Eoliennes du Mont Saint Michel : La France ment à l’Unesco

L’Etat français en annonçant que le Mont Saint Michel est protégé des éoliennes industrielles trompe volontairement l’Unesco qui doit prendre prochainement une décision sur son déclassement éventuel du patrimoine mondial de l’Humanité.

Le périmètre de protection de 20 km et non 40 km dans l’axe sud du Mont est une manœuvre de l’Etat français destinée à autoriser implicitement de nombreux projets situés dans cette zone, – au moins 46 éoliennes sur la communauté de communes d’Antrain, des dizaines sur la communauté de Bretagne romantique-, notamment ceux de Tremblay (déjà accordé), de Saint Ouën la Rouerie et de Bazouges la Pérouse.

La mise en lumière et la médiatisation de l’annulation des éoliennes emblématiques d’Argouges, hautes de seulement 100 mètres, est un leurre destiné à cacher à l’Unesco les dizaines d’éoliennes bretonnes de 150 mètres de hauteur, qui seraient situées entre 22-23 kms à des altitudes de 100 mètres, et parfaitement visibles du Mont saint Michel.

Le schéma éolien breton du SRCAE confirme ces faits en déclarant toutes ces communes “éligibles” au développement éolien, au mépris des recommandations de l’Unesco lors de sa 35ème session été 2011.

A ce mensonge d’Etat s’ajoute le scandale que tous ces projets bordent la route « sacrée » qui relie le Mont Saint Michel à Saint jacques de Compostelle connue sous le nom de « la voie des Capitales ».

La Fédération Environnement Durable a alerté officiellement l’Unesco.

Droit de réponse du groupe EELV Auvergne : Rencontre avec les anti-éoliens de l’association Ally-Mercoeur Vivre en Paix (AMPV)

[notice]Suite à un souci technique, il semblerait que le système de dépose de commentaires ne fonctionne pas bien sur notre site. Monsieur Rémi Traversier, collaborateur du groupe politique Europe Ecologie Les Verts, a bien voulu me le signaler je l’en remercie.
Voici donc sa réponse à notre article : [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/compte-rendu-dentrevue-avec-lionel-roucan-vice-president-du-conseil-regional-auvergne-sur-son-engagement-pro-eolien/” target=”_blank”]Compte rendu d’entrevue avec Lionel Roucan, vice président du Conseil Régional Auvergne sur son engagement éolien[/icon_link].[/notice]
[divider_line]

On reproche souvent aux politiques de raconter des histoires et de n’en faire qu’à leur tête, de négliger l’avis de la population, des associations de citoyens, parfois même de vivre au-dessus des lois.

La manière dont s’est déroulée la concertation autour du Schéma Régional Eolien (une mesure liée au Grenelle) montre bien qu’il n’y a pas de vérité générale !

Lionel Roucan, en charge de la co-élaboration de ce schéma avec l’Etat, a rencontré les associations de riverains qui s’opposent aux éoliennes, des promoteurs éoliens, des syndicats de la profession des énergies renouvelables, … autrement dit, les acteurs pro et anti-éoliens du territoire Auvergnat. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans un prochain billet.

Parmi les associations opposées à l’éolien, nous avons rencontré des représentants de l’association Ally-Mercoeur Vivre en Paix, le 9 novembre 2011, afin d’échanger nos points de vue, avec un message central développé longuement par L.Roucan au sujet des éoliennes en Auvergne : « pas n’importe où, pas n’importe comment ».

Le compte rendu de cette entrevue publiée par l’association le 9 janvier 2012, mérite une réaction évidente et plusieurs constats :

  • Premier constat, les membres de cette association, qui se présentent comme des experts de l’éolien – ce qui leur octroie le droit de juger l’éolien en toute objectivité bien évidemment – ne connaissent pas si bien le sujet finalement, ses acteurs, son cadre réglementaire. Et visiblement, ce ne sont pas un entretien et une mise au point de plus d’1h30 qui auront changé la donne …

    En effet, ils reprochent à Lionel Roucan et à la Région de se limiter à « des ZDE socialement acceptables », alors que les zones de développement de l’éolien (ZDE) sont de la responsabilité de l’Etat.

    Un schéma régional des ZDE sous la responsabilité de la Région – cherchez l’erreur – serait également en élaboration ; nous sommes ravis de l’apprendre car nous n’étions pas au courant ! Ce qui incombe à la Région, c’est bien la co-élaboration d’un schéma régional éolien, identifiant les zones auvergnates à l’intérieur desquelles des ZDE pourraient – la sémantique est importante – être proposées par les collectivités, en vue d’y envisager l’installation d’éoliennes qui bénéficieront d’un tarif d’achat garanti par l’Etat. Ce n’est pas exactement la même chose ! Une zone définie comme favorable à l’éolien par le schéma, ne verra donc pas forcément l’éclosion d’une ZDE.

