Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue !

J’ai la rage.

Puy-Lavèze, vous ne connaissez pas, et pour cause, c’est un petit village tranquille, niché en bordure du Massif des Mont-Dore. Ce village tranquille fait parti de la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze, de la Communauté de Communes de Sancy-Artense.

Très récemment, j’ai appris qu’a son tour, la municipalité de Saint-Julien-Puy-Lavèze avait cédé au chant délétère de la sirène éolienne et avait donné son accord à l’implantation d’un parc éolien. [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/arrete_du_13_juin_2013-2.pdf” target=”_blank”]Le projet éolien, validé par la Préfecture du Puy de Dôme[/icon_link], ouvre à l’exploitation par la société CEPE, en fait EOLE-RES, filiale de RES Méditerranée, un parc de 6 (six) aérogénérateur industriels. Ces aérogénérateurs seront d’une capacité de 2 MW et d’une hauteur de 150 mètre en bout de pale. Il y aura en plus deux postes de distribution d’énergie pour desservir ces machines géantes.

De la part des promoteurs de l’éolien, les techniques habituelles ont été appliquées. Il suffit pour le constater [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.eoleres.com/fr/nos-projets/parcs-eoliens/development/puy-lavèze.aspx” target=”_blank”]de consulter leur site[/icon_link] . J’y relève beaucoup de contradictions.

Il est dit, par exemple :

[highlight type=”light”]« Le projet éolien de Puy Lavèze permettra d’économiser 7 700 tonnes de CO² par an et d’alimenter en électricité propre les besoins de 10 500 personnes chaque année. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

C’est occulter volontairement que les éoliennes ayant un fonctionnement intermittent, ce sont des centrales thermiques qui devront prendre le relais pour palier à leur manque.

C’est occulter aussi que, tant dans son processus de fabrication, que dans celui de son installation, cette technologie est loin d’être anodine quand à la production de CO².
Et je ne parle pas de leur recyclage en fin de vie, sachant qu’un camembert de 800m3 et de 1900 tonnes de béton armé va rester sur zone.

[highlight type=”light”]« Les mesures de vent réalisées sur site depuis plusieurs années permettent d’envisager une production annuelle de 26,4 millions de kWh… »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Un rapide calcul indique que, selon l’auteur, le facteur de charge de ces éoliennes serait de 25,11 %… L’égal des éoliennes offshore !
Il faut tout de même savoir qu’en montagne, le facteur de charge moyen est de 19 à 20 % !
A moins qu’il s’agisse “d’éoliennes marseillaises” ?

[highlight type=”light”]« Les études spécialisées des botanistes, ornithologues et paysagistes ont démontré que l’intégration d’un parc de 12MW était en adéquation avec les sensibilités environnementales. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Bizarre, elles n’ont pas fait beaucoup de bruit ces études, mais j’ai pu en trouver [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.auvergne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/63-_St_Julien_Puy_Laveze_-_Parc_eolien_avis_AE_cle141b19.pdf” target=”_blank”]les conclusions[/icon_link]  auprès de la Préfecture du Puy de Dôme :
La première chose que j’y ai remarqué, c’est que l’on s’inquiète du cône de vision depuis la Banne d’Ordanche, ou depuis le Massif des Mont-Dore, ce qui est certes important …

Mais, le cône de vision du pékin qui a sa maison sur place ou dans les communes avoisinantes, quelqu’un y a-t-il pensé ?

Ce rapport m’a d’ailleurs permis de découvrir un autre projet dans les tuyaux à peu de distance de là, sur les communes voisines de Prondines et de Briffons (63).

