R.C.A.E. et en particulier sur son Document d’ orientations:

1°) II.3 Orientation nO 2/4 (p. 65) :

Limiter les impacts des activités agricoles sur les ressources en eau dans un contexte de changement climatique.
L’alimentation en eau potable d’une grande partie de la population de la plaque urbaine clermontoise comprenant le bassin de Vichy, à partir de la rivière Allier et de ses nappes souterraines d’accompagnement, doit être rappelée.

Concernant la nécessité de limiter les impacts des activités agricoles sur ces masses d’eau, le projet de S.R.C.A.E. se contente de laisser au SAGE Allier-aval en cours d’élaboration le soin de fixer les orientations souhaitables. Il serait utile que le S.R.C.A.E. soit plus précis sur le sujet et fixe des prescriptions s’imposant au SAGE, sur la base des données issues des diagnostics qui ont été réalisés dans le cadre de son élaboration.

2°) II.7 Orientation nO 1/2 (p.75 à 77) :

Stopper l’étalement et la dispersion des constructions:
maîtriser l’occupation du sol par un urbanisme durable

Contrairement à l’intention manifestée par ce titre ambitieux, le contenu de cette orientation se révèle particulièrement vide, restant au niveau incantatoire (objectif à 2020 : «favoriser la maîtrise de l’étalement urbain … »). Les mesures proposées se résument à des actions de sensibilisation des élus et de la population, de formation, d’ingénierie, etc … Il serait préférable de fixer par bassins des objectifs de réduction des zones urbanisables, s’imposant aux Schémas de Cohérence Territoriale
en incitant les collectivités locales à organiser leur développement de façon plus raisonnée et solidaire en prenant mieux en compte les nécessités actuelles: économie du foncier, préservation des terrains agricoles, prise en compte des charges de centralité, limitation des déplacements, économies énergétiques, etc …

3°) 111.1 Orientation 3.1 Eolien (p. 84) :

Un débat est en cours sur le plan national sur le bien-fondé d’un développement forcé de l’énergie éolienne et sur ses conséquences prévisibles en termes d’augmentation du coût de l’électricité et de nécessité du recours parallèle à la production thermique pour pallier le caractère aléatoire de l’éolien.

Compte tenu du fait que le régime des vents de l’Auvergne ne situe pas celle-ci parmi les régions les plus favorables pour le développement de l’éolien, il semblerait préférable que le S.R.C.A.E., plutôt que de pousser sans analyse critique le développement de l’éolien, s’attache à promouvoir davantage l’exploitation géothermique des aquifères hydrothermaux souterrains, qui constituent un atout original de la région Auvergne et un potentiel dont l’Etat aujourd’hui, la Ville de Vichy et ses partenaires demain dans le cadre du domaine thermal doivent rester des acteurs publics essentiels de la préservation ; le schéma devrait de même encourager les économies pouvant être réalisées avec un aménagement et un fonctionnement plus raisonné du territoire régional.

4°) Schéma Régional éolien (p. 46) :

ANNEXE 2: liste des communes concernées par les zones
favorables au développement de l ‘énergie éolienne,

La commune de Vichy doit être retirée de la liste des communes susceptibles d’accueillir des éoliennes, parfaitement incompatibles avec son caractère totalement urbanisé et avec les protections patrimoniales et paysagères représentées par sa Z.P.P.A.U.P. et le Site Inscrit du Lac d’Allier et de ses abords.
Avec le même souci de préserver l’intégrité paysagère de l’ensemble formé de part et d’ autre de la rivière Allier par les grands équipements arborés de sa rive gauche et par la cité thermale historique en rive droite, il serait souhaitable de retirer de cette même liste les communes ou parties de communes situées dans un contexte de co-visibilité avec cet ensemble patrimonial.

Après en avoir délibéré, le Conseil municipal, à l’unanimité :
– adopte ces propositions,
– charge M. le Maire et M. le Directeur général des services de l’exécution et de la publication de cette décision.

A Vichy, le 16 mars 2012.

Réponses aux fausses réalités de La Montagne et La Semaine de l’Allier du 9 février sur le SRCAE Auvergne

Dans leur éditions respectives du 9 février 2012, les journaux La Montagne et La Semaine de l’Allier, organes de la presse régionale en Auvergne nous ont donné de très bonnes récitations des discours officiels du SRCAE Auvergne présidé par Lionel Roucan, vice président du conseil régional.

A defaut d’avoir la parole, voici nos réponses.

