Syndicat des Energies Renouvelables (SER) et ADEME : trafic de genre ou d’influence, à vous de choisir …

La recente actu-intox sur la nomination de Jean Louis Borloo, ancien ministre de l’écologie, à la tête de Veolia, leader mondial des services à l’environnement, a défrayé la chronique. Que ne lisait on pas sur ce pauvre ministre, promoteur du Grenelle. A la tête d’une entreprise leader dans le secteur de l’environnement, quelle honte, quels copinages, quelle illégalité !

Heureusement il n’en était rien, la vertue républicaine était sauve. Et l’article 432-13 du Code Pénal n’avait donc pas à être invoqué.

[blockquote align= »center » cite= »article 432-13 du Code Pénal »]Est punit de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende le fait, par une personne ayant été chargée, en tant que fonctionnaire public ou agent ou préposé d’une administration publique, à raison même de sa fonction, soit d’assurer la surveillance ou le contrôle d’une entreprise privée, soit de conclure des contrats de toute nature avec une entreprise privée, soit d’exprimer son avis sur les opérations effectuées par une entreprise privée, de prendre ou de recevoir une participation par travail, conseil ou capitaux dans l’une de ces entreprises avant l’expiration d’un délai de cinq ans suivant la cessation de cette fonction.[/blockquote]

Mais qu’on se le dise. Ces pratiques demeurent courantes voir presque « normales » dans le secteur de l’environnement ou l’affairisme préside à toute décision, et ou la sacro-sainte limite entre intérêt Public et intérêt Privé s’efface devant les intérêts particuliers ou – au mieux – les contrats industriels.

Ainsi, en novembre 2010, un des principaux rapporteurs du Grenelle de l’Environnement, Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’ADEME, ingénieur dans les énergies solaires et travaillant auparavant dans le privé, se retrouve à la tête du … Syndicat des Energies Renouvelables (SER).

Pratique scandaleuse, mais malheureusement d’un tel banal qu’aucun média ou presque ne s’en est ému.

Pourtant, le lobby du SER représente 550 des plus gros industriels du secteurde l’environnement ou de l’énergie. Et il semble évident qu’un tel transfuge « éclaire » de façon conséquente ce puissant organe de promotion et de pression. On imagine le pont d’Or que cette nomination représente en « connexions« , « opportunités« , « travaux communs » et autres « études communes » (ces co-financements restants très surveillés, mais il serait naïf de croire que les retombées sont directes).

Ce mariage entre le SER et l’ADEME (et plus généralement avec les services publics) est grave de conséquence pour la partialité et la diversité des opinions proclamée comme vérités intangibles, et surtout pour les textes de loi promus à la suite de ces « travaux communs ».
On en voudra pour preuve la quasi exclusivité des arguments du SER dans les brochures de promotion des énergies de l’ADEME :
Ainsi, la page de garde de la plaquette « Donner un nouveau souffle à l’éolien terrestre » parue en juin 2004, et réalisée par le Boston Consulting Group pour le compte du SER, associait tout les plus grands promoteurs éoliens tels l’ex-SIIF ou Shell WindEnergy à … l’ADEME.
C’est dailleurs amusant, mais depuis 2004, l’intégralité des demandes faites dans cette plaquette ont quasiment toutes été satisfaites par le législateur, en partie grâce à l’arrêté du 10 juin 2006 …

Source :
[icon_link style= »link » color= »green » href= »http://sauvonsleclimat.typepad.fr/le_blog_de_lassociation_s/2010/11/le-ser-m%C3%A8ne-la-bal.html » target= »_blank »]Site de « Sauvons le Climat »[/icon_link]

« Sauvons Le Climat » a pour ambition d’informer, de manière indépendante de tout groupe de pression ou parti politique, sur les problèmes relatifs au réchauffement climatique et sur les solutions proposées pour le ralentir. L’association est dotée d’un comité scientifique présidé par Michel Petit, ancien responsable du groupe français d’experts au GIEC. Sous le contrôle de ce comité, SLC publie régulièrement des études et des communiqués sur les aspects scientifiques et techniques ainsi qu’économiques et sociaux de ces problèmes.

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