[highlight type=”light”]« Le cadre de vie est préservé grâce à l’ensemble des études réalisées sur les aspects environnementaux, sociaux et humains. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Sans commentaire, voir les photos de ce site (ci-dessous) non encore massacré que j’ai publiées sur [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.panoramio.com/user/4673996/tags/Saint-Julien-Puy-Lav%C3%A8ze” target=”_blank”]www.panoramio.com[/icon_link]

Et enfin, celle que je gardais pour la fin :

[highlight type=”light”]« A sa création, le parc éolien de Puy Lavèze contribuera au développement économique local grâce à la fiscalité et au recours à des entreprises locales pour le chantier. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Les entreprises locales, c’est à voir, mais la fiscalité, l’auteur de ces lignes semble oublier que c’est le citoyen qui va être ponctionné, à son corps défendant, par le biais de la CSPE, qui sert essentiellement à financer une dette découlant de l’obligation faite à EDF d’acheter au prix fort (en moyenne 5 fois plus cher !) de l’électricité éolienne ou photovoltaïque.[blockquote align=”right” cite=”Didier Chateau, photographe”]Les entreprises locales, c’est à voir, mais la fiscalité, l’auteur de ces lignes semble oublier que c’est le citoyen qui va être ponctionné[/blockquote]

Du fait de cette obligation d’achat, les comptes d’EDF sont lourdement plombés, et de ce fait, l’Etat va verser d’ici à 2018, environ 4,9 milliards d’euro, qui viendront, comme de juste, de la poche du contribuable.

De plus, La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pour sa part averti à plusieurs reprises que la CSPE, allait connaître une progression spectaculaire pour atteindre jusqu’à 8 milliards d’euros en 2020 contre 5,1 milliards en 2013…
Les citoyens en état de précarité énergétique, seront surement ravis de savoir qu’ils ont, à l’insu de leur plein gré, à financer cette danseuse du Grenelle de l’environnement.

A force de battre le tambour de l’anti-nucléaire, on est prêt à nous refiler l’équivalent peint en vert, avec en prime un chamboulement de la France rurale, et donc un reniement de notre histoire.
Ce serait pour un autre type d’activité, il faudrait d’abord qu’elle prouve son utilité.
Là, on est dans le dogmatisme.[blockquote align=”right” cite=”Didier Chateau, photographe”]A force de battre le tambour de l’anti-nucléaire, on est prêt à nous refiler l’équivalent peint en vert[/blockquote]

On veut remplacer la peste par le choléra…

Pour ce village de Puy-Lavèze, à moins d’un miracle, je crains qu’il ne soit trop tard pour agir contre ce projet de parc qui semble avoir toutes les autorisations officielles.

Sauf si …

Projet éolien de Puy-Lavèze. Positionnement des 6 éoliennes sur le site.

Projet éolien de Puy-Lavèze. Positionnement des 6 éoliennes sur le site.
Ce positionnement a été réalisé grâce aux données fournies par l’Arrêté Préfectoral n° 13 – 01279 du 13 juin 2013 de la Préfecture du Puy de Dôme.

Illustration du projet éolien de Puy-Lavèze.

Illustration du projet éolien de Puy-Lavèze.
Cette photo, est un montage réalisé par le site eoleres.com.
Cependant, de nombreux élément me font douter fortement que cette photo ait pu être prise sur le site.

Depuis la voie communale menant au village de Barreix, depuis la Départementale 82.

Depuis la voie communale menant au village de Barreix, depuis la Départementale 82.
Le soleil se lève et éclaire la Banne d’Ordanche et le Massif des Mont-Dore.
Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.
Situation : Barreix, commune de Briffons. (63820)

Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.

Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.

Vue sur la Banne d’Ordanche et le Massif des Mont-Dore. Peut-on imaginer que cette image appartiendra bientôt au passé ? Peut-on accepter le viol en bande organisé de ce sanctuaire ?

Le risque éolien se rapproche du Langeadois

Comme le titre le journal local La Ruche dans sont édition du 15 février 2013 : [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://laruche.leveil.fr/infos-du-jour/Langeadois-les-eoliennes-devraient-bientot-arriver-100474″ target=”_blank”]Langeadois : les éoliennes devraient bientôt arriver[/icon_link]

Comme le journaliste, convaincu par l’argumentaire de la communauté de communes du Langeadois représentée par Franck-Noël Baron, nous pourrions applaudir des deux mains. Le progrès est en marche. Seulement, comme nous le lisons dans l’article, le journaliste à (volontairement ?) mis le doigt là ou la questions se pose et se vote : L’argent.

