Appel à manifestation : Non aux éoliennes dans l’Allier, le 19 janvier 2019 à Saint-Pourçain-sur-Sioule !

Non au saccage du Bourbonnais !

Non à l’implantation irraisonnée des éoliennes industrielles de 200 à 250 mètres de haut (Andelaroche, Bransat) sur des territoires touristique paysager !

Non à la menace sur la santé de la faune locale !

Non à l’explosion de nos factures d’électricité !

Oui à la préservation de notre patrimoine naturel !

Oui à une transition énergétique adaptée à notre territoire : photovoltaïque, hydroélectricité, géothermie, biomasse.

Non à l’implantation anarchique de 47 parcs éoliens dans l’Allier !

RDV pour une manifestation départementale, ce Samedi 19 janvier 2019 à 10h à Saint-Pourcain-sur-Sioule, à l’ancienne gare, Place Charles de Gaulle, 03500 Saint-Pourçain-sur-Sioule

Prévoyez de faire du bruit et d’être visibles de loin !

[gview file=”https://www.stop-eole-auvergne.com/wp-content/uploads/2019/01/Tract-A5-Collectif.pdf”]

Éoliennes des monts de la Madeleine : Une première victoire.

Le Collectif Allier Citoyen a reçu ce communiqué commun des nombreuses personnes qui ne comprennent pas comment ce projet peut encore être envisagé :

Grâce aux observations que vous avez été nombreux à formuler, l’enquête publique sur le projet des Monts de la Madeleine (canton de saint Just – Cherier – La tuilière) est annulée ,car elle comprend de nombreux vices de forme.
Elle n’est même pas allée jusqu’aux conclusions du commissaire enquêteur tellement le dossier est incertain. C’est la première fois depuis longtemps que ce cas se produit. Il y a même deux éoliennes plus ou moins fantômes dans le dossier dont on ne connait pas exactement les coordonnées. [blockquote align=”right”]Il y a même deux éoliennes plus ou moins fantômes dans le dossier dont on ne connait pas exactement les coordonnées.[/blockquote]
Attention ! il est possible malgré tout qu’une nouvelle instruction soit demandée par le promoteur financier dans des conditions désastreuses.

Une demande de vérification de la situation financière d’EDPR France a été effectuée. Selon les comptes officiels déposés au tribunal de commerce, cette société a plus de 300 millions de dettes, perd régulièrement depuis plusieurs années 30 à 50 millions d’euros par an, soit le quart du chiffre d’affaires. Quelle entreprise peut tenir avec de tels résultats ? Les informations diffusées avant l’enquête publique par une plaquette officielle à la population parlaient d’une société puissante et en pleine santé … Qui les a diffusées ? Il n’y avait aucune explication sur ces chiffres officiels.[blockquote align=”right”]Les informations diffusées avant l’enquête publique par une plaquette officielle à la population parlaient d’une société puissante et en pleine santé … Qui les a diffusées ?[/blockquote]

De plus ce projet ne crée aucun emploi sur place pour des revenus dérisoires au niveau local.
Comment se fait il que cette société a été désignée partenaire d’un organisme public la “Sem Soleil” , et sans appel d’offres ? Depuis le 1er juillet, une Directive européenne demande un appel d’offres pour tout projet d’énergies renouvelables. Il faut envisager une pétition sur ce point très rapidement.

L’instruction de ce dossier avec ce manque de sérieux est d’autant plus inquiétante que le responsable d’EDPR (Frédéric Lanoë) est le « patron » national de France Énergie Éolienne, filière éolienne en France ! Il semble qu’une tentative de relance de ce dossier est envisagée. Il est temps de conclure définitivement avec le ridicule de cette opération qui va défigurer à jamais les Monts de la Madeleine et empêcher la création de vrais emplois par le tourisme, les produits agricoles et la venue de vraies entreprises avec de vrais emplois.

Mobilisons nous tout de suite pour éviter ce gâchis et une perte de temps pour l’administration et les services publics.

Le collectif en cours va prendre l’initiative et communiquer ses coordonnées.

Diffusez largement cette information et tenez vous prêts. Une adresse sera prochainement diffusée pour rassembler les actions.

