Les associations du Collectif interpellent les candidats aux élections cantonales de l’Allier.

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Afin de sensibiliser les futurs conseillers généraux de l’Allier aux problématiques de l’environnement dans leur canton …

Les 40 associations qui composent le collectif envoient à leur candidat une lettre justifiant sa position concernant de nombreux points critiques du développement durable dans l’Allier. Vous pouvez lire et télécharger la lettre en cliquant sur l’image ci-contre.

Nous rappelons aux candidats que le collectif est ses bénévoles indépendants sont à leur disposition pour tout réunion d’information sur les sujets qui les concernent principalement : les éoliennes industrielles dans nos cantons.
N’hésitez donc pas à nous contacter sur [icon style=”email” color=”green”]contact@allier-citoyen.com[/icon].

Si vous désirez répondre à cette lettre, vous pouvez réagir directement en dessous de cet article grâce au champ de commentaire.

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Cliquez pour lire le pdf
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Réponse d’un candidat : Thierry Jaccaud Candidat aux élections cantonales 2011 Canton de Bourbon l’Archambault

Date : le 16 mars 2011
Lieu : à Ygrande
Objet : votre questionnaire sur la politique énergétique

Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu me demander mon avis sur les questions de politique énergétique dans notre département à l’occasion des élections cantonales.

Avant de vous répondre point par point, je voudrais préciser deux enjeux de la politique énergétique qui me paraissent essentiels : le nucléaire et la crise climatique.

Nous devons tirer les leçons de la catastrophe nucléaire au Japon. Plus personne ne peut croire que « tout a été prévu » : les ingénieurs nucléaires japonais étaient considérés comme parmi les meilleurs du monde, et ils n’ont pas tout prévu – parce qu’il est impossible de tout prévoir : le risque du nucléaire est majeur.
De plus, même à supposer à tort que tout a été prévu pour garantir la sécurité des réacteurs, la crise financière l’a montré : nulle organisation n’est à l’abri d’une faillite, même un Etat. Aurons-nous toujours dans les siècles qui viennent les moyens financiers d’organiser la sécurité de la filière nucléaire ? Il faudrait être bien naïf pour penser que la France sera à tout jamais épargnée de toute crise grave.

Deuxième point, la crise climatique. Même les sceptiques comme Claude Allègre ne remettent pas en question le fait que le relargage massif de CO2 dans l’atmosphère dû aux activités humaines a des conséquences catastrophiques majeures comme l’acidification de l’océan et se prononcent pour la réduction des émissions de CO2.
Bref, il y a une nécessité vitale de développer d’autres modes de production que le nucléaire et les énergies fossiles.

J’en viens donc à vos questions.

1. L’énergie éolienne industrielle avec des installations géantes participe à la solution aux deux problèmes évoqués ci-dessus lorsque… le vent est suffisant. C’est particulièrement le cas pour l’offshore. En ce qui concerne l’éolien terrestre, notre département est classé par l’ADEME comme l’un des moins ventés de France, de classe 1 sur une échelle de 1 à 5.

D’évidence donc, cette énergie n’est pas adaptée à notre département. La catastrophe nucléaire japonaise rend d’autant plus impératif de ne pas se tromper d’énergie et de produire le maximum d’énergie (ou d’économie d’énergie) par euro investi. Il ne s’agit pas de se donner bonne conscience mais de porter des projets produisant (ou économisant) massivement l’énergie. L’éolien industriel dans notre département serait donc une erreur.

Par conséquent, je suis favorable au classement des communes de l’Allier dans la liste des communes « sans éoliennes » dans les plans départementaux et régionaux.

2. Les économies d’énergies sont la première source d’énergie. A l’échelle du département, nous proposons de lancer un grand plan départemental d’isolation des logements au titre non seulement de la politique énergétique, mais aussi de la politique sociale : les logements les plus mal isolés sont aussi ceux des personnes les moins favorisées. L’augmentation en cours de la facture d’énergie est insupportable, il faut agir.

