Le parc éolien de Bajouve, une inauguration “entre gens biens” !

Le parc éolien de Bajouve, à Puy Lavèze, a été inauguré le 21 avril 2016.

Rien que du beau monde, accueillis par M. Patrick Simon, directeur général adjoint de RES (Renewable Energy Systems), la société en charge de la réalisation et de l’exploitation du parc de Bajouve, on notait la présence de :

Yves Clamadieu, maire de Saint-Julien-Puy-Lavèze ;
François Marion, président de SancyArtense ;
Les maires des vingt-six communes de la communauté ;
Christine Pirès-Beaune, députée de Riom ;
Jacques-Bernard Magner, sénateur.

Cette réunion, entre gens biens, a été couverte par Monsieur Jean-Paul Gondeau, pour le journal “La Montagne” :

“Les six éoliennes de Saint-Julien-Puy-Lavèze fourniront de l’électricité à 12.000 personnes.”
On notera par contre, l’absence de tout opposant à l’éolien, persona non grata peut être ?

Comme Monsieur le Sénateur, Jacques-Bernard Magner, a reproduit l’article du journal sur son site :

https://www.jacques-bernard-magner.fr/index.php/revue-de-presse/369-les-six-eoliennes-du-parc-de-bajouve-ont-ete-inaugurees-hier-matin-a-st-julien-puy-laveze-2

Je me suis senti obligé de lui adresser un e-mail, dont je vous livre la copie conforme :

Monsieur le Sénateur,

J’ai pris connaissance, sur votre site, de l’article suivant :
« Les six éoliennes du parc de Bajouve ont été inaugurées hier matin, à St-Julien-Puy-Lavèze ».
Je lis, sous la plume de Monsieur Jean-Paul Gondeau, auteur de l’article sur le journal « La Montagne » :

“Selon le responsable de la société concessionnaire, les six pales géantes fournissent depuis décembre 2015, date de leur mise en service, 26 millions de kilowatt/heure”…

Je prends note, mais je me permets de soulever une objection à propos du facteur de charge induit par la déclaration du responsable de la Société Eole-RES :

Le calcul est assez simple.
Nous allons parler en Mégawat/heure, cela nous évitera de trimballer une ribambelle de zéro !
Capacité de la puissance installée, 12 MW/h
Soit, sur une année (8760 heures) :
12 x 8760 = 105120 MW/h

Le document annonce une production de 26 millions de KW/h, soit 26000 MW/h sur 5 mois (de décembre 2015 à avril 2016)
Soit une production théorique sur un an de :
(26000 MW/h / 5) x 12 = 62400 MW/h

On va maintenant calculer le facteur de charge induit par les chiffres fournis.
Pour mémoire, le facteur de charge d’une centrale électrique est le rapport entre l’énergie électrique effectivement produite sur une période donnée et l’énergie qu’elle aurait produite si elle avait fonctionné à sa puissance nominale durant la même période.

Le facteur de charge est normalement calculé sur une ou plusieurs années, mais rien n’empêche de le calculer sur des périodes différentes.

Le facteur de charge annoncé pour ledit parc est donc de :
(62400 / 105120) x 100 = 59,36 %

Sachant que les chiffres officiels de RTE (Réseau de transport d’électricité), donnent un facteur de charge moyen d’un peu moins de 22% pour la production éolienne en Auvergne, il ne nous reste plus qu’à croire au miracle !

Voici, d’ailleurs, les donnée chiffrée du facteur de charge de l’éolien dont je dispose, toujours selon la même source, RTE, source officielle :

2007 : 20,75 %
(Je n’ai pas pu trouver pour les années 2008, 2009 et 2010)
2011 : 21,68 %
2012 : 21.9 %
2013 : 21 %
2014 : 21,8 %

On ne va garder que la période continue de 2011 à 2014, et on obtient un facteur de charge moyen pour ladite période de 21,595 %.

Ce chiffre est donc à rapprocher du facteur de charge de 59,36 % que l’on peut déduire des annonces d’Eole-RES !
D’où ma réflexion :
Il y aurait il “un miracle en Combraille ?

Enfin, comme on le dit chez moi, “c’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses”…
On verra bien les rapports de RTE d’ici une année ou deux de fonctionnement…
Mais d’ici là, si rien est fait, ce ne seront pas 6 éoliennes qui agrémenteront le paysage dans cette région des Combrailles, mais 53, voir 58, si on compte le projet de Messeix !

De plus, je note que, et je cite :

« Yves Clamadieu, le maire de Saint-Julien-Puy-Lavèze, et François Marion, le président de la communauté des vingt-six communes de Sancy-Artense, ont reconnu que les retombées financières « n’étaient pas négligeables ».
Les six propriétaires sur le terrain desquels ont été construites les éoliennes recevront 5.000 euros de redevance annuelle tandis que Saint-Julien se voit gratifier de 3.000 euros de location, 6.000 euros de convention et 6.000 euros de taxe foncière, soit 15.000 euros au total.
Sancy-Artense bénéficiera de 70 % des 84.000 euros dégagés par la taxe foncière (le reste allant au Département)… »

A tous ces gens qui se congratulent de cette manne financière, puis-je leur rappeler que ladite manne vient directement de la poche des citoyens, via la CSPE (Loi n°2003-8 du 3 janvier 2003) ?
Puis-je aussi leur rappeler que ladite CSPE a augmenté de 650% par rapport à son niveau de 2002 ?
Puis-je aussi vous rappeler, à vous, Monsieur le Sénateur, que la précarité énergétique subi une inflation avérée dans notre pays ?
La précarité énergétique concerne près de 6 millions de ménages en France, d’après une étude de l’Insee, publiée en janvier 2015.

Merci d’avoir eu la patience de me lire.

Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, mes salutation citoyennes.

Didier Chateau.

Va-t-il me lire ?
Je doute…
Va-t-il me répondre ?
Il y a bien longtemps que je ne crois plus au Père Noel !

J’ajoute, à cet article, qu’un reportage “très bien orienté”, avait été publié sur le site de France Bleu Pays d’Auvergne, sous la plume de Mme Juliette Micheneau :

“L’éolien se développe en marge du parc des Volcans.”

Article très “politiquement correct” envers l’éolien.

Mais ce qui m’a amusé dans cet article, c’est la publication d’une photo obligeamment fournie par Eole-RES :

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La technique utilisée par Eole-RES pour minimiser l’impact visuel est assez classique : On utilise une vue plongeante afin de minimiser l’impact sur le paysage. Dans leur photo, prise d’un point élevé, (probablement depuis la nacelle de l’éolienne T1 ou T2), les machines ne dépassent pas le niveau de l’arrière plan constitué par la banne d’Ordanche et le Massif du Sancy. De plus, ils se gardent bien de prendre l’ensemble des machines.

