Prises illégales d’intérêts, effets d’aubaine, enrichissement : face aux alertes des associations, la Commission de régulation de l’Energie enquête (enfin) !

Les associations de défense de l’environnement ne peuvent que se réjouir que la Commission de régulation de l’Energie se penche enfin sur les scandaleux excès de la filière éolienne en France que sont les effets d’aubaines, les détournement des deniers publics, les prises illégales d’intérêt que les acteurs du secteur drainent selon l’aveu même du président Hollande.

Cette enquête est accablante sur les aspects troubles et sur les inexactitudes produites lors des enquêtes publiques.

On en retiendra les points suivants :

  • Page 26 à 29 : l’aspect spéculatif souligné par le Président de la république en septembre 2013 et rappelé dans la récente émission de Cdanslair sur la 5 est largement confirmé.
  • Page 28 : il est souligné l’opacité des montages financiers. Les loyers font l’objet d’écarts considérables. Certains parcs n’ont pas de vent !

Lien vers l’enquête de la http://www.cre.fr/documents/publications/rapports-thematiques/couts-et-rentabilite-des-enr-en-france-metropolitaine

Pendant ce temps les médias se posent quelques questions :

http://www.bfmtv.com/economie/eolien-elus-locaux-suspectes-corruption-806733.html
http://www.techniques-ingenieur.fr/actualite/eolien-inquietude-du-service-de-prevention-de-la-corruption-presse-article_286559/
http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/parcs-eoliens-des-elus-locaux-soupconnes-de-corruption_638983.html

Les certificats carbone, la poule aux oeufs d’or

La Commission de régulation de l’énergie répète depuis 2009 que les promoteurs éoliens gagnent beaucoup trop d’argent mais elle est encore au-dessous de la vérité …

Un groupe de défense italien a mis à jour les circuits financiers des éoliennes, fortement liés à la corruption et à la mafia : Le maire d’une commune de Sardaigne vient d’être arrêté avec une somme en liquide inexpliquée chez lui en billets de 500 € …

L’opération est gérée par Enel Green power, le même promoteur qui a monté l’opération dans l’Allier au Chemin de la Ligue, et a revendu l’opération à un curieux cabinet parisien avec un siège en Normandie , manipulation financière unanimement dénoncée depuis plusieurs années par députés et sénateurs mais curieusement non sanctionnée.

[blockquote align=”center” cite=”Ludovic Grangeon”](…) sans parler du reste : défiscalisation, détaxation fiscale, crédit d’impôt, marge promoteur. C’est une véritable poule aux œufs d’or (…)[/blockquote]

Regardez bien le schéma ci-joint : Ce schéma est intéressant à plus d’un titre

Il suffit de modifier les chiffres en France et on y voit que les promoteurs éoliens DOUBLENT LA MISE par la revente des certificats carbone, sans parler du reste : défiscalisation, détaxation fiscale, crédit d’impôt, marge promoteur. C’est une véritable poule aux œufs d’or qui ne laisse que quelques milliers d’euros sur place…. On comprend mieux les appétits et certaines compromissions.

Un certificat carbone = 80 € / MWh (vente d’un « certificat » qui permet aux pollueurs de continuer à polluer n’importe où dans le monde)
Un MWh = 82€ assurés par la CSPE sur nos factures
On voit que la mise est triplée en Italie avec 140 € au MWh au lieu de 82€ en France.

Ce qui démontre que l’éolien pourrait être … GRATUIT, et que les promoteurs éoliens gagneraient encore de l’argent par les certificats carbone !
C’est pour cela qu’on installe des éoliennes là où il n’y a pas de vent (et encore moins en Sardaigne !)

[image title=”certificat carbone et mafia financière” align=”center” icon=”zoom” lightbox=”true” width=”600″ autoHeight=”true”]http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/10/cetificat-carbone.jpg[/image]

http://gruppodinterventogiuridicoweb.wordpress.com/2011/10/08/far-west-sardegna-speculazione-eolica-senza-alcuna-pianificazione/

Appel solennel de l’Adermob à la commission de régulation de l’énergie à propos de la CSP

Dans le cadre de la perception de la nouvelle taxe CSP, la Commission de Régulation de l’Énergie souligne elle-même l’explosion préoccupante des charges de cette nouvelle parafiscalité, en rapport au service rendu.

Ces errements sont notables en ce qui concerne le plus faible de tous : le secteur éolien. Nous sollicitons la Commission de Régulation de l’Énergie en vue d’exercer le contrôle comptable détaillé, auquel elle est habilitée, des sociétés de production d’électricité éolienne ainsi que des mouvements financiers liés transitant par leurs maisons mères, de rappeler aux commissaires aux comptes de ces sociétés leurs obligations légales, et d’en tirer les conséquences.

De nombreux pays font le même constat. Un seul exemple : le Royaume Uni, qui dispose de l’expérience la plus longue et la plus vaste, vient de constater dans deux rapports publics accablants l’échec depuis 2009 de toutes les promesses de l’industrie éolienne inshore et offshore, et s’apprête à stopper ces investissements, tout en divisant jusqu’à 10 les tarifs de rachat de cette énergie, sous l’autorité directe du Premier Ministre en personne depuis le 17 octobre dernier. La hausse des tarifs a atteint 20% sur les 9 premiers mois de l’année pour tous les fournisseurs sans exception, à l’entrée de l’hiver, prévoyant de mettre de nombreux ménages en grave difficulté sanitaire et financière.

Tout aussi grave, EDF subit de ce fait d’une part l’obligation de soutenir sans compensation de CSP le financement provisoire de trésorerie d’un déficit chronique du budget de l’État assimilé à une créance d’exploitation assorti des frais financiers intercalaires. D’autre part, différents surcoûts de surcharge injustifiée de réseaux éloignés et d’imprévisibilité technique s’avèrent de niveau insupportable, y compris en sécurité du réseau et des consommateurs. Seul un taux décevant de disponibilité de 20 % est au mieux assuré par ces procédés, bien inférieur aux promesses pourtant récentes, selon les statistiques des producteurs éoliens eux-mêmes, confondant souvent moyenne et médiane . Certains actionnaires d’EDF seraient en droit de s’interroger sur la légitimité de ce procédé qui dégrade le résultat d’exploitation. Il s’agit même d’un artifice temporaire de minoration du budget de l’État que ne manqueront pas de découvrir tôt ou tard les AGENCES DE NOTATION, surtout pour un montant dont les prévisions à court terme atteignent 12 milliards €, et une augmentation de 300% en deux ans, sans contrepartie.

Les puissances installées annoncées par les producteurs éoliens doivent en fait être divisées par 5 et sont de plus aléatoires, entrainant la nécessité de centrales conventionnelles pour assurer la sécurité des consommateurs. Envisage-t-on que le démarreur de notre voiture ne marche qu’une fois sur cinq ou six, sans savoir laquelle ? ce qui appelle d’avoir plusieurs voitures de secours ? Ces arguments ont été énoncés au sommet mondial de Montréal cette année par les Présidents respectifs de l’un des plus grands groupes européens de l’Énergie et du Conseil Mondial de l’Énergie, en présence de nombreux responsables gouvernementaux dont c’est la compétence, qui ne les ont pas démentis. Ces produits coûtent trois fois leur prix non pas à leurs investisseurs mais à la collectivité. Leur vrai bilan carbone est donc douteux, ainsi que leurs certificats dont les ventes restent mystérieuses. ([icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2011/12/eoliennes-CSP-President-CRE.pdf” target=”_blank”]Lire la suite sur le PDF complet[/icon_link])