Éoliennes : le lobbying des promoteurs taclé par le Parlement.

Depuis de nombreuses années les lobbyistes de l’industrie éolien agissent de manière intensive afin de faire changer la loi et de supprimer progressivement les voix de recours des citoyens victimes des nuisances majeures des aérogénérateurs.

Sans complexes les différents syndicats professionnels, la FEE (France Energie Eolien) et le SER (Syndicat des Energies Renouvelables) n’hésitent pas à utiliser leurs députés pour demander des réformes substancielles.

Ces liens incestueux ne sont pas cachés et sont exposés au grand jour. C’est ainsi que l’on a pu constater l’intervention des députés François Brottes et Denis Beaupin à l’occasion des colloques organisés par FEE et la présence des représentants de FEE à l’occasion des Universités d’été d’Europe Ecologie les Verts. A tel point qu’on ne sait plus qui siège à l’Assemblée des députés ou des représentants de l’industrie éolienne.

C’est ainsi que les députés Brottes (actuel Président de la Commission de la loi sur la transition energétique) et Denis Beaupin ont été des acteurs majeurs des lois qui ont supprimé les ZDE ou la règle des 5 mâts minimum. Un nombre important d’amendements visant à réduire les droits de recours des victimes de l’éolien ont d’ailleurs été déposés par ces derniers suite aux demandes répétées des syndicats professionnels. Dans la loi Macron, Denis Baupin a déposé un amendement visant à réduire à 2 mois les délais de recours contre les permis de construire/ICPE et à supprimer l’affichage du permis de construire sur le terrain comme point de départ de ce délai. Cette mesure controversée est tout simplement attentatoire à la Convention Européenne des Droits de l’Homme.

La suite de l’article de Louis Marin sur http://www.economiematin.fr/news-lobby-eolien-conflit-interet-deputes

Éoliennes : le vent de la corruption (article Le Point).

Exploiter des éoliennes en France représente une telle rente qu’une entreprise du secteur a tenté d’acheter des châtelains qui contestaient une implantation.

La scène se passe le 10 octobre 2014, en Haute-Normandie, à moins de 10 kilomètres des plages de la Manche. Le directeur du développement d’une société exploitante de parcs éoliens, filiale d’un groupe coté au CAC 40, se rend dans un petit village où il doit installer plusieurs éoliennes. Le projet n’avance pas à cause d’un château classé monument historique, dont les propriétaires veulent protéger l’environnement, et d’un groupe d’agriculteurs qui fait de la résistance. Ce directeur du développement a demandé à rencontrer les châtelains chez un voisin agriculteur. Une imprudence, puisqu’il y a plusieurs témoins de cette conversation.

Lorsqu’il a sollicité le rendez-vous, il a précisé qu’il avait des propositions à faire “de vive voix”. De quoi s’agit-il ? D’une “mesure compensatoire”. Mais encore ? “Une compensation qui permettrait de rénover une partie du château”… Les propriétaires du château sont outrés de cette démarche, qu’ils apparentent à une tentative de corruption. Plus choquant encore : les “compensations” ne s’adressent qu’à eux, pas aux autres habitants concernés, qui devront se contenter des nuisances.

Lire la suite de l’article de SOPHIE COIGNARD sur http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sophie-coignard/eoliennes-le-vent-de-la-corruption-16-12-2014-1890022_2134.php

Débat de Ludovic Grangeon face au Syndicat des Énergies Renouvelables : l’éolien trois fois trop cher !

Ludovic Grangeon était l’invité de France Culture ce 31 octobre, sur le thème des éoliennes “Vents contraires sur le marché de l’air“, et était confronté à Damien Mathon, délégué général du Syndicat des Energies Renouvelables (SER).

https://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2014/11/vents-contraires-france-culture-31102014-S.mp3?_=1

Mais face aux arguments avancés par Ludovic Grangeon, le Syndicat des Energies Renouvelables a du reconnaitre l’exactitude des chiffres cités :

  • l’éolien réclamait un tarif subventionné de 82€ au megawatt pour des équipements qui ne tournent que 20 à 25% de l’année, alors que les autres centrales tournent à plus de 90 % pour le même prix. C’est désormais trois fois trop cher. Le système éolien français est une caricature à base d’installations inefficaces achetées à bas prix pour faire de l’argent au plus vite.
  • Les grandes éoliennes à hélices sont le procédé le plus dépassé et le plus instable. Pourquoi insistent ils pour n’utiliser que celui là ? y compris en mer ? ou les risques de casse sont encore plus importants . Pourquoi mettre des machines au bout de mâts de 100 mètres de haut, alors qu’on peut aujourd’hui installer des machines avec moteur au sol, bien moins hautes et deux fois plus efficaces ? Toutes les ventilations d’immeubles, tous les tunnels, sont des éoliennes récupérables, comme on le fait à New York et Chicago, ou à Dubai.

La nouvelle loi européenne (publiée le 29 juin 2014) prévoit de toutes façons la fin des tarifs privilégiés d’ici deux ans. La France serait une fois de plus la dernière à l’appliquer et vient de signer un arrêté qui va dans le sens contraire, alors que depuis cinq ans on nous disait que c’était à cause de la politique européenne qu’il fallait implanter des éoliennes !

La CSPE est payée par les 8 millions de ménages les plus modestes, y compris par ceux qui ne paient pas d’impôt sur le revenu ! 150 € par ménage prélevés pour les plus grosses fortunes de France au moment des fêtes de Noël !