Parc éolien du Pays d’Huriel (Allier, Auvergne) : victoire des habitants et sévère sanction du juge administratif contre le commissaire enquêteur.

Après cinq ans d’un long et difficile combat, l’association “Eoliennes s’en naît trop” du pays d’Huriel vient d’obtenir de la cour administrative de Lyon un jugement sanctionnant sévèrement les acteurs institutionnels du projet.

En effet le jugement rendu le 28 octobre 2014 sanctionne sévèrement le Commissaire Enquêteur pour Méconnaissance de l’article R.123-22 du Code de l’Environnement, qui n’a pas respecté son obligation d’examen des observations recueillies au cours de l’enquête publique et sa motivation insuffisante de l’avis favorable qu’il a émis sur le projet.

Le juge a également annulé le jugement du tribunal administratif de Clermont-Ferrand du 28 juin 2013 ainsi que les huit permis de construire délivrés le 12 janvier 2012 à la société MSE La Tombelle (sur les onze au total). Il a en outre condamné l’Etat à verser à l’association une somme de 1.500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Petit rappel: Au départ, MSE La Tombelle (Maîa Eolis) avait déposé 11 permis de construire, un parc de 9 éoliennes + 2 postes de livraison.
Le préfet de Région avait accordé 8 permis le 12 janvier 2012 et refusé 3 permis. Ces 3 permis ont été ré accordé par le préfet de l’Allier le 3 septembre 2013 suite au jugement du TA de Clermont-Ferrand. Et l’association “Eoliennes s’en naît trop” a donc dû déposé aussi un recours contentieux au TA de Clermont-Ferrand pour les éoliennes E1, E2, E3, recours qui est toujours en instruction.

C’est une victoire, mais le combat est loin d’être fini. MSE La Tombelle (MAÏA EOLIS) a encore la possibilité de déposé une requête devant le Conseil d’Etat.

Par ailleurs, les communes voisines sont de nouveaux menacées, et une enquête publique a lieu en ce moment pour un parc de 8 éoliennes sur les communes de Quinssaines et Viersat.

[gview file=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2014/11/ep_viersat_quinssaines_141009.pdf”]

Bruit des éoliennes : faille dans les études d’impact

La récente décision de justice concernant le permis de construire du parc éolien de Chazemais (Allier, Auvergne) fait jurisprudence sur la nécessité pour les promoteurs de procéder à une analyse des émergences sonores des éoliennes par tranches de fréquences (ce qu’ils ne font jamais).

Ci dessous les arrêtés du Tribunal Administratif de Clermont Ferrand et de la cour Administrative d’Appel de Lyon aboutissant à cette jurisprudence, ainsi qu’une note “Contribution du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable : la problématique du bruit des éoliennes” :

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[gview file=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2014/10/2012-03-27_Jugement-A-Clermont-Ferrand.pdf”]
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[gview file=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2014/10/2012-12-18_Jugement-Cour-dAppel-de-Lyon.pdf”]
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[gview file=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2014/10/2007-01-09_Laerm_MEDDAAT_Contribution.pdf”]

Eoliennes de la montagne bourbonnaise : ou sont les emplois ?

L’opérateur éolien a fait paraître une publicité de poste à temps partiel pour Ferrières sur Sichon (voir ci après).
Où sont les 5 emplois par éolienne annoncés au niveau national ? Selon les promesses initiales, nous devrions avoir … 40 emplois sur place !!!

Tout d’abord, comment se fait il que l’annonce ne soit pas diffusée au niveau local ? via les mairies et Pôle Emploi, alors que tant de ménages sont dans la difficulté dans la Montagne Bourbonnaise ?

Ensuite, on constate que la sécurité du réseau n’est même pas automatique et que la récente panne de plusieurs jours trouve son explication.
Il faut qu’une personne gère manuellement la surveillance d’un poste de transformation sur le réseau public d’électricité ? et ce n’était pas prévu ? après une enquête publique de plusieurs années ? toutes les assurances y compris du Préfet de Région sur la sécurité ? et le chemin de Saint jacques de Compostelle « oublié » par les services de l’Etat ?

