Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue !

J’ai la rage.

Puy-Lavèze, vous ne connaissez pas, et pour cause, c’est un petit village tranquille, niché en bordure du Massif des Mont-Dore. Ce village tranquille fait parti de la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze, de la Communauté de Communes de Sancy-Artense.

Très récemment, j’ai appris qu’a son tour, la municipalité de Saint-Julien-Puy-Lavèze avait cédé au chant délétère de la sirène éolienne et avait donné son accord à l’implantation d’un parc éolien. [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/arrete_du_13_juin_2013-2.pdf” target=”_blank”]Le projet éolien, validé par la Préfecture du Puy de Dôme[/icon_link], ouvre à l’exploitation par la société CEPE, en fait EOLE-RES, filiale de RES Méditerranée, un parc de 6 (six) aérogénérateur industriels. Ces aérogénérateurs seront d’une capacité de 2 MW et d’une hauteur de 150 mètre en bout de pale. Il y aura en plus deux postes de distribution d’énergie pour desservir ces machines géantes.

De la part des promoteurs de l’éolien, les techniques habituelles ont été appliquées. Il suffit pour le constater [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.eoleres.com/fr/nos-projets/parcs-eoliens/development/puy-lavèze.aspx” target=”_blank”]de consulter leur site[/icon_link] . J’y relève beaucoup de contradictions.

Il est dit, par exemple :

[highlight type=”light”]« Le projet éolien de Puy Lavèze permettra d’économiser 7 700 tonnes de CO² par an et d’alimenter en électricité propre les besoins de 10 500 personnes chaque année. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

C’est occulter volontairement que les éoliennes ayant un fonctionnement intermittent, ce sont des centrales thermiques qui devront prendre le relais pour palier à leur manque.

C’est occulter aussi que, tant dans son processus de fabrication, que dans celui de son installation, cette technologie est loin d’être anodine quand à la production de CO².
Et je ne parle pas de leur recyclage en fin de vie, sachant qu’un camembert de 800m3 et de 1900 tonnes de béton armé va rester sur zone.

[highlight type=”light”]« Les mesures de vent réalisées sur site depuis plusieurs années permettent d’envisager une production annuelle de 26,4 millions de kWh… »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Un rapide calcul indique que, selon l’auteur, le facteur de charge de ces éoliennes serait de 25,11 %… L’égal des éoliennes offshore !
Il faut tout de même savoir qu’en montagne, le facteur de charge moyen est de 19 à 20 % !
A moins qu’il s’agisse “d’éoliennes marseillaises” ?

[highlight type=”light”]« Les études spécialisées des botanistes, ornithologues et paysagistes ont démontré que l’intégration d’un parc de 12MW était en adéquation avec les sensibilités environnementales. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Bizarre, elles n’ont pas fait beaucoup de bruit ces études, mais j’ai pu en trouver [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.auvergne.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/63-_St_Julien_Puy_Laveze_-_Parc_eolien_avis_AE_cle141b19.pdf” target=”_blank”]les conclusions[/icon_link]  auprès de la Préfecture du Puy de Dôme :
La première chose que j’y ai remarqué, c’est que l’on s’inquiète du cône de vision depuis la Banne d’Ordanche, ou depuis le Massif des Mont-Dore, ce qui est certes important …

Mais, le cône de vision du pékin qui a sa maison sur place ou dans les communes avoisinantes, quelqu’un y a-t-il pensé ?

Ce rapport m’a d’ailleurs permis de découvrir un autre projet dans les tuyaux à peu de distance de là, sur les communes voisines de Prondines et de Briffons (63).

[highlight type=”light”]« Le cadre de vie est préservé grâce à l’ensemble des études réalisées sur les aspects environnementaux, sociaux et humains. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Sans commentaire, voir les photos de ce site (ci-dessous) non encore massacré que j’ai publiées sur [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.panoramio.com/user/4673996/tags/Saint-Julien-Puy-Lav%C3%A8ze” target=”_blank”]www.panoramio.com[/icon_link]

Et enfin, celle que je gardais pour la fin :

[highlight type=”light”]« A sa création, le parc éolien de Puy Lavèze contribuera au développement économique local grâce à la fiscalité et au recours à des entreprises locales pour le chantier. »
–  le promoteur EOLE-RES -[/highlight]

Les entreprises locales, c’est à voir, mais la fiscalité, l’auteur de ces lignes semble oublier que c’est le citoyen qui va être ponctionné, à son corps défendant, par le biais de la CSPE, qui sert essentiellement à financer une dette découlant de l’obligation faite à EDF d’acheter au prix fort (en moyenne 5 fois plus cher !) de l’électricité éolienne ou photovoltaïque.[blockquote align=”right” cite=”Didier Chateau, photographe”]Les entreprises locales, c’est à voir, mais la fiscalité, l’auteur de ces lignes semble oublier que c’est le citoyen qui va être ponctionné[/blockquote]

Du fait de cette obligation d’achat, les comptes d’EDF sont lourdement plombés, et de ce fait, l’Etat va verser d’ici à 2018, environ 4,9 milliards d’euro, qui viendront, comme de juste, de la poche du contribuable.

De plus, La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pour sa part averti à plusieurs reprises que la CSPE, allait connaître une progression spectaculaire pour atteindre jusqu’à 8 milliards d’euros en 2020 contre 5,1 milliards en 2013…
Les citoyens en état de précarité énergétique, seront surement ravis de savoir qu’ils ont, à l’insu de leur plein gré, à financer cette danseuse du Grenelle de l’environnement.

A force de battre le tambour de l’anti-nucléaire, on est prêt à nous refiler l’équivalent peint en vert, avec en prime un chamboulement de la France rurale, et donc un reniement de notre histoire.
Ce serait pour un autre type d’activité, il faudrait d’abord qu’elle prouve son utilité.
Là, on est dans le dogmatisme.[blockquote align=”right” cite=”Didier Chateau, photographe”]A force de battre le tambour de l’anti-nucléaire, on est prêt à nous refiler l’équivalent peint en vert[/blockquote]

On veut remplacer la peste par le choléra…

Pour ce village de Puy-Lavèze, à moins d’un miracle, je crains qu’il ne soit trop tard pour agir contre ce projet de parc qui semble avoir toutes les autorisations officielles.

Sauf si …

Projet éolien de Puy-Lavèze. Positionnement des 6 éoliennes sur le site.

Projet éolien de Puy-Lavèze. Positionnement des 6 éoliennes sur le site.
Ce positionnement a été réalisé grâce aux données fournies par l’Arrêté Préfectoral n° 13 – 01279 du 13 juin 2013 de la Préfecture du Puy de Dôme.

Illustration du projet éolien de Puy-Lavèze.

Illustration du projet éolien de Puy-Lavèze.
Cette photo, est un montage réalisé par le site eoleres.com.
Cependant, de nombreux élément me font douter fortement que cette photo ait pu être prise sur le site.

Depuis la voie communale menant au village de Barreix, depuis la Départementale 82.

Depuis la voie communale menant au village de Barreix, depuis la Départementale 82.
Le soleil se lève et éclaire la Banne d’Ordanche et le Massif des Mont-Dore.
Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.
Situation : Barreix, commune de Briffons. (63820)

Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.

Dans peu de temps, la vue ne sera plus la même, car, entre ce point de vue et les montagnes, viendront s’interposer 6 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres.

Vue sur la Banne d’Ordanche et le Massif des Mont-Dore. Peut-on imaginer que cette image appartiendra bientôt au passé ? Peut-on accepter le viol en bande organisé de ce sanctuaire ?

55 réflexions sur « Parc éolien à Puy-Lavèze (63) : Le Massacre à l’éolienne, ça continue ! »

  1. Moi, c’est marrant, je suis un connaisseur de l’endroit et j’adore la photo avec les éoliennes. je trouve que cela s’intègre bien…

    Pour vos autres arguments, notamment sur l’intermittence, je passe mon chemin…trop de mauvaise foi tue le débat !

    Par contre vous ne dites pas un mot sur l’assentiment de l’ensemble de la population de saint Julien Puy Laveze vis a vis de ce projet. pourquoi ?
    Votre avis compte plus que le leur ?

  2. Bonjour,

    Et merci d’intervenir sur cet article. N’hésitez pas à partager vos propres sources et chiffres, notamment sur l’acceptation du projet ou sur l’intermittence que vous semblez maitriser.

    Cordialement,

  3. Bonjour, et bienvenu monsieur Rino,
    (Puisque c’est le pseudo que vous vous êtes choisi).

    Votre très intéressante intervention m’inspire ces quelques remarques :

    “… j’adore la photo avec les éoliennes. Je trouve que cela s’intègre bien… ”
    Question de goûts, permettez-moi de ne point le partager.

    De mon point de vue, ces machines ne s’intègrent pas au paysage, elle l’écrasent.
    Au sujet de ce montage photographique que “vous adorez”, il me semble que les proportions, pour des machines de 150 mètres de haut, n’est guère respectée.
    Elle est, je dirais même, exagérément minimisée.
    Enfin, tout dépend, naturellement, du point supposé de la prise de vue…
    J’avoue que je n’ai pas réussi à le trouver, mais, puisque vous dites être “un connaisseur de l’endroit“, peut-être arriverez-vous à me situer le point d’origine de cette prise de vue ?

    “…vous ne dites pas un mot sur l’assentiment de l’ensemble de la population de saint Julien Puy-Laveze vis a vis de ce projet
    Veuillez me le pardonner, si je me trompe, mais je ne crois pas qu’il y ait eu de débat contradictoire quand ce projet a été présenté…
    (Du moins, je n’en ai pas été informé ?)

    Connaissant les difficultés réelles, du point de vue financier, des agriculteurs et des petites communes, il est bien évident que lorsqu’on fait miroiter des rentrées de revenus substantielles, (ce qui est l’un des arguments phare des promoteurs de l’éolien), on ne peut que rencontrer une oreille attentive, surtout quand on leur explique qu’en acceptant ce genre de proposition, ils vont œuvrer pour “le bienfait des futures générations”…
    Le coup de “l’appartement témoin” en quelque sorte.

    Par contre, quand vous écrivez :
    Pour vos autres arguments, notamment sur l’intermittence, je passe mon chemin… trop de mauvaise foi tue le débat !

    Trop de mauvaise foi“, dites-vous ?
    Je vous convie donc vivement à développer le sujet, car après cette affirmation, disons, péremptoire et quelque peu discourtoise, vous ne pouvez guère vous en tirer avec une pirouette du genre “je passe mon chemin” …
    Je vous écoute donc avec toute l’attention requise.

    Cordialement,
    Didier Chateau.

  4. Didier!! Nom de Dieu tu l’as mouché le lascar!!!!!
    C’est le genre de mec qui apprécie ces jalons sur les chemins de St Jacques de Compostelle, question de ne pas se planter sur la carte IGN.
    Et à la fin de l’envoi, je touche!!!

    ;o))

  5. Bonjour à tous.

    Mon cher Africantal, j’ai pour habitude et principe d’être toujours ouvert à un échange contradictoire.
    La seule chose que je demande, est qu’il soit courtois, et dans le respect mutuel des interlocuteurs entre eux.

    Je suis donc toujours dans l’attente de l’argumentation de monsieur Rino, et en attendant, quelques chiffres tirés du PROJET DE SCHÉMA RÉGIONAL CLIMAT AIR ÉNERGIE DE L’AUVERGNE, rapport de 2011.

    2007 : l’éolien en Auvergne a produit 100 GWh pour une puissance installée de 55MW.

    Ndlr : Les 55 MW installés auraient du produire 481,8 GWh.
    Le facteur de charge est de 20,75%.

    2011 : l’éolien en Auvergne a produit 334,4 GWh pour 176 MW installés.

    Ndlr : les 176 MW installés auraient du donc produire 1541.76 GWh.
    Le facteur de charge est de 21,68%.

    Les éoliennes en Auvergne ne produisent donc que durant 1/5 du temps.
    Ceci est du à plusieurs paramètre, entres autre à l’entretient et surtout, aux régimes de vent très capricieux dans nos régions.

    Aussi, quand la société EOLE-RES annonce un facteur de charge de 25,11%, c’est « de bonne foi » que je demande la justification de ce chiffre, pour le moins assez surprenant.

    Cordialement à tous.
    Didier Chateau.

  6. Je constate avec regret que monsieur Rino de veut plus donner suite au débat qu’il a lui-même lancé.
    Je me permets donc, à son attention ainsi qu’à celle du lecteur de ce billet, de soumettre cette curiosité :
    En faisant des recherches sur des rapports de l’ADME concernant l’étude des gisements éoliens en Auvergne, je suis tombé sur celui-ci daté de juin 2003.

    http://auvergne.ademe.fr/sites/default/files/files/DI/Energies%20et%20matieres%20renouvelables/Eolien/gisement_eolienenvironnement_Auvergne.pdf

    Curieusement, ce rapport trouve sur une bonne parti du territoire, des vents exploitables pour l’éolien, contredisant totalement les rapports du Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM) de Météo-France et du Laboratoire d’Aérologie du CNRS.

    Curieusement aussi, la rédaction de ce rapport a été confiée à un petit bureau d’études privé, Aria Technologies aux moyens bien plus limités que les deux précités, et qui pour cette étude, a utilisé un « logiciel maison », dont les caractéristiques technique baignent dans un flou des plus artistique.

    Mais là où j’ouvre de grand yeux, c’est quand, page 5 du rapport, je m’aperçois que le rédacteur dudit rapport, salarié à l’époque de Aria Technologies, est aujourd’hui le Directeur technique chez EOLE-RES, et chez RES Mediterranean…
    Je rappelle au lecteur distrait qu’EOLE-RES est le promoteur du projet éolien de Puy-Lavèze…

    Cela vous inspire-t-il une réflexion, monsieur Rino ?
    Cordialement,
    Didier Chateau.

  7. Bonjour à tous.
    J’ai eu l’information avec un peu de retard, et il ne reste que peu de temps.
    Pour info donc, une enquête publique diligentée par le Bureau de l’Environnement de la Préfecture du Puy de Dôme, est ouverte du 09 septembre 2013 au 11 octobre 2013 inclus.
    Cette enquête concerne le projet de parc éolien à Puy-Lavèze.
    Cette enquête est ouverte à tous.

    http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/avis_d_enquete_publique-10.pdf

  8. Cher Mr.Chateau Didier,

    Je vous contacte en ce jour pour vous faire part de mes commentaires, suite à la lecture de vos réactions au sujet de ce projet de parc éolien

    Sans vouloir vous offensser , votre critique première est avant tout subjective: l’impact sur “l’environnement visuel”.. Que préférez-vous? La vision d’éoliennes terrestres – que je trouve personnelement acceptable – ou des terrils? Des montagnes de charbon , des gisements de pétrole, ou des toures blanches avec des élices sympatiques ?

    Vous êtes – malheureusement pour vous – en anachronisme avec notre époque. Les champs offshore seront prochainement légions pour le bien être de notre planète (et de nos poissons: une marée noire a quelque chose de plus problématique que des moulins sur l’eau n’est-ce pas) et nos enfants seront heureux d’observer ces derniers car leur vue n’est dérangeante que pour ceux qui ont peur d’évoluer. Je préfère des éoliennes que des centrales nucléiares, et que tout le reste cité précédemment: leur impact environmental non visuel est intéressant pour tout être sur la planète (les oiseaux reconfigurent leur vol sans entrave).

    Les projets éoliens sont plus que nécessaires pour créer des centrales décentralisées alimentées par de l’énergie éolienne, solaire, de la biomasse (rappelons que le rendement énergétique d’une éolienne est plus important que, le nucléaire! Et même le gaz!) en quantité suffisantes.

    Je vais me permettre de compléter vos calculs sur les éolienens et leur rendement: la loi de Betz nous indique que la force cynétique du vent ne sait être captée (actuellement) qu’à 60% et le rendement net d’une éolienne équivaut entre 20 et 40% de l’expression de cette transformation d’énergie cynétique en énergie électrique: les chiffres actuels nous indiquent donc un captage entre 12 et 24% de l’énergie cynétique du vent avec les technologies du jour. Et pourtant l’éolien surpasse le rendement énergétique des centrales nucléaires avec ces technologies.. Alors imaginez dans quelques décennies quand vous aurez laissé le temps à ces dernières d’évoluer et de renouveller les parcs éoliens (tous les 20 ans donc).