A comparer avec l’une de mes photos :

Ma photo est prise depuis la route de Barreix, à hauteur d’homme. Et pour ne pas être taxé d’avoir triché sur les perspectives, j’ai réglé mon zoom jusqu’à ce que l’image dans l’écran corresponde exactement à ce que je voyais à l’œil nu ! (La focale résultante est de 40 mm.) Je tiens à disposition de quiconque me chercherait des poux dans l’objectif, les données “exif”* du cliché, données qui sont non falsifiable ! (*Les réglages de l’appareil s’enregistre de manière totalement autonome dans un petit fichier qui est indissociable de la photo)

 

Didier Chateau “Impérialiste paysager” !

Projet éolien sur Briffons, les Briffonais se rebiffent !

Rien ne va plus au pays de “Éole et les couillons” !

Menacés du saccage de leur lieu de vie, voilà qu’une part importante de citoyens de Briffons réclament, par une lettre adressée au conseil municipal de Briffons, avec double envoyé à Monsieur le Préfet du Puy-de-Dôme, que soit tenue une consultation populaire !

[gview file=”https://www.stop-eole-auvergne.com/wp-content/uploads/2015/12/lettre_conseil_municipal_eoliennes_21_11_2015.pdf”]

Plus d’information sur le site du Collectif anti-éolien de Briffons, sous le titre :
Référendum d’initiative populaire ?

Pour mémoire, et à fin d’avoir une vision globale du dossier, voir :
Après Saint-Julien-Puy-Lavèze, les vautours éoliens planent sur la Commune de Briffons !

Depuis, le travail d’information fait par ce collectif commence à porter ces fruits.
Peut être aussi que les Briffonais ont ils eu un électrochoc salutaire à la vue du désastreux spectacle offert par la commune voisine de Saint-Julien-Puy-Lavèze, quand ont été érigées ces six premières asperges, obscènes et incongrue, d’un programme qui en comporte 12, face à la beauté souveraine de la vision qu’ils avaient du Massif de la Banne d’Ordanche et du Sancy ?

Cela n’aura pas d’incidence sur la Banne d’Ordanche

Enfin.., c’est ce qu’ils disaient…
Je pense avoir apporté un point de vue contradictoire dans mon article publié le 19 novembre 2015 :
Le parc éolien de Bajouve, à Puy Lavèze.

Didier Chateau.

Le parc éolien de Bajouve, à Puy Lavèze.

Deux ans après mon article intitulé :

“Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue !”

Le parc éolien dont j’avais annoncé la construction est maintenant en place, son ouverture à l’exploitation est annoncée pour janvier 2016.
Il est composé de 6 éoliennes de 150 m de hauteur, pour une puissance théorique de 12 MW.

Une inauguration début novembre a été relatée par le journal “La Montagne du 13 novembre 2015”.

Ndlr : Je trouve curieux que ce parc, situé sur le hameau de Puy Lavèze, porte le nom de parc de Bajouve.
Un autre parc de même capacité va être construit par le même promoteur, au lieu-dit “Bois de Bajouve”, sur le territoire du hameau éponyme de Bajouve.

“Isabelle”, le 7 novembre 2015, a écris sur le sujet : “Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue !”.
Je cite son commentaire :

Bonjour à tous, J’habite St Julien Puy Lavèze et je suis propriétaire d’un terrain à Puy Lavèze n’accueillant pas d’éolienne, par choix.
J’ai toujours apprécié cette vue panoramique sur le massif du Sancy, la banne d’Ordanche, et la chaine des puys.
Mais maintenant, que nous reste-t-il ?
Une pollution visuelle de ventilateurs à moustiques !
La consultation des habitants ?
Une réunion avait eu lieu en mairie, mais l’investisseur avait volontairement occulté les inconvénients. De plus, les propriétaires recevant les éoliennes étaient venus, les autres non, pour une simple raison :
Le parc éolien ne nomme “parc éolien de Bajouve” et non Puy Lavèze.
A présent on nous parle d’une implantation de 30 éoliennes dans un périmètre proche :
6 à Puy Lavèze, 6 à Bajouve, 6 à Briffons, 6 à Tortebesse, 6 à St Sulpice et celles qu’on ne connait pas encore.
Le parc est visible de très loin : du Sancy, de la banne d’Ordanche, du puy de dôme alors même que l’on espère une inscription à l’UNESCO !!!! »

Suite à cette intervention, j’ai décidé de me rendre sur place, et de faire un photoreportage.
J’ai commencé par un site emblématique de la chaine des Mont Dore, la Banne d’Ordanche.
Ce neck volcanique, perché à 1512 m d’altitude, offre une vision à 360° :

– Vue sur le lac du Guéry (1 264 m), le plus haut lac d’Auvergne.
– Vallées du Mont-Dore et de la Bourboule.
– Vue sur le Massif du Sancy et le Plomb du Cantal.
– Vue sur l’Artense et les Combrailles.

C’est donc vers les Combrailles que je vais tourner mon objectif, afin de vérifier les dires du promoteur éolien Eoles-RES dans la plaquette qu’il avait édité à propos du futur parc de Bajouve, sis à Puy-Lavèze.
Nota : Il est à noter que cette plaquette est désormais introuvable, elle a disparue du site du promoteur…
Cependant, on peut retrouver la même dialectique sur cette plaquette, que cette fois ci, j’ai pris la précaution de sauvegarder :

PROJET DE PARC EOLIEN DU BOIS DE BAJOUVE

Dossier de demande d’exploiter au titre des ICPE
Eole-RES, Résumé non technique :
Page 43 :

  • La sensibilité est modérée depuis les montagnes des massifs du Sancy et de la Banne d’Ordanche.
  • Intensité faible du fait de la profondeur du champ de vision et de l’éloignement.

Page 44 :

  • Le projet éolien du Bois de Bajouve va trouver sa place dans un ensemble de deux autres parcs éoliens, non encore construits, celui de Bajouve et celui de Sioulet-Chavanon.
  • Les six machines du projet du Bois de Bajouve vont créer de nouveaux repères par leur échelle et leur silhouette, implantées dans un maillage de pâtures bocagères.
  • Les trois parcs éoliens sont regroupés sur quelques kilomètres afin que l’ensemble constitué reste à l’échelle de ces vastes panoramas et de l’immensité du plateau, sans pour autant représenter le point focal des nombreux champs de vision ouverts et dégagés.

Mon constat en 19 photos
Comme je l’ai annoncé, nous allons commencer par la Banne d’Ordanche.
(En cliquant sur les photos, celle-ci s’ouvriront en grande taille sur un nouvel onglet)

Parc éolien de Bajouve. Distance 8650 m. Vue prises sur la Route Départementale 609, au pied de la Banne d'Ordanche, Murat-le-Quaire, 63150.

Parc éolien de Bajouve.
Distance 8650 m.
Vue prises sur la Route Départementale 609, au pied de la Banne d’Ordanche, Murat-le-Quaire, 63150.

Parc éolien de Bajouve. Distance 8100 m. Vue prises depuis le parking en bout de la Route Départementale n°609, au pied de la Banne d'Ordanche. Murat-le-Quaire, 63150.

Parc éolien de Bajouve.
Distance 8100 m.
Vue prises depuis le parking en bout de la Route Départementale n°609, au pied de la Banne d’Ordanche.
Murat-le-Quaire, 63150.