Extrait n°1

Extrait de l’article “un département riche en vent“, La Montagne, le jeudi 9 février 2012, par Mathilde Duchatelle :

[note align=”left”]
“L’Auvergne, et l’Allier en particulier, ont du vent en quantité note Jean Luc Marx, préfet de l’Allier : “Nous avons des gisements de vent, notamment dans la Montagne bourbonnaise, déjà labellisée”. Le schéma étaie cette affirmation en citant une étude d’Aria technologies mettant en évidence un potentiel éolien supérieur à 4,1 m/s à 60 mètres de hauteur sur l’ensemble du territoire régional, ce seuil étant considéré comme un minimum pour l’implantation d’éoliennes. Ce critère n’est pas discriminant en Auvergne”.
[/note]

Réponse 1 :

L’étude d’aria technologies est la seule est unique source utilisée par le SRCAE et l’Ademe Auvergne pour promouvoir les éoliennes. Pourtant ce travail est contestable et contesté, sur le fond et sur la méthode.

Ainsi, dès 2009, monsieur Francis Lesage Catel, polytechnicien et ancien président du directoire des Pompes Guinard, a refait les calculs à partir des données de Météo France et les a confronté à celles d’Aria technologies.

Voici en guise de réponse un extrait de cette [icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/etude-le-vent-dans-lallier/” target=”_blank”][highlight type=”light”]contre-étude sur les vents dans l’Allier[/highlight][/icon_link] :

[note align=”left”]
“(…) En juin 2003, un petit bureau d’études, Aria Technologies, a publié un document intitulé « Gisement éolien et environnement en région Auvergne ». Ce travail s’inscrivait dans le cadre d’une convention avec la Délégation Régionale de l’ADEME, pour le projet « Cartographie du potentiel éolien de la région Auvergne ».
Aria Technologies a pour cela utilisé un logiciel de modélisation mathématique des écoulements de l’air, ARIA WIND. Il s’agit d’un logiciel maison dont Aria Technologies n’indique pas le degré de précision (le connaissent ils seulement ?). Tout juste sait-on qu’il applique un modèle météorologique développé par EDF et intitulé MINERVE et qu’il aurait été validé sur 3 sites, ce qui statistiquement ne signifie rien.
(…)
Le logiciel MINERVE avait été développé à l’époque par EDF pour prévoir les trajectoires d’éventuels nuages radioactifs s’échappant des centrales nucléaires en cas d’accident.
(…)
La rusticité du modèle Minerve est d’ailleurs mentionnée ingénument par Aria Technologies à l’annexe 3, page 75, de son rapport : « La caractéristique essentielle du code MINERVE est sa rapidité. A notre connaissance, c’est le seul type de code météorologique 3D applicable en temps réel sur un ordinateur de performances modestes ». La région Auvergne méritait peut-être mieux qu’un simple PC pour engager des décisions aussi importantes pour son avenir.(…)”

[/note]

Suite à la publication de cette contre étude sourcée des vents dans l’Allier, monsieur Francis Lesage Catel trouve des chiffres de rentabilité de seulement 5% par éolienne. Malgré un important coup de phare médiatique, les acteurs concernés n’ont jamais tenté de contre étude, ou même de contester les données avancées par l’auteur.

Ce déni d’étude est coupable. Ainsi après avoir demandé un [icon_link style=”globe” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/11/Report_Analysis-UK-Wind_SYoung.pdf” target=”_blank”][highlight type=”light”]audit de ses parcs éoliens[/highlight][/icon_link], l’Angleterre elle même, pourtant 1er gisement éolien d’Europe selon les propres chiffres de l’ADEME, vient de s’apercevoir que la production annuelle de la totalité de ses parcs ne dépassait par les 10% de leur puissance totale pour une activité de seulement 1/3 de l’année.

Or les cartes de cette même ADEME, accuse un vent de seulement 4,1 m/s en Auvergne quand elle en prédit plus de 7 m/s en Angleterre !
Mais ces simples faits, bruts et sans aucune transformation ne font “qu’ironiser” ces messieurs …

Extrait n°2

Extrait de l’article “un département riche en vent“, La Montagne, le jeudi 9 février 2012, par Mathilde Duchatelle :

[note align=”left”]
“Une étude contestée par plusieurs associations. Passablement agacé par la question, Lionel Roucan, vice-président (Europe Ecologie-Les-Verts) du Conseil régional, ironise : “Oui, il y’a du vent, sinon il n’y aurait pas d’opérateur ! Ca me paraît insensé de dire que les installations ne rapportent rien. En dehors de cette étude, les opérateurs posent des mâts de mesure. A eux de calculer ensuite si c’est rentable
[/note]

Réponse n°2

Un éolienne installée sur une ZDE est une “délégation de service public”. C’est pour cela que le courant produit est racheté par EDF à des prix parfois doubles de ceux du marché. Ce rachat est effectué grâce à la taxe CSPE directement prélevée sur les factures de consommateurs.

A ce titre, c’est bien à monsieur Lionel Roucan et consorts de contrôler la bonne rentabilité d’installations que ses administrés paient le prix fort ! Surtout si … elles ne produisent pas !