Le favoritisme commence à devenir troublant. Il y a des révolutions qui ont démarré pour moins que cela …
Toujours aucune nouvelle du « CODOA » du Chemin de la Ligue qui devrait être public. Y aurait il un problème ? Nous le demandons en vain depuis septembre dernier. La loi prévoit que ce document est public et qu’il doit être publié par le Préfet. Est-ce donc si mystérieux ?
Sans ce CODOA, le courant des éoliennes ne peut être vendu à EDF. Il devrait exister depuis trois ans.

EDF appréciera…
On rêve !!

Ludovic Grangeon

[blockquote cite=”Définition Wikipédia du Codoa”]La loi française oblige EDF (qui le refacture aux clients au travers de la CSPE) à acheter le courant produit par tout système de production d’électricité, avec un prix d’achat bonifié pour l’éolien (sauf pour les éoliennes de plus de 12 MW), pour favoriser cette jeune filière en plein développement et permettre à la France d’atteindre les objectifs de la directive européenne.

Le 4 mars 2009, un décret a adapté le dispositif des certificats d’achat aux « zones de développement de l’éolien ». Ces certificats (CODOA) ouvrent droit à l’obligation d’achat d’électricité aux installations éoliennes en « zones de développement de l’éolien » ou ZDE ; Le Codoa impliquait antérieurement une puissance inférieure ou égale à 12 MW (limite fixée décret 2000-1196 du 6 décembre 2000) et une distance d’au moins 1,500 m entre deux parcs éoliens exploités par un même opérateur).

En ZDE, ces limites de puissance et de distance n’ont plus d’objet puisque la puissance minimale et maximale y sont fixées par l’arrêté préfectoral de création de la ZDE. Le préfet devra publier au plus tard le 1er février de chaque année un état des ZDE du département faisant apparaître notamment la puissance résiduelle de chaque zone pouvant encore ouvrir droit à obligation d’achat.

le CODOA n’est valable que pour la durée du contrat d’achat d’électricité et est annulé si l’installation n’a pas été mise en service (sauf prolongation sur demande justifiée). En cas de recours contentieux contre l’une des autorisations nécessaires à la construction et à l’exploitation de l’installation, le délai de trois ans est suspendu jusqu’au prononcé d’une décision juridictionnelle irrévocable.[/blockquote]

SRACE Auvergne : le schéma dévie de ses objectifs

Suite à la réunion du mardi 20 septembre 2011 consacrée au schéma éolien dans le cadre de l’établissement du SRCAE (schéma régional climat-air-énergie), le Collectif Auvergne Stop-Éole fait les remarques suivantes :

  • 1) La décision unilatérale de la DREAL d’installer 800 MW-soit 400 éoliennes supplémentaires de 2 MW et 140 mètres de hauteur – ne peut être supportée par la Région Auvergne qui compte à ce jour 102 éoliennes pour une puissance de 176 MW. Les nuisances paysagères sont très importantes: Mézenc, Deves, Cézallier, Margeride, Montagne Bourbonnaise sont impactées. Plus de 50 éoliennes sont en covisibilité en certains lieux. Malgré les controverses, les nuisances sonores sont avérées. La cohésion sociale est entamée dans les communes sous les éoliennes. Il ne faut pas multiplier par 5 tout ce gâchis!

Observation 1: Le Collectif Auvergne Stop-Éole refuse les 800 MW imposés.

  • 2) La loi de 2005, en créant les ZDE, a voulu éviter le mitage éolien. Or, en Auvergne, dans de nombreuses communautés de communes, les projets de ZDE sont constituées de plusieurs zones non connexes . La loi est donc contournée. Pour éviter cette prolifération anarchique, en 2011, le législateur a imposé l’établissement, pour chaque région, d’un schéma éolien. Or le schéma présenté le mardi 20/09/2011 ne répond pas à cette volonté. Plus de 60% du territoire auvergnat est déclaré zone favorable à l’éolien! Exclure une faible partie du territoire n’est pas une planification. Le schéma donne une liste de communes où l’éolien n’est pas interdit alors qu’il devrait indiquer les seules communes “favorables”. Le schéma éolien ne joue plus son rôle.
    La seule justification donnée à cette décision est qu’il faut laisser la plus grande liberté aux promoteurs et aux communautés de communes. A quoi sert donc ce schéma? Nous contestons cette manière de procéder.
    S’il est refusé de diminuer très nettement le nombre de communes favorables,

Observation 2: Le Collectif Auvergne Stop-Éole demande une limitation ferme du nombre de ZDE par département.

