Pour en finir avec la propagande éolien !

Pour en finir avec les mythes propagés sur l’éolien qui sont une propagande de mauvaise foi.

Nos travaux ont permis de souligner à quel point ce secteur stratégique prioritaire n’engageait que des projets réducteurs aux performances médiocres. Ce sont les performances discutables des projets actuels au niveau environnemental et technique qui nécessitent d’être sensiblement améliorées.
Il est curieux de voir l’absence de réels appels d’offres dans de tels projets financés à 100% par le contribuable et au prix fort. Il peut être supposé que la tentation de profits à très court terme oriente ces choix, alors pourtant que les nouveaux types sont plus rentables pour leurs opérateurs et pour la Collectivité, État compris.

Les machines implantées sont des modèles en voie d’obsolescence, importés à 95%, à travers des opérations d’étude et d’acheminement manquant souvent de transparence sur les coûts, intermédiations et commissions auxquelles elles donnent lieu pour près de 35% de leur coût final d’investissement.
Le plus gros constructeur européen utilisé par ces opérateurs, Vestas, tire la leçon à la fois des objectifs irréalistes et de la rentabilité insuffisante en procédant actuellement au licenciement de 3000 postes en 2011. Cet évènement confirme le scepticisme existant depuis plusieurs années sur la réalité des 60 000 emplois qui auraient été en perspective dans ce secteur en France, selon le syndicat professionnel de cette branche, le SER.
Un seul exemple régional : le premier projet important implanté dans l’Allier pour 16 MW n’a pas créé un seul emploi local et rapportera seulement en 2012 à la fiscalité locale et départementale à peine 16% des recettes annoncées et promises lors de l’enquête publique, alors qu’elles sont annoncées depuis 2007.

Les machines implantées sont majoritairement de vieux modèles à hélices à axe horizontal, connus dans la profession sous le sigle « HAWT ». Les machines produites actuellement dans de bonnes conditions tendent vers l’utilisation de sources mixtes, par exemple vent + solaire, et vers la technologie « VAWT » qui permet une maintenance aisée au sol, un rendement de plus du double, des bruits et nuisances beaucoup plus faibles, des hauteurs faibles, des plages de fonctionnement doublées, démarrant dès les vents faibles, et supportant les vents élevés.

La France dispose en ce domaine d’un potentiel inégalé au moins égal à celui du secteur nucléaire, avec des leaders électriciens mondiaux comme, Schneider, Merlin Gerin , Leroy Somer, des mécaniciens spécialisés comme RVI, Alstom, les arsenaux nationaux, des aérodynamiciens avec toute la filière dans le sillage d’Airbus, Dassault systèmes etc, au moment où leurs filières traditionnelles sont stabilisées, et où des perspectives de diversification se précisent, d’autant plus que le développement de telles machines est rapide en conception et en réalisation.

Les découvertes majeures faites dans les turbines à hautes performances proviennent majoritairement d’inventions françaises produites par des chercheurs et des brevets universellement reconnus au niveau mondial comme Darrieus, largement utilisé aux USA, ou Malavard dont les inventions avaient été rendues célèbres par le Commandant Cousteau. Ces inventions ont de surcroit des rendements mécaniques et énergétiques bien supérieurs à coût égal, à fiabilité industrielle supérieure.

Il conviendrait de se préoccuper en premier lieu des performances économiques, techniques et environnementales des projets considérés :

  • 1. Tout d’abord, la puissance d’une éolienne, qui est son maximum théorique, n’est jamais atteinte. Le syndicat professionnel de l’éolien précise que la capacité éolienne terrestre française totale a un potentiel de 5 GigaW, pouvant produire 9.6 TeraW/h/an. (Giga = 10 puissance 9 soit 1 000 000 000 et Tera = 10 puissance 12 soit 1 000 000 000 000).
    Si une puissance installée de 4 492 000 000 watts peut donner 7 800 000 000 000 watts/an, ceci veut donc dire que la capacité moyenne de production par éolienne est environ de la puissance installée théorique de toutes les éoliennes françaises multipliée par 1900 heures par an à plein régime.
    Il est rare qu’une éolienne tourne à plein régime. C’est une équivalence. Dans les régions favorables, en façade maritime, elles peuvent tourner 3000 à 4500 heures par an, mais dans une région située à l’intérieur, le nombre d’heures à plein rendement est très faible. Disons qu’une éolienne peut tourner de 1000 à 5000 heures par an, mais comme elle ne tourne pas à plein régime tout le temps, cela fait une équivalence moyenne en France de 1900 heures par an à 100%. 20% est un chiffre très faible de disponibilité.
    Ceci veut donc dire par comparaison en image qu’on ne peut compter sur une éolienne qu’un jour sur cinq, ou seulement 12 minutes dans une heure, surtout en regard du tarif particulièrement élevé du kilowatt/heure fourni, contre productif pour l’économie nationale et charge pour les entreprises au détriment de leur compétitivité. (argument développé par Monsieur Mestrallet PDG de Suez Lyonnaise GDF et sans doute aussi par Total qui abandonne cette filière)

  • 2. Électricité utile fournie par une éolienne : l’électricité fournie par une éolienne n’est pas utile en totalité car il faut la transporter par le réseau. Plus elle est proche des lieux de consommation, plus le rendement est favorable. L’idéal est de mettre des éoliennes en plein cœur de Paris ou des zones industrielles.
    Le réseau électrique fonctionne comme une résistance et perd de la puissance sur de longues distances. Les postes de transformation dissipent également de l’énergie en chaleur. Les pertes moyennes de réseau sont variables, mais pour une région comme la nôtre, il est plausible de les estimer de 6 à 10%, d’autant plus que l’âge moyen du transfo du réseau n’est pas tout jeune …
    Il est aussi surprenant de voir les industriels de l’éolien s’obstiner à utiliser les modèles à hélices en raison de leur faible coût de production, alors que leur bilan CO2 est désastreux, que leur rendement est très faible, que leur pollution visuelle est très forte, que leur plage d’utilisation nécessite un vent déjà supérieur à 4mètres/seconde, et qu’elles doivent par contre s’arrêter dès que le vent est trop fort.