    Dans vos calculs, vous oubliez quelque chose de crucial: théoriquement, on ne peut pas parler du rendement énergétique d’un seul champ éolien, il faut prendre en compte l’ensemble des champs interconnectés afin de réaliser une moyenne générale de l’énergie implémentée dans le réseau: quand une éolienne réalise du 20% quelque part, ailleurs cela tourne à des valeurs plus importantes.

    Et l’ensemble des champs aux caractéristiques différentes en France, en Allemagne ou en Belgique permet de compenser largement “l’intermitence” qui est concept de plus en plus archaïque au vu de l’évolution du réseau électrique européen: là où l’interconection était réalisée entre localités différentes, il est question ici de villes et même pays différents.

    En d’autres mots, au plus cette technologie est développée, au moins ces défaults (intermittences,..?) sont exprimés et ressentis, au moins nous polluons (btw: il est possible de réutiliser les pièces d’une éolienne, les matériaux sont bien évidemment récupérables)

    Une autre information: saviez-vous que l’éolien est responsable d’une diminution drastique de l’utilisation des TGV (turbines gaz vapeur)? Vous vous êtes trompés en citant le contraire.

    Brèf, n’hésitez pas à me répondre objectivement et tentons de construire un vrai dialogue car pour moi vous n’avez donné aucun argument valable pour empécher la construction d’éoliennes. Personnelement quand j’observe le développement des coopératives et des projets citoyens j’ai le sentiment que tout évolue en la faveur de l’environnement ET de l’habitant.

    Sur le long terme, votre comportement aura beaucoup plus d’effets négatifs sur l’environnement que l’installation d’éolienne et vous perdriez à votre propre jeu en voulant maladroitement préservé votre vue.

    De plus, vous n’êtes pas sans savoir qu’enlever une éolienne est faisable sans laisser de traces, alors pourquoi ne pas laisser une chance à ces technologies vertes d’écraser les lobbys énergétiques sales ?

    Vous devriez plutôt vous battre pour l’anihilation des organisations mafieuses autour des énergies vertes, mais pas vous battre contre ces énergies vertes

    Bien à vous,
    Alex

  9. Monsieur Tutelaire, Bonjour.

    Je vous remercie de m’avoir contacté par le biais de ce site, et je vais faire mon possible pour répondre « objectivement » à vos remarques, mais, avec votre permission, je vais le faire point par point.

    Vous professez que l’impact paysager que je déplore est purement « subjectif ».
    Puis-je vous faire remarquer que votre argumentation ne l’est pas moins ?
    En gros, votre raisonnement est le suivant :
    Les paysages ont déjà subi (je cite vos exemples), « des terrils des montagnes de charbon, des gisements de pétrole », donc, pourquoi pas les éoliennes ?

    Je vous fais remarquer que lors de la révolution industrielle, la notion d’environnement n’existait pas.
    Heureusement, les choses ont évoluées.
    Par exemple, s’il était courant, il y a encore une dizaine d’année, de balancer les huiles de vidange dans le tout à l’égout, cette pratique appartient désormais au passé, et des moyens ont été mis à la disposition tant des entreprises que des particuliers pour éviter cela.

    En gros, vous essayez de me démontrer que la notion de patrimoine est purement « subjective ».
    Que penseriez-vous d’un parc éolien dans la cour du Château de Versailles, ou dans celle du Château de Chambord ?
    Pourquoi ne pas dessiner des moustaches sur la Joconde ?
    Que diriez-vous d’une burqa pour masquer la nudité des Baigneuses de Renoir ?
    Pourquoi ne pas dessiner des éoliennes en fond sur L’angélus de Millet ?
    Je pense que si vous faisiez cela, vous vous attireriez les foudres de MM les conservateurs concernés.
    Allez-vous dire d’eux qu’ils sont « en anachronisme avec notre époque » ?
    Que leur avis est purement « subjectif » ?

    Vous faites un parallèle entre « les légions » de l’éolien offshore et les « marrées noire ».
    Je ne vois guère le rapport.
    En quoi l’éolien offshore va-t-il nous protéger d’un pétrolier en détresse ?

    Un autre de vos arguments me fait sourire :
    « Les oiseaux reconfigurent leur vol sans entrave »…
    C’est faux, et vous montrez là une profonde méconnaissance de la mécanique des flux migratoires des oiseaux, flux qui utilise les courants aériens.
    Si, pour une raison où une autre, les flux migratoires des oiseaux sont contrariés, c’est la survie de certaines espèces qui est remise en question.
    L’impact des éoliennes sur la faune touche principalement les oiseaux et les chiroptères. Leur implantation peut avoir des conséquences perturbantes sur les voies de migration et sur les corridors entre zones de reproduction, de repos ou d’alimentation.
    Elle peut également avoir un impact négatif sur la territorialisation des oiseaux au sein même des champs d’éoliennes et aux alentours (effet du bruit).
    Dans les couloirs de longues migrations, l’effet d’un détournement peut épuiser les oiseaux, ce qui préoccupe notamment les ornithologues et le Comité d’OSPAR sur les industries off-shore.
    Les incidences de la mise en place de l’équipement et des nouvelles structures de distribution de l’électricité sur les habitats existent également.
    Ou bien estimez-vous que les oiseaux sont eux aussi « en anachronisme avec notre époque » ?

    Enfin, quand vous me dites que « nos enfants seront heureux d’observer ces derniers (les parcs offshore) », n’êtes-vous pas vous-même dans une extrapolation hasardeuse et subjective sur ce que penseront « nos enfants » ?
    Quand vous me dites « car leur vue n’est dérangeante que pour ceux qui ont peur d’évoluer. », n’est-ce pas là une forme de terrorisme verbal ?
    Si la vue de machine de 150 mètre de haut me dérange, c’est donc que « j’ai peur d’évoluer » ?
    Dans une démocratie on peut être pour ou contre quelque chose et exprimer librement sa pensée, l’unanimité est l’apanage soit des dictatures, soit de l’utopie.

    Fin de mon analyse sur l’aspect « subjectif », selon vous, de mes réactions au sujet de ce projet de parc éolien.
    Au fait, savez-vous que la notion de « qualité de vie » est elle aussi purement subjective ?
    A méditer.

    Je poursuivrai plus tard, c’est l’heure sacrée du casse-croute !
    Bien à vous.
    Didier Chateau.

  10. Haaa Monsier Didier, j’apprends à vous connaître à travers la lecure de ces écrits:

    Vous utilisez une méthode assez simple d’argumentation qui vulgarise presque mes propos :

    Quand vous dites “Les paysages ont déjà subi (je cite vos exemples), « des terrils des montagnes de charbon, des gisements de pétrole », donc, pourquoi pas les éoliennes ?” ou que vous parlez de la mer noire que j’ai cité, je me demande si vous vous rendez compte vous même que vous n’avez pas compris ce que je voulais dire, car c’est pourtant assez évident: ce que je veux dire c’est que la communauté mondiale aujourd’hui a l’opportunité de remplacer des technologies et techniques sales, et bien plus défigurantes (terrils, puits de pétroles off shores, centrales nucléaires) par des procédés plus esthétiques et propres comme les éoliennes.
    L’éolien off shore est essentiel si nous voulons un jour nous débarasser des champs pétroliers en pleine mer (d’ici une cinquentaine d’année).

    Quand vous en venez à me poser la question: “que penseriez-vous d’un parc éolien dans la cour du Château de Versailles, ou dans celle du Château de Chambord ?”
    J’ai envie de vous dire qu’un Château de Versailles, nous n’en avons qu’un. Ce qui n’est pas le cas des paysages champêtres. Vous allez alors me répondre: “oui mais nous avons plusieurs chateaux , alors pourquoi ne pas en installer là?”, je vous répondrai alors que proportionnelement à la surface du territoire français, il y a plus de champs vierges que de chateaux, là où je veux en venir c’est qu’il y a énormément de terres totalement dépourvue de telles structures énergétique. Ce qui nous permet de conserver une proportion énorme de terres vierges d’éoliennes tout en décervant des permis sur certains territoires. Ces territoires ne sont dailleurs pas infinis, de part les méchanismes qui régissent la direction des vents et leur intencité. Donc vous pouvez déstresser.

    Quand j’explique que « Les oiseaux reconfigurent leur vol sans entrave” il me paraissait évident que je ne parlais pas de flux migratoires, pourquoi déformer le sens de mes propos? Cependant, sachez que l’altitude des vols migratoires n’est presque jamais (j’ai rajouté le presque pour vous faire plaisir) de 180 m (hauteur moyenne d’une éolienne : pale + mat). On estime la moyenne la plus basse à 300 m ou 235 pour le Sahara. En montagne c’est autre chose, mais là il n’y a jamais eu d’ennuis éoliens si je puis dire. Les vols classiques eux peuvent être perturbés par l’activité éolienne mais oui, les oiseaux reconfigurent leurs trajectoires comme le font les pigeons de génération en génération pour éviter nos toures en verre. Les pigeons sont toujours là non?

    Comprenez bien que quand je m’attarde sur le côté subjectif de la chose, je ne veux que mettre en perspective la situation où nous soutenons l’éolien, et celle où nous soutenons des technologies plus sales et plus contraignantes encore environnementalement parlant et “visuellement”.

    Vous savez, en vous lisant j’observe que votre analyse n’est restée que très faible, cherchant à exploiter des possibilités d’interprétations. C’est dommage, vous me confortez dans l’idée que vous travaillez principalement à l’affect (il y a toujours un part d’affect, mais chez vous elle prend le dessus). J’aimerais sincèrement que vous répondiez à tous mes propos de manière plus travaillée pour réellement me montrer que vous êtes une personne avec de l’argument, et pas un de ces nombreux citadin en quête d’existence à travers la création paranoïaque d’une pseudo lutte mal tournée.

    Pour terminer cette réponse je vais mettre en exergue deux points:

    1) Les territoires où l’installation d’éolienne est rentable sont limités: le patrimoine visuel champêtre est assuré d’être conservé dans des proportions tout à fait respectable. Pareil pour le patrimoine visuel maritime.

    2) L’éolien nous permettra , avec d’autres technologies soutenant le système des centrales décentralisées dont j’ai parlé dans mon précédent message mais que vous avez pourtant ignoré (vous alliez en parler dans votre prochaine réponse sans doute, je l’espère du moins!), d’améliorer notre qualité de vie en conservant les bienfaits de notre société et en rangeant de côté les sources d’énergies qui tuent notre planète comme les énergies fossiles.

    Même pour des sceptiques comme vous , après la lecture de mes dires, vous devriez vous rendre compte qu’au mieux l’éolien est une bonne chose qui n’est pas dérangeante à observer par endroit car il nous reste la possibilité de profiter de l’énorme majorité des terrains non impliqué dans le développement de ces technologies, et qu’au pire l’éolien est un mal pour un bien et qu’il ne nous faudra que tourner la tête pour observer 96% de la surface du territoire champêtre et maritime français conservé

    Les oiseaux , eux, seront heureux de ne plus avoir à subir les tonnes de CO² dans l’athmosphère qui dérègle bien plus leurs flux migratoire que tout autre chose, ou bien même les marées noire, et ce grâce au mouvement vert de production d’énergie

  11. Monsieur Tutelaire,

    Pas de souci pour le doublon, je viens de l’éliminer, notre débat sera ainsi plus clair.
    Dans un souci de clarté, et avec votre permission, je vous serais très reconnaissant d’avoir la courtoisie de me laisser terminer l’analyse de votre premier post.
    Merci.
    (Rassurez-vous, je prendrai aussi en compte votre dernier post, mais ultérieurement.)

    Comme je l’ai analysé, votre post comporte trois axes, environnemental, énergétique et financier.

    – Parlons donc du volet énergétique et de ces implications.
    Vous me citez la « la loi de Betz » (en fait, la dénomination exacte est « Limite de Betz »).
    Visiblement, volontairement ou par ignorance, vous faites un joyeux amalgame entre « rendement », et « facteur de charge ».

    Le rendement est le rapport de l’énergie utilisable à l’énergie mise en œuvre.
    Ce n’est pas ce qui nous intéresse.
    Le facteur de charge (ou facteur d’utilisation) d’une centrale électrique est le rapport entre l’énergie électrique effectivement produite sur une période donnée, et l’énergie qu’elle aurait produit si elle avait fonctionné à sa puissance nominale durant la même période.
    Le facteur de charge est souvent calculé sur une ou plusieurs années.
    Là est la valeur qui intéresse le consommateur.

    En Auvergne, pays montagneux, nous sommes fréquemment soumis à des régimes de haute pression, (anticyclone), caractérisées par l’absence totale ou quasi totale de vent.
    C’est le temps d’été typique, lorsque la chaleur dure et augmente pendant plusieurs jours au moins (ce qu’on nomme de façon erronée une “vague de chaleur”). Le même type de temps “vague de froid” se présente en hiver, mais le plus souvent accompagné de fortes gelées.
    Le problème, c’est que c’est justement là que l’on a besoin d’énergie.

    Cela ce vérifie à la lecture des rapports du PROJET DE SCHÉMA RÉGIONAL CLIMAT AIR ÉNERGIE DE L’AUVERGNE, et de RTE Auvergne, lesquels indique les chiffres suivant pour le facteur de charge de l’éolien en Auvergne :
    2007 : 20,75% – 2011 : 21,68% – 2012 : 21,92%
    Vous pouvez constater que le facteur de charge de l’éolien en Auvergne est relativement faible, et que si nous devions lui confier notre fourniture énergétique, ce serait obligatoirement avec des systèmes fournisseurs d’appoint à réactivité immédiate, c’est-à-dire des centrales thermiques.

    Une alternative serait de trouver des moyens de stockage de l’énergie produite non consommée, mais cela est encore à l’état embryonnaire, et de plus d’un coût rédhibitoire.

    Concernant l’interconnexion entre parc producteurs, là aussi, tous les projets se heurtent à de grandes difficultés techniques, et à ce jour, leur fiabilité est loin d’être démontrée sur une échelle européenne.
    Un rapport du gestionnaire allemand de réseau électrique E.On Netz dénonce, et surtout chiffre, les importantes perturbations dans le réseau du à la production aléatoire des éoliennes.
    Perturbations qui se répercutent jusque sur les réseaux des pays voisin connectés.
    Toujours à la lecture de ce rapport, quand vous m’annoncez « que l’éolien est responsable d’une diminution drastique de l’utilisation des TGV (turbines gaz vapeur) », je crains que ce ne soit que dans vos rêves…
    Je sais que les promoteurs éoliens placent leurs espoirs dans les systèmes « smart grid », mais la aussi, il semble que ce soit une chimère.
    A suivre…

  12. Suite :

    – « Je préfère des éoliennes que des centrales nucléaires »…
    Croyez-vous sincèrement que l’éolien va supprimer le nucléaire ?
    A l’instar des tenants des EnR en général, et de l’éolien en particulier, vous nous sortez cette image irréaliste, et je vais faire un copier/coller d’un commentaire fait ailleurs :

    « Les EnR OU le Nucléaire » ?
    Cette image largement véhiculée par certains est une contrevérité, car ce sera « les EnR ET le nucléaire » !

    Imaginons que demain, on mette tous les réacteurs à fission nucléaire sur « STOP », et que nous ne consommions « QUE » de l’électricité estampillée « EnR », cela voudra-t-il dire que le problème du nucléaire aura disparu de notre pays ?
    Bien sûr que non…
    Admettons que l’on puisse démanteler ces installations, ce qui prend un laps de temps assez conséquent, que faisons nous des matières fissiles qui se trouvent dedans ?
    On les enterre ?
    On les expédie dans des pays du Tiers Monde, comme hélas, nos « démocraties occidentales », autoproclamées « supérieures » ont trop souvent l’habitude de le faire ?