  • 3) Pour préciser ce que veut dire protection des monuments historiques, il faut rappeler que la loi dite des 500 mètres a été promulguée pour éviter la construction de maisons dont l’aspect nuirait à la beauté spécifique du monument protégé. Considérant qu’une maison a une hauteur de 7 mètres et qu’une éolienne atteint désormais 140 mètres, soit 20 fois plus, il faut donc une distance 20 fois plus grande que 500 mètres. (cf. rapport Ollier) Aussi nous demandons que le schéma soit complété par ces obligations:

Observation 3: Le Collectif Auvergne Stop-Éole demande.

  • 1) pas d’éolienne à moins de 10 km d’un monument classé ou protégé
  • 2) Pas d’éolienne à moins de 10 km de la limite d’un site classé.
  • 3) Pas d’éolienne dans les parcs naturels.
  • 4) Pas d’éolienne à moins de 3 km des zones humides,des zones Natura2000, des znieff, des zico et des zppaup.
  • 4) L’Auvergne est connue et c’est sa spécificité, pour ses paysages volcaniques montagneux. Au cas où des éoliennes seraient construites en altitude, nous demandons une limitation de leur hauteur.

Observation 4: Le Collectif Auvergne Stop-Éole demande que la hauteur du rotor d’une éolienne construite à plus de 900 mètres d’altitude, ne dépasse pas 60 mètres.

  • Pour une éolienne construite à une altitude inférieure, cette hauteur ne doit pas dépasser 80 mètres.
    La «loi Montagne» doit être respectée dans son intégralité; une éolienne n’est ni un équipement public ni une installation publique.
  • 5) Enfin, la protection des populations étant pour le moins aussi importante que celle des monuments et paysages, nous demandons que les recommandations de l’Académie de médecine soient mises en pratique.

Observation 5: Le Collectif Auvergne Stop-Éole demande que toute éolienne de 2 MW et plus soit à une distance minimale de 1500 mètres de toute maison à usage d’habitation et de toute zone habitable.

  • 6) La volonté du Grenelle II est celle d’une production à proximité immédiate des lieux de consommation ce qui évite de construire de nouvelles lignes moyenne et haute tension,

Observation 6: Le Collectif Auvergne Stop-Éole demande que les centrales éoliennes soient construites à proximité des zones industrielles grandes consommatrices d’électricité, soit dans des friches industrielles comme l’avait souhaité Monsieur le Président de la République ou dans des zones déjà dévolues à l’industrie.

Il n’est ni logique ni acceptable que ce soit le seul monde rural qui se voit imposer des contraintes inutiles et nuisibles. Nous proposons pour l’Auvergne, région d’élevage par excellence, le développement de la méthanisation. Ce moyen de production d’énergie renouvelable et décentralisée, parmi les plus intéressants, peut être intégré à la plupart des bâtiments d’élevage de plus d’une centaine de bovins.
Il est aussi indispensable de promouvoir la filière bois-énergie pour laquelle la Région a tous les atouts.

  • 7) Si la construction d’éoliennes supplémentaires augmentera (un peu) la production auvergnate d’électricité, elle ne diminuera en aucune façon la consommation d’énergie fossile (gaz, pétrole).
    Ces constructions ne responsabilisent absolument pas les citoyens. Par ailleurs, 800 MW éolien correspondent à un investissement de plus d’un milliard d’euros dont le coût est répercuté sur la collectivité. Avec une telle somme, il serait bien plus écologique, bien plus citoyen, bien plus responsable d’aider à l’installation de milliers de chauffe-eau solaires et de chaudières au bois dans les immeubles collectifs et les maisons individuelles. Le gain énergétique serait nettement supérieur, l’émission de gaz à effet de serre et la facture énergétique de la France en seraient grandement diminués. Il vaut mieux importer moins de pétrole et de gaz plutôt qu’acheter à l’étranger (Chine), 400 éoliennes à plus de 2 millions d’euros pièce.