    Les populations seraient également la dernière roue du carrosse dans ce schéma. A priori, les échelles cartographiques sont étrangères aux membres de cette association. Avec une échelle de 1/500 000, il est effectivement difficile de repérer les 180 habitants de la commune d’Ally ! Le schéma régional définit les grandes zones favorables à l’éolien, mais c’est ensuite aux collectivités et à l’Etat d’approfondir plus finement les particularités du territoire : les sites remarquables, les zones protégées, les habitations, …
    Enfin, voilà le comble, L.Roucan est sermonné parce qu’il respecte la loi ! Est-il utile de réagir à ce genre de propos ?!

  • Deuxième constat, les experts d’AMPV apprécient tout particulièrement les raccourcis et s’adonnent à une désinformation du public bien huilée !
    Tout d’abord, les écologistes et L.Roucan notamment, sont favorables à l’éolien « parce qu’ils s’opposent au nucléaire bien sûr ». Inversement, les membres de l’association AMPV estiment l’éolien « totalement insignifiant ».

    Les « vilains écologistes » souhaiteraient remplacer le nucléaire par la « somme de différents modes de production ». Les membres d’AMPV oublient malgré tout que les énergies renouvelables sont la cerise sur le gâteau d’une société sobre et efficace pour laquelle nous oeuvrons, une société négaWatt visant l’autonomie énergétique, la résilience, un « chemin de non-regret * » face au double défi énergétique, climatique, et à l’épée de Damoclès d’un nouvel accident nucléaire. Voilà bien le fond des propos de Lionel Roucan, lorsqu’il affirme que « l’écologie, c’est de l’économie ». De là à extrapoler, qu’il cautionne le libéralisme financier et l’économie de marché à outrance, il y a un grand fossé !
    Alors oui, l’écologiste est aussi pragmatique, il a bien conscience du monde dans lequel il vit, et le fait que des éoliennes espagnoles soient installées en Allemagne, ne le surprends pas ! Le fait qu’un parc éolien soit rentable en partie grâce aux tarifs de rachat, ne le choque pas non plus dans la mesure où le nucléaire est rentable parce qu’il monopolise depuis 40 ans les financements publics et que son coût social et environnemental n’est pas pris en compte.

    Il est également réaliste lorsqu’il affirme qu’un parc éolien ne crée pas toujours d’emplois locaux, selon le gestionnaire du site, et qu’il convient justement d’être vigilant dans les appels d’offre pour s’assurer de s’attacher les services d’entreprises vertueuses pour l’économie et l’emploi local. Les promoteurs industriels, quelle que soit la filière, ne sont pas toujours des philanthropes ; le comprendre, le prendre en compte dans notre réflexion, est apparemment un crime de lèse-majesté pour l’association AMPV.

    Enfin, tant qu’à faire de la désinformation, autant le faire complètement, et dans ce domaine là, l’association AMPV excelle : « Roucan nous dit que pour I’année 2010 la production du parc d’Ally s’élèverait à 176MW. Or, ce n’est pas le bon chiffre. Après plusieurs appels téléphoniques, nous avons compris qu’il ne connaissait pas la production annuelle d’Ally. » Le chiffre « 176MW » correspond en réalité à la puissance installée d’énergie éolienne en Auvergne, la Région ayant pour ambition d’atteindre 800MW en 2020. L’usage des chiffres est un exercice complexe, nous mettrons cette erreur d’appréciation sur ce compte là …

  • Enfin, troisième et dernier constat, plus connu celui-ci. L’anti-éolien manque souvent d’argument(s) pour exprimer son rejet inconditionné du renouvelable.

    Les lignes HT et THT ne le gênent pas dans le paysage parce qu’ « elles sont de couleur sombre » à l’inverse des éoliennes. Mais quand on lui demande si les éoliennes étaient sombres elles aussi, accepterait-il pour autant l’installation d’éolienne, il fait grise mine et préfère s’esquiver en posant une autre question censée chatouiller l’écologiste : « et les centaines d’oiseaux tués par les pâles ? Les bancs de poissons déplacés par les éoliennes en mer causant la fermeture de ports entiers ? Et la sécurité des riverains avec les glaçons qui tombent des pâles, qu’en dites-vous ? ». Là encore, tout est question d’échelle, de vérité scientifique aussi, mais pour l’association AMPV, il n’est pas question de comparer les risques de l’éolien, des énergies fossiles, et du nucléaire. Pas de parallèle non plus avec les risques encourus par la multiplication des autoroutes.