    Ajoutez à cela que nos centrales à fission nucléaire sont parmi les plus sûres, parce que ultra surveillées, parce que sous la loupe médiatique, parce qu’elles sont en production.
    Si demain elles sont inactives, croyez-vous que la surveillance sera du même niveau ?
    Pour d’évidentes considérations économiques, je pense pouvoir répondre que non.

    Alors, ces centrales nucléaires tant décriées, je pense qu’il vaut mieux réfléchir un peu avant de jeter le bébé avec l’eau du bain.
    De plus, c’est grâce à ces centrales que nous avons l’un des taux d’émission de CO² le plus bas d’Europe, alors que l’Allemagne et le Danemark, grand utilisateurs d’éolien, occupent la première place dans les émission de GES !

    Notez en passant que si les recherches sur la surgénération n’avaient pas été abandonnées dans les années 80 pour des raisons uniquement électoralistes, le problème des déchets n’en serait plus un aujourd’hui.

    A suivre…

  13. Suite :

    – « Les projets éoliens sont plus que nécessaires pour créer des centrales décentralisées »
    Encore tout faux.
    Premièrement, parce que dans une tentative de rendre cette énergie exploitable, tout en essayant d’en minimiser le coût du transport, on en vient à la centraliser !

    De plus, je trouve que de centraliser les moyens de production de l’électricité est une bonne chose.
    Un calcul simple vaut mieux qu’un long discours.

    Le facteur de charge d’un réacteur nucléaire a été situé entre 78 et 80%.
    Celui de l’éolien terrestre est en moyenne de 22%
    On peut donc schématiser ainsi le rapport :
    Pour produire l’équivalent énergétique d’un seul réacteur nucléaire de 1300 MW de puissance (soit 0,78×1,300= 1014MWh effectifs moyens), il faut installer 1014 / 22% = 4609 MW éolien
    La puissance moyenne des éoliennes terrestres en France étant de 2 à 3MW, un réacteur nucléaire sera remplaçable par, au mieux: 4609/3 = 1536 éoliennes.
    Le parc nucléaire français, c’est 58 unités de production réparties sur 19 sites.
    La capacité totale du parc nucléaire français est de 63.000 MW, soit une production théorique de 63000 x 0,78 = 49140 MWh
    Pour obtenir l’autonomie énergétique (ou plutôt pour se passer de nucléaire), et en tenant compte de leur facteur de charge, c’est à peu près 74500 éolienne de 3MW qu’il faudrait construire…

    Or, on sait que les éoliennes actuelles nécessitent une importante surface au sol, imposée par la rotation nécessaire en fonction de la direction du vent, par la taille des pales, par l’interférence entre éoliennes voisines sur le flux de vent, et par mesure de sécurité en cas de chute.
    Bien que chaque machine ait une faible emprise au sol (400m²), les éoliennes doivent être distantes entre elles d’au moins 200 m, donc elles doivent occuper une surface de 3,14 hectares chacune pour être en sécurité par rapport à leur voisine.
    Un champ moyen de 5 éoliennes occupera donc 15,7 hectare.
    Un champ de nos 74500 éoliennes sauveuse de l’horrible nucléaire occupera une surface de 233930 hectares, soit 2339,3 km² (le département des Yvelines)…
    Ou bien, étalée sur l’intégralité de la France métropolitaines, donnerait à peu près un mat tous les 7 km².
    Tout ceci, bien entendu, n’est qu’une hypothèse extrapolé au bout de la logique qui voudrait éradiquer la fission nucléaire du sol français.
    Hypothèse qui voudrait aussi qu’il y ait “toujours du vent quelque part”, ce qui fera sourire les météorologues sérieux, et que de plus on sache stocker l’énergie non utilisée.

    Bon, avec votre permission, je continuerai demain.
    Je vous souhaite une bonne soirée.
    Didier Chateau.

  14. Bonjour monsieur Tutelaire,
    Je poursuis donc.

    Vous me dites :
    « Une autre information: saviez-vous que l’éolien est responsable d’une diminution drastique de l’utilisation des TGV (turbines gaz vapeur)? Vous vous êtes trompés en citant le contraire »

    Etrange affirmation, car l’exemple des deux leaders européens en matière d’utilisation de l’éolien semblent infirmer vos dires :
    L’Allemagne et le Danemark sont les deux promoteurs de l’éolien en Europe.
    Ce sont aussi les deux leaders européens pour les émissions de CO² par habitant.
    Ce sont aussi les deux pays européens où l’électricité est la plus chère.

    Ces deux pays, pour compenser l’abandon du nucléaire (qui était déjà minoritaire chez eux) tirent leurs ressources en électricité des combustibles fossiles (charbon, lignite, gaz)
    Respectivement à 59,7% au Danemark, et 56% pour l’Allemagne.

    Pour réussir leur fameuse « transition énergétique », ces deux pays ont impérativement besoin de la collaboration de leur voisin, pour la bonne raison qu’ils ne peuvent être autosuffisants.

    Alors, veuillez m’excuser, mais je constate que :
    La France exporte son courant.
    La France à l’un des taux d’émission de CO² le plus bas d’Europe.
    La France à le MWh parmi les moins chers d’Europe (à peu près la moitié de celui des deux pays « exemplaires »)
    En gros, et pour faire court, ce que n’a pas réussi tonton Adolph par la voie des armes, tante Angéla réitère avec la collaboration des verts ?

    De mon point de vue, l’électricité est la forme d’énergie la plus propre dans son utilisation.
    Mais, il n’existe pas de moyen de la produire de manière 100% propre.
    Cet éolien, qui pour vous, est la panacée universelle, est loin d’être anodin, déjà dans la fabrication de vos moulinettes, et d’autre part, ne vous en déplaise, dans le fait que ce moyen de production à impérativement besoin d’une énergie thermique complémentaire.

    Je ne considère pas non plus la fission nucléaire comme une fin en soi, mais comme une étape transitoire vers la fusion nucléaire (Programme ITER).

    Dans les EnR, si on élimine les énergies intermittentes, il nous reste quoi ?
    Les hydrolienne (les marées sont constantes, elles !)
    La biomasse, mais à plus ou moins long terme, nous devrons faire face à la déforestation.

    La géothermie profonde, qui est la grande oubliée des EnR, alors que le générateur qui se trouve sous nos pied, et particulièrement en Auvergne, est lui, permanent !

    A suivre…

  15. Parlons maintenant de l’aspect financier de l’affaire.

    Au bien sur, tout en bout de la chaine, il y a ce « pactole » que l’on fait miroiter aux élus locaux, et aux propriétaires des terrains où seront implantées vos moulinettes.

    Connaissant les difficultés réelles, du point de vue financier, des agriculteurs et des petites communes, il est bien évident que lorsqu’on fait miroiter des rentrées de revenus substantielles, (ce qui, je le rappelle, est l’un des arguments phare des promoteurs de l’éolien), on ne peut que rencontrer une oreille attentive, surtout quand on leur explique qu’en acceptant ce genre de proposition, ils vont, soi-disant, œuvrer pour «le bienfait des futures générations»…
    Une manière de les culpabiliser en cas de refus ?

    De plus, vous êtes dans ce milieu rural, un ferment de fracture sociale :
    Vous ne pouvez empêcher une animosité avérée entre le propriétaire d’une parcelle qui va bénéficier de la location pour l’installation d’un mat, et son voisin qui n’a pas envi d’avoir ce bidule devant ses fenêtres.
    Les « moulinettes de la discorde », en somme !

    Vous autre, promoteurs de l’éolien, vous « oubliez » soigneusement de leur dire que cet argent, il est ponctionné dans la poche des citoyens, essentiellement par le biais de la CSPE.
    Une ponction qui devient dramatique quand on sait la progression du nombre de ceux que l’on dit « en état de précarité énergétique ».

    Pour ces ménages, les conséquences de la précarité énergétique sont les suivantes :
    – Impayés, endettement progressif, coupures d’énergie,
    – Restriction et privation de chauffage
    – Problèmes de santé (maladies respiratoires, surmortalité hivernale)
    – Repli chez soi, isolement social

    Qu’est-ce qui amène à cette situation ?
    Le fait avéré que les EnR en général, et très particulièrement le photovoltaïque et l’éolien, sont sous perfusion financière permanente.

    Analysons l’éolien, puisque c’est lui le sujet de notre débat.
    On peut se poser la question, à savoir pourquoi un promoteur éolien s’acharne-t-il implanter ses moulinette dans des endroits où les régimes de vents ne le justifient pas ?

    Mais justement, parce que c’est très rentable, même, et surtout, avec un facteur de charge de 20% !
    Le lobby éolien est sous perfusion d’argent public en permanence.
    Le lobby éolien, (comme toutes les EnR), bénéficie de l’obligation d’achat de sa production par le fournisseur institutionnel du service public qu’est EDF.
    Arrêté du 23 décembre 2008 – art. 1 (V)
    http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do;jsessionid=C37828AFB6C40E9E3E4CE1E4426F7FB7.tpdjo08v_3?idArticle=LEGIARTI000020091742&cidTexte=LEGITEXT000019919553&dateTexte=20131010

    Connaissez-vous beaucoup de PME qui bénéficient de ce genre de disposition ?
    De plus, on peut constater, par l’article de loi, qu’un faible taux de charge est très lucratif, puisque il bénéficie d’un tarif d’achat de 8,2 ct/KWh, hors TVA, durant 15 ans !

    En résumé, le promoteur éolien n’a qu’un seul client (EDF) qui paye à 30 jours et il dispose d’un contrat garanti sur une période de 15 ans. Il bénéficie en plus d’aides financières majeures (Subventions de l’Etat français, Subventions de l’Europe, prêts à taux zéro de l’ADEME, réductions d’impôts loi Dutreil etc., etc.).
    Cette rentabilité est donc sans rapport avec le risque industriel et avec la rentabilité d’entreprises du secteur concurrentiel.
    Elle n’est due qu’à des avantages excessifs consentis par les pouvoirs publics au détriment des autres secteurs d’activité.

    La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), a récemment conclut que le mécanisme français constitue bien une “intervention de l’Etat” au sens du droit de l’UE.
    Je cite les conclusions de l’Avocat Général, M. Jääskinen :

    « La charge visant à financer l’obligation d’achat de l’électricité éolienne à un prix supérieur à celui du marché est supportée par tous les consommateurs d’électricité en France, indépendamment du point de savoir s’ils achètent ou non de l’énergie verte.
    Ainsi, les consommateurs se trouvent dans l’impossibilité d’opter pour ou contre l’achat d’énergie renouvelable. “Ce qui va à l’encontre des règles du marché intérieur libéralisé de l’électricité qui visent à offrir aux consommateurs un choix réel à des prix équitables et concurrentiels”.

    D’où les gesticulations récentes du SER de M. Jean-Louis Bal, qui n’a cure d’agrandir le trou financier de la France !

    A suivre…

  16. Toujours l’aspect financier…

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pour sa part averti à plusieurs reprises que la CSPE, allait connaître une progression spectaculaire pour atteindre jusqu’à 8 milliards d’euros en 2020 contre 5,1 milliards en 2013…
    Les citoyens en état de précarité énergétique, seront surement ravis de savoir qu’ils ont, à l’insu de leur plein gré, à financer cette danseuse du Grenelle de l’environnement.

    Tout cet ensemble fait qu’il devient très « tendance », et surtout très lucratif d’investir dans l’éolien.
    Les dividendes obtenus sont sans commune mesure avec le risque pris, et pour cause !

    On arrive à cette curiosité :
    Quand des gens achètent des actions du CAC 40, ce sont de « vils spéculateurs », quand le lobby éolien les intéresse financièrement aux miettes du festin, c’est un « investissement citoyen ».
    On se fait du fric, mais la tête haute !
    Les publicitaires de l’éolien, qui font très fort, ont réussi à nous imposer la sublime obligation morale de leurs fichus moulins.
    Il n’est guère besoin de chercher longtemps sur le net pour trouver des sites qui nous expliquent comment faire du fric avec l’éolien.

    Le revers de la médaille, c’est que cette manne attire et encourage aussi les pratiques frauduleuses.
    Le financement des EnR génère un système opaque propice à la corruption.
    Voir le trafic des Certificat vert, par exemple, cet article sur Economie Matin :
    http://www.economiematin.fr/les-experts/item/2867-ecologie-certificat-carbon

    Plus grave :

    Les polices européennes d’Europol expliquent dans un rapport :
    « Les mafias italiennes (…) investissent désormais dans le secteur des énergies renouvelables pour blanchir leurs revenus illégaux et bénéficier des aides européennes ».
    En tête de gondole, les éoliennes.
    L’an passé, la police italienne a saisi 350 millions d’euros de biens divers, appartenant à la « Ndrangheta », la mafia calabraise. Et dans le lot, le plus grand parc éolien d’Europe, situé à Crotone.
    Une bien belle réalisation de 48 aérogénérateurs construits grâce à une cascade de prête-noms et sociétés-écrans basés en Allemagne et en Suisse.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/04/la-mafia-investit-dans-les-parcs-eoliens-pour-blanchir-son-argent_3442690_3244.html

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/11/12/eoliennes-le-nouveau-business-plan-de-la-cosa-nostra_1266486_3214.html

    Bof, vendre des éoliennes ou des AK-47…, du moment que cela rapporte…

    Je vais arrêter là mon analyse de votre billet, mon cher monsieur Tutelaire, et pourtant, j’aurais encore beaucoup à écrire.

    Puis-je vous indiquer quelques ouvrages, facilement trouvable :

    De Karine Grijol, géographe :
    La faiblesse du vent : Impacts, enjeux et contradictions de l’éolien en France.

    De Philippe Roch, docteur en biochimie, ancien directeur du WWF Suisse puis secrétaire d’Etat à l’Environnement :
    Eoliennes, des moulins à vent ? : Un chemin entre refus et démesure.

    De Sylvie Brunel, géographe :
    A qui profite le développement durable ?

    Maintenant, mon cher, si l’environnement est vraiment votre préoccupation première, venez donc me rejoindre dans ma lutte pour la réhabilitation de nos lignes secondaires du chemin de fer.
    Il y a de belle économie en CO² à la clef, ainsi qu’une action réelle pour le désenclavement et la relance économique rurale.
    C’est d’ailleurs en faisant un relevé de la ligne d’Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand que j’ai découverts le projet de Puy-Lavèze…

    Bien cordialement,
    Didier Chateau

  17. Bonjour monsieur Tutelaire.

    Comme promis, je vais maintenant répondre à votre post du 9 octobre.
    Je dois avouer que je m’interroge sur le sens de votre diatribe, assez décousue par ailleurs.

    « Vous utilisez une méthode assez simple d’argumentation qui vulgarise presque mes propos »Traduit en français clair, que voulez-vous dire ?
    Je « vulgarise vos propos » ?
    A première vue, cela signifierait que je les mets à la porté du « vulgus » ?
    Ou bien voulez-vous me signifier que je les rends « vulgaires » ?
    Vous noterez que je prends un soin extrême à reproduire vos écrits, afin d’y apporter la réponse qu’il se doit.

    «… je me demande si vous vous rendez compte vous même que vous n’avez pas compris ce que je voulais dire… »
    Autrement dit, et pour rester poli, vous me traitez de « demeuré » ?
    Vous vous considérez donc dans la position du « Maitre » à l’élève ?

    « L’éolien off shore est essentiel si nous voulons un jour nous débarasser des champs pétroliers en pleine mer (d’ici une cinquentaine d’année). »
    (Vous noterez que j’ai respecté intégralement votre texte.)
    Très sincèrement, je ne vois pas le rapport.
    En quoi l’éolien va-t-il nous débarrasser « des champs pétroliers en pleine mer » ?
    De plus, vous êtes toujours dans la même logique de dire « on va remplacer une chose déjà laide par une autre qui le sera encore plus »
    En toute logique, toute nouvelle technique industrielle doit faire la preuve de son utilité avant d’être installée.
    Seul l’éolien semble échapper à cette logique.
    Nous sommes en plein dogmatisme…

    « Quand vous en venez à me poser la question: « que penseriez-vous d’un parc éolien dans la cour du Château de Versailles, ou dans celle du Château de Chambord ? »
    J’ai envie de vous dire qu’un Château de Versailles, nous n’en avons qu’un. Ce qui n’est pas le cas des paysages champêtres. »

    Vous me faites plaisir en reconnaissant l’unicité de nos sites architecturaux remarquables.
    Notez que cela ne semble pas être le souci des chantres de l’éolien, puisqu’il a fallu tout de même une intervention de l’UNSCO pour empêcher l’installation de parc éolien à proximité du Mont St Michel, et que d’autres se battent actuellement pour empêcher la même chose à proximité de la Collégiale de le Dorat. (Architecture romane remarquable du XIIe siècle, classée MH en 1846).
    Par contre, quand vous semblez banaliser « les paysage champêtres », vous semblez ignorer la diversité de la France en matière de paysages, diversité qui fait que chacun est unique.
    Raisonnement de citadin ?