Observation 7: Le Collectif Auvergne Stop-Éole demande un moratoire sur la construction de nouvelles éoliennes industrielles tant qu’un bilan financier, écologique et humain ne sera pas fait au niveau régional.

  • 8- Le Collectif interroge Monsieur le Président de la Région et Monsieur le Préfet sur un dernier point qui n’est pas le moindre.
    Quelle(s) énergie(s) de substitution? En cas d’anticyclone, de givre ou de vent trop violent, les 800 MW sont parfois ramenés à 8 MW. Dans ces conditions, nous vous demandons si vous comptez avoir recours à de nouvelles centrales à gaz (ou à charbon) pour répondre à la demande et équilibrer le réseau. Une Région responsable et juste ne peut éviter de répondre à cette question.

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Lettre de Francois Leloustre, Collectif Auvergne Stop Eole à monsieur le président de la région Auvergne

Objet: Schéma régional-volet éolien.

à Monsieur le Président de la Région Auvergne

Monsieur le Président,

Au nom du Collectif Auvergne Stop-Éole qui compte plus de 60 associations des quatre départements auvergnats, je vous ai adressé ces deux dernières années divers courriers qui vous demandaient entre autres, de bien vouloir nous recevoir. A ce jour, ces courriers sont restés sans réponse.

Il y a parmi les membres de ce Collectif, non seulement des hommes et des femmes de terrain, observateurs et parfois victimes du fait éolien, mais encore des juristes, des professeurs, des scientifiques, des chercheurs, des sociologues. Vous ne pouvez continuer à les ignorer et refuser de les entendre.

Aujourd’hui se prépare le schéma régional éolien sur lequel vous aurez à vous prononcer. Ce schéma prévoit 400 machines qui s’ajouteront aux 102 déjà construites. En Haute-Loire 41, dans le Puy de Dôme 27, dans le Cantal 25 et dans l’Allier 9. Nous voulons avant toute décision de votre part attirer votre attention sur des critères que nous considérons intangibles.

  • 1) Que soit effectuée une nouvelle étude du vent, celle apportée par l’ADEME n’étant pas satisfaisante comme nous l’avons montré.
  • 2) Que soit respectée de façon incontournable la protection des paysages emblématiques auvergnats, des sites et monuments remarquables en appliquant une distance d’éloignement de 10 km, la loi des 500 mètres étant obsolète pour des éoliennes de plus de 140 mètres de hauteur.
  • 3) Que soit effectué un bilan financier, énergétique et écologique de la production éolienne des sites existants. Un audit sur le site industriel d’Ally-Mercoeur s’impose. Vous ne pouvez engager votre responsabilité en laissant s’installer un énergie coûteuse (plus d’un milliard d’euros) sans en connaître les avantages éventuels et les inconvénients réels.
  • 4) Que soit engagée une réflexion sur la fracture du lien social et la dévaluation financière des zones impactées.
  • 5) Que les lieux d’installation des centrales éoliennes soient choisis à proximité des lieux de consommation (zones industrielles). Il n’est pas acceptable que les villes consomment et gaspillent et que la campagne et la montagne lui servent de «poubelles».

A nouveau, nous vous demandons que vous acceptiez enfin de nous recevoir et bien évidemment avant que soit finalisé le schéma régional éolien.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments très respectueux.

François Leloustre
Collectif Auvergne Stop-Éole

Exclusif : un contrat moral illégal proposé aux élus de l’Allier par des promoteurs éoliens !

Une société, que nous ne nommerons pas, fait signer aux communes et collectivités de communes un contrat moral [icon style=”link” color=”green”](voir la charte proposée)[/icon] totalement bidon, sans aucune référence juridique, aucune donnée chiffrée, aucun engagement ferme … et surtout totalement illégal. Les associations du collectif concernées sont déjà sur l’affaire, mais il est bon de communiquer à tous les clefs de ce nouveau stratagème.

