Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne : coup de théâtre et désaveux de la nouvelle charte du Parc par la commission d’enquête.

C’est donc un véritable désaveux que la commission d’enquête à rendu sur « l’étrange » volonté des dirigeants du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne (PNRVA) de promouvoir des éoliennes géantes sur un paysage que des dizaines d’association essaient de classer au patrimoine de l’UNESCO.

Ainsi le rapport souligne la qualité des contributions écrites des associations de défense de l’environnement, et pointe la faiblesse de l’argumentation d’une institution « Le Parc » censée défendre un paysage touristique … et qui le livre à des opérations industrielles dont le principal impact est … la destruction du paysage.

Pour rappel, la commission d’enquête est diligentée par l’Etat pour le renouvellement du classement « Parc Naturel Régional« . Ce classement se fait par le respect d’une charte.
Ces critères sont donc régulièrement évalués. 2012 étant l’année de fin de validité de la précédente charte, une enquête fut donc menée pour juger des nouvelles orientations du Parc de Volcans … et notamment de son engouement pour les promoteurs éoliens industriels.

Vous pourrez [icon_link style= »link » color= »red » href= »http://www.allier-citoyen.com/wp-content/uploads/2012/03/PNRVA-srcae-charte-2012-commission-enquete-eolien.pdf » target= »_blank »]retrouver l’intégralité de l’extrait du rapport de la commission d’enquête en pièce jointe.[/icon_link] Voici seulement un morceau choisi de l’avis rendu … qui reflete parfaitement le drôle de sentiment des associations …

[blockquote cite= »Commission d’enquête »]La commission comprend que les requêtes révèlent une incompréhension sur le fait qu’une structure à vocation protectrice rende possible la réalisation d’ouvrages à fort impact sur des paysages qu’elle est censée protéger.
La méthode consistant à chercher à inventer de nouveaux motifs de paysage par l’implantation d’éoliennes, apparaît comme une démarche très élitiste, ne prenant pas en compte la capacité du public à y adhérer ni l’importance du débat local qu’elle devrait susciter.[/blockquote]

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2 réflexions sur « Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne : coup de théâtre et désaveux de la nouvelle charte du Parc par la commission d’enquête. »

  1. Bonjour.
    Je suis, du moins en théorie, membre du CIT (conseil d’initiatives du territoire) du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.

    Ancien soixante-huitard pur et dur, doté de mon brevet de précurseur de l’écologie par mon abonnement à la « Gueule Ouverte », journal écologique politique qui fut fondé en novembre 1972 par Pierre Fournier, je me devais d’être un pro-éolien convaincu.
    « Oui, mais ça, c’était avant… », comme le clame une pub pour célèbres lunettes.

    « Avant » que je sillonne, pour raison professionnelles, l’Europe du nord, entres autres l’Allemagne et le Danemark.
    La poésie sublime des champs d’éoliennes le long de la Baltique me laissais quand même assez perplexe quand à leur esthétique, mais enfin, me disais-je, pourquoi pas, c’est « écolo » et ils sont chez eux…
    « NIMBY », « Not In My Backyard » (Pas dans mon jardin) comme le disent si bien mes amis anglo-saxons…
    J’avais bien aussi entendu parler des protestations des polonais quand les vents d’ouest leur amenaient les pluies acides générées par les centrales au lignite de leurs voisins allemands.
    Ben oui, quand il n’y a pas de vent, il faut bien compenser…
    Mais enfin, la Pologne, c’est si loin…

    « Avant » surtout, qu’un jour de février 2009, je monte vers l’un de mes coins favori pour la photo : le Plateau du Cézallier.
    Je n’y étais pas venu depuis bien longtemps…
    Pour ceux qui ne connaissent pas, le Cézallier fait partie du Parc naturel régional des Volcans d’Auvergne.
    Il est situé dans le Massif central, entre les monts Dore et les monts du Cantal, et est à cheval sur deux départements, le Puy-de-Dôme et le Cantal.
    Les grands espaces découverts du Cézallier forment un terrain de chasse idéal pour le chasseur d’image que je suis.
    C’est une terre d’estive, un espace magnifique, à la beauté sauvage et grandiose.
    Enfin, je devrais dire, « c’était »…

    En effet, au cours de cette balade, j’ai découvert une nouvelle flore, une plantation de végétaux étranges, de fer et de béton, qui écrasent tout de leur taille imposante, entre 80 et 100 mètres de haut.
    Et cela s’étalait depuis Roches-Charles-La-Mayrand, le long de la D127, puis le long de la D32, depuis la hauteur de Vénèche jusqu’au lieu dit la Baraque.
    Combien il y en avait il ? je ne sais, je ne les ai pas compté.
    On ne voit plus qu’elles, ces moulinettes disgracieuses et dispendieuses.