Parc éolien de Bajouve. Distance 9000 m. Sur le chemin au pied de la Banne d'Ordanche. 63150, Murat-le-Quaire. Au premier plan le bourg de Laqueuille

Parc éolien de Bajouve.
Distance 9000 m.
Sur le chemin au pied de la Banne d’Ordanche.
63150, Murat-le-Quaire.
Au premier plan le bourg de Laqueuille

Parc éolien de Bajouve. Distance 9200 m. Au sommet de la Banne d'Ordanche. 63150, Murat-le-Quaire.

Parc éolien de Bajouve.
Distance 9200 m.
Au sommet de la Banne d’Ordanche.
63150, Murat-le-Quaire.

Parc éolien de Bajouve. Incidences paysagère : Distance 9000 m. Sur le chemin au pied de la Banne d'Ordanche. 63150, Murat-le-Quaire.

Parc éolien de Bajouve. Incidences paysagère :
Distance 9000 m.
Sur le chemin au pied de la Banne d’Ordanche.
63150, Murat-le-Quaire.

Cette vue panoramique direction Nord-ouest, couvrant un angle de 33°, permet de présumer de la future situation :

Saint-Julien-Puy-Lavèze : Permis accordé à Eole-RES pour 12 éoliennes de 150 m, 6 sont construites, les 6 autres ne vont surement pas tarder.
Briffons : à l’étude 14 éoliennes pour EDF-EN, hauteur 150 m.
Tortebesse : à l’étude 15 éoliennes pour VSB-EN, hauteur 150 m.

Non visible sur la vue :

Saint-Sulpice : à l’étude 6 éoliennes pour VSB-EN, hauteur 150 m.
A ajouter le projet de la société “Parc Eolien Sioulet Chavanon” (qui date de 2009), qui devait porter sur 6 mats de 100 m, le long de l’A89, à cheval sur les communes de Briffons et de Prondine.
Cette société semble avoir été reprise par la société VSB-EN, laquelle a obtenue la prorogation, par Arrêté Préfectoral, pour un an du permis de construire qui avait été accordé à la société Parc Eolien Sioulet Chavanon.

En résumé, cela nous donne, dans l’état actuel de mes informations, 53 mats étalés sur une ligne de 13,5 km entre les deux communes extrêmes de Prondine et de Saint Sulpice, ligne approximativement orientée Nord-Est Sud-Ouest.

Quittant la Banne d’Ordanche, allons voir maintenant à Puy-Lavèze, sur le site de ce “Beaubourg dans les champs”.
Je vais commencer par le hameau de Barreix, qui tient de la commune de Briffons.
Contrairement aux habitants de Puy-Lavèze, qui eux ont signé pour accueillir ces moulinettes, les habitants de Barreix, eux, se sont vu imposer à leur corps défendant cette “grandiose vision” !

Parc éolien de Bajouve.: Sur la route de Barreix, près du hameau. Lieu-dit "Couleyroux des Sagnes", Briffons, 63820. La maison la plus proche est à 655 m de la première éolienne.

Parc éolien de Bajouve.:
Sur la route de Barreix, près du hameau.
Lieu-dit “Couleyroux des Sagnes”, Briffons, 63820.
La maison la plus proche est à 655 m de la première éolienne.

Les gens du hameau de Barreix peuvent mettre une croix sur la vision qu’ils avaient sur le Massif du Sancy et sur la Banne d’Ordanche.
En échange, ils ont Beaubourg au milieu des champs !
Le jour, ils auront ces infâmes moulinettes, la nuit, les flashs des balises…
A propos de ces balises, il est dit dans la plaquette de Eole-RES, en page 42, je cite :
“Balisage des éoliennes : impact lumineux.
Bonne qualité du ciel nocturne toutefois déjà soumis à l’influence des voies de communication.”
Ndlr : je trouve assez savoureux cette notation !
Quelles voies de communication dans le ciel ?
Je ne vois que le trafic aérien…
Passerait-il donc 40 avions à la minute dans le ciel de Puy-Lavèze ?
(C’est, je crois, la fréquence des flashes lumineux !)

Les habitants de ce hameau seraient en droit de porter plainte pour la dégradation de leur cadre de vie, mais le peuvent-ils ?
Voudra-t-on seulement les entendre ?
Mais si cela peut les consoler, EOLE-RES annonce qu’en 2014 la société a enregistré de belles performances avec une progression de son chiffre d’affaires de 46 millions à 122 millions d’euros.
(Communiqué de presse du 26 mai 2015)
Merci qui ?

A l'intersection de la route pour Barreix avec la Route Départementale n°82. Lieu-dit "Couleyroux des Sagnes", Briffons 63820. A comparer avec les photos que j'avais prises en 2013...

A l’intersection de la route pour Barreix avec la Route Départementale n°82.
Lieu-dit “Couleyroux des Sagnes”, Briffons 63820.
A comparer avec les photos que j’avais prises en 2013…

Puy-Lavèze. Depuis la Route Départementale n°82. A la hauteur d'un Chemin d'Exploitation n°27, Lieu-dit "Fillassoux", Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820. Beaubourg au milieu des champs !

Puy-Lavèze.
Depuis la Route Départementale n°82.
A la hauteur d’un Chemin d’Exploitation n°27, Lieu-dit “Fillassoux”, Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.
Beaubourg au milieu des champs !

Puy-Lavèze. Depuis la Route Départementale n°82. A la hauteur d'un Chemin d'Exploitation, Lieu-dit "les Biesses", Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820. Pas d'’incidence sur le paysage, qu’ils disaient !

Puy-Lavèze.
Depuis la Route Départementale n°82.
A la hauteur d’un Chemin d’Exploitation, Lieu-dit “les Biesses”, Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.
Pas d’incidence sur le paysage, qu’’ils disaient !

Puy-Lavèze. Depuis la Route Départementale n°82. A la hauteur d'un Chemin d'Exploitation, Lieu-dit "les Biesses", Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Puy-Lavèze.
Depuis la Route Départementale n°82.
A la hauteur d’un Chemin d’Exploitation, Lieu-dit “les Biesses”, Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Puy-Lavèze. Depuis la Route Départementale n°82. Lieu-dit "Puy-Lavèze", Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Puy-Lavèze.
Depuis la Route Départementale n°82.
Lieu-dit “Puy-Lavèze”, Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Sud de Puy-Lavèze. Intersection de la Voie Communale n°2, de Bajouve à St Julien, avec la Route Départementale n°82E, embranchement sur la Gare de Laqueuille. Lieu-dit "Cote de Puy-Lavèze", Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Sud de Puy-Lavèze.
Intersection de la Voie Communale n°2, de Bajouve à St Julien, avec la Route Départementale n°82E, embranchement sur la Gare de Laqueuille.
Lieu-dit “Cote de Puy-Lavèze”, Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Je l’avais bien dis quand j’ai fais mon premier dossier en aout 2013 :
“J’aurais aimé habiter là, mais…”
Puissent les habitants de Briffons consulter ces photos, avant d’accepter de vendre leur patrimoine au diable.