Explications et exemple de monsieur Ludovic Grangeon, chercheur en économie, déjà auteur de l’étude sur la fiscalité des éoliennes [icon style=”link” color=”green”](voir l’étude)[/icon] :

Extrait de la charte du promoteur éolien :

6.1 Engagement commun
Dans le cadre de ce projet, la Communauté de Communes XXX et la Commune XXX s’engage à soutenir la société YYY dans l’élaboration du projet et en particulier à l’assister dans toute démarche administrative mettant de faire avancer le projet d’implantation de parcs éoliens sur le territoire intercommunal.
Dans un souci d’efficacité et de transparence, la Communauté de Communes XXX et la commune de XXX s’engagent à ne pas faire appel directement ou indirectement à d’autres prestataires que la société YYY.
Il est par ailleurs précisé que l’intervention que l’intervention de la société YYY se faisant à titre purement gratuit, celle-ci échappe à l’application des règles du code des marchés publics.
Ceci exclut notamment toute mise en concurrence des entreprises amenées à travailler sur le projet, dès que l’intervention des dites entreprises n’engendre aucun frais direct ou indirect pour la Communauté de Communes XXX ou pour l’un de ses éléments constitutifs.
La Communauté de Communes XXX et la commune XXX s’engagent à organiser en concertation avec la société YYY, la politique de communication nécessaire à la bonne conduite du projet.

Réponse de monsieur Ludovic Grangeon :

La clause 6.1 n’est pas conforme aux dispositions des marchés publics. [icon style=”link” color=”green”]La circulaire du SER ci jointe[/icon] stipule que ces opérations d’éoliennes et de l’énergie renouvelable sont des contrats de droit public et de façon très claire page 2 par les experts du SER eux-mêmes :
« Les contrats d’achat de l’article 10 modifié de la loi du 10 février 2000 sont qualifiés de contrats administratifs par la loi. Ces contrats relèvent donc du droit public et de la compétence de la juridiction administrative. »
De ce fait toute exclusion de consultation et de concurrence est illégale, même en « prestations gratuites », puisque ces prestations ne sont pas en fait gratuites mais des études préalables à la réalisation d’un projet.
Pour qu’il n’y ait pas concurrence, il faudrait que le projet également soit gratuit et livre gratuitement son énergie éolienne.

Délit de favoritisme

Dès lors, cette clause implique ses signataires dans un délit de favoritisme décrit également dans la note [icon style=”link” color=”green”](voir la note sur le délit de favoritisme ci-jointe)[/icon].
Le Procureur de la république peut même être saisi d’une demande d’information.

Charte contrevenante à la loi Sapin

En effet, cette charte morale est signée par une puissance publique. Elle est donc contraire aux dispositions de la Loi Sapin, confirmée par les Directives Européennes et notamment à partir du texte suivant :

” Décret n° 95-225 du 1er mars 1995 pris pour l’application de l’article 41 (c) de la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993
relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques, concernant les modalités de publicité des délégations de service public
Le Premier Ministre,
Sur le rapport du Ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, et du ministre de l’économie,
Vu la loi n° 93-122 du 29 janvier 1993 mofifiée relative à la prévention de la corruption et à la transparence de la vie économique et des procédures publiques, et notamment son article 41 ;
Le Conseil d’Etat (section des finances) entendu,
Décrète :
Art. 1er. – L’autorité responsable de la personne publique délégante satisfait à l’exigence de publicité prévue au c de l’article 41 de la loi du 29 janvier 1993 susvisée soit par une insertion dans une publication spécialisée correspondant au secteur économique concerné, soit par une insertion dans une publication habilitée à recevoir des annonces légales.
Cette insertion précise le délai de présentation des offres, qui ne peut être inférieur à quinze jours à compter de la date de publication.
Elle précise également les modalités de présentation de ces offres et mentionne les caractéristiques essentielles de la convention envisagée, notamment son objet et sa nature.”

Risques : les promoteurs éolien d’Ally Mercoeur et Peyrelevade ne publient pas leurs comptes, et pour cause

Monsieur Ludovic Grangeon, déjà auteur d’une [icon style=”link” color=”orange”]étude sur la fiscalité des éoliennes[/icon], nous fait part d’une information importante puisqu’elle met en lumière la fragilité des modèles économiques des promoteurs d’éoliennes.