    « Quand j’explique que « Les oiseaux reconfigurent leur vol sans entrave » il me paraissait évident que je ne parlais pas de flux migratoires »
    Ha ?
    C’est pourtant la première chose qui m’est venu à l’esprit, car c’est justement la grande préoccupation des ornithologues et du WWF.

    « Vous savez, en vous lisant j’observe que votre analyse n’est restée que très faible, cherchant à exploiter des possibilités d’interprétations. C’est dommage, vous me confortez dans l’idée que vous travaillez principalement à l’affect »
    ??? Qui donc fait dans le « subjectif » à présent ?

    Bon, j’arrête là, j’ai développé le reste dans les post qui précèdent celui-ci.
    Laissez-moi cependant rebondir sur cette affirmation :
    « … cherchant à exploiter des possibilités d’interprétations » (ndlr : de vos écrits)
    Je vous informe que j’ai la prétention de correctement interpréter la langue française. (Si, si !)
    Au cas où un texte est susceptible d’interprétations diverses et variées, qui doit-on incriminer ?
    Le rédacteur du dit texte, ou celui qui le lit ?

    « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
    Et les mots pour le dire arrivent aisément. »
    Nicolas Boileau.

    Bien à vous.
    Didier Chateau.

  18. Complément d’information.

    Quand j’écrivais, en réponse à monsieur Rino (post du 12/09/2013) et à monsieur Tutelaire (post du 08/10/2013) :

    « Connaissant les difficultés réelles, du point de vue financier, des agriculteurs et des petites communes, il est bien évident que lorsqu’on fait miroiter des rentrées de revenus substantielles, (ce qui, je le rappelle, est l’un des arguments phare des promoteurs de l’éolien), on ne peut que rencontrer une oreille attentive »

    Je ne pensais pas si bien dire !
    Je viens de découvrir le site Proxiti.info (http://www.proxiti.info/)

    Ce site est spécialisé pour transmettre toutes les informations liées à votre commune ou village, et entre autres choses, l’état de la santé financière de votre commune.

    Par curiosité, j’ai donc été consulter la fiche concernant la commune qui nous intéresse, St Julien Puy-Lavèze.

    Je n’en dis pas plus, tout est dans ces deux liens.
    Bonne lecture.

    http://www.proxiti.info/infocommune.php?o=63370&n=SAINT-JULIEN-PUY-LAVèZE

    http://www.proxiti.info/dette.php?o=63370&n=SAINT-JULIEN-PUY-LAVèZE

    Didier Chateau.

  19. “”””””” De plus, c’est grâce à ces centrales que nous avons l’un des taux d’émission de CO² le plus bas d’Europe, alors que l’Allemagne et le Danemark, grand utilisateurs d’éolien, occupent la première place dans les émission de GES !”””””””””””””

    Sans l’éolien leurs scores d’émissions seraient encore plus importants, donc je ne comprends pas la pertinence de ce propos. C’est un mauvais paradoxe que vous illustrez là. Par ailleurs, c’est PARCQU’ILS sont des grands émetteurs de CO² qu’ils tentent d’améliorer leur situation via ces énergies.

    Observons une autre de vos parole en lien avec ce sujet :

    “”””””””La France à l’un des taux d’émission de CO² le plus bas d’Europe.”””””””””

    77,7% du mix énergétique français repose sur l’utilisation du nucléaire. C’est une folie si l’on considère qu’un bouquet énergétique se doit d’être géré tel un portefeuille en asset management : la diversification est importante. Cependant, je préfère moi également l’utilisation du nucléaire vis-à-vis du fossile. Un autre mal pour un bien donc ?!

    Vous citez le projet ITER, de nombreux scientifiques actifs dans le domaine de l’énergie restent sceptiques quant aux possibilités d’exploiter la fusion MAIS , pour ma part, cela ne veut absolument rien dire. Il s’agit réellement d’une belle opportunité pour contrebalancer la diminution future des énergies fossiles, je vous le concède. Cependant, tout n’est qu’hypothétique et spéculer sur la future utilisation d’une future technologie qui sera possiblement exploitable n’est pas bon. L’éolien est là, présente un soutien à notre société de demain libre de quantité astronomiques de CO² produits et permet une action efficace AUJOURD’HUI

    “””””””””Imaginons que demain, on mette tous les réacteurs à fission nucléaire sur « STOP », et que nous ne consommions « QUE » de l’électricité estampillée « EnR », cela voudra-t-il dire que le problème du nucléaire aura disparu de notre pays ?
    Bien sûr que non… “”””””””””””””

    Je n’ai jamais considéré la situation nucléaire actuelle comme un réel problème. Ce qu’il faut éviter c’est son évolution massive (comme cela se fait en Chine côtière) et l’éolien participe à cela en proposant une technologie aussi – voire plus – compétitive.

    “”””””« Les projets éoliens sont plus que nécessaires pour créer des centrales décentralisées »
    Encore tout faux.
    Premièrement, parce que dans une tentative de rendre cette énergie exploitable, tout en essayant d’en minimiser le coût du transport, on en vient à la centraliser !”””””””

    Ce que vous dites n’est pas totalement faux, mais pas totalement vrai non plus. La création de centrales décentralisées caractérise un réseau où une multitude de connections à ce dernier sont réalisées (décentralisées) sans pour autant connecter directement tous types de producteurs (d’où la dénomination centrale, dans « centrale décentralisée »). Il s’agit d’une centralisation à une échelle différente que ce qui se faisait dans le temps.

    “””””””””Un champ de nos 74500 éoliennes sauveuse de l’horrible nucléaire occupera une surface de233930 hectares, soit 2339,3 km² (le département des Yvelines)””””””””””

    C’est une très bonne illustration, qui appuie bien la thèse qui veut que l’éolien n’est qu’une partie de la solution au problème des énergies fossiles. Je n’ai jamais parlé de STOPPER le nucléaire, mais bien d’endiguer sa prolifération. Donc.. votre démonstration chiffrée est intéressante – je l’affectionne réellement (je place un peu de subjectivité pour votre plus grand plaisir) – mais elle ne contredit en rien mon discours.

    «”””””””” Une autre information: saviez-vous que l’éolien est responsable d’une diminution drastique de l’utilisation des TGV (turbines gaz vapeur)? Vous vous êtes trompés en citant le contraire »””””””””””””

    C’est une vérité vraie avérée sur le terrain. Observer les chiffres en Belgique par exemple. Des TGV ont fermé car elles ne sont pas rentables (le gaz coûte trop cher en comparaison avec le prix de l’électricité, output de ces technologies ; ET elles sont utilisées à une fréquence baissière à cause / grâce au réseau éolien en Belgique par exemple, entrainant les coût fixes à des nouveaux non amortissables par les bénéfices de l’activité)

    “””””””La charge visant à financer l’obligation d’achat de l’électricité éolienne à un prix supérieur à celui du marché est supportée par tous les consommateurs d’électricité en France, indépendamment du point de savoir s’ils achètent ou non de l’énergie verte.
    Ainsi, les consommateurs se trouvent dans l’impossibilité d’opter pour ou contre l’achat d’énergie renouvelable. « Ce qui va à l’encontre des règles du marché intérieur libéralisé de l’électricité qui visent à offrir aux consommateurs un choix réel à des prix équitables et concurrentiels »”””””””””””

    Je vais mettre en exergue un fait très important : les énergies hautement salissante comme le pétrole et le charbon ont eu l’énorme avantage de ne pas devoir assumer sur facture leur coûts indirect COLOSSALE (accentuation du réchauffement climatique, pollution environnementale et conflits énergétiques au moyen orient : conflits sociaux ) qui s’avère être BIEN PLUS IMPORTANT que ces malheureux certificat verts.
    N’oublions pas qu’on tue au moyen orient pour le pétrole. S’accoutumer à la vue de quelques moulins modernes n’est pas aussi dramatique n’est-ce pas ?

    Le fournisseur d’électricité DOIT acheter X% d’électricité verte à un prix plus important car ce dernier prend en compte l’économie réelle indirecte obtenue grâce à la diminution des effets néfastes de l’utilisation d’énergie fossiles. De plus, vous parliez du projet ITER et du nucléaire servant de prémices à cette technologie, je vous prie de penser de la même façon pour l’éolien : en soutenant aujourd’hui ce type de procédé, on permet à l’industrie de faire évoluer ses techniques et nous visons une évolution SUR LE LONG TERME.
    Il suffit d’observer l’évolution du rendement ET du facteur de charge des éoliennes aujourd’hui vis-à-vis de ce qu’il se faisait auparavant pour s’en rendre compte.

    “”””””””””””Les polices européennes d’Europol expliquent dans un rapport :
    « Les mafias italiennes (…) investissent désormais dans le secteur des énergies renouvelables pour blanchir leurs revenus illégaux et bénéficier des aides européennes ».”””””””””””””

    C’est exactement ça le problème cher Mr. Didier !

    Là est le réel problème « faire du fric la tête haute », il y a de quoi être fière d’engranger des bénéfices SENSES ETRE UTILISER EN R&D ET EN DEVELOPPEMENT DE CES TECHNOLOGIES VERTES QUI ONT RAPORTES
    mais il n’est pas concevable d’utiliser à mauvais escient ces derniers ! Et là la population est réellement le dindon de la farce : lutter contre ces mafias est essentiel , primordial même pour ne pas miner la réputation des EnR.
    Cependant, cela n’est pas un argument contre le développement de l’éolien, mais POUR une REGULATION. Et je fais partie de ceux qui pense que c’est effectivement important.

    «”””””” Vous utilisez une méthode assez simple d’argumentation qui vulgarise presque mes propos »Traduit en français clair, que voulez-vous dire ?
    Je « vulgarise vos propos » ?
    A première vue, cela signifierait que je les mets à la porté du « vulgus » ?
    Ou bien voulez-vous me signifier que je les rends « vulgaires » ?”””””””””””””

    Je veux parler de cette méthode employée souvent les extrêmes gauchistes (je ne dis pas que vous en êtes) qui consiste à prendre certains propos et à en extraire une signification quelque peu grotesque (excusez-moi du terme) ou à en desservir le sens pour servir sa cause.

    «””””” … cherchant à exploiter des possibilités d’interprétations » (ndlr : de vos écrits)
    Je vous informe que j’ai la prétention de correctement interpréter la langue française. (Si, si !)
    Au cas où un texte est susceptible d’interprétations diverses et variées, qui doit-on incriminer ?
    Le rédacteur du dit texte, ou celui qui le lit ?”””””””””””””

    Exemple : « L’éolien off shore est essentiel si nous voulons un jour nous débarasser des champs pétroliers en pleine mer (d’ici une cinquentaine d’année). »
    Le sens que je donne à ce phrasé est de dire que l’éolien est une partie de la solution contre les énergies fossiles, et en haute mer ne vous en faites pas vous ne les verrez que très peu ces grands moulins qui intelligemment placés, ne perturberont même pas un tantinet les flux migratoire des poissons.

    Je vous l’accorde, c’est mon tort de ne pas rendre mes dires assez clairs, n’hésitez donc jamais à me demander de réexpliquer clairement ce que je souhaite réellement exprimer quand cela ne vous apparaît pas assez « limpide ».

    “”””””””« Vous savez, en vous lisant j’observe que votre analyse n’est restée que très faible, cherchant à exploiter des possibilités d’interprétations. C’est dommage, vous me confortez dans l’idée que vous travaillez principalement à l’affect »
    ??? Qui donc fait dans le « subjectif » à présent ?””””””””””””””

    C’est une conclusion objective que de dire que vous utilisez une mécanique générale (pas toujours, vous avez d’ailleurs fait un bel effort pour vos réponses) subjective d’argumentation, là où la subjectivité n’est que peu utilisée dans mon analyse de la problématique.

    «”””””””” Quand j’explique que « Les oiseaux reconfigurent leur vol sans entrave » il me paraissait évident que je ne parlais pas de flux migratoires »
    Ha ?
    C’est pourtant la première chose qui m’est venu à l’esprit, car c’est justement la grande préoccupation des ornithologues et du WWF.”””””””””””””

    Soit, relisons mes propos sur les précédent messages, j’ai été très clair à ce sujet je pense que vous l’avez finalement observé. Je pense, par ailleurs, que ces dits propos au sujet du vol des oiseaux reçoivent votre approbation « qui ne dit mot consent ».

    Pour conclure :

    « Didier Chateau
    Didier Chateau, 63 ans, retraité du privé. Photographe amateur, avec un sujet de prédilection, “l’archéologie ferroviaire”. J’arpente le milieu rural à pied, et je suis devenu, par la force des choses, ce que les gens du lobby éolien appellent un “impérialiste paysager” ! Pas de souci, j’assume cet état… »

    De par la lecture de votre profil, je comprends d’autant mieux votre argumentation. Si vous relisez attentivement tout ce qui a été dit lors de ce débat, vous en viendrez à cette conclusion :

    L’éolien a de l’avenir et est indispensable pour préparer un terrain sans énergies fossiles à notre belle planète et qu’il vaut mieux continuer de faire évoluer notre société en utilisant ce type de technologie qui optimiseront à leur apogée l’équation : préservation de l’environnement et du paysage + évolution de notre société + besoin en énergie = épanouissement sociale + symbiose avec la nature.

    Bien à vous,
    Tutelaire Alexandre

  20. Monsieur Tutelaire,

    Tout d’abord, veuillez me pardonner ce retard à vous répondre, d’autres activités nécessitaient d’être traitées en priorité.
    Pour ce qui est de l’orthographe de mes contemporains, n’ayez crainte, j’ai cessé de me formaliser à ce sujet, je crains que ce soit sans espoir.

    En toute franchise, je ne vraiment pas ce que vous voulez démontrer ?
    Sans vouloir vous fâcher, je dirais même que vous êtes dans le déni le plus complet.

    En renonçant à leur 17 réacteurs nucléaires d’ici 2020, les allemands eux-mêmes reconnaissent qu’ils vont émettre plus de CO², puisque la relève sera fournie par des centrales thermiques à flamme brûlant du charbon.

    Il est prévu de mettre en service, d’ici 2017/2020, 30 centrales à charbon pour une puissance totale de 26,4 GWh.

    En prenant en compte l’arrêt échelonné de tous les réacteurs, on estime que la production d’électricité de ce pays pourrait émettre entre 320 et 480 millions de tonnes de CO2 supplémentaires d’ici 2020, en fonction de la part respective des nouvelles centrales à charbon et à gaz (moins émettrices de CO²) et des énergies renouvelables.

    Donc, malgré les grandes déclarations du ministre allemand de l’Environnement, M. Sigmar Gabriel, la sortie du nucléaire s’accompagnera obligatoirement d’une forte augmentation des émissions de gaz carbonique, les énergies renouvelables étant radicalement incapables de remplacer les centrales nucléaires ; l’Allemagne est en train d’en faire la démonstration.

    En résumé, l’arrêt du nucléaire compensé par le mix charbon-éolienne devrait conduire, dans la meilleure des hypothèses, à une augmentation de 14 % des émissions actuelles de CO2 par l’Allemagne.
    De plus, la facture va-t-être salée, puisque, selon les opérateurs du réseau haute tension du pays, l’abandon de l’énergie nucléaire va coûter à l’Allemagne entre 200 et 400 milliards d’euros dans les années à venir.