Or nous émettons de sérieux doutes quand au fait que les élus “prennent la main” sur les revenus générés par les éoliennes. Et pour cause : rappelons rapidement quelques éléments qui devraient amener nos journalistes, élus et autres business men à réfléchir :

La corruption comme nous le rappelions grâce à un article de [icon_link style=”link” color=”red” href=”http://www.allier-citoyen.com/2013/01/contre-lanarchie-et-la-corruption-eoliennes/” target=”_blank”]La Tribune de ce 16 janvier dernier sur la corruption massive de ce milieux[/icon_link]  :

Récemment, le [icon_link style=”globe” color=”red” href=”http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/21/01016-20121021ARTFIG00170-cinq-organisations-criminelles-etrangeres-sous-surveillance.php” target=”_blank”]“Figaro” révélait que le SIRASCO[/icon_link]  avait rendu un rapport au Premier ministre s’alertant de l’implication de la mafia dans les projets éoliens. Selon le rapport, les mafias italiennes s’intéressent désormais aux “énergies vertes”, détournant d’importantes subventions européennes. Leur technique: “l’infiltration au sein d’administrations décentralisées” pour “influer sur la désignation des zones retenues pour l’implantation de parcs d’éoliennes”, révèle le Sirasco. Des soupçons de corruption pèsent sur des fonctionnaires …” [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2013/01/contre-lanarchie-et-la-corruption-eoliennes/” target=”_blank”]Lire la suite … [/icon_link]

La sur-estimation chronique des revenus réel perçus par la commune comme le souligne de nombreux retours d’expériences  :

” Si quelques élus ont été séduits par les retombées financières de ces installations, (notamment la commune d’Aigues Vives), d’autres (comme le mairie de Sonnac/l’Hers, une commune voisine dans l’Aude) ont vite déchanté (surtout depuis la nouvelle loi des finances) … ” [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.ariegenews.com/news-46707.html” target=”_blank”]Lire la suite …[/icon_link]

Nous ne parlerons même pas de l’exemple d’Ally cité en exemple dans l’article de La Ruche, dont les “élus” furent mis en examen pour prises illégales d’interets :

” Le Service Centrale de Prévention de la Corruption et la Direction des affaires criminelles du Ministère de la Justice sont désormais saisis de l’affaire qui est prise très au sérieux. Car outre des faits de prises illégales d’intérêt les enquêteurs pourraient découvrir des faits de corruption et de trafic d’influence comme c’est actuellement le cas pour un parc éolien en Haute Loire où la maire et deux conseillers municipaux sont mis en examen pour ces chefs d’accusation.” [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://mediabenews.wordpress.com/2012/09/20/le-scandale-des-parcs-eoliens-corruption-active-et-passive-prise-illegale-dinteret-trafic-dinfluence-pas-tres-normal-ca-monsieur-le-president/” target=”_blank”] Lire la suite … [/icon_link]

Pour s’arrêter là, mais les risques sont nombreux comme vous pourrez le constater sur notre site.

Tous cela pour trois euros six sous …

Dépôt d’un recours contre le Schéma Régional Eolien en Auvergne par le collectif Stope Eole

Communiqué de Presse de l’Association Stop Eole Collectif Auvergne le 29 janvier 2013

L’association Stop Eole Collectif Auvergne a déposé le 18 janvier 2013 auprès du tribunal administratif de Clermont-Ferrand un recours en annulation du Schéma Régional Eolien pour l’Auvergne tel qu’arrêté par le Préfet de Région le 20 juillet 2012, sa demande de retrait déposée le 18 septembre n’ayant pas été prise en compte.

En effet ce schéma élaboré sans la participation du public et sans consultation appropriée de la majorité des collectivités territoriales, classe 920 communes sur les 1311 que compte la région d’Auvergne comme  «  favorables à l’éolien » sans critères objectifs sérieux, notamment au regard du potentiel de vent. Que cache cette obstination manifeste à vouloir implanter à tout prix des éoliennes dans une des régions les moins ventées de France ?[blockquote align=”right” cite=”Collectif Stop Eole”]Que cache cette obstination manifeste à vouloir implanter à tout prix des éoliennes dans une des régions les moins ventées de France ?[/blockquote]

Ainsi, l’effort régional en faveur du développement des énergies renouvelables va être capté à près de 80 % par l’industrie éolienne au détriment notamment de la filière bois énergie pourtant, elle, susceptible de créer de multiples emplois sur l’ensemble du territoire régional. Cette dernière permet en effet une production continue d’électricité par les usines de cogénération à base des produits connexes des scieries ; ainsi celle de Dunières (43) dont la production électrique correspond à la consommation de 10 000 personnes.

