Alertes aux particules fines : l’Allemagne.

Les 18 et 19 mars 2015, les télévisions ont montré en boucle un nuage de particules qui recouvrait le nord-est de la France. Il était représenté en rouge vif sur l’image. FR3 a indiqué le 20 mars que ces microparticules étaient apportées par un flux d’air en provenance du Benelux, du Danemark et de l’Allemagne. L’information s’arrête là et aucune conclusion n’en est tirée.

Poursuivons donc le raisonnement. Le Benelux et l’Allemagne produisent principalement leur électricité avec des centrales au charbon, en s’abritant derrière la bonne conscience que leur procure leurs éoliennes…à l’arrêt. C’est d’ailleurs justement quand il n’y a pas de vent pour chasser les microparticules que leurs centrales au charbon tournent à plein régime pour compenser leur absence de production. Ils nous envoient donc généreusement “la mort” avec leurs particules fines qui semblent tant effrayer les journalistes et les écologistes.
Le chauffage au bois dans les cheminées, bien que naturel et ancien, émet aussi beaucoup de particules fines. Il avait même été envisagé d’interdire les feux de cheminée.

En France, il est bon de rappeler que 90 % de notre électricité (dont 75 % nucléaire, 10 % hydraulique et 5 % autres renouvelables) est produite sans émission de gaz carbonique (CO2), ni gaz nocifs, ni aérosols… ni particules.

Cependant, l’inanité de la politique énergétique européenne ( approuvée par la France ) conduit l’Europe à imposer des pénalités à la France pour dépassement du seuil de microparticules, alors qu’elles sont produites par d’autres pays ! Ces “amendes” peuvent s’élever jusqu’à 240.000 € par jour,… et plus de 100 millions d’euros par an .

Une conclusion s’impose mais elle ne satisfait pas du tout les écologistes antinucléaires : le mode de chauffage qui présente le moins d’impact sur la santé publique est le chauffage électrique.

Depuis le premier décembre 2014, la société Maxatomstrom propose aux ménages allemands soucieux de réduire leur empreinte carbone, de souscrire à un contrat d’énergie 100% nucléaire .
Ne pourrait-on pas suggérer gentiment aux Allemands d’arrêter leurs centrales au charbon ( prés de la moitié de leur production électrique ) et au gaz pour revenir… au nucléaire ?

PARTICULES DANS L’AIR, L’Allemagne, Michel Gay le 31/03/2015

Elections en allemagne : Les énergies vertes coûtent cher … trop selon l’OCDE

Le signal d’alarme a été tiré en mai par l’Agence internationale de l’énergie (AIE).
Dans un rapport inquiétant, cet organisme de l’OCDE s’inquiète ouvertement de la dérive des coûts de la sortie du nucléaire, les prix allemands de l’électricité étant parmi les plus élevés d’Europe, malgré des prix de gros relativement bas. Une famille outre-Rhin payait en moyenne 0,253 euro pour acheter un kilowatt d’électricité en 2011 contre 0,214 euro en Belgique ou 0,187 euro dans la zone euro, selon Eurostat. Un foyer de trois personnes débourse ainsi 83 euros par mois pour son électricité. Et dire que l’institut DIW estime que les groupes énergétiques devront investir durant la prochaine décennie environ 20 milliards d’euros par an pour pallier l’arrêt de leurs centrales nucléaires ! [blockquote align=”right”]Dans un rapport inquiétant, cet organisme de l’OCDE s’inquiète ouvertement de la dérive des coûts de la sortie du nucléaire[/blockquote]

Pour accélérer le développement des énergies renouvelables, qui devraient fournir 40 % de la production d’électricité d’ici à 2020 contre 17 % actuellement, Berlin devra de son côté dépenser des sommes folles en termes d’infrastructures.
Pour tirer les 4 000 kilomètres de lignes à haute tension qui seront nécessaires pour faire circuler le courant produit par les éoliennes de la mer du Nord vers le sud du pays, le gouvernement va devoir engloutir… 56 milliards d’euros en neuf ans, selon l’Agence allemande pour l’énergie (Dena). La grande majorité de ces coûts devraient être transférés vers le consommateur final. Dena estime ainsi que le prix du kilowatt pourrait augmenter de 20 % d’ici 2020.

Source : [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.lepoint.fr/monde/elections-en-allemagne-les-pieges-qui-attendent-le-futur-chancelier-21-09-2013-1733816_24.php” target=”_blank”]Le Point – Élections en Allemagne : les pièges qui attendent le futur chancelier – FREDÉRIC THERIN, À MUNICH – le 21 septembre 2013[/icon_link]

Les limites techniques de l’éolien, rapport d’EON, leader allemand de l’énergie

Un [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/EON_Netz.report_2005_e_eng.pdf” target=”_blank”]rapport officiel d’EON[/icon_link], leader allemand de l’énergie, qui apporte des arguments techniques sur la limite de l’éolien et qui annonçait les désordres constatés actuellement.

Ce rapport confirme [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.senat.fr/themes/documents-energie.html” target=”_blank”]les propos tenus devant la commission d’enquête du Sénat en 2011[/icon_link],

L’enjeu est majeur : si nous voulons développer les énergies renouvelables, il faut disposer, en accompagnement, de moyens de stockage et privilégier la consommation locale. La raison en est simple : en Allemagne, pendant 165 jours par an, il faut arrêter un certain nombre d’éoliennes qui pourraient pourtant produire, parce que le réseau n’est pas suffisamment dimensionné.

La production d’une éolienne, en moyenne journalière de même qu’en moyenne horaire, varie de 0 % à 100 % : pour collecter en permanence la totalité de l’énergie à l’instant où elle est produite, il faudrait dimensionner l’ensemble du réseau en fonction des jours où le vent souffle fort, soit 17 % du temps.

Il est donc impossible de calibrer un réseau pour répondre à de telles exigences. Si l’on dispose d’un moyen de stockage, même partiel, de l’énergie électrique, on peut tirer un bien meilleur parti de l’investissement dans les énergies renouvelables.

Devant le gouffre financier et le manque de résultats, l’Espagne stoppe tout lancement de programme éolien et autres énergies renouvelables

Dépêche officielle 27 janvier

Devant le gouffre financier et le manque de résultats, l’Espagne stoppe tout lancement de programme éolien et autres énergies renouvelables
L’Espagne était jusqu’à présent citée comme « modèle » de développement de l’industrie éolienne.
L’Angleterre étudie sérieusement la même possibilité dans les prochaines semaines. Un échange a eu lieu entre Angela Merkel et David Cameron sur la question.

[icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.bloomberg.com/news/2012-01-27/spain-suspends-subsidies-for-new-renewable-energy-plants.html” target=”_blank”]www.bloomberg.com[/icon_link]