Schéma éolien de la Loire : Le coup de force

Par 11 voix, dont celle de la Frapna , contre 5, la « Commission départementale de la nature, du paysage et des sites » vient de donner un « avis défavorable » au « Schéma régional du climat, de l’air et de l’ énergie » et donc à son volet consacré à l’éolien.

Ce document co-signé par le Préfet et le Président de la région annonce les secteurs géographiques et les programmes concernant cette industrie. Il a été précédé de textes ministériels indiquant qu’il devait « prendre en compte la préservation de l’environnement et du patrimoine et le respect des règles de protection des espaces naturels ainsi que du patrimoine naturel et culturel, des ensembles
paysagers […]
».

On était donc en droit de s’attendre à une sélection de quelques sites livrés à une industrie et à la sauvegarde de nos espaces naturels et culturels. Or que découvre t on ? 92 % des communes de Rhône-Alpes sont déclarées favorables à l’éolien. Pire, dans la Loire ce sont près de 95 % des communes ainsi classées ! On voit l’ampleur du désastre annoncé.
Comment comprendre que les critères officiels aboutissent à livrer tout un département à une industrie dont on constate tous les jours qu’elle fait naître indignation et protestations sur son passage ? Ainsi à Gumières, où 210 signatures, pour une population de 319 habitants, s’opposent à un projet porté par le maire.

Le « schéma » prévoit pour 2020, dans notre seul département, de 150 à 200 machines de 150 m de haut, et autant encore dans les années à venir. Tout notre territoire se trouve menacé : les Monts de la Madeleine déjà objets d’une ZDE approuvée, mais aussi les abords immédiats des Hautes-Chaumes, les gorges de la Loire, les coteaux de St-Bonnet-le-Château et la vue de sa Collégiale, le Pilat, qui a accepté de livrer la forêt de Taillard aux éoliennes, etc. Toutes les contraintes réglementaires, Zones natura 2000, ZNIEFF, paysages remarquables de l’Atlas départemental, sites inscrits ou même classés, le PNR du Pilat, etc. se voient écartées de l’analyse critique.

[blockquote align=”right”]Toutes les contraintes réglementaires : Zones natura 2000, ZNIEFF, paysages remarquables de l’Atlas départemental, sites inscrits ou même classés, le PNR du Pilat, etc. se voient écartées de l’analyse critique.[/blockquote]

Ce programme n’a même pas l’excuse d’une production significative car ce ne sont pas 200 mais 2 000 éoliennes de 150 m qu’il faudrait pour remplacer, non une centrale, mais UN réacteur nucléaire. On se prépare à saccager un département pour un résultat dérisoire. Tel est le résultat d’une démarche politicienne, appuyée par une fraction naïve de l’écologie à qui la mascarade du Grenelle n’a pas servi de leçon. Pouvait-on croire un instant que les affairistes de l’éolien limiteraient leurs ambitions à quelques sites ? Protester aujourd’hui c’est ouvrir bien tar- divement les yeux. Nous avions malheureusement raison trop tôt en annonçant le sort réservé à la nature. Car que reste-il comme défense contre ce vandalisme ? Rien ou presque. Certes les éoliennes sont tenues à l’écart des aérodromes, et à 500 m des habitations, bien rares en zones naturelles. En réalité, tout va être soumis aux calculs des maires et des propriétaires fonciers, aux intérêts financiers du lobby.

L’avis des commissions (des Sites par exemple) reste consultatif, le Schéma s’impose. En fin de parcours le préfet décidera seul. Espérons qu’il saura prendre la défense de notre cadre de vie. La Région « fait confiance aux aménageurs pour mettre en place des solutions locales raisonnables ». Ce discours relève ou de l’intoxication ou de la candeur. Les promoteurs éoliens trouvent infiniment plus de charme au tableau de leurs béné- fices annuels (300 000 €/an/machine) qu’à tous les paysages ou à tous les Nymphéas de Claude Monet. Inutile d’en attendre la moindre retenue.