Nous allons maintenant nous éloigner progressivement du site, afin d’en juger l’impact paysager sur quelques points.

Distance 2150 m. Sur la Route Départementale n°2089, de Clermont-Ferrand à Bordeaux, à la hauteur de son passage sur la rivière la Miouze. Lieut-dit "les Planans", Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Distance 2150 m.
Sur la Route Départementale n°2089, de Clermont-Ferrand à Bordeaux, à la hauteur de son passage sur la rivière la Miouze.
Lieut-dit “les Planans”, Saint-Julien-Puy-Lavèze, 63820.

Distance 3850 m. Au nord-est de Laqueuille. Vue depuis le Chemin de Villevialle au Fouaix, depuis le passage supérieur sur la Route Départementale 2089. Lieu-dit "le Fouaix", commune de Laqueuille, 63820.

Distance 3850 m.
Au nord-est de Laqueuille.
Vue depuis le Chemin de Villevialle au Fouaix, depuis le passage supérieur sur la Route Départementale 2089.
Lieu-dit “le Fouaix”, commune de Laqueuille, 63820.

Distance 4000 m. Au nord-est de Laqueuille. Vue depuis le Chemin de d'Orbevialle au Fouaix. Lieu-dit "le Fouaix", commune de Laqueuille, 63820.

Distance 4000 m.
Au nord-est de Laqueuille.
Vue depuis le Chemin de d’Orbevialle au Fouaix.
Lieu-dit “le Fouaix”, commune de Laqueuille, 63820.

Distance 4100 m Vue dans le Bourg de Laqueuille, à la hauteur de l'intersection de la Route Départementale n°134, dite de Gelles à Laqueuille, avec la Route Départementale n°922. 63820, Laqueuille.

Distance 4100 m
Vue dans le Bourg de Laqueuille, à la hauteur de l’intersection de la Route Départementale n°134, dite de Gelles à Laqueuille, avec la Route Départementale n°922.
63820, Laqueuille.

Distance 4500 m. Au nord-est de Laqueuille. Vue depuis l'intersection du Chemin de Villevialle au Fouaix, avec la Route Départementtale n°922. Lieu-dit "le Fouaix", commune de Laqueuille, 63820. Non visible sur la photo, le Logis Auberge de Fondain, un magnifique bâtiment de caractère, dont les propriétaires ont dû être fou de joie quand ils ont vu le "cadeau" qu'on leur avait fait !

Distance 4500 m.
Au nord-est de Laqueuille.
Vue depuis l’intersection du Chemin de Villevialle au Fouaix, avec la Route Départementtale n°922.
Lieu-dit “le Fouaix”, commune de Laqueuille, 63820.
Non visible sur la photo, à gauche, le Logis Auberge de Fondain, un magnifique bâtiment de caractère, dont les propriétaires ont dû être fou de joie quand ils ont vu le “cadeau” qu’on leur avait fait !

Distance 16530 m. Voie Communale n°3, de Nébouzat à Allagnat. Lieu-Dit "la Chappelat", 63210 Nébouzat. Nous sommes en lisière de la chaine des Puys. Les éoliennes se détachent bien sur la ligne de crête. Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme poursuit une action auprès de l'UNESCO pour faire inscrire sur la liste dite du "Patrimoine mondial de l'UNESCO" la chaîne des Puys et la faille de Limagne. Quand les gens de l’'UNESCO vont voir ces asperges, à mon avis, pour l'’inscription, ce n'est pas gagné !

Distance 16530 m.
Voie Communale n°3, de Nébouzat à Allagnat.
Lieu-Dit “la Chappelat”, 63210 Nébouzat.
Nous sommes en lisière de la chaine des Puys.
Les éoliennes se détachent bien sur la ligne de crête.
Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme poursuit une action auprès de l’UNESCO pour faire inscrire sur la liste dite du “Patrimoine mondial de l’UNESCO” la chaîne des Puys et la faille de Limagne.
Quand les gens de l’’UNESCO vont voir ces asperges, à mon avis, pour l’’inscription, ce n’est pas gagné !

Distance 17300 m. Vue prise depuis un chemin d'exploitation près de la Route Départementale n°942. Lieu-dit "Plaine de Barme", 63210, Nébouzat. Le moindre voile atmosphérique fini enfin par les atténuer. Mais je me demande la vision qu’on en a depuis le sommet du Puy de Dôme ? Il est distant de 22 km du parc de Bajouve…

Distance 17300 m.
Vue prise depuis un chemin d’exploitation près de la Route Départementale n°942.
Lieu-dit “Plaine de Barme”, 63210, Nébouzat.
Le moindre voile atmosphérique fini enfin par les atténuer.
Mais je me demande la vision qu’on en a depuis le sommet du Puy de Dôme ?
Il est distant de 22 km du parc de Bajouve

Fin de ce reportage.
Je ne reviendrai pas sur l’imposture écologique de ces engins, cela a été dénoncé et démontré, au cours de mains articles sur ce forum et dans d’autres.
Mon but est, ici, de témoigner, par l’image, de l’impact désastreux de ces machines sur notre patrimoine paysager.

Sur le territoire communal de Saint-Julien-Puy-Lavèze, elles sont 6, aujourd’hui, à Puy-Lavèze.
6 autres vont être érigées au Bois de Bajouve, et on ne peut rien y faire, à moins d’un miracle ou d’une jacquerie…

Mais il y a celles à venir…
Habitants de Briffons, Tortebesse, St Sulpice et Prondine, ces images vous sont adressées, surtout, réfléchissez bien, avant que d’accepter les trente deniers de Juda…

Didier Chateau.

Manifestation à Issoire contre le projet éolien ENGIE du plateau de Pardines (Puy-de-Dôme).

PROJET EOLIEN EN ZONE URBANISEE : l’affaire Pardines-Perrier.

Pour démontrer leur ferme opposition au projet d’installation de quatre éoliennes par ENGIE (GDF/SUEZ) sur le plateau de PARDINES (Puy-de-Dôme), de nombreux manifestants se sont réunis devant la Sous-préfecture d’ISSOIRE le samedi 26 septembre 2015 à 10h00, à l’appel de l’association « Quel Horizon pour le Pays d’Issoire ? ».

En effet le parc mis en œuvre se situe en zone rurale urbanisée et occasionnera de graves nuisances aux nombreux habitants des alentours ; il dégradera, banalisera les vues grandioses de ce territoire et au-delà, notamment sur la chaîne des Puys- Faille de Limagne dont il empêchera le classement Unesco. L’étude d’impact par ailleurs néglige l’étude des dangers résultant du défaut de solidité du plateau, les risques d’éboulement comme la protection des grottes troglodytiques. Au plus fort, la pertinence du projet quant à la production d’énergie est des plus faibles au regard des mesures de vent effectuées.