Les sociétés éoliennes ne publient pas leurs comptes

En économie, il y’a une règle concernant le choix que certaines sociétés font de ne pas publier leurs comptes (obligation légale punie d’amende) : si une société ne publie pas ses comptes, c’est qu’elle gagne indécemment de l’argent, qu’elle magouille, ou bien qu’elle est en grande difficulté financière (risque de rachat).
Dans le cas qui nous occupe, c’est la troisième hypothèse qui serait la bonne, car Les sociétés de promotion des éoliennes du chemin de la Ligue de la Montagne Bourbonnaise en Auvergne, et d’Ally Mercoeur en Haute-Loire semblent en grande difficultés … faute de vent.

En effet, la société de Peyrelevade, PARC EOLIEN DE PEYRELEVADE GENTIOUX SaS, citée en exemple par les élus, ne publie pas ses comptes depuis plusieurs années à cause de ses pertes dues au manque de vents. [icon style=”globe” color=”orange”]Voir la fiche sur le site societe.com.[/icon]

De même, le site d’Ally Mercoeur, de la société Boralex Mercoeur SaS, s’est vue placée en “rouge” par les sites de greffe des tribunaux de commerce, signe qui ne trompe pas sur la santé d’une entreprise.[icon style=”globe” color=”orange”]Voir la fiche sur le site societe.com.[/icon]

Ces sociétés sont donc sous le risque d’un rachat par une société concurrente ou de la faillite. Sauf qu’aucune société ne voudra de machines non rentables avec à peine 14% de production avec les vents de l’Allier [icon style=”globe” color=”orange”](voir étude des vents de l’Allier)[/icon]. Qui en héritera donc ? les contribuables ?

Alerte Biozat dans l’Allier : nouveau projet d’éoliennes de la société Volskwind

Biozat près de Gannat [icon style=”globe” color=”orange”]( voir plan )[/icon] six éoliennes de 180mètres de haut sont à l’étude auprès de la prefecture qui doit valider la ZDE. Le journal La Montagne consacre un court article sur le sujet. La journaliste, Anne Bourges, s’étonne du peu de participation à la réunion de “concertation” et d’information de la société Volskwind, et constate que celle ci va faire installer un mat de mesure du vent. Il aurait été appréciable d’interroger d’autres parties prenantes que les porteurs de projet. Voilà pourquoi. [icon style=”globe” color=”orange”]Lire l’article de la Montagne, de Anne Bourges, daté du 31 mai 2011.[/icon]

Monsieur Pierre-Marc Petit, président de l’association BIOZAT ENVIRONNEMENT, nous livre quelques éléments de reflexion sur ce dossier.
Il note ainsi que l’article de La Montagne, mériterait de “fouiller” un peu plus le sujet car il ne parle pas “du côté patrimonial, de la proximité des habitations, de l’absurdité de la localisation de cette ZDE dont le seul atout technique réside en la présence de la ligne THT ( Très Haute Tension ndlr. réduisant ainsi les coûts), et où la communauté de communes de Gannat s’est débarrassée de la chose (éolienne ndlr.) à notre “profit” (les habitants de Biozat ndlr.), ne se préoccupant que peu d’un autre aspect technique qui est le manque de vent (d’où la hauteur des mats), car située dans une cuvette. De plus, c’est un ancien marécage, ce qui devrait poser certains soucis pour les fondations …

Alors pourquoi n’y avait il personne à cette réunion ?
Monsieur Pierre-Marc Petit :
La réunion citée dans l’article a été organisée par le promoteur éolien Volkswind, grande mascarade, lors de laquelle aucun chiffre n’a pu être donné, la présentation des photos montage qui étaient prises avec un grand angle avait pour conséquence de faire apparaitre des machines de 180 m de haut (pales incluses), à peine plus hautes que des pylônes électriques de 25/30 mètres de haut. Des supports de communications erronés et destinés à des attardés mentaux, une équipe municipale fuyante n’ayant même pas le courage de défendre leurs décisions approuvées en Conseil municipal (…)” tout cela explique ceci.