    A en croire l’association AMPV, les éoliennes ne tournent presque jamais en Auvergne, elles font baisser le tourisme, l’attractivité du territoire, les études de bruit sont effectuées quand les éoliennes ne tournent pas, les promoteurs complotent avec les communes pour se faire de l’argent sur le dos des citoyens… bref, le mal est partout ! Soyez vigilants !

Les éoliennes sont elles « écologiquement responsables » ?

En ces temps de berne et de jachère pour l’écologie et le développement durable, nous allons rendre un dernier hommage au ministère éponyme, qui, faut-il le rappeler, nous a quitté le 23 février dernier dans la plus stricte intimité.

Hommage donc, en évoquant les trois piliers du développement durable, grille d’analyse qui s’impose à tout citoyen qui souhaite comprendre les enjeux fondamentaux, relevant de la protection de la planète.
Pour tout projet ayant pour objectif la protection de l’environnement, ayez donc présent à l’esprit ces trois piliers que sont :

  • l’impact environnemental,
  • l’impact social ou sociétal,
  • l’impact économique.

Car si « on n’a pas encore eu de Fukushima de l’éolien », il est toujours bon de rappeler quelques principes élémentaires, à une écologie politique, qui même chaussée de lunettes d’un plus bel effet, tarde à ouvrir les yeux sur les réalités de l’éolien en France.

La France n’est d’ailleurs pas le seul pays impacté, car sur la plupart des continents, plusieurs milliers d’associations contestent l’éolien industriel comme modèle unique et imposé, de la transition énergétique.

On savait déjà que ces épouvantails géants allaient défigurer nos paysages du haut de leur 150 mètres. L’équivalent d’un immeuble de 50 étages dans nos bocages, là où notre regard porte au maximum à 35 ou 40 m sur des grands chênes, des clochers voire des pylônes … qui peut ne pas le remarquer ?

Quant au mitage industriel que vont produire les 400, 600 ou plus éoliennes prévues dans le Schéma régional, seuls les Verts pourront l’ignorer.

On se doute également de l’effet négligeable sur les réductions de CO² du fait de leur intermittence, et du renfort indispensable par des centrales thermiques à gaz. ([icon_link style=”chain” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/le-prix-nobel-ivar-giaever-vient-de-demissionner-de-la-societe-americaine-de-physique/” target=”_blank”]Voir article source : Le prix nobel Ivar Giaever vient de démissionner de la société américaine de physique[/icon_link])

Ainsi, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, vendeur de gaz et acteur N°1 de l’éolien en France, a eu récemment la faiblesse de mettre en garde contre la séduction excessive qu’exercent sur l’opinion publique les énergies renouvelables, en soulignant notamment le prix élevé de l’éolien :

[blockquote cite=”Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, vendeur de gaz et acteur N°1 de l’éolien en France, au Forum économique international des Amériques. Montréal- juin 2011.”]Ce sont des énergies intermittentes qui nécessiteront de grandes capacités de réserve, qui reposeront sur le gaz naturel en raison de la facilité d’utilisation des turbines à gaz[/blockquote]

A propos du nucléaire et de la tendance totalitaire écologique, Daniel COHN BENDIT répondait dans un article paru dans  l’hebdomadaire Marianne du 3/10/09 intitulé ” les aveux de Daniel COHN BENDIT”  (page 27):

[blockquote cite=”Daniel COHN BENDIT”] La social-démocratie allemande a suivi les verts allemands et a décidé avec eux la sortie du nucléaire, au prix il faut le dire du maintient du charbon … c’est une vraie contradiction ![/blockquote]

Les riverains de parcs éoliens endurent jours et nuits les nuisances sonores et visuelles que ces aérogénérateurs occasionnent.

Nous pleurerons, mais un peu tard, des dégâts provoqués par les quelques 400 000 tonnes (1000 tonnes par socle d’éolienne au total prés de 2 fois le poids du Viaduc de Millau) enfouies à tout jamais dans nos campagnes.

Voilà que maintenant nos amis Belges nous confirment que nos lacs, rivières, et nappes phréatiques sont en grand danger.Danger que nous avions à plusieurs reprises signalé lors de l’enquête publique du projet de Courçais, Mesples, Viplaix.

Malgré un rapport circonstancié réalisé par une géologue, aucune de ces observations n’a été mentionnée dans les conclusions du commissaire enquêteur, rendant ainsi un avis favorable sans réserve.

