Lettre au premier ministre : De l’Ademe au Syndicat des Énergies Renouvelables, l’étrange transition de monsieur Jean-Louis Bal.

La Chabanne le dimanche 31 août 2014

Monsieur Manuel Valls Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,

Le 5 novembre 2011, j’ai adressé, au nom de plusieurs associations et contribuables, une demande d’information circonstanciée à la Commission de déontologie de la Fonction Publique, à propos du passage direct de Monsieur Bal de l’Ademe au Syndicat des Énergies Renouvelables (SER). Cette demande avait notamment été motivée par la qualification de « contestables » des méthodes de ce syndicat attribuée par Monsieur le Rapporteur Général des Finances du Sénat en séance publique de loi de Finances.

Malgré plusieurs relances, la commission n’a pas daigné répondre à cette demande qui, pourtant, l’honorait. J’ai par ailleurs noté que l’engagement solennel qui avait été pris devant la commission ad hoc de l’Assemblée Nationale (rapport 2398) de doter le SER d’une charte de déontologie avant la fin 2010, n’a jamais été suivi d’effet.

Cette absence de réponse pose désormais problème, alors que les ressources de ce syndicat sont entièrement constituées par la CSPE, taxe publique, et que le SCPC, du Ministère de la Justice, exprime les plus grandes craintes vis-à-vis de ce secteur.[blockquote align=”right”]Cette absence de réponse pose désormais problème, alors que les ressources de ce syndicat sont entièrement constituées par la CSPE, taxe publique, et que le SCPC, du Ministère de la Justice, exprime les plus grandes craintes vis-à-vis de ce secteur.[/blockquote]

L’accueil très privilégié réservé par Madame Royal à un groupement entaché de telles supputations pose quelques interrogations face à l’effort des ménages sur la CSPE, équivalent pour 2014 à la totalité des économies du Gouvernement, y compris pour ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, pour avoir permis la constitution de plusieurs fortunes privées de plusieurs centaines de millions d’euros au sein du SER.

Avant de recourir à des solutions plus drastiques, il semble logique de s’en remettre à votre autorité. Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma profonde considération

Copie : Monsieur le Rapporteur Général des Finances du Sénat (MM François Marc et Philippe Marini)

 

Article complémentaire : La CSPE : une taxe absurde, devenue insupportable pour les ménages

Risø : D’où vient la mystérieuse et si généreuse “carte des vents en France” de l’ADEME ?

Grâce à Ludovic Grangeon, et au détour d’une note d’information produite pour une association de défense de l’environnement en Bourgogne, on en apprends un peu plus sur cette carte dont l’ADEME elle même est incapable de citer la source. Voici la carte :

Carte des vents en France de l'ADEME

Carte des vents en France de l’ADEME


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Cette carte des vents en France de l’ADEME est pourtant censée faire taire toute contestation au cours des réunions publiques d’informations, au moment où, par exemple, un citoyen demande d’avoir accès aux données – intégrales – collectées par les mâts de mesure mis en place par le promoteur pour voir s’il y’a bien suffisamment de vent …
Cette carte sert de chiffon rouge et d’argument d’autorité commode, irréfutable car … invérifiable !

Et pour cause … la source de cette fameuse carte est l’atlas européen sur les vents, vieille étude de 1989 dont l’origine remonte aux industriels de l’éolien eux même, via le bureau Risø, financé par Vestas et les autres (voir article http://www.vindenergi.dtu.dk/english/About/Hoevsoere_uk).
Ce bureau avait pour but de mettre au point des tests en vue d’améliorer les performances des machines vendues. Seulement c’était il y’a presque 20 ans.

Et en effet, depuis, les études sérieuses – et surtout indépendantes – montrent à quel point citer l’étude du bureau Risø est du dernier ridicule et de la plus évidente mauvaise foi (étude “A High Resolution Reanalysis of Wind Speeds over the British Isles for Wind Energy Integration” de Sam Hawkins, The University of Edinburgh,
July 9, 2012
).