Laissons le mot de la fin à F. Mitterand, ministre de la Culture : « Je sillonne très régulièrement et très fréquemment la France, je suis souvent inquiet de voir à quel point notre cadre de vie se dégrade […] par le biais de champs d’éoliennes anarchiques visibles à des kilomètres à la ronde ». Puisse-t-il être entendu, avant qu’il ne soit trop tard . [blockquote cite=”Frederic Mitterand, ministre de la culture”]Je sillonne très régulièrement et très fréquemment la France, je suis souvent inquiet de voir à quel point notre cadre de vie se dégrade […] par le biais de champs d’éoliennes anarchiques visibles à des kilomètres à la ronde [/blockquote]

Ph. Peyroche /CDNPS Loire
Association Vent Du Haut Forez
04 77 24 87 05
http://vent.du.haut.forez.free.fr
texte paru dans “Nature-Loire” journal de la [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.frapna-loire.org/” target=”_blank”]FRAPNA / Loire[/icon_link]

Les professionnels du tourisme se mobilisent contre les éoliennes en mer

Après les associations de riverains et l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie), le réseau Tourcom est le premier réseau national d’agence de voyages à adhérer au collectif PULSE, qui se bat pour un littoral français sans éoliennes, ainsi qu’à la FED (Fédération Environnement Durable). Le président du réseau, Richard Vainopoulos, s’insurge contre la menace que font peser les centaines d’éoliennes offshore en projet sur l’attrait touristique de la France. Nos correspondants à l’étranger, notamment en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord, sont inquiets des projets d’éoliennes autour du Mont-Saint-Michel ou face aux plages du débarquement, deux hauts lieux de la mémoire française mais aussi mondiale.

Une menace persistante sur le Mont-Saint-Michel
Pour Tourcom, l’annulation de la construction des éoliennes d’Argouges, à moins de 20 km du Mont-Saint-Michel, ne signifie pas la fin du danger. En l’absence d’une zone d’exclusion beaucoup plus large des éoliennes, l’Unesco continue de menacer la France de déclasser ce site prestigieux. L’organisation internationale se réunira à nouveau le mois prochain pour étudier le cas des éoliennes du Mont-Saint-Michel. Au moment où de grands travaux sont engagés pour restituer au Mont-Saint-Michel son insularité – un chantier classé « opération d’intérêt national » – il semble d’autant plus incohérent de défigurer le site par des projets d’éoliennes.

Un projet fou d’éoliennes face aux plages du débarquement
Mais le Mont-Saint-Michel n’est pas le seul grand site touristique menacé. Un complexe éolien de cent aérogénérateurs pourrait voir le jour d’ici 2015 dans la baie d’Arromanches, notamment au large d’Omaha Beach. Pour rappel, des milliers de soldats nord-américains ont perdu la vie au large de cette plage. Ce projet fait l’objet d’une récente pétition lancée par l’association d’Arromanches Port Wilson Churchill, qui appelle au respect d’un lieu de mémoire sacré pour les vétérans américains et canadiens.

50% de touristes en moins
Pour Richard Vainopoulos, ces éoliennes ne rapporteront rien mais coûteront très cher en termes d’emplois. Une première étude d’impact touristique montre que les côtes françaises pourraient perdre jusqu’à 15% de touristes français et 30 % de touristes étrangers. Les chiffres montent même à 50% pour les sites les plus célèbres dont font partie le Mont-Saint-Michel et les plages du débarquement. A l’heure où la France n’a jamais eu autant besoin d’emplois et où le tourisme assure une grande partie de notre excédent commercial, cette perspective n’est pas acceptable.

Contacts Presse :
Richard Vainopoulos (Tourcom) – 01.73.79.50.64
Catherine Boutin (PULSE) – 06.10.28.71.12
Jean-Louis Butré (FED) – 06.80.99.38.08

La Montagne du 23 avril 2012 : Un vent éolien dans la Vallée de l’Allier

[image title=”Vent éolien dans la vallée de l’Allier” align=”center” icon=”zoom” lightbox=”true” width=”600″ autoHeight=”true” link=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/05/la-montagne-23-04-12-vent-eolien-vallee-allier.jpg” linkTarget=”_blank”]http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/05/la-montagne-23-04-12-vent-eolien-vallee-allier.jpg[/image]

De 1500 à 2300 suppression d’emplois pour l’industriel Vestas, leader mondial de l’éolienne.