3. Vous évoquez plusieurs sources d’énergies renouvelables :

  • a. Le microhydraulique.
    L’hydroélectricité représentait en 2009 près de 90% de la production d’énergie renouvelable en France. La quasi-totalité des grands cours d’eau est déjà équipée. Faut-il continuer, y compris sur les toutes petites rivières ? C’est ce qu’a décidé le gouvernement : 500 projets de micro-hydraulique seraient en cours en France, pour produire 1% de l’électricité en 2020. Faut-il détruire encore 500 cours d’eau pour si peu ? Pourquoi pas réaménager des moulins existants, ou rendre plus performants les installations existantes. Mais nous pourrions surtout faire un atout culturel et touristique de la richesse de notre département et de notre région en rivières préservées !
  • b. La géothermie Notre département possède à l’évidence un potentiel d’énergie issu de la géothermie qu’il faut valoriser.
  • c. Les forêts Le taux de boisement de notre département est de 16% contre 29% au niveau national. Les quelques 120 000 hectares de forêts de notre département sont déjà aménagées et productives, dont environ 20% de forêts domaniales et 80% de forêts privées. L’enjeu me paraît être d’améliorer les choix d’aménagements, notamment en se dirigeant davantage vers la futaie irrégulière, plus technique, mais également plus rémunératrice, créant plus d’emplois et favorisant la biodiversité.
  • d. La biomasse issue de l’agriculture La fonction de l’agriculture est de nourrir ; consacrer des terres agricoles à des cultures « biomasse » ou aux biocarburants ne nous semble pas une bonne idée.
  • Je rajouterais :

  • e. Le bois-énergie issu du bocage, à développer massivement dans notre
    département
  • f. Le solaire thermique
  • g. Le solaire photovoltaïque

4. Concernant la limitation des transports, il faut me semble-t-il bien distinguer le transport de marchandises d’une part et le transport de personnes de l’autre.

  • a. Le transport de marchandises Le coût du transport de marchandises est aujourd’hui amplement sous-estimé : il n’intègre pas les coûts dits « externes » (écologiques, environnementaux, sociaux) et son coût actuel est donc très inférieur à son coût réel. C’est un problème national et européen.
  • b. Le transport de personnes Il faut ici distinguer les transports choisis des transports subis. Lorsque les commerces disparaissent des communes pour ne plus se trouver qu’au chef-lieu de canton, cela génère des transports contraints. C’est une des raisons essentielles de protéger et de redévelopper les commerces locaux.
  • 5. Enfin, comment stopper la forte augmentation des tarifs de l’énergie ? Je rappellerai le fond de la critique de la Cour des comptes sur les énergies renouvelables : actuellement, elles sont notamment financées par un prélèvement sur les factures d’électricité de chacun, dit « CSPE ». Or les sommes en jeu atteignent désormais plusieurs milliards par an et la Cour des comptes dit fort justement qu’il s’agit d’un impôt déguisé, qui n’est pas voté par le Parlement.

Nous pensons avec la Cour des comptes que le développement des énergies renouvelables doit être financé sur le budget de l’Etat, et non à travers un prélèvement sur nos factures d’électricité.

Pour agir concrètement, localement, nous proposons un plan massif :

  • – d’aide à l’isolation des logements
  • – de développement du bois
  • -énergie, avec des contrats d’approvisionnement passés avec des agriculteurs pour récolter le bois-énergie des haies.
  • – de développement de la géothermie
  • En vous remerciant de votre attention, Sincères salutations
    Thierry Jaccaud Candidat aux cantonales de Bourbon l’Archambault

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    Remi Silvestre, président de l’association Bourbon’Air, à propos du canton du Montet

    “Bonjour à tous,
    Rencontre Jeudi et Vendredi dernier avec Marie Françoise Lacarin candidate PC canton du Montet qui nous a réaffirmé son opposition à l’éolien sur le canton.

    Rencontre hier soir avec Yves SIMON qui a réaffirmé en public son opposition à l’éolien en démontrant une stratégie de choix énergétiques renouvelables autres beaucoup plus pertinents.(…)”
    ” (…)monsieur DORSIT (nouveau sur le canton) a été rencontré hier soir et informé des problèmes passés ou en sous dormance des implantations éoliennes sur notre canton et sur tout sur le département, il s’est engagé a s’opposer à tout projet qui dénaturerai le bocage et son potentiel touristique. (…)”

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    Claude REBOUL, président de l’association Le Vent qui Souffle à Travers la Montagne, à propos du canton du Mayet de montagne

    “Bonjour à toutes et à tous,

    Suite à la lettre envoyée aux candidats à l’élection du canton du Mayet de Montagne :
    messieurs TERRACOL Jacques
    MATICHARD Guy
    BARRAUD Jean Dominique
    BATTUT Paul

    Sur la question principale concernant les éoliennes à l’échelon national et leurs implantations dans la Montagne Bourbonnaise en particulier, lors de leur réunion électorale à Châtel Montagne, ces 4 candidats ont condamnés unanimement ce genre de production électrique.
    Ils s’engagent à défendre notre montagne contre toutes agressions des promoteurs s’ils sont élus.