Après avoir remercié les personnes présentes pour leur dévouement et leur détermination pour la défense de l’environnement en Pays d’Issoire, le président de l’association, Joël Peron, les a invités à amplifier leur action en élargissant à leur cercle familial et professionnel leur demande de participation à l’enquête publique prorogée jusqu’au 20 octobre 2015 en mairie de PARDINES et de PERRIER comme de signature de pétitions.

Ensuite, une grande banderole de plastique jaune de 156 m a été déroulée sur le boulevard de la Sous-préfecture pour montrer aux manifestants mais aussi aux curieux qui contemplaient la scène, ce que pouvait donner la hauteur des éoliennes : impressionnant !

Vers 11h30, la manifestation s’est disloquée, tous les participants se donnant rendez-vous pour une séance d’information publique à la Halle aux grains le 6 octobre 2015 à 19h30, bien décidés à obtenir du Commissaire enquêteur de pouvoir bénéficier du même temps de parole que le promoteur du projet. D’autres démonstrations du même genre seront organisées avant la fin de l’enquête publique.

La présence du maire d’Issoire et du maire de Vodable, tous deux clairement opposés au projet, a été fort appréciée par les manifestants présents qui tiennent à les remercier de leur soutien. L’association Stop Eole Collectif Auvergne, heurtée par le défaut de pertinence d’un tel projet éolien sur le plateau de Pardines, est aussi venue apporter son soutien aux habitants et à l’association !

Suite à la prolongation de l’enquête publique jusqu’au 20 octobre 2015 et à la réunion publique du 6 octobre,
le dossier reste consultable aux heures d’ouverture des mairies de Pardines et Perrier en dehors de la présence du commissaire enquêteur.

Vous pouvez rencontrer le commissaire enquêteur lors de ses permanences prévues les :

  • Samedi 10 octobre de 9 heures à 12 heures et mardi 20 octobre de 18 heures à 21 heures à la Mairie de Pardines.
  • Jeudi 15 octobre de 18 heures à 21 heures à la Mairie de Perrier

Nous comptons sur vous pour déposer votre contribution. D’avance, Merci.

Source : https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne/puy-de-dome/issoire/issoire-un-defile-de-156-metres-contre-l-eolien-816433.html

Après Saint-Julien-Puy-Lavèze, les vautours éoliens planent sur la Commune de Briffons !

Suite à mon article :Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue !, des citoyens de la commune voisine de Briffons m’ont contacté.
C’est ainsi que j’ai appris que EDF-Energies Nouvelles était en train de caresser le Conseil Municipal de Briffons, dans le sens du poil (et du portefeuille), avec dans ses cartons un projet d’implantation de 15 éoliennes…
Ajouté aux 12 mâts de 150 mètres d’Eole-RES, implantées sur la commune voisine de Saint-Julien-Puy-Lavèze, ces 27 mats en co-visibilité, ce sera carrément Beaubourg-aux-champs !

Ces citoyens, qui se sont regroupés en un “Collectif anti éolien de Briffons“, m’ont donc demandé de bien vouloir publier sur ce site le communiqué ci-dessous, afin que leur voisins dans le territoire de la Commune de Briffons entendent un autre son de cloche que celui des sirènes éoliennes :

[gview file=”https://www.stop-eole-auvergne.com/wp-content/uploads/2015/09/Eoliennes_Briffons.pdf”]

C’est donc chose faite, et j’espère que leur cri d’alarme sera entendu par leurs concitoyens !

Ils ont aussi créé un site web : BRIFFONS

A leur communiqué, je voudrais simplement ajouter cette image, prise depuis la Banne d’Ordanche, lieu emblématique de nos montagnes d’Auvergne, s’il en est !
J’avais pris cette image à l’époque où j’avais eu connaissance du projet de 12 éoliennes de 150 m, prévues par EOLE-RES, et implantées sur la commune voisine de Saint-Julien-Puy-Lavèze.
Si jamais le projet de EDF-Energies Nouvelles devait voir le jour, c’est toutes la vision coté nord depuis la Banne qui serait irrémédiablement gâchée, car elles viendront s’ériger un petit peu en arrière plan de celles de Saint-Julien-Puy-Lavèze.
Tout sera en co-visibilité, un véritable rideau vers le Nord-ouest de la Banne d’Ordanche…
N’oublions tout de même pas que le tourisme est une richesse non négligeable en Auvergne, et particulièrement dans le Massif du Mont-Dore…
(Cliquer sur la photo pour l’avoir en grande taille.)

Vue vers Laqueuille. L'église de Laqueuille, dont on voit le clocher, fait moins de 30 m de hauteur, et se trouve à 5000 m du point de la prise de vue. Un projet d'implantation de 12 éoliennes a été accepté. Elle feront 150 m de hauteur chacune. 6 seront implantées sur le territoire de Puy Lavèze, à 9000 m d'ici, dans l'axe du clocher de Laqueuille, les 6 autres seront un peu plus à gauche, à 11000 m du point de prise de vue. Quand ces immondes moulinettes viendront parer le paysage du haut de leur 150 mètres, nous pourrons remercier la municipalité de Saint-Jean-Puy-Lavèze, et la société Eole RES, responsables de ce saccage ! Situation : Commune de Murat-le-Quaire, 63150.

Vue vers Laqueuille.
L’église de Laqueuille, dont on voit le clocher, fait moins de 30 m de hauteur, et se trouve à 5000 m du point de la prise de vue.
Un projet d’implantation de 12 éoliennes a été accepté.
Elle feront 150 m de hauteur chacune.
6 seront implantées sur le territoire de Puy Lavèze, à 9000 m d’ici, dans l’axe du clocher de Laqueuille, les 6 autres seront un peu plus à gauche, à 11000 m du point de prise de vue.
Quand ces immondes moulinettes viendront parer le paysage du haut de leur 150 mètres, nous pourrons remercier la municipalité de Saint-Jean-Puy-Lavèze, et la société Eole RES, responsables de ce saccage !
Situation : Commune de Murat-le-Quaire, 63150.

Didier Chateau.

Eole RES : un promoteur éolien de plus rôde en Auvergne

Eole RES est une société basée aux Brotteaux à Lyon, dont le siège est à Avignon elles comporte de nombreuses ramifications internationales.
Selon son site, elle communique amplement sur son image de société tournée vers le développement durable, s’insère dans des projets culturels régionaux ; films, événements comme le Téléthon, dessins animés pour les enfants, et sponsorise des régions ou des ONG … De quoi faire rêver les plus naïfs !
Elle a déjà démarché des propriétaires sur Chausseterre et St-Priest-la-Prugne.

A surveiller !

Lettre ouverte à la Compagnie Nationale du Rhône : pourquoi une visite de promotion est malvenue en Auvergne.

Compagnie Nationale du Rhône

Bonjour Madame,

De nombreuses associations ont appris que vous sembliez organiser une visite de « promotion » de l’éolien le 19 septembre dans notre région.

Nous sommes nombreux à réagir défavorablement à cette visite pour plusieurs raisons, et si ce rendez vous était maintenu, il sera difficile d’empêcher un certain nombre de personnes d’avoir envie de le faire connaitre à vos visiteurs.