Ce risque a pourtant été pointé tout récemment par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dans une étude sur les impacts sanitaires liés à l’installation, l’exploitation, la maintenance et l’abandon de ces systèmes dans les périmètres de protection des captages d’eau potable.

L’Auvergne doit elle se résoudre à perdre définitivement son statut de château d’eau de la France, à cause de quelques centaines de tonnes d’hydrocarbures hautement toxiques et incontrôlables qui flotteront au dessus de nos têtes à 80 ou 100m du sol (500 l par éolienne servant à la lubrification et au refroidissement) ?

Notons à cette occasion que les centrales éoliennes sont surveillées et pilotées par informatique à distance, ce qui provoque, en plus des difficultés d’accès liées à la hauteur, un retard non négligeable dans les délais d’intervention.

Nous pourrions arrêter là, cette liste des quelques inconvénients de l’éolien toujours considérés comme mineurs, quand ils ne sont pas volontairement et totalement occultés,  mais quitte à être taxés d’anti tout, de catastrophismes, voire par certains, de pro nucléaire, nous nous devons de vous faire partager le fruit de nos interrogations :

  • Le déni de démocratie : projets menés en catimini, promoteurs et bureaux d’études omniprésents, élus perdus dans les procédures, enquêtes publiques tronquées, arguments fallacieux, conflits d’intérêts et corruption active et passive (voir Ally) …

Ces dernières observations ont d’ailleurs fait l’objet d’un rapport remis en mai 2011 par le Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable intitulé : instruction administrative des projets éoliens.

  • Etudes techniques bâclées ou inexistantes : on a déjà parlé des études de sol, mais c’est également le cas pour les nuisances sonores ou pour les impacts sur la faune, et plus surprenant sur la matière première, le vent !
  • Le peu d’emplois pérennes : matériel à 95% importé, gestion des centrales à distance, à moins que les milliers de salariés que nous font miroiter les promoteurs et le SER ne soient tous employés à la dépollution et au démantèlement des sites ! ([icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/vestas-wind-systems-vws-ko-plus-grand-fabricant-mondial-deoliennes-a-annonce-2-300-emplois-suppressions-demplois/” target=”_blank”]Voir article source : Vesta Wind Systems, leader mondiale des éoliennes, annonce 2 300 suppressions d’emplois[/icon_link] et [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2011/12/eoliennes-de-la-montagne-bourbonnaise-ou-sont-les-emplois/” target=”_blank”]Eoliennes de la Montagne Bourbonnaise : ou sont les emplois ![/icon_link] )

  • La manne financière pour les développeurs : sur le plan économique, puisque l’on nous assène que l’éolien est une énergie nouvelle (pourtant depuis 40 ans les retours d’expérience sont nombreux et pour la plupart très contrastés), il faut donc soutenir financièrement son développement. ERDF à donc l’obligation de racheter l’énergie brute produite par les éoliennes, 10% plus chère que le tarif HP du courant livré chez un particulier, et cela sans tenir compte des pertes de réseaux très souvent sous estimées.

A ce tarif de rachat, il faut donc rajouter les 46% qui correspondent au transport et à la transformation de l’électricité (voir sur précisions sur votre facture).

Et malheureusement ces subventions déguisées n’ont pas produit les effets attendus, puisque depuis 10 ans les promoteurs ont augmenté le prix du MW installé de plus de 75 %. C’est donc un marché doublement juteux pour la filière éolienne. ( [icon_link style=”chain” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/les-pertes-reseaux-dues-a-leolien-largement-sous-estimees-les-hausses-de-tarifs-egalement/” target=”_blank”]Voir article source : Les pertes réseaux dues à l’éolien largement sous-estimées, les hausses de tarifs également[/icon_link] )

Sans compter …

La défiscalisation outrancière : réduction ou exonération de l’ISF, et loi Dutreil pour certains particuliers fortunés, mais aussi crédit de TVA, et amortissement accéléré pour les promoteurs font qu’une centrale éolienne fera sa rentabilité non sur sa production mais sur ces opérations financières. ( [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/les-etudes/dossier-economique-fiscal-des-eoliennes/” target=”_blank”]Voir étude source : la niche fiscale des éoliennes[/icon_link] )

Les surcouts lié à l’éolien : contrairement à la logique écologique qui voudrait que les lieux de production soient à proximité des lieux de consommation, les centrales éoliennes sont et seront pour la plupart implantées en zones rurales. Et comme cette énergie du vent est considérée, comme une énergie dite fatale, qui se traduit par une production variable, intermittente, et imprévisible (lié au vent et à sa puissance), il sera donc nécessaire de réaliser d’importants investissements pour sécuriser les réseaux de transport et pour compléter la production quand il n’y a pas de vent (centrales thermiques et énergies fossiles). Ou est la logique économique et écologique ?