L’industriel Vestas, [icon_link style=”globe” color=”green” href=”http://www.hispanicbusiness.com/2012/1/12/danish_wind_power_system_firm_vestas.htm” target=”_blank”]leader mondial du marché de l’éolienne[/icon_link], très présent également en France, et siégeant activement au sein du Syndicat des Energies Renouvelables (SER), a récemment revu ses objectifs :

Au lieu de licencier 1500 emplois cette année, il licenciera probablement 2300 emplois, et prévoit également 1600 licenciements supplémentaires si la clarification du Congrès américain sur les subventionnements excessifs de l’éolien se confirme d’ici le mois de mai (très probable).

Les effectifs totaux du groupe seront ainsi réduits de 25 % en moins d’un an …

Combien de milliers d’emplois nous faisait on miroiter ?

Au fait : l’opération annoncée en Montagne Bourbonnaise depuis 2010 sur St Nicolas des Biefs est une opération … Vestas !!!

Ludovic Grangeon

Témoignage sur la question éolienne par un “Ancien soixante-huitard pur et dur”

Je suis, du moins en théorie, membre du CIT (conseil d’initiatives du territoire) du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.

Ancien soixante-huitard pur et dur, doté de mon brevet de précurseur de l’écologie par mon abonnement à la « Gueule Ouverte », journal écologique politique qui fut fondé en novembre 1972 par Pierre Fournier, je me devais d’être un pro-éolien convaincu.

« Oui, mais ça, c’était avant… », comme le clame une pub pour célèbres lunettes.

« Avant » que je sillonne, pour raison professionnelles, l’Europe du nord, entres autres l’Allemagne et le Danemark.
La poésie sublime des champs d’éoliennes le long de la Baltique me laissais quand même assez perplexe quand à leur esthétique, mais enfin, me disais-je, pourquoi pas, c’est « écolo » et ils sont chez eux …
« NIMBY », « Not In My Backyard » (Pas dans mon jardin) comme le disent si bien mes amis anglo-saxons …

J’avais bien aussi entendu parler des protestations des polonais quand les vents d’ouest leur amenaient les pluies acides générées par les centrales au lignite de leurs voisins allemands.
Ben oui, quand il n’y a pas de vent, il faut bien compenser …
Mais enfin, la Pologne, c’est si loin …

« Avant » surtout, qu’un jour de février 2009, je monte vers l’un de mes coins favori pour la photo : le Plateau du Cézallier.
Je n’y étais pas venu depuis bien longtemps …
Pour ceux qui ne connaissent pas, le Cézallier fait partie du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.
Il est situé dans le Massif central, entre les monts Dore et les monts du Cantal, et est à cheval sur deux départements, le Puy-de-Dôme et le Cantal.
Les grands espaces découverts du Cézallier forment un terrain de chasse idéal pour le chasseur d’image que je suis.
C’est une terre d’estive, un espace magnifique, à la beauté sauvage et grandiose.
Enfin, je devrais dire, « c’était » …

En effet, au cours de cette balade, j’ai découvert une nouvelle flore, une plantation de végétaux étranges, de fer et de béton, qui écrasent tout de leur taille imposante, entre 80 et 100 mètres de haut.
Et cela s’étalait depuis Roches-Charles-La-Mayrand, le long de la D127, puis le long de la D32, depuis la hauteur de Vénèche jusqu’au lieu dit la Baraque.
Combien il y en avait il ? je ne sais, je ne les ai pas compté.
On ne voit plus qu’elles, ces moulinettes disgracieuses et dispendieuses.

C’est là, en l’espace d’un après-midi, le 20 février 2009, je suis devenu un farouche opposant à cette arnaque, je suis devenu ce qu’ « ils » appellent, un « impérialiste paysager ».

  • Cette énergie soi-disant propre, qui oublie de dire qu’elle a un facteur de charge compris entre 19 et 21%.
  • Cette énergie soi-disant propre, qui oublie de dire que quand elle ne peut produire, elle doit faire appel à des énergies de substitution, gaz, fuel, charbon, grands pourvoyeurs en CO².

Par exemple, les Allemands, avec 10 tonnes de gaz carbonique émises par habitant et par an contre 6 pour nous, soient les plus grands pollueurs d’Europe pour avoir appliqué la politique de leurs « grünen » …
Et je ne parle pas du démantèlement de ces machines, lorsqu’elles seront arrivées en fin de vie …

Si les éoliennes sont surtout très lucratives pour ceux qui les installent, les promoteurs qui les auront implantés seront loin de là, fortune faite grâce aux gogos qu’ils auront endormis, quand il faudra les démonter.