Nous préférons vous exprimer notre indignation et vous avouer que cette visite n’est pas franchement la bienvenue.

Le fait de n’avoir pourvu aucun emploi local et de n’obtenir que quelques maigres milliers d’euros de fiscalité locale « grâce » à cette opération nous donne le sentiment d’être parfois considérés comme des sous- êtres, abandonnés à leur sort et tristement colonisés par les mystérieuses puissances de l’argent. Vous pourrez par ailleurs trouver dans les archives de la presse locale l’expression d’amertume du maire d’une autre commune accueillant également cette opération, Saint Clément,  qui pourtant en vantait les mérites à son départ. Vous aurez accès à cette opération en passant par la commune de Lavoine qui en subit de plein fouet toutes les nuisances sans aucune retombée.[blockquote align=”right”]Vous pourrez par ailleurs trouver dans les archives de la presse locale l’expression d’amertume du maire d’une autre commune accueillant également cette opération, Saint Clément, qui pourtant en vantait les mérites à son départ. [/blockquote]

Si vous persistiez à venir, vous pourrez remarquer le long de la route les nombreuses maisons à vendre lorsque la vue donne sur cette installation à plusieurs kilomètres, notamment pour les familles qui doivent subir un double endettement lorsqu’elles ont dû déménager. Vous trouverez dans la population locale de nombreux ménages qui ne paient pas l’impôt sur le revenu, et qui subissent de plein fouet le quadruplement de la CSPE, alors que les ménages ruraux consomment plus d’électricité par nécessité que les ménages urbains. Cet effort supplémentaire signifie pour chaque famille un jouet en moins pour les enfants, la privation d’un loisir ou d’un équipement, sans réelle contrepartie.[blockquote align=”right”]Si vous persistiez à venir, vous pourrez remarquer le long de la route les nombreuses maisons à vendre lorsque la vue donne sur cette installation à plusieurs kilomètres.[/blockquote]

L’étude d’une telle opération risque de toutes façons de n’avoir qu’une très faible utilité puisque les dispositions européennes nouvelles pour 2014-2020 ont pris effet au 1er juillet dernier et qu’elles prévoient l’abandon du régime expérimental exorbitant dont bénéficiait l’éolien, au plus tard d’ici trois ans. (JO CE 28 juin). Les arrêtés du Gouvernement ne sont donc qu’un pis-aller très précaire et temporaire. La publication de cette Directive au 1er juillet montre par ailleurs que la France ne s’y est pas opposée.

Tout d’abord, les techniciens avertis de la Compagnie Nationale du Rhône n’y trouveront pas le professionnalisme de leurs propres installations. Ils seront surpris de découvrir un des bilans techniques  éoliens les plus bas parmi les plus médiocres de France, y compris selon les statistiques du Syndicat des Energies renouvelables, même si des Sénateurs ont jugé ses méthodes « contestables »en séance publique. La société du Chemin de la Ligue a enfin publié ses comptes, conformément à ses obligations légales.

Son chiffre d’affaires récurrent pour les exercices connus est de 1.6 million€ environ. Au prix non indexé de 82€/MW, hypothèse la plus favorable, sa production est inférieure à 20 000 MW/an, pour une « puissance » installée de 16 MW. Le rendement en est donc à peine de 13.9%, soit à peine l’équivalent d’un jour sur sept, pour un investissement de 22 millions dont le produit est entièrement garanti par la CSPE à un prix du double du marché, à condition que la notion de prix ait une signification pour une électricité aléatoire en délai et en puissance, ce qui est en principe une valeur sensiblement inférieure au marché. Je ne doute pas qu’une comparaison avec les équipements professionnels de la Compagnie nationale du Rhône puisse laisser pantois un certain nombre de vos techniciens.[blockquote align=”right”]Le rendement en est donc à peine de 13.9%, soit à peine l’équivalent d’un jour sur sept, pour un investissement de 22 millions dont le produit est entièrement garanti par la CSPE à un prix du double du marché.[/blockquote]

Puis je vous rappeler que l’opération du Chemin de la Ligue, déjà revendue deux fois,  a bénéficié de surprenantes dérogations, à commencer par deux CODOA distincts pour une seule et même installation théoriquement au plafond de 10MW avec une distance légale imposée. Par ailleurs le défrichement d’une zone boisée jusque là intacte a entrainé par la suite une fragilisation excessive d’un patrimoine végétal considérable. Nous avons entretenu une correspondance avec la Directrice Générale de l’Unesco qui nous a confirmé le classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité des Chemins de Saint Jacques de Compostelle. Le … Chemin de la Ligue … en est l’un des fleurons dans le département et en constituait l’un des parcours les plus pittoresques. Il a été placé sous la protection de la Fédération Nationale de randonnée Pédestre, gardienne légale d’utilité publique, depuis 1947. Curieusement , ce fait a été « oublié » dans les formalités et la FNRP a solennellement protesté en découvrant l’occupation de ce site au moment du chantier. Nous en détenons les preuves. Le Cardinal Barbarin a organisé voici peu en personne un pèlerinage sur ce site, d’où partit la pacification de la Guerre de Cent ans par Saint Vincent Ferrier.[blockquote align=”right”]Par ailleurs le défrichement d’une zone boisée jusque là intacte a entrainé par la suite une fragilisation excessive d’un patrimoine végétal considérable. [/blockquote]

Enfin, référence technique, puis je vous signaler après à peine 3 ans de fonctionnement régulier qu’une panne importante de longue durée a frappé un des engins avec nécessité de moyens de levage exceptionnel sur place. Il avait pourtant été annoncé que ces engins, neufs, figuraient parmi les « Rolls Royce » de la profession. Nous avons aussi noté dans la presse une annonce discrète recherchant un technicien local à temps partiel pour venir réarmer manuellement les disjoncteurs après les orages… Bien que cet établissement soit classé en ICPE, nous n’avons pas noté d’information du public ni de plan de consignes à la population en cas d’urgence.

Je me tiens à votre disposition pour vous apporter toute information complémentaire et vous prie de croire à ma profonde estime pour un établissement tel que le vôtre

Ludovic Grangeon

Panne d’une éolienne du parc “Chemin de la Ligue” dans la Montagne Bourbonnaise et omerta des médias locaux

L’attention de contribuables et d’associations a été retenue depuis plusieurs années par la curieuse opération du «Chemin de la Ligue», ferme éolienne implantée en Montagne Bourbonnaise sur les communes de Laprugne, Ferrières sur Sichon et Saint Clément. Le présent courrier s’en fait le porte-parole. De nombreux points en ont déjà été pris en compte par le Directeur Général de la Commission de Régulation de l’Energie à Paris, ou le Premier Président de la Cour des Comptes qui a également bien voulu répondre par écrit et transmettre à la deuxième chambre compétente.