Les responsables de France Statégie, le Haut Commissariat auprès du Premier Ministre, et de la Commission de régulation de l’Energie ont confirmé au cours de l’émission l’exactitude des affirmations produites par Ludovic Grangeon, et l’absurdité du système actuel .[blockquote align=”right”]Les tarifs subventionnés ont surtout permis à quelques promoteurs privilégiés de s’enrichir rapidement à centaines de millions, en jouant avec l’espoir des gens.[/blockquote]

Les tarifs subventionnés ont surtout permis à quelques promoteurs privilégiés de s’enrichir rapidement à centaines de millions, en jouant avec l’espoir des gens.
En implantant des éoliennes à bas prix qui sont en plus de véritables permis de polluer grâce aux certificats d’énergie qui leurs rapportent une fortune et qu’on ne voit jamais.

Le Gouvernement doit rectifier le tir au plus vite, sinon les plus défavorisés finiront par se révolter de telles injustices.

Lettre au premier ministre : De l’Ademe au Syndicat des Énergies Renouvelables, l’étrange transition de monsieur Jean-Louis Bal.

La Chabanne le dimanche 31 août 2014

Monsieur Manuel Valls Premier Ministre

Monsieur le Premier Ministre,

Le 5 novembre 2011, j’ai adressé, au nom de plusieurs associations et contribuables, une demande d’information circonstanciée à la Commission de déontologie de la Fonction Publique, à propos du passage direct de Monsieur Bal de l’Ademe au Syndicat des Énergies Renouvelables (SER). Cette demande avait notamment été motivée par la qualification de « contestables » des méthodes de ce syndicat attribuée par Monsieur le Rapporteur Général des Finances du Sénat en séance publique de loi de Finances.

Malgré plusieurs relances, la commission n’a pas daigné répondre à cette demande qui, pourtant, l’honorait. J’ai par ailleurs noté que l’engagement solennel qui avait été pris devant la commission ad hoc de l’Assemblée Nationale (rapport 2398) de doter le SER d’une charte de déontologie avant la fin 2010, n’a jamais été suivi d’effet.

Cette absence de réponse pose désormais problème, alors que les ressources de ce syndicat sont entièrement constituées par la CSPE, taxe publique, et que le SCPC, du Ministère de la Justice, exprime les plus grandes craintes vis-à-vis de ce secteur.[blockquote align=”right”]Cette absence de réponse pose désormais problème, alors que les ressources de ce syndicat sont entièrement constituées par la CSPE, taxe publique, et que le SCPC, du Ministère de la Justice, exprime les plus grandes craintes vis-à-vis de ce secteur.[/blockquote]

L’accueil très privilégié réservé par Madame Royal à un groupement entaché de telles supputations pose quelques interrogations face à l’effort des ménages sur la CSPE, équivalent pour 2014 à la totalité des économies du Gouvernement, y compris pour ceux qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, pour avoir permis la constitution de plusieurs fortunes privées de plusieurs centaines de millions d’euros au sein du SER.

Avant de recourir à des solutions plus drastiques, il semble logique de s’en remettre à votre autorité. Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de ma profonde considération

Copie : Monsieur le Rapporteur Général des Finances du Sénat (MM François Marc et Philippe Marini)

 

Article complémentaire : La CSPE : une taxe absurde, devenue insupportable pour les ménages

Risø : D’où vient la mystérieuse et si généreuse “carte des vents en France” de l’ADEME ?

Grâce à Ludovic Grangeon, et au détour d’une note d’information produite pour une association de défense de l’environnement en Bourgogne, on en apprends un peu plus sur cette carte dont l’ADEME elle même est incapable de citer la source. Voici la carte :

Carte des vents en France de l’ADEME


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Cette carte des vents en France de l’ADEME est pourtant censée faire taire toute contestation au cours des réunions publiques d’informations, au moment où, par exemple, un citoyen demande d’avoir accès aux données – intégrales – collectées par les mâts de mesure mis en place par le promoteur pour voir s’il y’a bien suffisamment de vent …
Cette carte sert de chiffon rouge et d’argument d’autorité commode, irréfutable car … invérifiable !

Et pour cause … la source de cette fameuse carte est l’atlas européen sur les vents, vieille étude de 1989 dont l’origine remonte aux industriels de l’éolien eux même, via le bureau Risø, financé par Vestas et les autres (voir article http://www.vindenergi.dtu.dk/english/About/Hoevsoere_uk).
Ce bureau avait pour but de mettre au point des tests en vue d’améliorer les performances des machines vendues. Seulement c’était il y’a presque 20 ans.

Et en effet, depuis, les études sérieuses – et surtout indépendantes – montrent à quel point citer l’étude du bureau Risø est du dernier ridicule et de la plus évidente mauvaise foi (étude “A High Resolution Reanalysis of Wind Speeds over the British Isles for Wind Energy Integration” de Sam Hawkins, The University of Edinburgh,
July 9, 2012
).

Dans sa note sur le vent et la production éolienne en Bourgogne, Ludovic Grangeon s’étonne en effet de la référence :

[blockquote align=”center” cite=”Ludovic Grangeon”]Il est d’ailleurs curieux que personne ne cite vraiment les coordonnées de cet atlas, y compris l’Ademe ou le SER.
Les études mondiales faisant foi auprès de l’industrie éolienne moderne sont celles réalisées sur demande par L’Université de Stanford, et à une hauteur plus conforme de 80m au lieu de 60. Ces études sont encore pires puisqu’elles classent la zone centrale de la France en échelle 1/7, seules les zones 3 à 7 étant jugées d’intérêt éolien. L’intérêt de promoteurs éoliens pour la Bourgogne est donc incompréhensible même pour les milieux professionnels mondiaux de l’éolien. On note d’ailleurs des correspondances très nettes entre ces deux cartes.[/blockquote]

Voici la véritable histoire de Risø et on comprend mieux pourquoi la fameuse carte du vent depuis 1990 est favorable à l’éolien !