  • 3. Sous information des milieux écologistes : Puisque les milieux écologistes prennent souvent partie pour les éoliennes, on peut être surpris de leur faibles connaissances dans ce domaine, et de leur manque de mémoire par rapport aux inventions du Français Darrieus de la turbine hélicoïdale dans les années 30, ou des fameux mâts verticaux du bateau du Commandant Cousteau inventés par le Professeur Malavard, dont le rendement est bien meilleur, la pollution visuelle réduite, et les nuisances bien moins élevées. Ce ne sont pas les seuls en parlant des Allemands Magnus et Flettner, de l’Italien Venturi.

  • 4. Consommation électrique des ménages (et des autres !…) : On évoque souvent la production des éoliennes en termes de ménages ou de foyers. Pourquoi distinguer les ménages des activités professionnelles ? Tout le monde consomme de l’électricité et il n’y a pas de distinction de fourniture entre les ménages et les activités professionnelles, sauf dans les tarifs. En termes de volume, L’industrie consomme 28% de l’électricité française, et les zones urbaines comprenant bureaux et logements 65%. Le reste est consommé par l’agriculture, les transports etc…(source EDF et RTE). La consommation totale française a été dans les dernières années d’environ 480 à 500 Terawatts/h/an. Il faut rapprocher ce chiffre de la production éolienne qui est de 9.6 TWH, soit 1.6% de la consommation. Une première réponse est donc de dire que l’installation d’éoliennes ne correspond au mieux qu’à 1.6% des besoins d’électricité d’une région, et seulement pour 20 % du temps, soit, 0.3% utile, ce qui est vraiment minuscule.

  • 5. Réponse utile aux besoins :

    a. Les périodes de pointe : ces périodes sont essentiellement situées en hiver et surtout décembre et janvier (source RTE) de l’ordre de 90 à 100 TW. Il est à noter que ce n’est pas la période où les éoliennes tournent le plus, en raison du froid et des intempéries, alors qu’elles ne tournent que 20% par an …

    b. Taux de disponibilité : les consommateurs n’imaginent pas ne pouvoir compter sur une prise de courant ou un interrupteur qu’une fois sur cinq. C’est pourtant ce qui se passe avec l’électricité produite par une éolienne. Ceci a une conséquence très importante : pour Une éolienne installée, il faut 4 autres installations utilisant un autre mode de production pour assurer la fourniture d’électricité 365 jours par an, et en plus, il faut être absolument certain que ces 4 autres installations pourront produire au moment où les éoliennes ne pourront pas le faire.
    La capacité éolienne pouvant au mieux passer de 1.6% à 4.5% de la production française, en supposant qu’on défigure la moitié du paysage français, il faudrait multiplier par 4 les autres modes de production pour compenser le fait qu’une éolienne ne fournit réellement du courant que pour un cinquième du temps. Malgré les progrès affichés par les industriels de l’éolien, le nombre d’heures utiles par an n’est passé que de 1650 à 1900 heures par an dans les trois dernières années, alors qu’il y a 8760 heures dans une année. (source syndicat de l’énergie renouvelable, RTE, ademe)

  • 6. Éoliennes sur nombre de foyers : si on veut quand même répondre à la question sur le nombre de foyers desservis par une éolienne, on peut aussi le faire selon l’équation suivante :

    a. la consommation moyenne d’un foyer français varie environ de 3500 kwh à 8000 kwh, selon la surface, le niveau d’équipement et le mode de chauffage. Si on veut exclure le chauffage (mais comment font ceux qui ont le chauffage ?) il faut savoir que le poste chauffage compte pour 35 % environ.

    b. Par exemple en Allier : Le parc de la Ligue a une puissance théorique installée de 16 MW, soit donc 16 000 kw. Les pertes de réseau atteignent de 6 à 9% pour un équipement excentré. Admettons que les pertes se situent environ à 5 % pour rester en dehors de toute polémique. La puissance utile théorique délivrée est donc d’environ 15.2 mWh. Appliquons à ce chiffre le taux de disponibilité en utilisant les chiffres officiels pour 2010 du syndicat des professionnels de l’éolien : soit environ 1900 heures par an à pleine puissance équivalent. Ce chiffre est également très favorable car il tient compte du rendement élevé des installations en zone d’influence maritime, alors que l’Auvergne est classée en zone 1 sur une échelle de 1 à 5, et donc sans doute en dessous de ce niveau. Ceci nous donne donc une production d’environ 29 MWh par an.

    c. Si ce chiffre a un sens, on peut dire que cet équipement pourrait desservir de 4000 à 7000 foyers par an alors que certains évoqueraient « 20 000 foyers » mais uniquement en éclairage, sauf qu’il ne le fait que 1900 heures par an, et donc que ce chiffre doit être ramené à environ 1000 foyers équivalents. Ceci ne résout pas le fait que les éoliennes ne fonctionneront pour autant que 20 % du temps, qu’il faut d’autres équipements pour assurer le relais des 80 % manquants, et que le coût de production de cet ensemble multiplie par CINQ votre facture d’électricité actuelle à un coût du kw de l’ordre de 0.5€ au kw, en fonction des infrastructures nécessaires .

Regardez votre facture EDF, faites votre estimation à partir de votre consommation personnelle : Qui est d’accord ?

Ludovic Grangeon

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