Enfin, pourquoi des promoteurs installeraient ils leurs machines si elles ne produisent rien ?

Et bien encore une fois, c’est une étude qui agacera monsieur Lionel Roucan qui vient nous l’expliquer.

Monsieur Ludovic Grangeon, Enseignant chercheur en économie à l’ESDES LYON, nous en fournit les données dans son [icon_link style=”chain” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/” target=”_blank”][highlight type=”light”]étude sur la fiscalité des éoliennes[/highlight][/icon_link]. Etude réalisée à partir du cas du parc éolien du Chemin de la Ligue, en Montagne bourbonnaise :

[note align=”left”]
“Le financement des opérations d’éoliennes donne droit à des conditions particulières dont l’analyse
globale est rarement maîtrisée. Leur synthèse fait apparaître des conséquences fiscales très graves
pour l’État et les Collectivités, ainsi que pour les particuliers eux-mêmes ayant un patrimoine à
proximité de ces opérations.
(…)
Par ailleurs, ce produit de défiscalisation, permet à un certain nombre de contribuables fortunés de se soustraire à l’impôt de façon extrêmement importante, puisqu’un contribuable peut facilement soustraire à l’impôt plus de 100 000 euros par an en investissant dans les éoliennes.
(…)
La clientèle visée est principalement celle des contribuables aisés, passibles de l’ISF. Ceux-ci bénéficient d’un avantage cumulé sur trois plans :

  • Les promoteurs leur offrent l’accès à la détention de parts d’une société (SAS) de production d’énergie électrique, dans le cadre des lois DUTREIL et TEPA. Cette société exploite un parc éolien.
  • Une réduction immédiate sur ISF de 75% du montant investi dans la limite de réduction de 50.000 € : Plafond fiscal d’investissement. (…)
  • Une exonération à vie de l’ I.S.F du montant de l’ actionnariat (montant illimité).
  • Le bénéfice de la loi Dutreil permet également de réaliser une réduction d’impôt sur le revenu de 25% .(…)
  • Les revenus sont constitués sous forme de dividendes. C’est pourquoi une « optimisation
    supplémentaire » est parfois faite en vendant avec plus value des parts de sociétés à une
    autre, pour bénéficier d’une imposition encore moindre, y compris en visant l’exonération
    totale sous forme d’entreprise individuelle, mais ce sont des cas limites et risqués au niveau
    fiscal.

(…)
Malheureusement, à force d’incitations fiscales, le gouvernement est ainsi parvenu à faire des éoliennes, non plus un produit environnemental, mais un pur produit fiscal dans lequel ces promoteurs ont malheureusement peu de choses à faire avec l’environnement et le développement durable.
[/note]

A noter que les comptes financiers du parc du Chemin de la ligue ne sont toujours pas publiés, en infraction totale avec la loi, et ce malgré un [icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/10/courrier-19-septembre-2011.pdf” target=”_blank”][highlight type=”light”]référé au procureur de la république[/highlight][/icon_link] intenté par le maire de Laprugne, village riverain.

Pour conclure cette deuxième réponse, nous pouvons dire que la totalité des chiffres avancés par le SRCAE et l’Ademe Auvergne, ainsi que les présomptions d’innocence que monsieur Lionel Roucan porte aux promoteurs éoliens, sont fausses et coupables. Et si ces présomptions et chiffres ne sont pas faux, aucun chiffre actuel ne permet de le défendre. Nous sommes donc bien face à un dogme et non face à des études.

Information sur le déroulé du SRCAE Auvergne

Notre collectif ainsi que celui du Auvergne Stop Eole ont été invités au sein des réunions du SRCAE qui est actuellement “exposé” à la “concertation”. Mais de concertation, nos associations se sont vu rétorquer une fin de non recevoir aux arguments pourtant sérieux et fondés qu’elles avancaient.

En effet, comme le souligne Mathilde Duchatelle dans son article, le SRCAE n’est là que pour entériner le fait qu’il faille tant d’éoliennes en Auvergne, tant de pourcentage …
Ce point de départ n’était pas négociable et a mené tout les “débats”, qui dès lors n’ont porté que sur l’unique question : “comment implanter des éoliennes” … et non sur le “pourquoi implanter des éoliennes ?” ou le “dois on le faire ?“, ou encore “est ce la meilleurs solution pour l’Auvergne ?”.

Il n’est donc pas surprenant que nous soyons très remontés face à ces méthodes anti-démocratiques, ces farces qui consistent à faire croire que le citoyen à un quelconque mot à dire face aux politiques décidées par ses “élus”.

Mais en terme de pouvoir, nous nous sommes rendu comptes que ces messieurs nos préfets et vice-président n’en ont aucun, ils ne peuvent qu’appliquer une directive du Grenelle.

Nous aimerions que les journalistes en témoignent. Mais ils ne font que suivre la tendance, au lieu de la précéder.