L’association rappelle qu’est maintenant démontré par le retour d’expérience des parcs éoliens industriels aux Etats Unis, au Canada, en Australie que les installations éoliennes ont des inconvénients sérieux sur le cadre de vie des riverains :

  • Sur leur santé en raison des bruits nocturnes et vibrations basses fréquences qui dérangent le sommeil.
  • Sur la biodiversité par la destruction de l’avifaune et des chiroptères,
  • Sur la valeur de l’immobilier, la proximité d’un parc éolien équivalant à une spoliation des propriétaires.
  • Sur les activités touristiques dont les bénéficiaires s’éloignent des parcs éoliens.

Les nuisances sonores nocturnes des éoliennes, de plus en plus puissantes et gigantesques sur les crêtes, sont perçues par les riverains jusqu’à des distances de kilomètres selon les conditions de terrain et de vent, au plus fort dans notre région de moyennes montagnes.

Ces impacts iront d’ailleurs en augmentant avec la volonté affichée d’installer des machines de plus en plus puissantes : de 3 à 4 MW (et plus) et 150 à 180 mètres de hauteur totale comme déjà avec le dépôt du permis de construire le 12 décembre 2012 à Saint Clément de Valorgue de 5 machines d’une puissance totale de 22MW. (La Montagne 19 janvier ).

Le recours de l’association Stop Eole Collectif Auvergne s’inscrit contre le mouvement de dérèglementation que représente déjà le Schéma Régional Eolien du fait de son imprécision et de son ampleur. L’association s’inscrit ainsi en faux contre le projet de suppression des Zones de Développement de l’Eolien (ZDE).Cette procédure bien qu’insuffisante pour la protection du cadre de vie permet au moins aux collectivités locales de donner ou non un accord préalable à l’implantation d’éoliennes sur leur territoire et prend en compte le patrimoine naturel  comme les paysages, la biodiversité, le patrimoine architectural et archéologique.[blockquote align=”left” cite=”Collectif Stop Eole Auvergne”]La suppression de la procédure des ZDE au profit du seul Schéma Régional Eolien (SRE) rendra impossible la participation du public.[/blockquote]

La suppression de la procédure des ZDE au profit du seul Schéma Régional Eolien (SRE) rendra impossible la participation du public. La suppression de la règle dite « des 5 mâts » s’y ajoutant conduira au mitage des territoires ruraux à l’habitat dispersé par les éoliennes industrielles et les lignes de haute tension.

Or le SRE Auvergne déclare comme zones favorables à l’éolien environ 70% de notre territoire, cela sans compter les deux parcs naturels régionaux en présence déjà impactés par l’industrialisation éolienne, soit un total de 90% du territoire auvergnat sacrifié. Les populations auvergnates seront donc amenées à ne devoir s’exprimer que lors d’enquêtes publiques finales, sans avoir appris au préalable qu’un projet se développait sur leur territoire ni pu réfléchir sereinement sur l’opportunité de tels projets. Et il sera trop tard ![blockquote align=”right” cite=”Collectif Stop Eole Auvergne”]soit un total de 90% du territoire auvergnat sacrifié.[/blockquote]

Le SRE d’Auvergne seul subsistant ouvre des territoires restés naturels et identitaires à l’industrie éolienne et comporte de graves risques de dégradation du cadre de vie des populations rurales. Il menace le développement des ressources touristiques et montagnardes qui sont la vraie richesse de l’Auvergne. Enfin c’est en termes d’impact sur la cohésion sociale des zones rurales que la question de l’implantation des parcs éoliens industriels dans notre région doit être posée.

Le Collectif Stop Eole Auvergne

La cour d’appel de Lyon annule l’annulation du permis de construire de 9 éoliennes à Chazemais

Le 27 mars 2012, suite à un recours introduit par deux habitants de la commune, le tribunal administratif de Clermont-Ferrand avait annulé le permis de construire de 9 éoliennes géantes à Chazemais (Allier).

