Éoliennes : La sécurité du territoire est-elle négociable ?

Un des députés de la Mayenne (1) a profité de l’audition de Ségolène Royal, par la commission spéciale chargée d’examiner le texte relatif à la transition énergétique, pour tenter de faire annuler les zones d’exclusion d’éoliennes demandées par l’armée française notamment dans son département.

L’armée de l’air considère au contraire que les radars militaires ont besoin d’un renforcement du périmètre de sécurité vis à vis des éoliennes et que certains sites sensibles doivent avoir des zones particulièrement protégées. Le Ministère de la Défense a défini aussi des secteurs d’entraînement spécifiques pour les avions militaires « fers de lance » des interventions dans les conflits mondiaux actuels.

Ce député met en avant que : « l’installation de 75 éoliennes dans son département est actuellement bloquée par l’armée Française » et il déclare : « les mesures de sécurité militaire aérienne seraient en passe d’interdire l’implantation d’éoliennes sur 60% du territoire national et compromettre 9 milliards d’euros de fonds privés qui sont actuellement en attente d’investissements, ainsi que nos objectifs en matière d’énergie renouvelables et toute l’économie liée au développement durable et donc à l’emploi »

[blockquote align= »right »]La fédération Environnement Durable rappelle d’abord que les chiffes qu’il annonce sont fantaisistes puisque les éoliennes sont subventionnées par de l’argent public provenant de la taxe CSPE prélevée sur les factures d’électricité des français[/blockquote]

La fédération Environnement Durable rappelle d’abord que les chiffes qu’il annonce sont fantaisistes puisque les éoliennes sont subventionnées par de l’argent public provenant de la taxe CSPE prélevée sur les factures d’électricité des français et que les éoliennes, étant toutes importées du Danemark et d’Allemagne, servent principalement à créer des emplois dans ces pays et non en France.

La Fédération Environnement Durable déclare qu’il ne serait pas acceptable d’affaiblir la défense du territoire français en perturbant les radars, au moment où l’armée française est de plus en plus engagée dans une guerre internationale contre le terrorisme, et doit faire face à des nouvelles technologies d’attaques aériennes particulièrement furtives et redoutables.

(1)Yannick Favennec (UDI)

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