Plutôt que de sacrifier à ce diktat qui fait fi de notre patrimoine paysager, et sans refuser pour autant des modes de production énergétique qui ne font pas forcément appel à la fission nucléaire, il faut savoir que chez nous en Auvergne, nous disposons d’une énergie renouvelable qui est l’hydroélectricité.

L’hydroélectricité auvergnate représente quelque 2 millions de MWh, soit 3 % de la production hydroélectrique nationale.
Un moyen de produire de l’électricité, qui serait jouable chez nous, mais qui n’est pas encore exploitée, serait la géothermie profonde. Voir les travaux effectués dans ce sens à Soultz-sous-Forêts, en Alsace.

J’ajouterai simplement ceci à mon (long) commentaire :
Si on met le préfixe « écolo » devant n’importe quelle ânerie, ladite ânerie devient illico vertueuse et par conséquent ceux qui s’y opposent ou qui la discutent sont diabolisés.

Cordialement à tous.

Didier Chateau.

Lettre ouverte de monsieur Didier Chateau, membre du Conseil d’Initiatives du Territoire du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne

De monsieur Didier Chateau, membre du Conseil d’Initiatives du Territoire du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, [icon style=”home” color=”green”]7 route de Clermont 63830 Nohanent[/icon], [icon style=”cellphone” color=”green”]06.24.30.63.74.[/icon]

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Bonjour,

Je suis, du moins en théorie, membre du CIT (conseil d’initiatives du territoire) du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.
Je reconnais que je n’ai guère participé aux travaux et réunions ces derniers mois, des soucis d’ordre familiaux en sont la raison.

Croyez bien que je le regrette, car il y aurait eu des interventions circonstanciées de ma part concernant la prise de position adoptée par le projet de Charte 2012 – 2024, dans le volet de l’éolien. (Pages 86 et 87 du projet)
Dans les premières réunions auxquelles j’avais participé, j’avais donné mon avis sur ce que j’appelle le massacre du Cézallier, massacre qui a eu lieu avec la complicité active des élus locaux, et plus grave, avec votre complicité passive.

Quand vous dites, page 85, « Les énergies renouvelables permettent de limiter significativement les émissions de gaz à effet de serre. », ou, page 87 « Par ailleurs, l’énergie éolienne est une réelle opportunité en matière de production d’électricité renouvelable », vous savez très bien que c’est faux pour l’éolien, du simple fait cette énergie intermittente n’a qu’un facteur de charge de 19 à 21%, et que donc le reste du temps, il faut compenser par des énergies à la réactivité immédiate, fuel, charbon ou gaz. (Bonjour le CO² !)

De plus, vous osez invoquer, je cite :
« Établir en amont des projets un plan de paysage démontrant l’intégration possible et qualitative du projet envisagé avec le paysage (révéler des spécificités du paysage) »

« Chercher à inventer un nouveau « motif » de paysage : concevoir des aménagements respectueux et révélateurs des spécificités des lieux en termes de sensibilités paysagères et environnementales, de logiques de relief, de présence de monuments historiques et de richesses archéologiques, d’histoire … Concernant en particulier le secteur vert situé au Nord de la Chaîne des Puys : articuler le projet selon la structuration linéaire – orientée Nord-Sud – des édifices volcaniques de façon s’inscrire dans la continuité de la silhouette du massif, limiter la hauteur des machines à 100 m – hauteur des pales comprises – afin de ne pas écraser le relief environnant (sic !) »

Cette « intégration » est particulièrement sensible dans la zone qui s’étend depuis Roches-Charles-La-Mayrand, le long de la D127, puis le long de la D32, depuis la hauteur de Vénèche jusqu’au lieu dit la Baraque !!!

Inutile de vous dire que j’ai été en plein accord avec le Rapport et conclusions de la Commission d’Enquête Publique, du Conseil Régional d’Auvergne, commission relative au projet de révision de la Charte du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne, dans ses pages 15 à 17, 21 à 23, 31 à 34, et 40 à 41.

Je rejoins donc parfaitement la conclusion de la commission qui « Emet un avis défavorable sur les dispositions de la charte relatives à la réalisation de parcs éoliens. »

En conclusion, si vous estimez que ma position est incompatible avec ma participation au CIT du Parc, je vous autorise à me radier de la liste des membres.

Je vous prie d’agréer mes salutations les meilleures.

Didier Chateau.