Le promoteur, la S.A.S. Ferme Éolienne de Chazemais, qui fait partie du groupe éolien allemand Volkswind, avait aussitôt introduit un recours après de la cour d’appel de Lyon. Par sa décision, notifiée le 18 décembre 2012, celle-ci vient de lui donner raison en annulant la décision du tribunal de Clermont-Ferrand. Les « considérant » justifiant ce jugement sont intéressants.

Rappelons que la décision en première instance était argumentée par la non prise en compte, dans l’étude d’impact présentée par le promoteur, de l’article R 1334-34 du code de la santé publique obligeant à respecter des limites d’émergences sonores par rapport au bruit ambiant non seulement en global (émergence globale) mais également dans des tranches de fréquences fixées par la loi, ce que l’on appelle les émergences spectrales. Dans le cas des éoliennes, cette disposition est particulièrement pertinente puisque ce sont dans les basses fréquences que ces machines sont les plus bruyantes (108 décibels) et que ce sont ces bruits très graves qui s’atténuent le moins avec la distance.

La fin du paragraphe 4 des « considérant » figurant dans le jugement est surréaliste : « si l’évaluation de cette émergence spectrale peut dans certains cas s’avérer nécessaire, … une telle nécessité ne ressort pas en l’espèce des pièces du dossier dès lors que l’étude acoustique, qui comporte d’ailleurs un tableau retraçant le spectre de puissance d’une éolienne et souligne ainsi la prédominance des basses fréquences, fournit des résultats d’émergence globale demeurés, pour l’essentiel, très nettement en deçà des limites fixées par l’article R 1334-33 du code de la santé publique ».

[blockquote align=”right”]La cour voudrait établir là une jurisprudence qui serait un cadeau extraordinaire à tous les promoteurs éoliens.[/blockquote]

La cour reconnaît donc que les bruits de basses fréquences sont dominants pour les éoliennes et on s’attendrait logiquement à ce qu’elle en tire le constat qu’il faut analyser particulièrement la propagation de ces basses fréquences par une analyse spectrale rigoureuse.

Eh bien pas du tout : selon la cour d’appel, si les limites fixées par l’article R 1334-33 du code de la santé publique sont respectées pour les émergences globales, on peut s’abstenir de procéder à une analyse spectrale, notamment dans les basses fréquences, pour vérifier que l’installation ne déroge pas à l’article R 1334-34 du même code !

Rien dans la suite de l’arrêt ne justifie sur le plan légal cette exonération des dispositions de l‘article R 1334-34 tant qu’on satisfait aux exigences de celles de l’article R 1334-33 alors que cet article R 1334-34 avait été ajouté en 2007 aux mesures légales pour renforcer celles-ci en tenant compte du fait que certaines machines sont particulièrement nocives dans certaines gammes de fréquences.

La cour voudrait établir là une jurisprudence qui serait un cadeau extraordinaire à tous les promoteurs éoliens, bien ennuyés par cet article R 1334-34 (qu’ils ne prennent quasiment jamais en compte dans leurs études d’impact tant il les gêne), d’autant plus que ce sont les bruits de basses fréquences qui sont les plus forts pour les éoliennes et qui s’atténuent le moins avec la distance.

Prochaine étape dans quelques mois au Conseil d’état qui devra trancher ce débat qui est appelé à faire jurisprudence.

[divider_line]
[image source_type=”attachment_id” source_value=”2628″ align=”center” icon=”doc” size=”large” width=”600″ autoHeight=”true” link=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2013/01/CAA-Lyon-18-décembre-2012.pdf” linkTarget=”_blank”]

Michel Tabutin et les éoliennes de Chazemais : soupcon de délit de collusion

Maire de Chazemais, Président de la Communauté de Communes du Pays d’Huriel, Michel Tabutin s’est déclaré, dans un article paru dans [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/montlucon/2012/11/25/quatre-des-cinq-zones-retenues-pour-24-eoliennes-construites-a-louest-de-lallier-1347278.html” target=”_blank”]La Montagne du 25 novembre 2012[/icon_link] , « heureux de voir avancer » le dossier éolien avec la création de Zones de Développement Éolien sur les communes de Chazemais, Saint-Désiré, Saint-Martinien, Quinssaines, Lamaids, Courçais et Viplaix. Celles-ci prévoient, selon La Montagne, la construction de 24 éoliennes géantes dans ces communes.