    C’est là, en l’espace d’un après-midi, le 20 février 2009, je suis devenu un farouche opposant à cette arnaque, je suis devenu ce qu’ « ils » appellent, un « impérialiste paysager ».
    Cette énergie soi-disant propre, qui oublie de dire qu’elle a un facteur de charge compris entre 19 et 21%
    Cette énergie soi-disant propre, qui oublie de dire que quand elle ne peut produire, elle doit faire appel à des énergies de substitution, gaz, fuel, charbon, grands pourvoyeurs en CO².
    Par exemple, les Allemands, avec 10 tonnes de gaz carbonique émises par habitant et par an contre 6 pour nous, soient les plus grands pollueurs d’Europe pour avoir appliqué la politique de leurs « grünen »…
    Et je ne parle pas du démantèlement de ces machines, lorsqu’elles seront arrivées en fin de vie…
    Si les éoliennes sont surtout très lucratives pour ceux qui les installent, les promoteurs qui les auront implantés seront loin de là, fortune faite grâce aux gogos qu’ils auront endormis, quand il faudra les démonter.

    Plutôt que de sacrifier à ce diktat qui fait fi de notre patrimoine paysager, et sans refuser pour autant des modes de production énergétique qui ne font pas forcément appel à la fission nucléaire, il faut savoir que chez nous en Auvergne, nous disposons d’une énergie renouvelable qui est l’hydroélectricité.
    L’hydroélectricité auvergnate représente quelque 2 millions de MWh, soit 3 % de la production hydroélectrique nationale.
    Un moyen de produire de l’électricité, qui serait jouable chez nous, mais qui n’est pas encore exploitée, serait la géothermie profonde.
    Voir les travaux effectués dans ce sens à Soultz-sous-Forêts, en Alsace.

    J’ajouterai simplement ceci à mon (long) commentaire :
    Si on met le préfixe « écolo » devant n’importe quelle ânerie, ladite ânerie devient illico vertueuse et par conséquent ceux qui s’y opposent ou qui la discutent sont diabolisés.

    Cordialement à tous.
    Didier Chateau.

  2. Bonjour à tous.

    Je vous dois un aveu, je suis un indécrottable naïf…
    Au tout début de mon entrée au CIT (Conseil d’Initiatives du Territoire) du Parc des Volcans, j’avais quand même été interloqué par l’attitude du Président du Parc Naturel Régional des Volcans d’Auvergne (PNRVA), monsieur Roger GARDES, quand j’avais évoqué avec indignation le massacre du plateau du Cézallier par l’implantation de ZDE.
    Il semblait minimiser l’impact environnemental des éoliennes sur le parc.
    Attitude d’autant plus surprenante que l’immense majorité des membres du CIT (93%) émettaient une opinion pour le moins défavorable, doublée d’une opposition sans ambiguïté à l’implantation de ces ZDE.

    Je viens de comprendre en recevant la liste des candidats aux législatives pour la 3ème circonscription du Puy de Dôme, circonscription à laquelle j’appartiens.
    Au titre des alliances, le Parti Socialiste a laissé la place dans cette circonscription à une candidate d’Europe Ecologie Les Vers (EELV) Mme Danielle AUROI.
    Et qui donc est son remplaçant ???
    Bingo :
    Monsieur Roger GARDES…

    J’ai largement soutenu et milité pour la victoire de Monsieur François HOLLANDE, notre actuel Président de la République, et je ne m’en cache pas.
    Mais j’ai soutenu sa candidature, tout en sachant que je ne partageais pas certaines de ses orientations, particulièrement celle concernant sont alliance dangereuse avec EELV, grand protecteur de ZDE.

    J’ai donc écris au siège de la fédération locale du PS, avec double à l’instance nationale, courrier dans lequel j’ai indiqué que je me refuser à cautionner un parti dont l’un des but est le saccage de notre patrimoine paysager, et que par voie de conséquences, j’irai voter aux deux tours, mais avec un bulletin blanc.

    Cordialement à tous.
    Didier Château.

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