Tout d’abord, avant même de voir le jour, cette opération a fait l’objet de trois changements de propriétaires dans d’obscures conditions de légalité et de financement qui n’ont jamais été clarifiées, y compris au niveau fiscal : Erelis puis Enel et enfin Financière du Cèdre. Jamais les formalités pourtant légales de changement de bénéficiaire n’ont été accomplies, comme par exemple au niveau du permis de construire, alors qu’un simple formulaire suffisait. Pourquoi ?[blockquote align=”right”]Jamais les formalités pourtant légales de changement de bénéficiaire n’ont été accomplies, comme par exemple au niveau du permis de construire, alors qu’un simple formulaire suffisait. Pourquoi ?[/blockquote]

Ensuite, le cumul des « facilités » étonnantes accordées successivement finit par poser de lourdes interrogations :

    •  Cette opération est classée officiellement en ICPE. Les abords de l’opération, totalement ouverts au public en zone naturelle de montagne et de randonnée, ne comportent aucun avertissement, ni aucune information ou aucun numéro d’urgence à propos des installations techniques. Seuls quelques fléchages ponctuels ont été improvisés.
    • Aucune précaution de prise illégale d’intérêt n’a été mentionnée dans les délibérations des communes à propos des propriétaires de parcelles louant les terrains d’emprise. Ce cas est souvent rencontré et a donné lieu à plusieurs poursuites pénales, de plus en plus fréquentes. Il conviendrait d’en être assuré.
    • Il n’a été noté aucune information relative à l’inspection ou au suivi du site. Les commissions de suivi de site, qui succèdent aux CLIS et aux CLIC ( dès la publication du décret au JORF, soit le 9 février 2012)- doivent être créées par arrêté du préfet de département (ou éventuellement arrêté conjoint des préfets de départements concernés) (art. R.125-8-1 du CE). Composées d’au moins un membre provenant respectivement des administrations de l’Etat, des élus des CTI, des riverains des installations classées ou associations de protection de l’environnement, d’un exploitant d’ICPE et des salariés de l’ICPE concernée – lesquels sont nommés pour 5 ans par l’autorité préfectorale – (art. R.125-8-2 du CE), ces commissions de suivi de site (CSS) se réunissent au moins une fois par an ou sur demande d’au moins 3 membres du bureau (art. R.125-8-4 du CE). Leurs réunions sont ouvertes au public et le bilan de leurs actions doit être mis régulièrement à disposition du public ( art. R 125-8-4 du CE).
    • Un changement du type de machines prévues a été introduit postérieurement au permis, trois ans plus tard, entrainant notamment un changement de hauteur de plus de dix mètres, sans dépôt de modificatif, alors même que le rapport spécial de l’inspection générale du Ministère sur l’instruction de ce type de permis le recommandait expressément. Cette hauteur n’a jamais été modifiée pendant toute la durée d’affichage du permis de construire.

[blockquote align=”right”]Un changement du type de machines prévues a été introduit postérieurement au permis, trois ans plus tard, entrainant notamment un changement de hauteur de plus de dix mètres, sans dépôt de modificatif[/blockquote]

    • Une « autorisation tacite préalable » de défrichement portant sur des changements considérables d’affectation de parcelles de forêt ne semblant pas conformes aux textes, alors que seuls 20 arbres étaient autorisés par éolienne sur le document officiel de permis de construire.
    • L’implantation d’au moins une éolienne sinon deux semble à moins de 500 mètres d’habitation, certains documents topographiques comportant des absences.
    • L’absence de mesures de bruit conformes aux conditions pourtant claires émises par la DDASS (appellation en vigueur au moment du permis) lors de la décision du permis de construire, par courrier spécial annexé au permis.
    • L’absence de publication légale des comptes par la société du Chemin de la Ligue, contrairement aux obligations légales en vigueur pour toute société, y compris sous régime SAS, sauf pour l’année où un maire riverain a dû fortement insister pour un début de transparence, y compris par saisine spéciale du Président du Tribunal de Commerce de Caen. Il n’est pas permis d’y vérifier la substance des provisions légales pour démantèlement.
    • La délivrance curieuse de deux Codoa distincts pour un montant total de 16 MW rassemblés en un seul permis de construire. Cette opération est totalement contraire aux dispositions en vigueur entre 2006 et 2010, et aurait dû appeler un modificatif de permis de construire ou deux dossiers distincts pour dépassement du plafond autorisé de 12 MW, le permis ayant été délivré en 2007.
    • Un voyage d’études en Espagne a été mentionné spontanément par un élu lors d’une réunion publique en présence du Président du Conseil Général à Ferrières sur Sichon. Aucune précision sur un éventuel conflit d’intérêt n’a pu être obtenue à ce sujet. Aucun compte rendu n’en a été dressé.
    • Les tranchées du câble électrique de desserte de cette opération ont été réalisées dans des milieux pollués par des stériles de l’ancienne mine d’uranium voisine sans que les équipes de chantier ni les riverains ne fassent l’objet d’une mesure particulière d’information ou de protection. Aucune vérification a posteriori n’a été effectuée.

[blockquote align=”right”]Les tranchées du câble électrique de desserte de cette opération ont été réalisées dans des milieux pollués par des stériles de l’ancienne mine d’uranium voisine[/blockquote]

  • La Fédération Française de Randonnée Pédestre, association reconnue d’utilité publique, et gestionnaire officiel des sentiers de grande randonnée GR® depuis 1947, est le seul organisme à ne pas avoir été consulté pendant l’instruction du permis de construire, alors que cette opération est précisément implantée sur un sentier de grande randonnée classé, régi par les Codes des Sports et de l’Environnement. Cet organisme a découvert avec stupéfaction le début des travaux en 2010 et a protesté officiellement.
  • Une annonce dans la presse a été passée en vue de recruter un sous-traitant ponctuel chargé d’une maintenance de proximité notamment pour traiter les incidents dus aux orages fréquents. Il ne semble pas que des habilitations particulières aux manipulations des installations sous moyenne et haute tension aient été mentionnées, cette opération étant située en milieu isolé.

Parc éolien de Saint Nicolas des Biefs en Auvergne : contre étude des associatifs opposés au projet et remise au titre de l’enquête publique.

Par arrêté préfectoral 3085/2012 en date du 21 novembre 2012, une enquête publique a été ouverte, relative à la demande de la SNC ferme éolienne de Saint Nicolas des Biefs, en vue de solliciter l’autorisation d’exploiter un parc éolien, installation classée pour la protection de l’environnement. L’enquête publique a pour objet d’assurer l’information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l’élaboration des décisions susceptibles d’affecter l’environnement mentionnées à l’article L. 123-2. Les observations et propositions recueillies au cours de l’enquête sont prises en considération par le maître d’ouvrage et par l’autorité compétente pour prendre la décision.