    Alors, franchement, je ne vois pas où est le progrès ?

  21. Je prends la suite de votre démonstration, et là je me demande, que voulez-vous exactement ?

    Vous me dites :
    « Je n’ai jamais considéré la situation nucléaire actuelle comme un réel problème. »
    « Ce qu’il faut éviter c’est son évolution massive »

    Autre variante relevée un peu plus loin :
    « Je n’ai jamais parlé de STOPPER le nucléaire, mais bien d’endiguer sa prolifération. »

    Pourquoi diable voulez-vous qu’elles prolifèrent ?
    Nous produisons plus d’électricité que l’on en consomme.
    Tout au plus, nous pouvons les « faire évoluer », pour plus de perfectionnement, ce qui n’est pas la même chose.
    Quant à l’aspect « compétitif de l’éolien », permettez-moi, pour toutes les raisons que j’ai chiffrées précédemment, de rester dubitatif.
    Maintenant, puisque vous me reprochez de « faire le gauchiste », et de n’utiliser que des extraits de vos dires afin de la manipuler, je vous livre votre propre phrase sans en rien changer :

    « Je n’ai jamais considéré la situation nucléaire actuelle comme un réel problème. Ce qu’il faut éviter c’est son évolution massive (comme cela se fait en Chine côtière) et l’éolien participe à cela en proposant une technologie aussi – voire plus – compétitive. »

    Vous savez quoi ?
    D’une manière que vous allez qualifier de « subjective », je traduis cela ainsi :

    « Je ne suis pas inconscient au point de penser que l’on puisse se passer du nucléaire, mais je demande à ce qu’il y ait partage du gâteau »

    Quant à votre charge sur le programme ITER, elle ne me surprend guère, ce programme hérisse le poil de tous les verts qui y voient là le plus redoutable des concurrents à leur rêve de nous couvrir de moulinettes.
    Comme vous le dites, « de nombreux scientifiques actifs dans le domaine de l’énergie restent sceptiques quant aux possibilités d’exploiter la fusion », comme en leur temps, de nombreux « scientifiques » était sceptique quand à ce qui fait aujourd’hui notre quotidien.

    La fusion nucléaire est, à mon avis, l’avenir, alors que l’éolien n’est qu’un replâtrage du passé.
    Alors, sincèrement, quitte à payer, j’aime autant que ce soit pour un réel progrès.

    Il me semble aussi que je vous avais parlé de la géothermie profonde, parfaitement exploitable en Auvergne.
    Il me semblait aussi que j’avais évoqué le fait que de par sa production en hydroélectricité, le Massif Central tenait déjà son quota d’EnR, ce qui aurait dû nous mettre à l’abri des délires de ceux qui veulent transformer nos plateaux et nos montagnes en friche industrielle.
    Mais cela ne semble pas vous avoir inspiré ?
    Le saccage de notre région devient tel que bientôt on pourra dresser ce panneau à l’entrée du parc :
    VOUS ENTREZ DANS LE PARC NATUREL DES VOLCANS EOLIEN D’AUVERGNE

    Bon, avec (ou sans, d’ailleurs) votre permission, je vais en rester là, à moins que vous ne m’apportiez quelque chose de réellement nouveau.

    Bien à vous.
    Didier Chateau, “impérialiste paysager“. (^^)

  22. Cher Mr.Didier,

    Je tenais tout d’abord à vous faire remarquer que vous avez commis vous aussi de belles fautes d’orthographe :
    “Alors, sincèrement, qui à payer, j’aime autant que ce soit pour un réel progrès”

    Cette remarque n’est qu’une boutade, visant à mettre en avant nos points communs (c’est là également une petite faribole si je puis dire)

    Brèf,

    L’Allemagne est hypocrite, avec ou sans les éoliennes elle veut produire plus d’énergie à base de charbon car cette source d’énergie offre un EROEI de 80, ce qui correspond au return énergétique du pétrole importé en 1975-80 (aujourd’hui, il est de.. 17!)

    Je ne suis pas pour cette démarche

    Par contre, concernant la géothermie, il s’agit d’un procédé très demandeur en espace, infrastructure et offrant de faibles rendements énergétiques (8 est déjà un chiffre très optimiste)

    Je voulais conclure en vous précisant que depuis le début je suis d’accord sur un point : il ne faut pas implanter trop d’éoliennes, mais on ne peut pas systématiquement se soulever contre les champs éoliens qui ont un rôle important à jouer dans le mix énergétique du futur (qui pourraît atteindre de 5 à 30% du mix global en fonction du scénario)

    De plus, si la Fusion échoue, ainsi que d’autres projets d’énergie alternative en cours, nous aurons développé d’autres technologies comme les éoliennes qui peuvent encore bien évoluer : il ne faut pas mettre tous ses oeux dans le même panier

    Pensez à l’indépendance énergétique également, meême dans le cadre de la fusion : les consortiums de ce secteur auront moins de pouvoir si des projets éoliens et autres financés par des Coopératives (ou autres organismes) sont implantés, si le secteur est plus segmenté de part la pluralité de l’offre

    Il faut penser à tout cela dans un futur à moyen et long terme, c’est ainsi que l’on arrive à la conclusion qu’on ne peut pas objectivement être contre l’éolien, mais bien contre un développement non contrôlé de cette technologie

    C’est pourquoi je soutiens également des commités MODERES non définis comme “anti éoliens” mais comme “modérateurs de projets éoliens”

    Mon intervention ici n’a que le but de faire réfléchir à cela

    Une excellente soirée!

    BaV,
    Alexandre “impérialiste de l’objectivité intellectuelle”

  23. Sainte patience, priez pour moi.
    Amen.

    Mon cher Alexandre,
    Je vous serais reconnaissant de répondre aux questions que je pose, et d’éviter de tourner autour du pot :

    – Du niveau de sa participation aux EnR, le Massif Central satisfait déjà à ces « obligations » par son exploitation de l’hydroélectrique.
    J’attends votre réponse.

    – Pour la géothermie, je vous rappelle que j’utilise une valeur de référence commune à tous les moyens de production d’énergie électrique, c’est-à-dire le facteur de charge.

    Hors, comme la géothermie ne repose pas sur des sources d’énergie intermittentes, telles que par exemple le vent ou le solaire, son facteur de charge peut être très élevé.
    Il a été démontré qu’il peut aller jusqu’à 96 % (source : http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0375650503000531)

    Cependant la moyenne du facteur de charge des centrales était de 74,5 % en 2008, selon le GIEC, et les centrales récentes atteignent souvent des facteurs de charge supérieurs à 90 %.
    (Rapport SRREN)

    A comparer avec le facteur de charge ridicule de l’éolien, qui, en faisant une moyenne entre l’éolien terrestre et l’éolien offshore, atteint péniblement un facteur de charge de 24% !

    – Question de surface au sol, comme je vous l’ai indiqué lors de mon post du 9/10/2013, je me cite :

    « Bien que chaque machine ait une faible emprise au sol (400m²), les éoliennes doivent être distantes entre elles d’au moins 200 m, donc elles doivent occuper une surface de 3,14 hectares chacune pour être en sécurité par rapport à leur voisine.
    Un champ moyen de 5 éoliennes occupera donc 15,7 hectares. »

    15,7 hectares pour un potentiel de 12,5 MW, qui se traduiront par environ 2,5 MW consommable, une fois effectuée la pondération due à leur facteur de charge.

    C’est ça les chiffres.
    Evidement, ils ne parlent que si l’on garde une même référence commune, et non selon les desideratas de tout un chacun.

    Et quant à l’indépendance énergétique supposée des éoliennes, rappelez-moi donc qui en sont les fournisseurs ?

    Merci.
    Didier Chateau.

    PS, pour la phrase :
    « Alors, sincèrement, qui à payer, j’aime autant que ce soit pour un réel progrès »
    Je vous remercie d’avoir eu la gentillesse de le souligner, il fallait en effet lire :
    « Alors, sincèrement, quitte à payer, j’aime autant que ce soit pour un réel progrès »
    Ce qui d’ailleurs, n’était pas une faute d’orthographe, mais plutôt une “coquille”.
    Je vais donc rectifier de suite.
    Bien à vous.

  24. Bonjour mon cher Alexandre,
    Savez-vous que vous me faites plaisir ?
    A ainsi chasser mes « coquilles », vous montrez votre extrême attention à mes écrits, chose qui ne peut que me réjouir !
    Certes, je n’irais pas jusqu’au fallacieux espoir de vous ramener à notre cause, car vous semblez accroché à la pale de votre moulinette, comme bernicle à son rocher. (^^)

    Cependant, avez-vous remarqué qu’il semble souffler un vent de panique chez la FEE, alors que plane l’annulation du tarif d’achat de l’électricité par la CJUE ?
    On peut dire que la Cour de Justice Européenne a mis un coup de pied dans la fourmilière.

    Alors que le gouvernement a annoncé une remise à plat des dispositifs de soutien aux énergies renouvelables, FEE présente, dans l’urgence, une étude qui défend le maintien des tarifs d’achat, et préconise de les améliorer (sic) pour optimiser la production éolienne.
    Selon la FEE, « les tarifs d’achat permettent de limiter les coûts de l’éolien, car ils sont bien plus sécurisants que d’autres dispositifs de soutien » (sic).

    La FEE en arrive même à promettre que la facture des consommateurs sera réduite grâce à l’éolien en … 2030 !
    FEE serait donc une bonne fée parée de toutes les vertus…,
    Ou bien, une fée qui cabosse ???

    Qui donc a écrit :
    Les tarifs d’obligation d’achat peuvent être envisagés pour des technologies non matures.
    Cela a été le cas pour le solaire et l’éolien à leurs débuts et beaucoup de choses positives en ont débouché.
    Mais aujourd’hui, ce sont les plus gros animaux du zoo et on les nourrit toujours au biberon !
    Les énergies renouvelables peuvent tenir debout toutes seules maintenant.
    ” ???

    Réponse : monsieur Johannes Teyssen, PDG de l’énergéticien allemand E.On

    Très sincèrement, mon cher Alexandre je ne connais pas d’exemple de PME, par définition privée, qui soit ainsi maintenu sous perfusion par les finances publiques, et si longtemps.
    Preuve s’il en est, de leur inadéquation d’une part, et de leur imposture d’autre part.
    C’est juste un constat.

    Bien à vous.
    Didier Chateau

  25. Cher Mr.Didier,

    Je reviens d’un restaurant et savez-vous de quoi ai-je discuté avec mon invité? D’à peu prèt tout, sauf du secteur de l’énergie éolienne. C’est bien pour ça que je suis retourné sur votre site : cela me manquait, cela me manquait de débattre avec mon ami Didier à la coquille facile! Quel fanfaron ce bonhomme me dira-t-on, j’en ai de la chance de vous avoir, ou pas me diront mes collègues qui m’attendent en ce moment même: les plaisirs extra professionnels au bureau, un vrai fléau!

    Concernant votre région, celle-ci peut permettre à d’autres contrées d’atteindre leurs objectifs énergétiques via un investissement éolien off shore (comprenez simplement on shore chez vous et non chez eux); vous êtes des héros soyez en fière chers amis!
    C’est également une petite boutade, je comprends votre angoisse mais si ce territoire est riche en gisement venteux, alors il est normal que vous dépassiez les objectifs. Exemple avec certains villages germaniques produisant 500% de leurs besoins en électricité via des technologies vertes et renouvelables ; le surplus est revendu stocké ou utilisé par un module de désalinisation.

    Brèf: la seule limite à porter à un territoire est celle du sur-emploie, je ne pense pas que cela soit le cas chez vous. Je me répète: je comprends qu’il faille contrôler l’expension de l’éolien, mais pas l’interdire bêtement et platement

    Pour la géothermie, cher ami, svp, mettez en perspective ce facteur de charge de 25% avec ce que rapporte l’éolien en terme de return ENERGETIQUE: 27 EROEI , c’est tout ce qui importe dans ce débat car vous comme moi savons que l’éolien ne peut être LA sauveuse de la problématique énergétique actuelle, mais est une composante du mix énergétique du futur. La géothermie est tellement moins rentable ENERGETIQUEMENT qu’on ne peut comparer ces dernières

    Au niveau de la surface nécessaire: voyez vous même ; vous exposez les limites qui font que nullement l’éolien ne sera l’envahisseur du téritoire français: les limites géographiques sont trop importantes: une énergie presque auto régulée

    Pour l’indépendance : libre au gouvernement français de prendre, pour une fois, une décision intelligente et de dépécher des professionnels pour les implanter en France même, ces fournisseurs-producteurs. La France reste tout de même seul maître à bord du contrôle de ses gisements venteux. Tel est la dimension donnée à cette indépendance: controler sa source d’énergie. Btw, quand on parle d’indépendance énergétique, permettez moi de soulever que dépendre de l’Allemagne pour se voir fournir des éoliennes est plus “indépendant” que de dépendre du bon vouloir de l’OPEP.. Il n’y a pas photo (enfin si, la photo du champ souillé par ces éoliennes me direz-vous)

    Au final, ce n’est peut être pas une mauvaise chose que l’allemagne se spécialise dans la construction d’éoliennes: bien moins de capital ne sera gaspillé en R&D, on gagne en économie d’échelle au niveau européen etc. Et les emplois créés en France pour le maintien, installation, et gestion des éoliennes sur le réseau(CAPEX) restent conséquents

    Pour la FEE, cher ami, vous n’avez pas retenu le fait que je vous expliquais que la communauté paie également , à travers les Certificats Vert par exemple, la non pollution de l’environnement : si vous deviez payer cela (l’impact environnemental, ce qui devrait être le cas ) quand vous utilisez le charbon, ou le pétrole: ça ferait mal au portefeuille du citoyen lambda..
    Et sans ces technologies votre facture énergétique dans les années 2050 serait tout simplement impayable: pensez au long terme svp!

    Quoiqu’il en soit, je le répète, l’éolien ne doit pas être développé à outrance, mais être tout simplement contre cette technologie est ridicule: elle offre un EROEI tellement important (même avec un facteur de charge de 25%! Imaginez si nous pouvions aller au delà à l’aide d’axe rotatif à aimant par exemple (ce qui est en développement)) que ne pas l’exploiter est tout simplement aussi ridicule que de voire ne pas boire du lait en plein désert sous prétexte que vous êtes végétalien…
    Par contre oui, il faut stopper les producteurs qui profitent du système pour s’enrichir hors que dans de nombreux car ils pourraient se passer d’un financement par la collectivité (mais au même titre que de manger bio est plus cher, consommer de l’énergie verte sera plus cher que pour le fossile, c’est une évidence; mais on peut limiter cette note en empêchant les abus)

    Et petit conseil: si vous voulez résoudre votre situation énergétique, svp, votez (je ne suis pas français) pour un président et pas pour un enfant malheureux; actuellement votre corps gouvernemental n’a rien dans le pantalon pour s’élever face aux lobbys et stopper les abus

    Bien à vous cher ami:,
    Tutelaire Alexandre

  26. Mon cher Alexandre.

    Si ce que vous me dites à la fin de votre post est la vérité, c’est-à-dire que vous n’êtes pas français, je comprends beaucoup mieux le peu de cas que vous faites de notre patrimoine.

    Aussi, je me permets de vous affirmer qu’en Auvergne, nous ne pousserons pas “l’abnégation” à ruiner ce patrimoine que nous ont légué nos aïeux, et ce, de plus en pure perte, juste afin de satisfaire une mode, ou plutôt à un lobby pseudo écologiste.

    Dites voir, elle semble vraiment vous déranger, la géothermie, pour que vous tentiez ainsi de la réduire à “peanuts”, comme diraient mes amis anglais.

    Enfin, permettez-moi d’être un peu choqué par la fin de votre post.
    Si, comme vous le revendiquez, vous n’êtes pas français, (ce qui est votre droit le plus absolu), cela ne vous autorise pas à ce manque de courtoisie regrettable dont vous faites preuve vis-à-vis de notre Président de la République.