Tous ces coûts additionnés généreront inévitablement une hausse des prix de l’énergie dans les années à venir. Pour la facture EDRF, on l’estime à plus de 250€ par foyer d’ici 2015/2020. ([icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/impacts-economiques-du-grenelle-de-lenvironnement-la-direction-generale-du-tresor-tire-la-sonnette-dalarme/” target=”_blank”]Voir article source : Impacts économique du Grenelle de l’Environnement, la Direction Générale du Trésor tire la sonnette d’alarme[/icon_link])

Que vont devenir les déjà trop nombreuses victimes de la précarité énergétique ?

Peut- on toujours penser que les éoliennes sont écologiquement responsables, quand on sait que leur production restera marginale ?

Nous espérons vivement que les auteurs de ce projet de schéma, sauront pour remettre la version définitive, s’inspirer des avis et conclusions de 2 rapports d’enquêtes rendus récemment en Auvergne et en Bretagne.

Celui concernant la charte du parc des volcans, rend un avis défavorable à l’implantation d’éoliennes au nom de l’atteinte aux valeurs du paysage, d’une menace pour les patrimoines et la cohésion sociale, et d’une solution non convaincante en terme énergétique et économique au regard des autres solutions mobilisables.([icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/03/parc-naturel-regional-des-volcans-dauvergne-coup-de-theatre-et-desaveux-de-la-nouvelle-charte-du-parc-par-la-commission-denquete/” target=”_blank”]Voir article source : Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, coup de théatre et désaveux de la nouvelle charte du parc par la commission d’enquête[/icon_link])

Le second rendu en Finistère, émet un avis défavorable au nom du principe de précaution.

Devant les incohérences et les paradoxes de ce Schéma Régional Climat Air Energie, qui de surcroit se trouve en parfaite contradiction avec le Schéma Régional de Cohérence Ecologique actuellement en cours d’élaboration, les associations du collectif Allier regrettent que les instances régionales ne se soient pas inspirées des retours d’expériences de nos voisins européens ([icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/devant-le-gouffre-financier-et-le-manque-de-resultats-l%E2%80%99espagne-stoppe-tout-lancement-de-programme-eolien-et-autres-energies-renouvelables/” target=”_blank”]Voir article source: Devant le gouffre financier et le manque de résultats, l’Espagne stoppe tout lancement de programme éolien et autres énergies renouvelables )[/icon_link]:

  • Importante corruption en Italie et en Espagne,
  • recours massif au charbon en Allemagne pour compenser l’intermittence et l’imprévisibilité des trop nombreuses centrales éoliennes ([icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/2012/01/auditions-du-senat-sur-les-enjeux-des-performances-des-eoliennes-a-travers-lexperience-allemande/” target=”_blank”]Voir article source : Auditions au Sénat sur les enjeux des performances éoliennes à travers l’expérience Allemande[/icon_link]),
  • production dérisoire en Grande Bretagne, pourtant considérée comme étant le 1er gisement éolien en Europe,
  • Pays qui pour la plupart, ont gelé leur plan de développement de l’énergie éolienne, ou stoppé tout soutien financier et fiscal à cette filière.

    Par conséquent et considérant :

    • Que l’Auvergne dispose de la plus ancienne et la plus importante centrale éolienne française à Ally Mercoeur (Haute Loire) avec 26 éoliennes implantées en 2005,
    • que l’Auvergne avec 176 MW installés, et 118 MW accordés remplit pleinement les objectifs assignés par la circulaire Borloo de juin 2010,
    • qu’en Auvergne, en 2008 plus de 90% de la production énergétique régionale et 14,3% de la consommation énergétique régionale sont d’origines renouvelables,

    Le Collectif Allier Citoyen demande :

    Une expertise complète et indépendante, de la centrale éolienne d’Ally sur les aspects techniques, sociaux, économiques et fiscaux, et le report de toute nouvelle implantation d’éolienne industrielle, dans l’attente des résultats et analyses de cette expertise,

    Que la part des autres technologies comme la géothermie ou le solaire thermique dans le bouquet énergétique à 2020, soit reconsidérée au regard de leur véritable potentiel, et des retombées économiques locales qui en découleraient.

    l’application immédiate du Décret n° 2011-831 du 12 juillet 2011 relatif à la prévention, réduction et limitation des nuisances lumineuses et des consommations d’énergie, nulle part mentionné dans le SRCAE.

    Pascal Bonnefoy, animateur du Collectif Allier Citoyen.