    Quant aux 2 autres candidats :
    Monsieur SZYPULA François conseiller sortant, a réitéré son engagement pour l’implantation d’autres éoliennes “d’une manière raisonnée” a-t-il précisé. Il a mis en avant les 60 000 euros qu’allait toucher la Comcom sur les 8 déjà installées. Il a passé sous silence les 360 000 euros annuels promis aux 3 communes concernées par celles du chemin de la Ligue alors que ces mêmes communes n’allaient plus récolter que 4 500 euros par machine soit un total de 36 000 euros pour l’ensemble du parc.
    Quant à Monsieur BERTRAND Philippe (…) je vous laisse le soin de lire sa réponse en pièce jointe. Réponse non demandée de ma part puisque par soucis d’intégrité je me suis permis de leur envoyer pour information à tous deux la lettre des 4 autres candidats.(…)”

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    Droit de réponse de monsieur Philippe BERTRAND, candidat aux cantonales, au président de l’association du Mayet de Montagne:

    “BERTRAND Philippe, candidat « Europe Ecologie Les Verts »

    à Claude Reboul, président de l’association « le vent qui souffle à travers la montagne ».

    Vous ne me posez pas « la question », tant pis, je n’y répondrai pas.
    Depuis plus de trente ans je me suis investi dans l’écologie politique, dans la maîtrise de l’énergie et dans le développement des énergies renouvelables.

    En 1978 j’ai (nous) avons créé, au Mayet de Montagne une (SCOP) Société Coopérative Ouvrière de Production et d’installation de capteurs solaires, pour l’eau chaude puis très vite pour le chauffage. Une vingtaine de maisons (neuves pour la plupart) ont vu le soleil dans le département de l’Allier, mais aussi dans le Sud Est. Toutes sont de conception bioclimatique y compris les réhabilitations solaires.

    Nous n’avons pas attendu le « Grenelle » pour prendre conscience de l’urgence !
    Nous nous sommes battus contre le projet de centre de stockage de déchets radioactifs, contre les projets de centrales nucléaires (et oui même en Auvergne… Giscard voulait en mettre partout), de plus j’étais secrétaire général de « l’Atelier Populaire » éditeur du journal de contre information « le Débredinoir »
    Comme toute la filière « solaire française » nous nous sommes arrêtés (professionnellement) en 1982.
    Nous nous sommes reconvertis dans la culture de plantes aromatiques et médicinales en bio bien sûr… séchoir solaire, serre de production bioclimatique….
    Entre temps création d’une coop de produits bio, (au passage je suis un des initiateurs de la fédération Biocoop en 1984).

    Et depuis 1997 APROMER une association technique indépendante des fabricants de matériels et des fournisseurs d’énergie, membre de « Negawatt » (sobriété énergétique, efficacité énergétique et énergies renouvelables), et du « réseau sortir du nucléaire ». D’ailleurs, je regrette de ne pas avoir vu des membres de votre association le 22 février pour la conférence « Electricité : quelle place pour les énergies renouvelables » ou nombre de vos questions auraient trouvé une réponse (personne de chez vous n’était d’ailleurs présent lors des conf-débats sur l’éolien organisés dès 1994 par APROMER), il est vrai que pour nous, faute de moyens, la couverture médiatique est faible (un entrefilet dans « la Montagne » et dans la « Semaine de l’Allier »), croyez bien que je le regrette.

    Tout ça pour dire que je trouve un peu saumâtre :
    « monsieur Bertrand… qui sous couvert d’écologie continue à faire de la désinformation pour favoriser à outrance l’implantation des éoliennes », et « complice de ces industriels qui se fichent de la santé des populations et de ces paysages remarquables »
    Ce genre d’allégation ressemble à de la diffamation. Si c’est votre seul langage ? je pense avoir un pedigree sans ambiguïté, la peinture verte me colle à la peau depuis bien longtemps ! et à moins de m’être fourvoyé depuis si longtemps, ma conscience est tranquille.