    Maintenant, si c’était une manière détournée de connaitre mes orientations politiques, vous resterez sur votre faim.
    Premièrement, cela n’est pas l’objet de ce site qui se veut apolitique, deuxièmement, si vous connaissiez mes orientations en ce domaine, je gage que vous seriez assez surpris.

    Donc, je le répète, notre patrimoine n’est pas à vendre.
    Je ne vois rien à ajouter.

    Bien à vous.
    Didier Chateau.

  27. Cher Mr.Didier,

    Vous me semblez avoir pris la mouche, je m’en excuse: là n’était pas le but surtout que mes propos étaient clairement légers “enfant malheureux” est un qualificatif métaphorique sans poigne mais assez pertinent au vu des critiques qui lui sont faites par l’ensemble des français et des européens.

    Vous êtes vite choqué didonc! Vous me semblez extrêmement conservateur vis à vis de certains valeurs et images passéistes, je comprends de mieux en mieux la tournure de votre discours au fil de vos réponses et les informations explicites et implicites qui en émanent.

    Je pense que vous avez du mal à digérer le fait que oui, des éoliennes, que vous le vouliez ou non, vous en verrez. Mais non, elles ne seront pas présentes au point de vous mener la vie dure. Dormez sur vos deux oreilles cher ami,

    Et la géothermie est et sera utilisée de plus en plus dans le mix énergétique du futur mais bien moin que l’éolien: EROEI presque risible en comparaison avec ces moulins!

    Brèf, votre terre n’est pas à vendre, mais tout le monde devra faire des efforts pour soutenir une train de vie décent! Avec des limites bien sur

    Je ne comprends pas comment vous pouvez ne pas aquiesser , mes dires sont les moins radicaux du monde renouvelable et des plus objectifs, enfin bon!

    Une très bonne soirée à vous,
    Tutelaire Alexandre

    Ps: à 2 pâtés de maisons de chez moi se trouve un champ éolien, je ne suis pas propriétaire de ce champ, il ne me dérange pas. Pourquoi? Je tourne ma tête un peu à droite et que vois-je? Ottignie Louvain la Neuve dans toute sa splendeur! Magnifique.

  28. Mon cher Alexandre,
    Voilà que vous devenez désagréable ?

    « Vous me semblez extrêmement conservateur vis à vis de certains valeurs et images passéistes, je comprends de mieux en mieux la tournure de votre discours au fil de vos réponses et les informations explicites et implicites qui en émanent. »

    Heureusement qu’il existe des « conservateurs », ils sont les racines d’un peuple, d’une société.
    Et je n’ai encore jamais vu d’arbre sans ses racines.
    Notez que dans le « passéisme », vous n’êtes pas mal non plus, parce que vos « moulinettes » ne sont jamais que l’adaptation inadéquate des moulins à vent.

    Au fait, qu’est-ce qui vous amène donc à vouloir absolument convaincre un français à accepter le saccage de son patrimoine ?
    Est-ce parce que vous n’êtes pas concerné étant belge ?

    Vous seriez mieux inspiré de prêcher la bonne parole chez vos compatriotes, car il me semble savoir que le mouvement anti-éolien est assez conséquent dans votre pays, et particulièrement en Wallonie.

    « Je pense que vous avez du mal à digérer le fait que oui, des éoliennes, que vous le vouliez ou non, vous en verrez. »

    Je dois le prendre comment ?
    Comme une menace ?
    Que quoique l’on puisse dire, « elles » nous seront imposées ?
    Vous savez, nous autres, les « conservateurs », (d’autres disent « les ploucs ») nous somme très, très patients.
    Nous répugnions, en général, à « nous assoir » sur les lois de la République.
    Mais, quand trop c’est trop, le ton change, et nombre de préfectures ont gardé le souvenir cuisant de nos « visites de courtoisie »…

    Maintenant, connaissant la situation énergétique de la Belgique, qui subi le contrecoup d’accords pris à la légère avec votre voisin allemand, je comprends mieux votre “appel à notre abnégation“.
    Désolé, bien que j’aie beaucoup d’affection pour votre pays, c’est toujours NON.
    Par contre, quelques réacteurs nucléaires, on peut s’arranger…

    Vous semblez très « accro » à votre EROEI, (Energy Return On Investment).
    En français TRE (Taux de Retour Énergétique). Je préfère, mon « conservatisme » sans doute ?

    Je vois trois objections à faire à la prise en compte de ce paramètre.

    Premièrement, il n’a de valeur qu’à une période donnée.
    Le pétrole, comme le charbon, avaient à leur origine un TRE de 100.
    La raison est que les premiers gisements d’énergie exploités étaient aussi les plus faciles d’accès.
    Ils sont aujourd’hui de 14,5 pour le pétrole et de 80 pour le charbon.
    Les “nouvelles” énergies renouvelables comme le solaire photovoltaïque (TRE 7) ou l’éolien (TRE 18) ont des taux de retour bien inférieurs à la bonne vieille hydroélectricité (TRE de l’ordre de 100).
    La géothermie a un TRE de 13 aux USA, mais il est bien supérieur en Islande, en Indonésie ou en Nouvelle Zélande ou la ressource est affleurant.

    Deuxième objection, les paramètres du calcul de TRE.
    L’estimation du TRE est obtenue par le calcul mathématique de la quantité d’énergie primaire nécessaire pour l’extraction de la source d’énergie évaluée.
    Bien que la mesure du TRE soit un processus physique simple, il n’existe pas de consensus sur les activités pouvant être incluses dans la mesure du TRE du processus économique inhérent à cette extraction.
    Ainsi, jusqu’où devons-nous prendre en compte la chaîne d’opérations intervenant dans l’exploitation d’une source d’énergie ?
    Par exemple, si l’on emploie de l’acier dans les machines servant à extraire le pétrole, faut-il inclure dans le calcul du TRE du pétrole l’énergie utilisée pour fabriquer cet acier ?
    Et l’énergie utilisée pour construire l’usine qui produit l’acier ?
    Et l’énergie employée pour nourrir les ouvriers qui ont construit cette usine ?

    Donc sur quelle base peut-on calculer le TRE de vos chères éoliennes ?

    Troisième objection, Le paradoxe de Jevons.
    Ce paradoxe, énonce qu’à mesure que les améliorations technologiques augmentent l’efficacité avec laquelle une ressource est employée, la consommation totale de cette ressource peut augmenter au lieu de diminuer.
    Ce paradoxe implique donc que l’introduction de technologies plus efficaces en matière d’énergie peut, dans l’agrégat, augmenter la consommation totale de ladite énergie.
    Ce paradoxe a été énoncé par l’économiste britannique William Stanley Jevons en 1865, et est toujours vérifiée de nos jours…
    (Ha, le conservatisme !)
    Une extrapolation de ce paradoxe amène à l’effet de rebond et au postulat de Khazzoom-Brookes.

    Certains auteurs, comme Joseph Tainter, pensent que la baisse du TRE joue un rôle majeur dans la chute des civilisations.
    Sans aller jusqu’à là, il est évident qu’une filière est d’autant moins durable que son TRE est faible.
    La baisse générale que l’on observe sur toutes les filières est simplement le symptôme d’un système énergétique qui devient de moins en moins soutenable, et les énergies dites renouvelables n’échappent pas à ce constat.
    Il faudrait donc étudier comment les flux d’énergie se répartissent dans notre économie et dans quelles conditions ils permettent son bon fonctionnement, c’est-à-dire mettre l’énergie au cœur de la science économique en lui accordant la même attention qu’au capital ou au travail.

    En gros, il serait plus important pratiquer l’économie de l’énergie plutôt que l’économie d’énergie.

    Nous revoilà à la case départ, mon cher ami, et il va vous falloir trouver autre chose que votre EROEI pour me convaincre de laisser massacrer mes montagnes.

    Désolé…

    Au fait, puisque vous habitez la Belgique, connaissez-vous l’Abbaye du Val-Dieu, à l’est de Liège ?
    J’espère que vous n’avez pas été « flinguer » ce lieu avec vos moulinettes ?
    J’y ai de très bon souvenirs, rassurez-vous, pas avec les moines, plutôt avec la brasserie !

    Je vous souhaite une bonne soirée.
    Didier Chateau.

  29. Cher Didier,

    Bonjour!

    Je retrouve votre verve sympatique, j’en suis presque ému!

    En ce qui concerne l’économie de l’énergie, je ne peux qu’approuver: je défends moi même cette thèse. Notre mode de vie est à modifier si l’on souhaite conserver notre belle petite planète. Il est possible de jouïr d’un niveau de vie similaire voire même de l’améliorer en suivant cette direction: consommer moins et plus intelligemment.
    Cependant, Je n’irai pas jusqu’à défendre les dires de R.Heinberg invitant les peuplades à revisiter notre passé lointain, cette période où nous nous déplacions à cheval et où l’indépendance énergétique était naturelle.

    Le EROEI est une notion que ce même auteur emploie dans ces livres dont The End of Growth que je vous invite à lire si ce n’est déjà fait (ainsi que les classiques de Spence ou MacKay (surtout Renewable Energy without the hot air qui est pourtant considéré comme une ôde au nucléaire) ). Même si la base peut être à discuter, de nombreuses organisations indépendantes en sont arrivés aux même conclusions, à la même classification des technologies productrices d’EnR. Donc votre dissertation sur l’EOEI n’est pas un argument tangible.

    Notons que l’EROEI des EnR est sensé être constant sans évolution techniques et mécanique (la complexification du réseau électrique pourrait causer un problème, mais n’engendrerait pas de dégénération progressive) sur le long terme. En effet, il ne sera pas plus difficille de capter le vent dans 100 ans que maintenant. Ce qui n’est pas le cas pour le pétrole (je l’avais déjà expliqué il y a quelques messages). Peut être voulez-vous partir du postulat que dans le futur les gisements venteux pourraient se tarrir? Il faudrait que le soleil nous envoie moins d’énergie dans ce cas, ce qui est un signe de la fin de notre ère.

    Donc brèf, pour clore ce débat, je ne vois qu’un arrangement :

    – Une politique de communication efficace – non opaque – pour tous les groupes finançant ce secteur

    – L’établissement d’une cartographie des gisements venteux de France réalisée par des organismes indépendants et non liés aux lobbys éoliens

    – Une cartographie précise des territoires à conserver, à laisser vierge de toute trace éolienne, à comparer avec la précédente

    Le tout publié sur le net, aux yeux de tous

    – Un plus grand développement des coopératives indépendantes et des fonds d’investissements impliquant directement l’ensemble de la population dans le financement et la pleine propriété de ces éoliennes et autres EnR

    – La définition d’une limite claire et acceptable de la prolifération de cette technologie éolienne en fonction de son importance dans le mix énergétique du futur

    La géothermie… vous devriez lire d’avantage à ce sujet car je peux vous assurer que cette technologie est bien plus lourde à supporter pour notre éco système et bien moins rentable (énergétiquement et financièrement parlant (btw la finance reflète le management des ressources, il faut stopper cette pensée que rentabilité = enrichissement des multinationale)) que bien d’autres. Son potentiel est infîme, peanuts comme vous dites, et exploitable dans quelques régions seulement.

    Cher Didier, dites moi quels sont vos termes pour accepter l’éolien et discutons en ce sens: quels sont vos conditions? En sachant que l’on joue au jeu de la démocratie: vous ne pouvez pas dire “non basta” mais “non à moins que..”

    Bien à vous,
    Tutelaire Alexandre

  30. Mon cher monsieur Tutelaire,

    Pardonnez-moi mon retard à reprendre le fil de ce dialogue (de sourd ?), des recherches sur notre patrimoine requièrent toute ma disponibilité.

    J’admire votre pugnacité, même si elle est l’exemple même d’une belle d’énergie dépensée en pure perte.
    Je ne vais pas évoquer les quelques points sur lesquels nous sommes d’accords, ce serait pure flagornerie.

    Comme je vous l’ai démontré, le Taux de retour énergétique est une notion purement subjective, dans le sens où, comme pour le pot-au-feu, on y entre les ingrédients en fonction des goûts de chacun, ce qui revient à en faire une variable stochastique.
    Le fait que, des auteurs célèbres ou de grande notoriété publique y fassent référence, n’implique pas que cela devienne parole d’évangile, sinon, nous tomberions dans le pur dogmatisme.
    Je préfère donc en rester au bon vieux facteur de charge, qui lui, dans son mode de calcul, reste une constante mathématique.

    Décidément, à l’image de tous les pro-éoliens, la géothermie profonde est vraiment votre bête noire ?
    Elle est pourtant la troisième énergie renouvelable dans le monde après la biomasse et l’hydraulique.

    Anyway, arrangement dites-vous ?

    – Une politique de communication efficace – non opaque – pour tous les groupes finançant ce secteur

    Je vous réponds :
    Il faudrait que la gestion de l’énergie soit confiée à des ingénieurs libres et indépendants du politique comme du financier, ce qui est du domaine du rêve.

    – L’établissement d’une cartographie des gisements venteux de France réalisée par des organismes indépendants et non liés aux lobbys éoliens.

    Je vous réponds :
    Cela a été réalisé par le Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM) de Météo-France et le Laboratoire d’Aérologie du CNRS.
    Ces études n’ont pas fait l’affaire du lobby éolien, puisque de nouvelles études ont été commanditées par l’ADEME à des bureaux d’études privés, tel qu’Aria Technologies, inféodés au lobby précité.

    – Une cartographie précise des territoires à conserver, à laisser vierge de toute trace éolienne, à comparer avec la précédente

    Je vous propose une carte simplifié, et sans ambiguïté : La France.

    En résumé, et de mon point de vue :
    – Seuls les moyens de production de l’énergie non intermittents sont réalistes à l’échelon national, cela est valable pour les ENR.
    – Nous avons en France un mode de production de l’énergie qui donne satisfaction, je ne vois pas l’intérêt d’en changer.
    – Plutôt que de disperser l’argent public dans ce que j’appelle “des emplâtres sur une jambe de bois”, je préfère que la France se concentre à gérer ce qu’elle a déjà, et qui fonctionne, et qu’elle parie sur l’énergie du futur que sera la fusion nucléaire.

    Aussi, quand vous m’écrivez :

    Cher Didier, dites moi quels sont vos termes pour accepter l’éolien et discutons en ce sens: quels sont vos conditions?

    Je vous réponds de manière claire et sans ambiguïté :
    Pour l’éolien industriel, c’est tolérance zéro.
    Et cela n’est pas négociable.

    Maintenant, en toute démocratie, vous êtes libre de faire ce que vous voulez dans votre propre pays, vous êtes libre …

    Bien à vous,
    Didier Chateau.

  31. Cher Mr.Didier,

    Vous avez décidé de rompre les négociations, cela n’est jamais enviable et cause régulièrement des problème en entreprise: la tolérance zéro ne peut exister qu’en matière de violence (quelle soit physique, financière, environnementale ou autre) mais l’industrie éolienne peut se développer sans violence et dans le dialogue alors pourquoi le refuser?

    Cette conversation m’a plu, mais j’aurais espérez que vous soyez – ou deveniez – aussi ouvert que moi: n’oubliez pas que l’ennemi commun est la surconsommation et la consommation irrespectueuse de l’environnement

    Je vous dit pe à bientôt

    En vous souhaitant une excellente continuation, et que votre ferveur anti éolienne ne s’atténue pas au fil des luttes et combats, mais plutôt au fil des discussions (ce phrasé revêt une parure plus phylosophique qu’il n’y paraît)

    Bien à vous,
    Tutelaire Alexandre

  32. Mon cher monsieur Tutelaire.

    Il me semble qu’il y a, dans votre dernier post, un appréciation erronée dans l’analyse de nos échanges.
    Si je reprends votre discours :

    « Vous avez décidé de rompre les négociations, »

    A mon sens, et d’un point de vue réthorique, il n’y a jamais eu « négociation », mais “échange de point de vue“.
    Vous défendez vos éoliennes, ce qui est votre droit le plus absolu.
    Je défends mon patrimoine, ce qui est mon droit tout aussi absolu.
    Les deux principes étant aussi antinomiques qu’inconciliables, je ne vois guère où il pouvait y avoir négociation ?