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Rapport et annexes du projet de révision de la charte des Volcans d’Auvergne pour la période 2012-2024

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Rapport et conclusions des commissaires enquêteurs relatives au projet de révision de la Charte du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne

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Chazemais : les motifs d’annulation du permis de construire révèle un viol délibéré du code de la santé publique

Récemment, le permis de construire des éoliennes sur la commune de Chazemais était annulé par le tribunal administratif de Clermont Ferrand. ( [icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/04/eoliennes-chazemais-volskwind-jugement-TA-clermont.pdf” target=”_blank”]Voir le jugement de 1ere instance PDF[/icon_link] )

Ce jugement est interessant car, entre autres raisons, c’est la première fois en France qu’un permis de construire éolien est annulé pour non respect de l’article R1334-34 du code de la santé publique rendant obligatoire l’analyse du bruit à l’intérieur des habitations par tranches de fréquences.

Or c’est dans les basses fréquences que les éoliennes sont les plus bruyantes et il est hautement probable que la limite légale de 7 dB d’émergence sonore serait dépassée dans les habitations les plus proches pour les tranches de fréquences centrées sur 125 Hz et 250 Hz si l’analyse était faite.

Ainsi, par exemple, pour Chazemais, voici les correspondances de tranches de fréquences et de décibels enregistrés pour un vent de 6 m/s :

125 Hz soit 105 dB
250 Hz soit 104 dB
500 Hz soit 101 dB
1 kHz soit 96 dB
2 kHz soit 91 dB
4 kHz soit 82 dB

Moyenne dB(A) 102 dB(A)

C’est pour cette raison que les promoteurs produisent des émergences globales et non spectrales, violant délibérément la loi sans que les pourfendeurs d’éoliennes, ni bien sur l’administration, ne s’en aperçoivent …

[icon_link style=”link” color=”green” href=”http://www.afsset.fr/upload/bibliotheque/978899576914371931356311364123/bruit_eoliennes_vdef.pdf” target=”_blank”]Le rapport de l’AFFSET[/icon_link] (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l’Environnement et du Travail) publié suite à saisine de cette agence le 27 juin 2006 par le Ministère de la Santé et des Solidarités et le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable est à ce titre explicite et à motivé la décision du Tribunal Administratif de Clermont Ferrand en annulation du permis de construire des éoliennes de Chazemais.

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Jugement du tribunal Administratif de Clermont Ferrand (PDF)

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Rapport clé de l’AFFSET “Impact Sanitaire du Bruit généré par les éoliennes”

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Eolien offshore : saccage des côtes de la France

Le Gouvernement a annoncé, vendredi 6 avril, les résultats de l’appel d’offres de 3000 MW offshore pour la création de cinq parcs éoliens, soit 500 à 600 éoliennes géantes de 180 m de hauteur au large des côtes normandes et bretonnes. Cette décision entraine déjà le saccage programmé de quatre des plus beaux sites de notre pays, la Baie de Saint Brieuc, la Baule, Fécamp, Arromanches, livrés à des consortiums industriels.

Un investissement de 10 milliards d’euros pris sur la facture d’électricité des français va être ” englouti” pour fabriquer 1,5% d’une électricité intermittente dont la France n’ pas besoin puisqu’elle exporte déjà 15% de sa production actuelle.

Cette production de kilowattheures supplémentaires, de mauvaise qualité, cinq fois plus chers, provoquera une hausse probable de 20% du tarif de l’électricité des ménages alors que 4 millions sont déjà en situation énergétique précaire.
Pour réguler cette production, ces parcs éoliens entraineront la construction de nouvelles de centrales à gaz fortement émettrices de CO².

Il s’ agit selon la fédération Environnement Durable (FED), d’une erreur économique, d’un massacre écologique, d’un saccage des paysages, d’une destruction du patrimoine et d’ un sacrilège des lieux de mémoire de notre pays.

La Fédération Environnement Durable lance un appel à la mobilisation générale des associations de l’environnement, des professionnels du tourisme, de l’hôtellerie, des professionnels la mer et de la pêche et des associations du patrimoine. Elle demande aussi à l’Unesco de classer définitivement au patrimoine mondial les plages du débarquement, atteintes par le projet nommé Courseulles-sur mer qui en réalité se situe en face de la plage d’Arromanches.

Contact Presse
J.L. Butré
06 80 99 38 08
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