Réunion d’information sur les éoliennes à Saint Pierre Laval ce vendredi 20 janvier par et pour les riverains et citoyens locaux

Ce vendredi 20 janvier de cet an de grâce 2012 à 20 heures, se tiendra à Saint Pierre Laval, sise à quelques lieux de Lapalisse, une réunion d’information organisée par la nouvelle association “Vent de révolte sur les grands bois” créée à la fin décembre 2011.

Il est question des futures éoliennes que voudrait voir implantée la mairie sur les massifs montagneux qui bordent la Montagne Bourbonnaise.

Claude Reboul

Etude : Le regroupement spontané de citoyens, un indicateur de déficit démocratique.

Les citoyens se lèvent spontanément quand des projets sont forcés sur leur territoire et affectent leur appartenance au milieu.
Cette levée de boucliers est un indicateur de déficit démocratique et démontre que les citoyens n’ont pas le sentiment d’avoir été entendus. Les regroupements spontanés des citoyens du Québec des 3 dernières années dans la filière énergétique indiquent également que le modèle de développement est à revoir.

En fait, non seulement le modèle de développement de la filière énergétique est à revoir, mais le modèle de développement tout court, pour permettre d’analyser les coûts/bénéfices des projets non seulement en fonction de la composante de l’économie, mais de l’ensemble de ses composantes et de les mesurer sur un même pied d’égalité.

La croissance n’est pas nécessairement synonyme de progrès et le PIB ne peut servir de mécanisme décisionnel à lui seul. Les citoyens réclament également une institution indépendante pour évaluer ces projets, car pour le moment ils se sentent abandonnés par leurs institutions.

[icon style=”chain” color=”green”]Télécharger l’étude sur le site de l’EPAW[/icon]

Mireille BONIN, Les regroupements spontanés de citoyens, un indicateur de déficit démocratique,
communication au colloque annuel du Secrétariat international francophone pour
l’évaluation environnementale (SIFÉE), Yaoundé (Cameroun), septembre 2011, 6 p.

Solidarité Tarn : Un autre Parc naturel est possible ?

Petit trou d’actualités sur le site Allier Citoyen ces temps ci. L’explication est simple : vacances, reprise et boulot. Comme l’équipe est entièrement bénévole, le fruit de ses efforts est plus aléatoire.
Quoiqu’il en soit, voici une news importante en provenance de TNE ( Collectif “Toutes nos énergies” qui rassemble 12 associations environnementales du Tarn et de l’Hérault ).

Soirée-débat à Mazamet (Tarn), au Palais des congrès, 8 avril 20h

Pourquoi avoir choisi ce titre pour notre soirée-débat ?

Chacun connait le Parc naturel régional en tant qu’institution, son logo affiché à l’entrée des communes du Parc, son Président dont la photo apparaît sur diverses publications, certaines de ses actions. On ne connaît que trop bien ses orientations en matière d’énergie renouvelable et sa volonté d’atteindre l’objectif de 300 éoliennes industrielles sur notre territoire d’exception. On connaît peut être moins bien son personnel, ses modes de fonctionnement, son budget…

Ce Parc là est bien installé et va se perpétuer en renouvelant sa charte dans les mois qui viennent. C’est une institution qui reste très fortement centrée sur elle-même, au nom d’un intérêt général dont elle est supposée porter l’expression et la mise en oeuvre. Mais il y a dans le Haut-Languedoc une autre réalité : le public, c’est à dire des habitants, des visiteurs, des usagers, plus généralement des citoyens. Ce public ne peut plus être considéré comme une entité extérieure aux processus de protection de l’environnement et d’aménagement soutenable. Ce public doit être une partie prenante essentielle dans la conception des projets et dans l’action locale.

Les responsables du Parc, légitimés par le système français de représentation et de délégation, s’appuyant sur une organisation qui s’est développée au nom du public et pour le public, n’a jusqu’ici pas accordé d’intérêt à la participation de ce public.

Quant à nous et aux autres qui sommes ce public, nous avons été trop longtemps habitués à nous contenter de mettre un bulletin dans l’urne tous les 5 ou 6 ans, à laisser faire nos élus en considérant que de toutes façons les décisions seraient prises par dessus nos têtes. Et puis, les pressions morales et politiques, les petits chantages et les petits compromis ont pu nous enfermer dans des stratégies de silence ou de critiques au café du commerce…

L’autre Parc naturel dont nous voulons parler ce soir, c’est la réponse que nous souhaitons apporter à ce manque d’empathie et de confiance mutuelles, à ce cadre souvent trop étriqué, trop restreint ou trop technique des choix et des décisions qui sont prises pour nous mais sans nous, au manque d’attention accordée par les responsables aux questions, aux attentes et aux inquiétudes des gens. Nous allons parler de la question très grave de l’énergie. La catastrophe nucléaire de Fukushima est malheureusement là pour nous montrer la folie de notre modèle de croissance actuelle fondé sur une soif terrifiante d’énergie pour le plus grand profit de quelques multinationales.

Un parc naturel doit être un lieu d’expérimentation : nous pouvons trouver ensemble des solutions locales à taille humaine, respectueuses de notre patrimoine naturel, culturel et paysager, durables et économiquement viables pour nos familles et nos petites entreprises.

D’une manière plus générale, quand il s’agit de la protection de notre environnement, on ne pourra progresser que grâce à la participation active de tous. Pour construire un avenir vivable, nous devrons ensemble rechercher de nouvelles formes de pensée et d’action, de partenariat et d’engagement partagé.

Notre soirée-débat est faite pour permettre à chacun de nous de réfléchir à ces quelques questions et à y apporter déjà un début de réponses. Ce que nous allons dire ensemble ce soir nous pourrons ensuite le rapporter lors de la prochaine enquête publique sur la nouvelle charte du Parc qui a été écrite sans la participation du public. Ce sera le seul moyen à notre disposition pour faire passer officiellement nos idées et nos propositions.

La parole et l’écoute respectueuse, conviviale et constructive, voilà ce que nous souhaitons. Et il faudra que bien d’autres débats aient lieu par la suite dans le Haut-Languedoc, en espérant que s’instaurera sans trop tarder une véritable capacité à négocier et à mettre en oeuvre collectivement des actions élaborées par tous les acteurs.
Oui, un autre parc naturel est possible.

Tract soirée débat parc naturel du Tarn

Tract soirée débat parc naturel du Tarn