    « …j’aurais espéré que vous soyez – ou deveniez – aussi ouvert que moi »

    Vous vous faites le VRP pour des éoliennes dont je n’ai nul besoin.
    De vous opposer une fin de non recevoir est donc considéré par vous comme un “manque d’ouverture” ?
    Le bien étrange oxymore que voilà !

    « … n’oubliez pas que l’ennemi commun est la surconsommation et la consommation irrespectueuse de l’environnement »

    Là, je suis bien d’accord avec vous, et je vous signale, en passant, que cette prolifération anachronique de parcs éoliens ne fait qu’encourager cette “surconsommation“.

    « … que votre ferveur anti éolienne ne s’atténue pas au fil des luttes et combats, mais plutôt au fil des discussions »

    Je crains, mon cher, que « ce travers» chez moi ne soit incurable… (^^)
    Cependant, j’avoue une certaine faiblesse vis-à-vis de certaines petites éoliennes utilisées en source d’appoint dans quelques fermes isolées.
    Elles sont tout autant inutile que leurs grandes sœurs, mais elles ont un petit coté « Far-West» assez touchant.

    En résumé, mon cher, et à mon sens, il n’y avait pas négociation, mais débat démocratique.
    Et je ne peux que vous remercier de m’en avoir donné l’occasion !

    Bien à vous,
    Didier Chateau.

  33. Bonjour,

    Un parc éolien va être installé prochainement assez proche de ma maison (perdue en pleine campagne, c’est justement le calme que je recherche). Autant dire que l’arrivée d’éolienne ne m’enchante pas.
    Votre argumentation date d’un y a maintenant presque 2 ans. Pouvez-vous nous dire ce qu’il en est du projet de parc évoqué ici ?
    A-t-il pu être arrêté ? Est-ce que les constructions ont commencé ?

    Merci d’avance.

    M.

  34. Bonjour Matrix,
    Si possible, dans quel lieu ce situe votre maison ?

    Du fait que je me bats activement pour la sauvegarde des lignes du Chemin de Fer en Massif Central, j’avoue avoir négligé depuis un certain temps le site d’Allier Citoyen, devenu aujourd’hui Stop Eole.

    Même si mon argumentation date d’il y a deux ans, hélas, rien de changé.
    Pire, à Saint Julien-Puy-Lavèze, Eole RES fait coup double !

    Donc, après avoir fait valider par la Préfecture du Puy de Dôme (Arrêté du 13 juin 2013), son dossier pour l’implantation de 6 éoliennes de 150 m de haut sur le territoire de Puy-Lavèze, la Société Eole-Res a présenté une second projet du même type et de la même importance, (six éoliennes de 150m de hauteur), cette fois-ci au lieu dit “le Bois de Bajouve”, situé sur la même commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze.
    Une enquête publique a été diligentée par le Bureau de l’Environnement de la Préfecture du Puy de Dôme, du 09 septembre 2013 au 11 octobre 2013 inclus, et confiée au Commissaire Enquêteur, Monsieur Denis CAYLA.
    Ce dernier a rendu un avis favorable à l’implantation de ce nouveau projet éolien, en date du 6 novembre 2013.
    Voir le lien ci-dessous :

    http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_du_commissaire_enqueteur_et_memoire_en_reponse_de_l_exploitant.pdf

    Voir l’ensemble des deux implantations avec le lien ci-dessous :
    Implantation des 12 éoliennes

    De plus, suite à une déclaration de Eole RES, comme quoi l’implantation de ces “asperges” n’auraient aucune incidence sur la cône de vision depuis la Banne d’Ordanche, lieu emblématique du Massif du Sancy, je me suis rendu sur place et je me permets d’en douter.

    Voir la photo sous le lien ci-dessous :
    Depuis le sommet de la banne d’Ordanche
    Il s’agit d’une Vue prise au sommet de la Banne d’Ordanche, vers Laqueuille. (1er tiers droite de la vue).
    Le clocher de l’église de Laqueuille fait environ 25 m de hauteur, et se trouve à 5000 m du point de la prise de vue.
    Un projet d’implantation de 12 éoliennes qui a été accepté verra l’installation, prévue 2015, de machines de 150 m de hauteur chacune.
    6 seront implantées sur le territoire de Puy Lavèze, à 9000 m d’ici, dans l’axe du clocher de Laqueuille, les 6 autres seront un peu plus à gauche, à 11000 m du point de prise de vue.
    Quand ces immondes moulinettes viendront parer le paysage du haut de leur 150 mètres, nous pourrons remercier la municipalité de Saint-Jean-Puy-Lavèze, et la société Eole RES, responsables de ce saccage !

    Une vue générale permet de voir l’incidence réelle dans le cône de vision de la Banne d’Ordanche, voir lien ci-dessous :
    Cône de vision depuis la Banne d’Ordanche

    Récemment, un projet de loi pour imposer une distance minimum de 1000 m de ces engin avec les habitations les plus proches a été retoqué par l’Assemblée Nationale, qui a ramené cette distance à 500 m.

    Il faut savoir qu’en Allemagne, pays emblématique pour les pro-éoliens, l’État libre de Bavière remet en cause la politique du tout éolien !
    Au point que ce Land à voté une loi dite des 10 x H, et qui stipule :

    La distance minimum de sécurité entre les éoliennes et les habitations est calculée en fonction de la hauteur des éoliennes. Cette distance représente désormais 10 fois la hauteur totale des éoliennes.

    Une éolienne de 200 m en bout de pales devra donc être à 2000 m minimum de la plus proche habitation.

    Cette loi, très intelligemment, met un coup d’arrêt définitif à l’implantation de l’éolien industriel dans ce Land, qui s’est rendu compte qu’on lui avait vendu du vent sous couvert d’écologie !
    Un lien :

    http://fr.friends-against-wind.org/realities/10h-regel

    Et une vidéo qui montre que même en Allemagne, l’éolien industriel est loin de faire l’unanimité, quoiqu’en disent nos chers “escroclogistes” !

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=13ZBDTU_ym8

    Cordialement,

    Didier Chateau.

    • Bonjour Mme Fargeix,

      Je crains fort qu’à votre corps défendant, vous aurez à subir les “bienfaits” de ces purs produits de l’écologie, ou, devrais-je dire, de “l’escroc-logie”.
      Je ne referai pas la démonstration des méfaits, de l’inutilité et de l’escroquerie présenté par ces engins, ce site est une excellente source d’informations.
      Hélas, les nouvelles ne sont pas vraiment bonnes pour ceux qui, comme vous, vont devoir subir le spectacle de ces asperges plantées dans votre environnement.
      Pourtant, il est magnifique, cet environnement, d’un coté la vue sur la Chaine des Puys, de l’autre coté, sur la Banne d’Ordanche.

      Profitez-en bien, car au Sud et Sud-est de Briffons, vous aurez les 12 mats de 150 m de hauteur de la commune voisine de St Julien-Puy-Lavèze, projet initié par la Société Eole-Res.
      A l’Est de Briffons, vous aurez le projet présenté par la société EED «Parc Éolien Sioulet-Chavanon», soit 6 mats de 100 m de hauteur, je crois.
      Pourtant, au sujet du projet de Prondines et Briffons, il est bien dit dans le rapport de la Préfecture, que, je cite :

      “Le site bénéficie d’un potentiel éolien modéré…

      Voir le dossier :
      Rapport Préfecture du 16 mars 2010

      La question qui se pose est : Qu’elle a été la mobilisation des opposants à ce projet ?
      Il est vrai que l’information a été très confidentielle.
      Moi même, qui viens faire de la photo de temps à autre dans le secteur, c’est par le plus grand des hasard que j’ai découverts les deux projets de Puy-Lavèze et Bajouve.

      J’ignore si les travaux ont déjà démarrés ?
      Je pense aller faire un tour dans le secteur.
      Si vous avez des informations sur ces deux sites, n’hésitez pas à nous en faire part.

      Bon courage à vous.
      Didier Chateau

  35. Bonjour Monsieur Chateau, bonjour Nicole,

    Ce samedi matin 30/05/2015 s’est tenue à la mairie de Briffons une « permanence d’information » de la part d’ « EDF energies nouvelles », au sujet du « Projet éolien de Briffons » (lancement théorique des travaux : 2018). A noter que tous les habitants de la commune avaient reçu une lettre d’invitation, mais je n’ai dénombré que 8 participants… Le projet présenté prévoit l’implantation de 17 éoliennes, dont 3 « cadeau-surprise » : ces 3 éoliennes se situeraient dans le prolongement du parc de Puy-Lavèze, entre les villages de Soulier et Barreix. Je me suis demandé si ce n’était pas la part du feu faite par l’opérateur, pour focaliser la contestation sur ces 3 mâts qui ont fait bondir certains participants voisins de l’implantation, et ne plus parler des 14 autres mâts qui se tiennent tous au nord de la commune, en lisère de forêt voire dans les bois. Mais le pire n’est pas exclu.

    J’ai appris lors de cette réunion, de la part d’un participant, que le projet de Puy-Lavèze devait débuter ce lundi. À voir… Mais il est certain que le premier qui a mis le doigt dans cet engrenage à joué un bien sale tour aux habitants de toutes les communes avoisinantes qui de toute façon auront désormais les nuisances visuelles dans ce paysage grandiose et jusque là à peu près préservé. A noter qu’ayant demandé à la représentante d’EDF EN quel était l’impact du vote de la municipalité sur le projet, elle m’a répondu qu’elle était « consultée » : j’en ai déduit que le vote du conseil municipal importe peu, c’est la préfecture qui décide de toute façon.

    Les promoteurs du projet avaient réponse à tout (en même temps ils sont payés pour ça) et l’on sent nettement le déséquilibre des forces en présence dans les discussions. Leur discours est bien rodé, facilité à jouer sur les mots (on passe insensiblement de « enlever les socles béton » à « araser » ces mêmes socles), voir incohérence (pas de problème constaté antérieurement avec le givre sur les pales, exemple à l’appui (je ne peux pas vérifier), et puis peu de temps après on apprend que désormais les pales sont chauffée à l’air chaud, pour éviter la formation du givre…).
    Ils considèrent aussi qu’une provision (obligatoire) de 50 000 euros est suffisante pour démanteler une de ces machines, ce qui prête à sourire, à moins que, comme pour les super-tankers, on envoie les épaves en Inde pour réduire les frais de démantèlement. Je signale qu’une des nuisances lancinante à laquelle les gens pensent peu, ce sont les flashs lumineux la nuit, car cette zone est survolée par l’armée et toutes les éoliennes seront signalées de jour comme de nuit par ces flashs (rouges ou blancs?) : autant oublier la nuit des étoiles filantes, et les autres le reste de l’année. Mais bon, il y a la TV pour compenser :)

    Côté mobilisation de la population … :(

    Bien à vous et merci pour votre travail.

    Yvan de Loze (habitant de Briffons)

    • Bonjour M. de Loze.
      Vous me dites :

      Le projet présenté prévoit l’implantation de 17 éoliennes

      Qu’entendez-vous par là ?
      17 éoliennes en plus des 12 prévues à Sur la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze, ou 17 en incluant ces 12 ???

      Vous dites aussi :

      Dont 3 “cadeau-surprise” : ces 3 éoliennes se situeraient dans le prolongement du parc de Puy-Lavèze, entre les villages de Soulier et Barreix. Je me suis demandé si ce n’était pas la part du feu faite par l’opérateur, pour focaliser la contestation sur ces 3 mâts qui ont fait bondir certains participants voisins de l’implantation…

      Bonne analyse en effet, on annonce le pire, pour reculer un peu afin de bien montrer son “esprit de conciliation” !
      C’est de plus en plus utilisé comme tactique, depuis que la révolte contre ces moulinettes se fait de plus en plus entendre.

      Mais il est certain que le premier qui a mis le doigt dans cet engrenage à joué un bien sale tour aux habitants de toutes les communes avoisinantes

      Autant que je sache, la prospection pour le projet de Saint-Julien-Puy-Lavèze c’est faite sous la magistrature de Monsieur Daniel Bellaigue, maire de la commune, disparu tragiquement le 31 janvier 2012.

      A noter qu’ayant demandé à la représentante d’EDF EN quel était l’impact du vote de la municipalité sur le projet, elle m’a répondu qu’elle était “consultée” : j’en ai déduit que le vote du conseil municipal importe peu, c’est la préfecture qui décide de toute façon.

      Oui, et non.
      Sur le fond, c’est exact, mais s’il essuie un refus de la part du Conseil Municipal, le promoteur éolien va chercher des cieux plus accueillants, car il sait que la procédure va être longue, et par là couteuse.

      Comment cela fonctionne ?
      Je vous invite à consulter ce lien qui résume assez bien la situation :
      La Procédure

      A savoir, il semblerait que dans leurs délibérations, le 18 avril 2015, lors de l’examen en commission spéciale du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte, les députés ont modifié la rédaction d’un article 38 bis BC, et il semblerait qu’un avis favorable des élus locaux soit requis en cas de vote d’un projet de plan local d’urbanisme.

      L’article complet :
      Analyse
      Cependant, je suis assez prudent, car ce sont les mêmes députés qui ont retoqué l’amendement du Sénat qui voulait porter la distance minimale entre éoliennes et habitations à 1000 m.
      AMENDEMENT N°877

      Les promoteurs du projet avaient réponse à tout (en même temps ils sont payés pour ça) et l’on sent nettement le déséquilibre des forces en présence dans les discussions. Leur discours est bien rodé, facilité à jouer sur les mots…

      Cela n’est pas nouveau !
      Dans la phase d’initialisation des projets, il y a en premier lieu une phase de prise de contact avec les propriétaires terriens et les exploitants agricoles.
      Elle est effectuée dans la plus grande opacité par les promoteurs qui font miroiter aux propriétaires des revenus importants en y associant un discours écologique et de sensibilisation à la « sauvegarde de la planète » et sur la « nécessité de développer les énergies renouvelables ».
      (Il suffi de voir les flyers édités par les promoteurs éoliens : toujours cette même et touchantes image d’enfants, les futures générations (!), procédant à un lâché de ballons multicolores au pied d’une éolienne, rapetissée pour la photo !)

      Une arme redoutable, ce sont aussi les photomontages présentés dans les études paysagères.
      Les dossiers d’impact sont une composante importante car ils doivent permettre de se faire une idée précise de l’impact du projet sur l’environnement.
      Ces photomontages sont réalisés à partir de points de vue, judicieusement choisis, de façon à minimiser généralement l’impact des éoliennes sur le paysage.
      C’est d’ailleurs ce que j’ai dénoncé dans mon article d’origine !

      Pour en savoir plus sur l’ensemble du sujet :
      Projet éolien, les étapes de la procédure

      ce sont les flashs lumineux la nuit, car cette zone est survolée par l’armée et toutes les éoliennes seront signalées de jour comme de nuit par ces flashs (rouges ou blancs?)

      Toutes les éoliennes sont dotées d’un balisage lumineux d’obstacle, qu’elles soient ou non dans un couloir aérien.
      Les feux de balisage d’obstacles font l’objet d’un certificat de conformité de type, délivré par le service technique de l’aviation civile de la direction générale de l’aviation civile (STAC), en fonction des spécifications techniques correspondantes.
      Ce sont des feux à éclat blanc le jour, et rouge la nuit.
      Arrêté du 13 novembre 2009 relatif à la réalisation du balisage des éoliennes situées en dehors des zones grevées de servitudes aéronautiques

      En espérant vous avoir été utile,
      Cordialement,
      Didier Chateau.

  36. Bonsoir Monsieur Chateau ,bonsoir Yvan ,

    Je constate que la population est endormie a Briffons personne ne s’oppose personne ne conteste .
    EDF Energie Nouvelle a promis une belle somme par eolienne qui contente pas mal de personnes!!!A écouter leur discours tout est parfait pas de nuisance ils oublient de dire combien ils empochent a chaque eoliennes installées .
    A la mairie baisse des subventions de l’Etat 5000 euros par éoliennes ca arrange le budjet .