    Salutations
    Philippe Bertrand”
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    Réponse d’un candidat : monsieur Philippe LEVASSEUR, candidat du canton de Jaligny pour Europe Ecologie.

    “Bonjour,

    En réponse à votre questionnaire: L’énergie la meilleure est celle que nous ne consommons pas. Tout le monde est d’accord.

    1-Les éoliennes ne sont pas la panacée, mais comme vous devez le savoir, EELV est favorable à une sortie programmée du nucléaire. Toutes les énergies renouvelables sont les bienvenues pendant cette période de transition.

    Pour toutes les ressouces naturelles, pour l’eau ou pour l’énergie, économisons plutôt que de chercher à produire plus.
    2-La bonne gestion des déchets est une source d’énergie et de matières premières : méthanisation des matières fermentescibles et des déchets agricoles et station d’épuration.

    L’isolation, efficacité énergétique, la géothermie profonde, le solaire thermique et photovoltaïque, et l’éolien au travers l’investissement des collectifs “citoyen” et coopérative de production (amap energie) ex : Combrailles durables, la commune de Montdidier dans la Somme etc., la filière bois. Et limiter la gabegie d’électricité des enseignes lumineuse, éclairage public mieux géré.

    3-En ce qui concerne la micro-hydraulique, prendre les précautions d’usage avec les autres utilisateurs des rivières.

    4-Les routes départementales sont dans les compétences du CG. Sécurisation et contournement pour la tranquillité des riverains par des déviations 2 fois une voie et vitesse limitée, pistes cyclables et privilégier le rail.

    5-Le meilleur moyen de limiter les tarifs de l’électricité, laisser EDF dans le service public, mais ce n’est pas du ressort du CG….

    En ces moments difficiles, je suis surpris de ne pas voir le mot « nucléaire » dans votre questionnaire.
    Nucléaire, éolien, cherchez l’erreur……

    Cordialement,

    Philippe Levasseur
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    Réponse d’un candidat : monsieur Yves SIMON, candidat aux cantonales pour le canton de Basse Brenne.

    Les questions environnementales sont prégnantes dans notre société. Dans un territoire rural comme l’Allier, l’enjeu principal est de préserver un environnement peu artificialisé tout en permettant le développement d’activités nécessaires à la vie de nos populations. La qualité de notre environnement doit donc avant tout être vécue comme un atout pour le développement local. N’étant pas un adepte des promesses électorales destinées à tromper les électeurs et l’élection cantonale n’ayant pas d’impact sur les directives européennes ou nationales, je souhaite rester pragmatique et réaliste.

    Le département et la région donnent, à travers les schémas qu’ils adoptent et dans la limite du cadre législatif et réglementaire, des orientations sur lesquels les autres collectivités locales, communes et regroupements de communes peuvent s’aligner.
    Que ce soit en termes d’économies d’énergies, de production d’énergies renouvelables et, au-delà de développement local, le premier objectif à attendre me semble devoir être celui de l’optimisation dans l’utilisation des ressources de notre territoire. C’est ce but que les schémas doivent avant tout permettre d’atteindre. Pour être durable, ce modèle de développement ne doit cependant pas se traduire par un repli sur soi ou imposer aux collectivités des options doctrinaires, inadaptées, dont l’impact financier ne serait pas supportable et produirait, à terme, des conséquences contraires à l’effet recherché.

    Les débats qui ont eu lieu autour des projets de développement éolien ont souvent entrainé une importante mobilisation des habitants et m’ont renforcé dans cette conviction. La communauté de communes Bocage Sud, que je préside a été l’une des premières à lancer le débat et à prendre position. Parmi les nombreux avis recueillis, un point a semblé important : si les projets de parcs éoliens, exogènes, étaient rejetés (ce que la dispersion de l’habitat en zone de bocage pourrait suffire à expliquer), le souhait de voir se développer des filières locales de production d’énergies renouvelables a souvent été exprimé. (…)”

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Elections cantonales 2011 en Allier

Les habitants de 18 cantons sont appelés à voter pour leur Conseiller Général qui les représentera le mieux.
Dans le communiqué de presse du Collectif Allier Citoyen, vous trouvez les questions à leur poser, si vous désirez développer notre département économiquement tout en préservant la beauté du paysage et la richesse du patrimoine, et en même temps en respectant l’environnement.

Notre Département de l’Allier est notre avenir!

Communiqué de presse février 2011