Télécharger le dossier complet  : [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2013/10/observations-st-nicolas-enquête.pdf” target=”_blank”]” OBSERVATIONS SUR LES OMISSIONS, ANOMALIES, ET NON CONFORMITÉS, ATTEINTES AUX INTÉRÊTS DES TIERS. ” (PDF de 7,3 Mo)[/icon_link]

Extraits choisis

Introduction, page 2.
PLUSIEURS OMISSIONS SONT ÉTONNANTES, AINSI QUE DE NOMBREUSES LACUNES. PLUSIEURS POINTS PRÉSENTENT DES NON-CONFORMITÉS DE NATURE À EXCLURE TOTALEMENT LES POSSIBILITÉS DE RÉALISATION D’UN TEL PROJET À L’EMPLACEMENT CONSIDÉRÉ, EN RAISON D’UN IMPACT CONSIDÉRABLE, MANIFESTEMENT SOUS-ÉVALUÉ, VOLONTAIREMENT OU INVOLONTAIREMENT.
Plusieurs services compétents n’ont pu être saisis de certains aspects du dossier de nature à remettre en question son opportunité et sa faisabilité. . L’autorité environnementale souligne elle-même cet aspect dans plusieurs de ses observations, ainsi que le CGEDD. (…)

1. Lacunes et carences des études hydrologiques et aquatiques, page 4 :
Il n’est pas noté, contrairement à d’autres domaines, que les associations d’utilité publique gestionnaires de ces protections ont été consultées, et très probablement ne l’ont-elles pas été. De ce fait les études proposées comprennent de nombreuses carences, omissions, ou inexactitudes. (…)

4. ressources en eau et AEP, page 12 :
De graves erreurs figurent au dossier sur ce point des ressources et du milieu de l’eau, et le rendent non conforme. Ainsi que le souligne également l’autorité environnementale page 3/9 dans ses observations sur le bassin versant de la Besbre, les ruisseaux saisonniers, bien connus dans la région, ne sont pas décrits, alors qu’ils constituent un apport essentiel au milieu naturel local en terme d’équilibre. Bien pire : le pétitionnaire prétend qu’il n’en existe pas (page 62) ! (…)

6. Infraction aux décisions du grenelle de l’environnement : arrêté du 30 mars 1990, page 18.
Les 112 espèces protégées de la flore locale en recensement supplémentaire additionnel au recensement national ne sont ni recensées, ni analysées.
L’article 1er de l’arrêté ministériel du 30 mars 1990 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Auvergne, complétant la liste nationale prévoit : « Afin de prévenir la disparition d’espèces végétales menacées et de permettre la conservation des biotopes correspondants, sont interdits, en tout temps, sur le territoire de la région Auvergne, la destruction, la coupe, la mutilation, l’arrachage, la cueillette ou l’enlèvement, le colportage, l’utilisation, la mise en vente, la vente ou l’achat de tout ou partie des spécimens sauvages des espèces ci-après énumérées.[blockquote align=”right”]Alors que 112 espèces sont citées dans cet arrêté (…) aucune d’entre elles n’est citée ni en recensement préalable, ni en mesure de préservation.[/blockquote]
Toutefois, les interdictions de destruction, de coupe, de mutilation et d’arrachage ne sont pas applicables aux opérations d’exploitation courante des fonds ruraux sur les parcelles habituellement cultivées. ».
Cet arrêté est lui-même pris en application du livre II du code rural relatif à la protection de la nature, notamment ses articles L. 211-1 et L. 211-2 , ainsi que de l’arrêté du 20 janvier 1982 modifié relatif à la liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire national .
Alors que 112 espèces sont citées dans cet arrêté au titre des Ptéridophytes, des Phanérogames angiospermes Monocotylédones, et Dicotylédones, aucune d’entre elles n’est citée ni en recensement préalable, ni en mesure de préservation.
Les pages 70 à 74 du document d’étude d’impact ne contiennent aucun élément sur le respect de cet arrêté, et même l’ignorent totalement.

Voici la liste complète des points étudiés dans ce dossier :

  • 1. LACUNES ET CARENCES DES ÉTUDES HYDROLOGIQUES ET AQUATIQUES, page 4
  • 2. NOMBREUSES ERREURS DE PÉRIMÈTRES DE ZONES OFFICIELLES, page 6
  • 3. ABSENCE TOTALE DE MENTION DES ZONES HYDROÉCORÉGION NIVEAU 1 ET 2, page 11
  • 4. RESSOURCES EN EAU ET AEP, page 12
  • 5. CARENCE TOTALE DES ÉTUDES DE PROTECTION DE L’EAU, page 17
  • 6. INFRACTION AUX DÉCISIONS DU GRENELLE DE L’ENVIRONNEMENT : ARRÊTÉ DU 30 MARS 1990, page 18
  • 7. ÉTUDE SISMIQUE ENTIÈREMENT FAUSSE, page 25
  • 8. PROBLÈMES DES FONDATIONS PARTICULIÈRES, page 28
  • 9. OMISSION ET CARENCE D’INFORMATION DU PUBLIC : VOLUME RÉEL DES FONDATIONS, page 32
  • 10. POLLUTION SOUTERRAINE, page 34
  • 11. ABSENCE TOTALE DE PRÉVENTION ET DE PROTECTION DU CAPTAGE DES EAUX ET DE LEUR POLLUTION, page 37
  • 12. APPLICATION DE LA LOI LEMA, page 41
  • 13. PRÉVENTION DES RISQUES SISMIQUES, page 42
  • 14. BILAN ENVIRONNEMENTAL – RISQUES MAJEURS DE POLLUTION, page 45
  • 15. ABSENCE DE PRISE EN COMPTE DE LA ZONE NATURA 2000 À PROXIMITÉ IMMÉDIATE, page 47
  • 16. INCOMPATIBILITÉ DE CONSTRUIRE SUR UN EMPLACEMENT TRIPLEMENT PROTÉGÉ AU NIVEAU NATUREL, page 49
  • 17. INCLUSION EN ZONE ZNIEFF2, page 60
  • 18. PROXIMITÉ IMMÉDIATE DE ZNIEFF TYPE 1, page 64
  • 19. PROTECTION DE LA NAVIGATION AERIENNE, page 65
  • 20. ÉTUDES DE BRUIT, CARENCES ET OMISSIONS, page 73
  • 21. RÉSULTATS D’ÉMERGENCE DE BRUIT NON PLAUSIBLES, page 108
  • 22. DISPOSITIONS CONTRAIRES AU SCHÉMA RÉGIONAL ÉOLIEN AUVERGNE, page 120
  • 23. Utilisation des crédits et subventions antérieurs et justification budgétaire, page 121
  • 24. SUBSTANCES POLLUANTES , page 122
  • 25. PRÉSENCE IMPORTANTE DE LANTHANIDES DANS LES MACHINES, page 135
  • 26. DANGERS POUR LES PERSONNELS ET SÉCURITÉ CIVILE, page 159
  • 27. ETUDES DE VENT, page 164
  • 28. INFORMATIONS GÉNÉRALES TRONQUÉES DE NATURE À TROMPER L’INFORMATION DU PUBLIC, page 173
  • 29. FRAGILITÉ DU CONSTRUCTEUR PRESSENTI , page 179
  • 30. URBANISME , page 182
  • 31. OCCUPATION DES TERRAINS NON CONFORME, page 196
  • 32. DESTRUCTION D’UN ITINÉRAIRE DE RANDONNÉE CLASSÉ ET PROTÉGÉ, page 201