Dans sa note sur le vent et la production éolienne en Bourgogne, Ludovic Grangeon s’étonne en effet de la référence :

[blockquote align=”center” cite=”Ludovic Grangeon”]Il est d’ailleurs curieux que personne ne cite vraiment les coordonnées de cet atlas, y compris l’Ademe ou le SER.
Les études mondiales faisant foi auprès de l’industrie éolienne moderne sont celles réalisées sur demande par L’Université de Stanford, et à une hauteur plus conforme de 80m au lieu de 60. Ces études sont encore pires puisqu’elles classent la zone centrale de la France en échelle 1/7, seules les zones 3 à 7 étant jugées d’intérêt éolien. L’intérêt de promoteurs éoliens pour la Bourgogne est donc incompréhensible même pour les milieux professionnels mondiaux de l’éolien. On note d’ailleurs des correspondances très nettes entre ces deux cartes.[/blockquote]

Voici la véritable histoire de Risø et on comprend mieux pourquoi la fameuse carte du vent depuis 1990 est favorable à l’éolien !

La finance et les éoliennes : un vent en or

Quelques informations détaillées sur la finance de l’éolien qui n’en finira pas de révéler des …trésors …

Alors que les argumentaires officieux Ademe, SER, etc … cherchent à échapper à cet obstacle de poids, une compagnie américaine très investie dans le secteur éolien explique clairement pourquoi il faut des centrales thermiques prêtes à tout moment à relayer l’absence de vent (et le vent ne souffle que 20% utile sur l’année … ).
Cette compagnie explique aussi clairement que le vent a parfois la fâcheuse habitude de souffler au moment où il n’y en a pas besoin …

Mais il y a plus intéressant encore :

Le [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.idahopower.com/AboutUs/CompanyInformation/Facts/retailCustomers_2011.cfm” target=”_blank”]tableau ci dessous[/icon_link] montre une chose qui en dit long sur les manipulations financières …. Et qui donne une nouvelle piste sérieuse d’investigation en France. En effet, alors qu’Idaho a acheté de l’électricité éolienne, cette électricité… n’est jamais arrivée au client consommateur.

[image align=”center” icon=”zoom” lightbox=”true” width=”500″ autoHeight=”true” link=”http://www.idahopower.com/AboutUs/CompanyInformation/Facts/retailCustomers_2011.cfm”]http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/11/tableau-livraison-electricite-eolienne.png[/image]

Le bilan électrique mentionne ZERO pour la livraison d’électricité éolienne depuis plusieurs années. Par contre, les éoliennes ont permis de vendre des[blockquote align=”right”]es éoliennes ont permis de vendre des « certificats », qui rapportent donc plus qu’une électricité de mauvaise qualité pourtant payée très cher[/blockquote] « certificats », qui rapportent donc plus qu’une électricité de mauvaise qualité pourtant payée très cher …

La révision des tarifs serait donc embêtante parce qu’elle révèlerait l’ampleur des profits immenses engrangés depuis plusieurs années, au-delà de ce que nous pouvons imaginer , par milliards ?
La réaction exagérée du lobby éolien, le siège incessant des parlementaires par rapport au recours en Conseil d’Etat et Cour de Justice Européenne sur les tarifs seraient le début d’une panique sur la découverte de cette manne financière très souterraine ?
Dès qu’il y a soupçon d’argent souterrain, il y a soupçon de « corruption à vaste échelle dans le domaine de l’éolien », comme le disait l’émission Service Public sur France Culture le 29 mai dernier, émission qui ne fait toujours pas l’objet d’une quelconque protestation … ni d’aucune action en diffamation …

Et encore, nous ne parlons ici que des certificats d’énergie renouvelable (les REC) sans parler des certificats carbone, qui sont un autre type… [blockquote align=”right”]Personne ne parle curieusement de ces fameux certificats.[/blockquote]
Personne ne parle curieusement de ces fameux certificats. Une étude remarquable de la Caisse des Dépôts et Consignations en a analysé le fonctionnement complexe il y a quelques années, mais ce domaine financier immense reste curieusement très discret.
Pour ceux qui veulent commencer à creuser, le lien de cette étude (qui doit être actualisée pour tenir compte des évolutions actuelles) est [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.caissedesdepots.fr/fileadmin/PDF/international/er_etude_climat_no16_energies_renouvelables.pdf” target=”_blank”]mentionné ici[/icon_link].