    Je suis apparement la seule a me battre contre ses horribles machines et pour répondre a Yvan nous ne recevrons peut etre plus la Télévision les asperges nous brouilleront les ondes .
    Une seule chose pourrait nous sauver faire classer la Chaine des Puys quand pensez vous? sinon que faire?
    A bientôt.
    Nicole Fargeix Habitante de BRIFFONS

    • Bonjour Mme Fargeix,

      Bien sûr, la réponse que je fais à M de Loze s’adresse aussi à vous.
      Cependant votre billet m’amène à ces quelques commentaires :
      Vous savez, tout autant que moi, que la dotation de l’Etat envers les communes se réduit comme peau de chagrin.
      Par voie de conséquence, l’endettement des communes ne va pas aller en s’arrangeant…

      Si je prends l’exemple de Saint-Julien-Puy-Lavèze, l’endettement de la commune était de 787000 € en 2013, soit un montant par habitants de 2013€…
      L’endettement de cette commune était de 527000 € en 2010, soit un montant par habitants de 1398 €…
      On comprend qu’EOLE-RES, qui connait parfaitement ces données, se soit engouffré dans la brèche !

      A comparer, l’endettement la commune de Briffons est presque négligeable, à 45000 € en 2013, soit 149 € par habitant.
      Alors, qu’est-ce qui motive cette commune ?
      La peur de lendemains difficiles ?

      Que les exploitants agricoles, qui bien souvent sont tributaires de subventions, se soient laissé charmer par les promesses des promoteurs ne m’étonne guère…
      Je connais les difficultés de ce monde, j’en suis moi-même issu.

      Cependant il faut leur ouvrir les yeux :

      Le véritable acte fondateur d’un projet éolien est la signature du bail emphytéotique ou de la promesse de bail (valant bail !).
      Par cet acte, le propriétaire se lie de façon indéfectible au promoteur, ou ses successeurs, pour plusieurs dizaines d’années sans rétractation possible.
      Dans la plupart des cas, le propriétaire ignore les conséquences et ses responsabilités en cas de faillite de l’exploitant. Est-il conscient qu’en cas de défaillance de l’exploitant, il sera responsable du démantèlement de l’éolienne ? Au terme d’un bail emphytéotique, les constructions réalisées sur un terrain appartiennent au propriétaire !
      Il est évident que les 50.000 € bloqués, conformément à la Loi votée sous la pression du lobby éolien, par le promoteur pour assurer le démantèlement d’une éolienne n’ont aucun rapport avec le coût réel de cette opération.
      La récupération des matériaux de l’éolienne ne représentant qu’une faible partie du coût. Certains composants de l’éolienne (pales en résines) sont difficilement ou pas recyclables. Quid également des centaines de tonnes de béton et d’acier du socle de l’éolienne, enfouies dans le sol, qui ne seront pas démantelées (la Loi imposant seulement un arasement sur un mètre).
      Les revenus “attractifs” que peuvent espérer les propriétaires terriens sont en réalité un piège. Une information doit être apportée par les associations quand il n’est pas trop tard !
      Les projets éoliens industriels ont un impact non social en raison des dissensions qu’ils alimentent dans les villages entre ceux qui “touchent” et ceux qui subissent les nuisances.

      Une seule chose pourrait nous sauver faire classer la Chaine des Puys

      Très sincèrement, je n’y crois guère…
      Déjà, votre zone est en dehors du PNR des Volcans d’Auvergne.
      Même si vous y étiez, cela ne vous aurait pas sauvé :
      L’ensemble du Cézallier est dans le parc, et 26 éoliennes ont été installées dans sa partie nord (Roche-Charles-la-Mayrand), plus 8 dans sa partie sud (Allanche).
      Le Cantal, la Haute-Loire, qui sont en grande partie dans les limites du parc sont infestés de ces moulinettes disgracieuses, le tout, avec l’assentiment (obligatoire) des dirigeants du PNR !
      Un projet est en cours d’étude à proximité du Puy Mary, (9 éoliennes de 150 m de hauteur sur le plateau du Coyan), classé Grand site de France, par EDF Energies Nouvelles justement !
      Tient, d’ailleurs en passant, je viens de me rendre compte que Eole-RES ne semble plus être l’exploitant pour les deux parcs de Saint-Julien-Puy-Lavèze.
      EDF Energies Nouvelles aurait-il racheté le bail ?

      A propos d’Eole-RES, je me permets de vous rappeler ce petit détail :
      En faisant des recherches sur des rapports de l’ADEME concernant l’étude des gisements éoliens en Auvergne, je suis tombé sur celui-ci daté de juin 2003 :
      GISEMENT EOLIEN & ENVIRONNEMENT en REGION AUVERGNE
      Je m’étais penché sur ce rapport car je trouvais curieux qu’il trouve sur une bonne parti du territoire, des vents exploitables pour l’éolien, contredisant totalement les rapports du Centre National de Recherches Météorologiques (CNRM) de Météo-France et du Laboratoire d’Aérologie du CNRS.

      C’est ainsi que j’ai découvert que la rédaction de ce rapport a été confiée à un petit bureau d’études privé, Aria Technologies.
      J’ai découvert aussi, à la 5ème page, que le rédacteur dudit rapport, Monsieur Renaud Chevallaz Perrier, salarié à l’époque d’Aria Technologies (1997 – 2004), est aujourd’hui le Directeur technique chez EOLE-RES, et chez RES Mediterranean depuis 2004…
      LinkedIn

      Certes, rien d’illégal, mais un mélange des genres qui autorise des questions…
      Vous pouvez l’évoquer autour de vous.

      Cordialement,
      Didier Chateau.

    • Mme Fargeix, Bonjour,

      Je découvre ce matin le projet de Briffons sur notre site Stop Eole Collectif Auvergne anciennement Allier Citoyen.

      Pour information, nous avons fondé l’association Stop Eole Collectif Auvergne en 2012 pour lutter contre le Schéma régional Climant Air Energie. Nous regroupons toutes les associations Auvergnates qui luttent principalement contre les projets éoliens.

      Il y a urgence que les habitants de Briffons et sa région s’organisent en association pour lutter contre les multiples projets que je viens de découvrir. (Sauf St Julien Puy Lavéze)

      Alain Chenu

      Vice Président Stop Eole Collectif Auvergne

  37. Bonsoir Monsieur Chateau, Bonsoir Nicole,

    Merci pour vos réponses et les précisions que vous apportez.

    Les 17 éoliennes dont je parlais sont celles prévues par le projet sur la commune de Briffons (EDF energie nouvelle), donc viendront (en 2018?) s’ajouter à celles du projet de Saint-Julien-Puy-Laveze (Eole-Res). La réunion d’information concernait ce projet sur Briffons, mais c’est à cette occasion que j’ai appris que les travaux sur le parc de Puy-Lavèze devaient commencer ce matin. Et effectivement en passant ce matin et ce soir vers Puy-Laveze, j’ai pu constater la présence d’engins de chantier.

    Nicole, concernant les problèmes de réception TV, EDF Energie nouvelle s’engage à fournir des antennes paraboliques à toutes personnes dont la réception est perturbée par les éoliennes. Personnellement (n’ayant pas de TV comme tu sais) je préfèrerais qu’ils me fournissent un kit pour ne pas voir les éoliennes en travers du Sancy!

    Cordialement.

    Yvan de Loze

    • Le moins que l’on puisse dire, monsieur de Loze, c’est que cela va faire tâche dans le paysage…
      29 éoliennes, dont 12 de 150 m de hauteur, on deviendrait des émules des “Bonnets Rouges” pour moins que ça !
      (Au fait, le projet initial de 2009 faisait état de 6 éoliennes de 100 m. en est-il de même pour les autre ?)
      Le pire, c’est que rien de tout cela n’a transpiré, hormis dans votre secteur…
      Au fait, en parlant d’information, puis-je vous recommander cet article sur le site :
      Un article liberticide

      Personnellement (n’ayant pas de TV comme tu sais) je préfèrerais qu’ils me fournissent un kit pour ne pas voir les éoliennes en travers du Sancy !

      Il y aurait bien une solution, on peut toujours leur proposer de les enterrer…

      Je sens que je vais prochainement trainer mon Nikon afin de faire un petit reportage sur Panoramio.
      Auriez-vous, par hasard, le positionnement précis des 17 éoliennes prévues dans votre secteur ?
      Ceci pour que je les mettes sur une carte Google-Hearth.
      Un croquis d’ensemble fait parfois plus qu’un long discours…

      Cordialement,
      Didier Chateau.

  38. Bonjour,
    Mme Fargeix, M de Loze,
    Au sujet du 1er projet d’implantation (celui de 2009), le long de l’A89, je relève, sur le site :
    Camps Bourg Lastic

    La hauteur des éoliennes sera de 100 m

    Chose qui est confirmée par la photo du Permis de Construire publiée par ledit site.
    Connaitriez-vous les caractéristiques des autre éoliennes du projet ?

    Cordialement,

    Didier Chateau.

  39. Bonjour Monsieur Chateau,

    Concernant l’implantation des éoliennes du projet de Briffons, les seules données qui nous ont été présentées étaient une image (carte IGN) projetée sur un écran: donc impossible à retenir. Le dossier mis à disposition en mairie n’indique rien quant à lui (ni dessin, ni tableau des positions, ni photo-montage, juste la zone où les implantations sont permises).

    Concernant les éoliennes du projet de 2009 (entre Briffons et Prondines si je me souviens bien), je crois effectivement me souvenir qu’il a été fait allusion à une hauteur de 100m. Mais pour les autres, faute de pouvoir vérifier dans le dossier (vraiment vide) ce que j’ai entendu, je préfère ne rien dire.

    J’ai parcouru l’article que vous mentionniez plus haut : il en ressort que ces gens disposent de relais bien placés et semblent assez incommodés par les dispositifs légaux qui donnent encore la voix aux simples citoyens… Il est vrai qu’avec l'”adversaire de la finance” qui siège à l’Elysée, pourquoi se gêner!

    Cordialement

    Yvan de Loze

    • Bonjour monsieur de Loze.

      En effet, je comprends votre exaspération envers le pouvoir actuellement en place.
      Mais je vais faire preuve de pragmatisme :
      Nous avons à faire à un lobby dont les ramifications sont telles qu’il ne se souci guère de la couleur politique du pouvoir en place, il trouvera toujours des complicités.

      Comme je vous l’ai dit, je compte visiter le terrain de ces futures implantations.
      Je suis l’auteur de quelque témoignages photographique effectués dans les zones de développement éolien.
      Voir Tireman sur Panoramio
      Pour mieux me connaitre, vous pouvez consulter deux articles que j’avais confié à Jean, le webmaster du site, à l’époque où je n’y avais pas encore de compte.
      1er article
      2 ème article

      Cordialement,
      Didier Chateau.

  40. Bonjour à tous,

    Hier, profitant de quelques photos ferroviaires à faire du coté de la gare SNCF du Mont-Dore, j’ai fais un détour par Puy-Lavèze afin de me rendre compte par moi-même.
    A la sortie du hameau de Puy-Lavèze (le Couleyroux), direction Briffons, le long de la D82, je pense qu’ils aménagent un parking pour recevoir les convois qui amèneront ces machines.
    J’ai aussi constaté qu’ils ont commencé l’excavation pour, je pense, vu sa situation, l’éolienne T5.
    Braves gens qui habitez le hameau de Barreix (commune de Briffons), profitez bien de la vue sur la Banne d’Ordanche et le massif du Sancy, prenez des photos, car bientôt, ce dresseront entre vous et ce paysage, 6 éoliennes de 150 m de hauteur !
    Un cadeau de vos voisins de Saint-Julien-Puy-Lavèze !
    Mais, ne vous faites pas de souci, ces moulinette, parait-il, s’intègrent très bien dans le paysage.
    C’est la société Eole-RES qui vous le garanti !!!
    Et chacun sait que les promoteurs éoliens ne sont pas des menteurs !
    (Photos à paraitre sur mon compte Panoramio.)
    Et puis, pour les flashs la nuit, vous n’aurez qu’à fermer vos volets, un peu de bonne volonté, quoi !

    Ensuite, je suis allé à Briffons, afin d’essayer de deviner les secteurs d’implantation possible.
    Au fait, quand vous empruntez la D82 entre Puy-Lavèze et Briffons, faites attention, les camions ont largué sur la chaussée quelques pierres de la taille d’un gros poing, aux arrêtes assez vives.
    Pas bon pour les pneus des voiture, ni pour les deux roues, surtout la nuit.
    J’en ai retiré une de la chaussée quand j’ai pris les photos pour la T5.

    Didier Chateau.

  41. Bonjour Monsieur Chateau,

    Pour vous permettre de “deviner” plus rapidement “les secteurs d’implantation possible” sur Briffons, je peux vous envoyer une image qui résume bien la situation – par M.P. de préférence (vous avez mon mail normalement).
    Quant aux cailloux qui parsèment la chaussée, nous en avons un bel exemplaire qui est venu frapper le mur de la mairie hier matin, c’est que le progrès roule vite! très vite…

    Yvan de Loze

    • Bonjour monsieur de Loze,

      MP envoyé.
      Au sujet de la traversée du village par les camions qui transportent les matériaux, il m’a en effet semblé que la limitation de vitesse n’était guère respecté…
      Etrange comportement pour des “défenseurs de l’écologie” ???

      • bonjour à tous,

        J’habite St Julien Puy Lavèze et je suis propriétaire d’un terrain à Puy Lavèze n’accueuillant pas d’éolienne, par choix.
        J’ai toujours apprécié cette vue panoramique sur le massif du sancy, la banne d’ordanche, et la chaine des puys. Mais maintenant, que nous reste-t-il ? une pollution visuelle de ventilateurs à moustiques !
        La consultation des habitants ? Une réunion avait eu lieu en mairie, mais l’investisseur avait volontairement occulté les inconvénients. De plus, les propriétaires recevant les éoliennes étaient venus, les autres non, pour une simple raison : le parc éolien ne nomme “parc éolien de Bajouve” et non Puy Lavèze.
        A présent on nous parle d’une implantation de 30 éoliennes dans un périmètre proche :6 à puy lavèze, 6 à Bajouve, 6 à Briffons, 6 à Tortebesse, 6 à St Sulpice et celles qu’on ne connait pas encore.
        Le parc est visible de très loin : du sancy, de la banne d’ordanche, du puy de dôme alors même que l’on espère une inscription à l’UNESCO !!!!

        • Bonjour madame,

          Et merci pour ce témoignage ! En effet ces éoliennes pullulent et poussent sans concertation véritable mises à part quelques “réunions” qui se trouvent être des opérations commerciales bien plus que des concertations.

          Nous vous invitons à rejoindre notre Collectif. Si vous le souhaitez, envoyez votre demande à contact@stop-eole-auvergne.com

          Bon courage,

          Cordialement,

        • Bonjour Isabelle et Jean,
          Veuillez me pardonner ce retard à vous répondre, Isabelle, mes reportage sur les lignes du Chemin de Fer en Massif-Central me prennent l’essentiel de mon temps.
          Au tout début de ce fil, vous avez pu noter l’intervention de “Rino”, le 12 septembre 2013.
          Cette personne, qui fait d’ailleurs parti du staff de EOLE-RES, a joué les “abonnés absents” quand j’ai posé des questions précises.

          Lors des réunions en Mairie, il est bien évident que les promoteurs éoliens utilisent à fond ce que l’on appelle “le coup de l’appartement témoin”…

          J’ignore où se situe votre terrain, mais je peux vous dire que pour les 6 éoliennes implantées à Puy Lavèze, ceux qui vont bénéficier au maximum de “cette vision grandiose”, sont les habitants du hameau de Barreix, de la commune de Briffons !
          Ils peuvent oublier la magnifique vue qu’ils avaient sur la Banne d’Ordanche, dans quelques mois, cela appartiendra au passé !
          Je pense d’ailleurs revenir prochainement sur les lieux afin de prendre quelques photos de l’avancée de ce “massacre à l’éolienne”.

          Je vous invite à prendre contact avec des gens de Briffons qui ont décidé de s’opposer à cette même invasion sur leur commune :
          https://briffons.wordpress.com/

          Je vous souhaite bon courage.

          Didier Chateau.

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