Alors quel est le mobile du … développement ?
Comme pour les 8 éoliennes de Chazemais, la rentabilité ou la quelconque utilité écologique ne sont pas les raisons de ce projet. En effet, il n’y a guère de vent dans l’Allier (5/6/7 mètres secondes maximum) ne donnant que très peu de rendement à ces machines (+/- 15%) ([icon style=”link” color=”orange”]lire l’étude sur les vents de l’Allier)[/icon]. Mais l’explication tient toujours dans les lourdes subventions accordées à ces installations qui n’ont ainsi pas besoin de tourner pour justifier de ces crédits. C’est une des raison pour laquelle, les mesure du mat installé par la société Volskwind ne seront jamais rendues publiques pour justifier de la pertinence du projet (par contre ils vous parleront longuement de la concurrence).

Madame la journaliste donne ainsi ( volontairement ?) l’objet du crime :
” (…) Volkswind n’a pas souhaité entrer dans le détail des négociations. Les opérateurs versent habituellement un loyer mensuel de 5.000 à 6.000 ? par éolienne.
Quant à Biozat et la communauté de communes, selon Volkswind, elles peuvent à ce jour espérer des retombées financières de 50 à 65.000 ? annuels pour la première, et 44.000 ? pour la seconde (*). (…)”

Et pour cause, Volswind ne se livrera jamais à la transparence, comme elle l’a déjà “montré” pour les éoliennes de Chazemais, pour la simple raison que ces subsides sont clairement surévalués et cachent de nombreuses réalités : par exemple, le fait que le plancher des impôts locaux va s’effondrer. Du fait de ces installations “industrielles”, les riverains ont le droit de demander une révision à la baisse de leur versement aux taxes locales. La commune perdra donc bien plus qu’elle ne gagnera.Lire [icon style=”link” color=”orange”]l’étude de monsieur Ludovic Grangeon sur la fiscalité des éoliennes[/icon].
Seuls les agriculteurs toucheront de l’argent de poche (comparé à ce que le promoteur se fera), pour récolter le droit de se débrouiller avec les milliers de tonnes de béton armé qui seront coulés dans leurs sols, et dont ils hériteront, sans compter les éloges des riverains qui seront surement ravis.

Pourquoi, dans ces conditions implanter des éoliennes à Biozat dans l’Allier ?
Plusieurs raisons : les budgets exangues des communes locales, qui pour toucher un peu d’argent à court terme préfèrent troquer tout bon sens. C’est également parce que les terrains coutent beaucoup moins cher dans les campagnes que sur les friches industrielles ( pourtant encouragées par le gouvernement), situation qui pousse donc les éoliennes à s’ériger sur les crêtes, bocages, voir les lieux protégés, plutôt que dans les grandes banlieues d’Ile de france.
C’est aussi parce que l’opposition est moins farouche ( car moins nombreuse), les riverains et les élus des campagnes moins bien informés, et parce qu’il est décidément simple d’achetez la conscience des uns et des autres avec un couplet faussement écologique “sauvez la planète”.
Enfin, c’est parce que les scandales se multiplient, que les études indépendantes sont publiées, que le gouvernement s’interesse de plus en plus à la gabegie éolienne, que ces sociétés font tout pour poser un maximum d’éoliennes avant que ne soit fermée la corne d’abondance (nos impôts).

Conclusion : Absurdité technique, impasse économique et fiscale, guerre sociale, greenwashing … écologie, écologie, que de crimes ne commettrons nous pas en ton nom !
D’autant que ce ne sont pas les solutions qui manquent pour faire du développement durable à moindre cout et à réelle efficacité (mesurable par tous) et au réel profit des riverains comme le Collectif le signifie maintenant depuis trop longtemps : économies d’énergies, emplois locaux, utilisations des ressources locales, etc … Lire [icon style=”link” color=”orange”]l’article sur le schéma régional des énergies renouvelables en Auvergne[/icon].

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Sources :
[icon style=”user” color=”orange”] twitter.com/#!/philippecros [/icon]
[icon style=”globe” color=”orange”] La Montagne[/icon]