Il est vrai que Michel Tabutin a beaucoup œuvré depuis 2006 pour implanter ces immenses machines dans les communes qu’il administre, n’hésitant pas à arranger la réalité et à contrevenir aux règlements qu’il a lui-même édictés pour parvenir à ses fins. En voici trois exemples :

[list style=”list2″ color=”green”]

  • La constitution du dossier ZDE a été confiée en 2007 par la Communauté de Communes à EnvirEnE, un bureau d’études créé par Thomas Daubner, également créateur de Volkswind France, le promoteur éolien retenu par Michel Tabutin (sans mise en concurrence) pour Chazemais. [blockquote align=”right”]Cela s’appelle un délit de collusion[/blockquote]Cela s’appelle un délit de collusion et M le Préfet de l’Allier avait d’ailleurs bien attiré l’attention des responsables locaux en stipulant, dans sa circulaire « Mise en œuvre des Z.D.E. dans l’Allier »: « L’attention des collectivités initiatrices des projets est portée sur (…) l’indépendance à rechercher entre le maître d’œuvre des études de Z.D.E. et les porteurs de projets éoliens en eux-mêmes (ne pas confier au même bureau d‘études les deux dossiers, ne pas voir d’industriels éoliens mener des études de Z.D.E. »).

    Dûment averti de cela par lettre recommandée, Michel Tabutin a accepté sans sourciller une déclaration du 13 juillet 2010 de Julia Bastide, Présidente d’EnvirEnE, attestant « l’indépendance et la neutralité de la société EnvirEnE pour l’élaboration du document Zone de Développement Éolien du Pays d’Huriel ». Il est vrai qu’en mai 2007 Thomas Daubner, voyant le danger, avait pris la précaution de céder ses parts dans EnvirEnE … à un certain Jens Wipperman qui s’est avéré être en fait le directeur informatique de Volkswind en Allemagne. Malins les allemands ! [blockquote align=”right”]Il est vrai qu’en mai 2007 Thomas Daubner, voyant le danger, avait pris la précaution de céder ses parts dans EnvirEnE …[/blockquote]

  • Aucune des nombreuses maisons construites à Chazemais depuis 2006 (6 ans !) n’a été prise en compte pour le tracé de la ZDE projetée alors que certaines n’étaient qu’à quelques centaines de mètres de la ZDE dessinée par EnvirEnE. On voit mal comment le maire de Chazemais, un certain Michel Tabutin, signataire par ailleurs de la demande de création de ZDE, aurait pu ignorer ce fait.
  • Michel Tabutin n’a pas respecté la décision qu’il a fait lui-même voter à l’unanimité le 4 mars 2008 par la Communauté de Communes du Pays d’Huriel qu’il préside, de respecter un éloignement de 600 mètres minimum entre les habitations et la ZDE demandée. Cette obligation a été à plusieurs reprises rappelée par EnvirEnE dans le dossier de demande de ZDE qui a été remis au Préfet de l’Allier mais les cartes figurant dans ce dossier ont, sans justification, réduit cette distance à 500 mètres et Michel Tabutin, à qui cela avait été signalé, s’est bien dispensé d’en avertir la population et ses collègues de la Communauté de Communes ni de faire rectifier les cartes produites dans le dossier ZDE.[blockquote align=”right”]les cartes figurant dans ce dossier ont, sans justification, réduit cette distance à 500 mètres et Michel Tabutin, à qui cela avait été signalé, s’est bien dispensé d’en avertir la population[/blockquote]

[/list]
Et Michel Tabutin continue. Il mentionne ainsi, dans l’article de La Montagne du 25 novembre 2012, que 3 permis de construire des éoliennes ont été accordés, feignant ignorer que celui de Chazemais est annulé du fait d’un jugement du Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand saisi par 2 habitants de Chazemais.