Voici [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://recs.org/uploads/AIB-2011-PR0509-Press%20Release%20Billion%20EECS%20certificates.pdf” target=”_blank”]un autre lien[/icon_link] qui en dit long avec les émetteurs de certificats qui fêtent leur premier milliard, et cet organisme dit ne représenter que 40 % du marché « officiel », car il y a aussi un marché officieux.

Autre curiosité, les « vérificateurs » de certificats en France sont une simple association : RECS France Observer, dirigée par un journaliste et un architecte, dont certaines missions sont certes reconnues ou patronnées comme une ONG, mais par exemple, les services de la Direction de la Concurrence et des fraudes ne semblent pas informés, alors que la Cour des Comptes a souligné les fraudes importantes dans ce secteur.[blockquote align=”right”]la Cour des Comptes a souligné les fraudes importantes dans ce secteur[/blockquote]
Sans mettre en doute la sincérité de cet organisme, ses pouvoirs d’investigation et de sanction semblent très légers par rapport aux intérêts en jeu, d’autant plus qu’elle s’occupe également de projets caritatifs en pays défavorisés. Ce sont les producteurs éoliens eux-mêmes qui communiquent leurs données.
On remarque par ailleurs que le lien de RECS France est le seul qui ne marche pas sur le site de l’AIB, depuis plusieurs mois, ce qui veut dire que ce site n’est pas vérifié souvent. Le vrai lien est celui-ci : [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://recs-france.com/” target=”_blank”]http://recs-france.com/[/icon_link]

Alors qu’[icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.idahopower.com/AboutUs/EnergySources/Wind/wind.cfm” target=”_blank”]Idaho Power a signé un engagement[/icon_link] long terme avec un parc éolien de 101 MW, il n’a jamais été possible d’obtenir plus de 10 à 20 MW utiles malgré une « capacité » dix fois supérieure.
De plus, les négociations entre cette compagnie et les promoteurs éoliens ont été engagées hors tarif public subventionné.
Comme par hasard, le tarif obtenu par négociation représente une économie de 25 dollars par megawatts heure par rapport au tarif officiel subventionné. Cette vérité en dit long sur les marges réelles des spéculateurs éoliens. Cette négociation est cohérente avec l’avis toujours valable de la Commission de régulation de l’Energie d’octobre 2008, qui a toujours dit que le tarif éolien était surpayé et donnait une rentabilité trop importante aux promoteurs dans ce domaine.

Au Canada, Hydro Quebec parvient à produire de l’électricité éolienne avec des coûts de 40 dollars canadiens au MW/h, environ 30 euros, à comparer aux 82 euros assurés en France … L’information vient … de l’association européenne des industriels de l’éolien : [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://wind-energy-the-facts.org/en/mythology.html” target=”_blank”]http://wind-energy-the-facts.org/en/mythology.html[/icon_link]

Le tarif d’achat est presque trois fois moins cher. Les opérateurs s’accordent à dire que le surcoût d’intégration au réseau de l’énergie éolienne s’étale de 2 dollars par megawatt (à 15% de charge) à 4 dollars / megawatt (25 % de charge). Ces estimations permette d’estimer qu’en France, chaque megawatt produit par l’éolien induit hors CSPE un surcoût d’électricité supplémentaire d’environ 2.50 à 3 euros au megawatt heure (dispositif TURPE)[blockquote align=”right”]en France, chaque megawatt produit par l’éolien induit hors CSPE un surcoût d’électricité supplémentaire d’environ 2.50 à 3 euros au megawatt heure[/blockquote]

Il est curieux de constater qu’un site citoyen de l’Etat de New York, [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://concernedcitizens.homestead.com/windfarms.html#anchor_31″ target=”_blank”]Cattaraugus County[/icon_link], utilise exactement les mêmes arguments que ceux employés en France par les associations de défense : bruit, spéculation financière, reventes successives de parcs, combinaisons financières opaques, inefficacité energétique, langue de bois des pouvoirs publics, corruption, dépréciation du patrimoine immobilier etc …

[icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/” target=”_blank”]Ludovic Grangeon[/icon_link]

Présentation : Projet éoliennes, quelques vérités, affirmations face aux réalités

[image align=”center” icon=”link” width=”600″ autoHeight=”true” link=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/eoliennes-risques-economiques-techniques.pdf” linkTarget=”_blank”]http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/09/eoliennes-risques-economiques-techniques.jpg[/image]

Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et ADEME : trafic de genre ou d’influence, à vous de choisir …

La recente actu-intox sur la nomination de Jean Louis Borloo, ancien ministre de l’écologie, à la tête de Veolia, leader mondial des services à l’environnement, a défrayé la chronique. Que ne lisait on pas sur ce pauvre ministre, promoteur du Grenelle. A la tête d’une entreprise leader dans le secteur de l’environnement, quelle honte, quels copinages, quelle illégalité !

Heureusement il n’en était rien, la vertue républicaine était sauve. Et l’article 432-13 du Code Pénal n’avait donc pas à être invoqué.

[blockquote align=”center” cite=”article 432-13 du Code Pénal”]Est punit de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende le fait, par une personne ayant été chargée, en tant que fonctionnaire public ou agent ou préposé d’une administration publique, à raison même de sa fonction, soit d’assurer la surveillance ou le contrôle d’une entreprise privée, soit de conclure des contrats de toute nature avec une entreprise privée, soit d’exprimer son avis sur les opérations effectuées par une entreprise privée, de prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux dans l’une de ces entreprises avant l’expiration d’un délai de cinq ans suivant la cessation de cette fonction.[/blockquote]

Mais qu’on se le dise. Ces pratiques demeurent courantes voir presque “normales” dans le secteur de l’environnement ou l’affairisme préside à toute décision, et ou la sacro-sainte limite entre intérêt Public et intérêt Privé s’efface devant les intérêts particuliers ou – au mieux – les contrats industriels.

Ainsi, en novembre 2010, un des principaux rapporteurs du Grenelle de l’Environnement, Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’ADEME, ingénieur dans les énergies solaires et travaillant auparavant dans le privé, se retrouve à la tête du … Syndicat des Energies Renouvelables (SER).

Pratique scandaleuse, mais malheureusement d’un tel banal qu’aucun média ou presque ne s’en est ému.

Pourtant, le lobby du SER représente 550 des plus gros industriels du secteurde l’environnement ou de l’énergie. Et il semble évident qu’un tel transfuge “éclaire” de façon conséquente ce puissant organe de promotion et de pression. On imagine le pont d’Or que cette nomination représente en “connexions“, “opportunités“, “travaux communs” et autres “études communes” (ces co-financements restants très surveillés, mais il serait naïf de croire que les retombées sont directes).

Ce mariage entre le SER et l’ADEME (et plus généralement avec les services publics) est grave de conséquence pour la partialité et la diversité des opinions proclamée comme vérités intangibles, et surtout pour les textes de loi promus à la suite de ces “travaux communs”.
On en voudra pour preuve la quasi exclusivité des arguments du SER dans les brochures de promotion des énergies de l’ADEME :
Ainsi, la page de garde de la plaquette “Donner un nouveau souffle à l’éolien terrestre” parue en juin 2004, et réalisée par le Boston Consulting Group pour le compte du SER, associait tout les plus grands promoteurs éoliens tels l’ex-SIIF ou Shell WindEnergy à … l’ADEME.
C’est dailleurs amusant, mais depuis 2004, l’intégralité des demandes faites dans cette plaquette ont quasiment toutes été satisfaites par le législateur, en partie grâce à l’arrêté du 10 juin 2006 …

Source :
[icon_link style=”link” color=”green” href=”http://sauvonsleclimat.typepad.fr/le_blog_de_lassociation_s/2010/11/le-ser-m%C3%A8ne-la-bal.html” target=”_blank”]Site de “Sauvons le Climat”[/icon_link]

“Sauvons Le Climat” a pour ambition d’informer, de manière indépendante de tout groupe de pression ou parti politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le ralentir. L’association est dotée d’un comité scientifique présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au GIEC. Sous le contrôle de ce comité, SLC publie régulièrement des études et des communiqués sur les aspects scientifiques et techniques ainsi qu’économiques et sociaux de ces problèmes.